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60 LA NEF DBSBMPAIUâB
Des fièvrea que juillet renouvelle, Le calme étésiea des nuits extasiées
itoilela caresse
Ibu liées,
e dresse
le tour sur les mers,
aux plaines
ardent et clair,
Bxe de son haleine ;
ire les bois,
3 monta et les vallées,
sque, aux cités de la joie
nêlées
I ou monotone !
li bousculent le vieil automne, léchirent les dunes, 99aut, les vagues qui se crispent, I arides, insistent
Dardant leurs langues importunes
Aux carrefours dénudés qu'ils dépouillent
De toute joie et de beauté !
Hyènes qui rôdent de tous côtés.
Les faméliques souffles fouillent
Les immondices des décombres,
Les gloires mortes gisant à Tombre
Des vieilles murailles pourries,
Et la surface verte, puante et sûrie
Des marécages de l'automne 1
Mais surtout les vents d'hiver sont farouches ; Leurs brûlures échevèlent des tempêtes Qui secouent les masures et qui couchent Au ras des routes où leurs rages s'entêtent Les antiques fûts découronnés des chênes.
Implacable et continu carnage I Les champs Tressaillent aux assauts méchants Des tourmentes qui s'y déchaînent Aveuglément et sans répit, et tout l'hiver !
62 LA N£F DéSEMPARés
Meute carnassière, affolée 1 borde barbare De guerriers chevelus, cottes et coeurs de fer. Violateurs rapacesl vents brutaux, vonis d'hiver, Oh I les villes, quand vos démences s*en emparent, Oh I les hameaux, serrés d'effrois aux creux de* monts, Oh I les bêtes, les arbres, et les hommes l Et surtout, là, perdu où l'assaille et Tassomme, Là-bas, sur mer, le vent, de ses coups furibonds, Oh I le vaisseau désemparé dont nul n^est maître,
Hochet des mers, toton que l'eau boit et pénètre
Ou qu'elle brise sur un écueil 1
O vents d'hiver farouches.
Vents impitoyables, vents de deuil.
Vents farouches I
Du moins tout cet orgueil craché par votre bouche
Votre orgueil suscite de Ja vie.
De la vie âpre, anxieuse, malaisée,
De la vie I
Et non, comme un hiver douçâtre et apaisé,
L'indolence par tant de neiges assoupie
Sous qui s'endort stérile et se fige la vie I