LA PRINCESSE, M. DE LINSBERG
Ah! grand Dieu ! quel soupçon m'agite malgré moi ! D'où vient qu'en l'écoutant mon cœur frémi l d'effroi ?
LE GRAND-DCC
Inconnu dans ma cour , sans parens , sans naissance, Tous ces soins paternels donnés à ton enfance, Tout ne vous dit-il pas?...
LA PRINCESSE
Achevez.
M. DE LINSBERG.
Je frémis!
LE GRAND-DUC
Que Linsbcrg m'appartient, que Linsbergest mon fils?
H. DE LINSBEBG.
Votre fils!
(La princesse pousse un rri et se jette aux genoux de son père ; M. de Linsberg se jette ogalcment à genoux et se cacbe la tête entre les mains. Le grand-duc les regarde un instant en silence.)
LE GRAND-DCC , à part.
Il est donc vrai!... tous deux m'avaient trahi!... Leur offense fut grande... et la vengeance aussi!... (Il leur prend la main et les relève lentement.) D'où vient l'effroi qui vous agile?
Louise... Ernest, mes enfans, levez-vous... LA PRINCESSE.
Votre fils!...
LE GRAND-DVC.
El pourquoi... cette frayeur subite?...
Sans doute il est mon OU... puisqu'il est ton époux,
M. DE LINSUERC et LA PRINCESSE.
0 ciel ! que dites-vous ?
Céleste Providence , Tu nous rends l'innocence Ainsi que le bonheur.
LE GRAND-DUC
Oui , calmez voire frayeur , Je savais tout le mystère.
Ingrats! vous redoutiez un père Qui se venge en vous unissant.
ENSEMBLE
O clémence ! ô bonté tutélaire !
Et que notre crime était grand!
Hélas! nous redoutions un père Qui se venge en nous unissant.
LE GRAND-DCC
On vient ; silence !
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