SCÈNE VIII
Les Précédens, M. DE VALBORN.
M. DE VALBORN.
Mademoiselle de Wcdel , la princesse va se retirer dans son appartement et vous a fait demander.
m"^ DE WEDEL.
Je me rends auprès de son altesse.
( Fausse sortie... Elle entre dans l'apparlement à gauche et reparaît de temps en temps. )
M. DE VALBORN.
Je suis di'solé , monsieur le comte , d'avoir de mauvaises nouvelles à vous annoncer. Jamais, je crois , le grand-duc , dont vous étiez le favori , ne s'est montré aussi sévère. Mais sans doute la vue de sa GUe...
M. DE LINSBERG.
Quoi ! la princesse...
M. DE VALBORN.
Elle était tellement indignée... que j'ai vu des larmes dans ses yeux. Aussi le grand-duc qui l'adore a partagé son ressentiment; et, sans les instances de vos amis, peut-être n'eùt-il pas borné à six mois d'exil...
M. DE LINSBERG.
Je vous entends; mais je m'étonne que ce soit vous, monsieur, qu'il ait chargé de me l'apprendre.
Bl. DE VALBORN.
Je suis venu de moi-même, monsieur; nous avions à reprendre une conversation que la présence de son altesse a inlerrompue, et je suis maintenant aux ordres de monsieur de Linsberg.
H. DE LINSBERG.
Je compte ce soir me promener dans le parc ; aurai-je l'honneur de \ous y rencontrer?
H. DE VALBORN.
Ce soir?... non ; vous .sa\ez que c'est la fêle de son altesse , cl qu'il y a un grand bal. Mon devoir m'oblige d'y paraître (avec intention ), moi qui n'ai pas la même libcrlé (|ue vous.
M. DE LINSBICIIG.
Il siirni. A demain donc le plus Idl |)ossiblc.
M. DE VALBORN.
A demain (Il sort.)
IGE.
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