‹ La neige, ou, Le nouvel éginard: opéra-comique en quatre actesChapitre 10 sur 64 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

MiK^ DE WEDEL, M DE LINSBERG , sorlani de chez le grand-duc d'un air agile.

m"^ de wedel.

Eh, mon Dieu!.... qu'avez-vous donc?

M. DE LINSBERG.

Rien... je vous quitte... je m'éloigne !...

m"*^ DE WEDEL.

Qu*est-il donc arrivé ?

M. DE LINSBRRG.

Je ne sais ; mais c'est un parti pris... le prince de Neubourg ne quitte pas son altesse; il est sans cese auprès d'elle... (A part.) Et ce M. de Valborn , qui semblait prendre plaisir à me faire remarquer. (Haut.) Enfin , dans un moment où de nouveau la princesse lui présentait la main , je l'ai vu distinctement , il a osé la porter à ses lèvres !

Au fait, c'est peu convenable; mais on peut lui pardonner.

M. de LINSBERG.

Lui pardonner!... Je me suis élancé vers lui...

m"" de wedel , vivement.

Eh : pourquoi donc , monsieur ; qu'est-ce que cela vous fait?

M. de LINSBERG.

Qui? moi .^^ je l'ignore... Mais enfin, dans ce mouvement j'ai heurté par mégarde M. de Valborn , qui sans doute s'en est formalisé , je ne sais ce que je lui ai répondu; mais c'est sur lui qu'est retombé mon resseniimetit... Je n'étais plus à moi.

m"'' de WEDEL.

0 ciel! vous l'avez défié?

M. DE LINSBERG.

Je le croij.

m"" de wedel.

Devant des femmes! devant la iirinresse !

SI. DE LINSBERG.

Devant le monde entier.

m"« de wedel.

Manquer à ce point de respect !

M. DE LINSBERG.

Je me suis aperçu de ma faute, à l'air sévère du grand-duc, aux murmures des courlisans ; mais il était Ir p tard , la princesse m'avait donné l'ordre de sortir de sa présence ..

m"° de wrcDEL.

Pou>ail-elk' faire aul renient ?

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