SELON L'HEURE, LUTTER CONTRE LA SEPTICÉMIE
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LNGD Ex OU LUTTER CONTRE LA NÉPHRITE (quil vaudra mieux prévenir que traiter).
Le seul procédé eflicace de destruction du foyer septique sera l’hystérectomie. On ne saurait parler 1e1 de curetage, pas plus que de curage digital. Outre que ce sont des interventions aveugles, outre qu'elles peuvent déterminer parfois des décharges septicémiques dans le sang circulant, elles ne sauraient s’appliquer qu’à des infections à perfringens uniquement localisées à l’endomètre. Or, nous savons que le perfringens fourmille non seulement au niveau de la muqueuse, mais s’infiltre profondément dans le muscle utérin qu’il nécrose sur une notable épaisseur. |
Un curetage ne saurait donc l’atteindre là où il est. L’hystérectomie est seule à envisager. C’est une intervention assez grave, souvent difficile à supporter chez ces malades si profondément infectées. On emploiera la méthode la moins choquante, la moins hémorragique et la plus rapide. Ce sera l’hystérectomie vaginale, où le drainage déclive est facile CEE Faure, Cadenat), mais dans bien des cas, les tissus infectés gêneront notablement l’abaissement de l'organe. Ce sera l’hystérectomie abdominale subtotale, d'exécution plus courte et moins choquante que l’hystérectomie totale. Il n’est pas de notre compétence de discuter de la valeur relative des divers modes opératoires et nous pensons que l'intérêt réside moins dans tel ou tel procédé que dans la précocité de l'intervention. Il faut intervenir dans les pre-
mières heures de la septicémie où nous avons vu
que l’état général pouvait être encore bon, où le processus hémolvtique n’est pas trop avancé. Cette intervention précoce « permettra de sauver quelques malades en les mettant dans les meilleures conditions pour lutter contre une septicémie dont la source sera
tarie par lhystéreetomie » (AUVRAY). rs
. Mais il faut également dans les premières heures, s'attaquer à la septicémie. On l’envisagera en ellemême et dans ses effets.
En elle-même, tous les auteurs ont recours à la sérothérapie anti-perfringens. En: France, on emploie un sérum préparé par l’Institut Pasteur selon la méthode de Weinberg. Il s’agit de sérum de chevaux ayant reçu une toxine formolée à 2 à 3 pour mulle et ayant séjourné 48 heures à'l'étuve à 37°(Weinberg et Ginsbourg). Les doses seront variables et appropriées aux nécessités chiniques. On pourra y associer un sérum antigangréneux polyvalent car on sait que le perfringens essaime rarement à l’état de pureté dans l'organisme et qu’en outre le mélange des sérums détermine un renforcement mutuel des pouvoirs antitoxiques, C’est Le phénomène de la synergie des anticorps de Weimberg et Barotte. |
Contre les effets du perfringens, c'est-à-dire contre l'hémolyse, il semble que la transfusion soit particulièrement indiquée, Elle a donné. récemment à Lœderich, Berger, Mamou et Beauchesne un très
beau succès. Il ne faut pas craindre d'employer de ' }
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très fortes doses : 1/2 litre à 1 litre. C’est parfois seulement à ce prix que survient l'amélioration. On pourrait envisager également l’immuno-transfusion, aucun auteur ne l’a jusqu'ici employée pour les septicémies à bacille perfringens (Weil). Disons que là plus qu'ailleurs, encore, le choix du donneur est particulièrement important. Il ne faudrait pas, pour venir en aide à la malade, accroître les processus d’hémolyse contre lesquels on lutte.
Dans les cas qui nous occupent, que faire lorsque régressent les signes d'infection hémolytique ? L’ictère, la cyanose décroissent, la fièvre tombe, l’hémoculture est négative, mais l’anurie persiste, bientôt suivie de signes d’urémie. La septicémie hémolytique est finie. L’heure de la sérothérapie est passée. L'heure de la transfusion est passée, 1l reste l’anurte et ses conséquences.
Quelles armes avons-nous contre les conséquences de l’anurie, c’est-à-dire les signes d’urénne ? Lœderich a constaté qu’à l’azotémie s’associait une chloropénie, et qu’en luttant contre fa chloropénie on pouvait activement rendre service à la malade. Nous avons retrouvé la chloropénie dans notre observation (chlore plasmatique, 2 gr. 37). Nous pensons que ladministration de sérum salé hypertonique à 20 %, par voie intra-Veineuse à la dose de 40 à 100 cc. pourra calmer les vomissements réduire les troubles digestifs et faire baisser l’azotémie. Cette rechloruration reste, bien entendu, une
Thèse Touzé. 5
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