‹ La nef désemparée: poémesChapitre 20 sur 35 · PRINTEMPS · texte numérisé non relu

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{Donatelli Opus.)

Lorsque, riant et nu sous un chapeau de fleurs Où le lierre s'enroule aux anémones vives, Sous un ciel d'aube neuve et claire, tu arrives Semer avec la joie un répit aux douleurs,

Tandis qu'insoucieux, au gré des flûtes mièvres Qu'anime ton caprice amoureux et changeant, Le long des purs ruisseaux que des saules d'argent Effleurent du baiser de leurs furtives lèvres,

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Parmi les prés, au fond des bois, dans les halliais Dont ondule le sol au flux des primevères, Tu guides dansleur danse un chœur de nymphes fières Ëmu comme la brise emmi les peupliers,

Tandis que, te dressant, d'un regard tu dissipes La langueur des brouillards où s'est attristé Mars, Et que déjà cueillant leurs coupes d'or épars Tu rafraîchis tes yeux aux premières tulipes.

Sur les grands monts debout, ô Toi, de qui descend Le fleuve harmonieux de ta grâce parfaite, Ton torw lilial illumine le fatte.

Victorieux guerrier, David adolescent !

Ta nargues la rudesse et l'audace farouche Du lent HÎTor que nulle oraison n'a fléchi ; Le piège qu'il te tend d'un bond tu l'as franchi. Tu l'abats but le soi d'un souffle de ta bouche.

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Qu'à son tour il t'implore, et tu laisses neiger Sur ses membres raidis le pardon des pétales Sans plus te souvenir des bourrasques brutales Dont sa rage insultait ton chant libre et léger.

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