‹ La neurasthénieChapitre 10 sur 163 · NOS PRINCIPAUX ÉCRIVAINS SCIENTIFIQUES · texte numérisé non relu

NOS PRINCIPAUX ÉCRIVAINS SCIENTIFIQUES

sûreté de son doigté. Ge savant est un vrai gentilhomme dont le blason mondain porte les marques de la droiture, de l'élégance et de la bonté.

Je pourrais encore signaler beaucoup de médecins capables de me fournir les intéressants exemples que je cherche. Je pourrais notamment citer les professeurs Grasset et Joffroy, les D,s Motet, G. Ballet, Glénard, Dubois, Babinski, Maurice de Fleury, Springer et bien d'autres encore. Je les retrouverai sur mon chemin dans le cours de ce fascicule ou dans ceux qui vont suivre et j'aurai le plaisir de leur adresser les louanges qu'ils méritent. Je ne veux pas terminer cet appel nominal sans parler des journalistes capables d'inspirer aux médecins la passion de l'art décrire. Parmi les plus renommés je dois citer notre incomparable Henri de Parville dont le charme et l'habileté captivent tous ceux qui lisent ses séduisantes revues hebdomadaires, Charrier (du Temps) dont on admire toujours la droiture, la finesse et le jugement, le Dr Lereboullet dont la conversation attrayante et instructive rappelle ses beaux articles de la Gazette hebdomadaire et sa majestueuse coopération au grand dictionnaire de Masson que nous avons tous lu avec un plaisir extrême, Darenbergdont l'élégance n'est égalée que par l'immense culture de son esprit, Cabanes remarquable par la sobriété de son style et l'étendue de son érudition, Fiessinger qui est un écrivain de la bonne école, un critique des plus avisés et un penseur plein de fertilité, P. Richer un grand iconographe, Brochin un journaliste par droit d'hérédité dont les écrits sont toujours très appréciés. Blondel qui feuilletonne avec la bonne grâce d'un homme d'esprit et la justesse d'un médecin bien renseigné et tant d'autres qui sont dignes de figurer dans cette énurnération que je ne peux pas à mon grand regret prolonger indéfiniment. A côté do ces grands médecins chez lesquels l'érudition est toujours alliée à l'art de bien dire, il me semble naturel et logique de placer les poètes, les romanciers, les auteurs dramatiques, les naturalistes, dont les ouvrages peuvent servir d'exemple aux médecins qui désirent apprendre à esquisser la silhouette de leurs malades. Parmi les jeunes figurent Paul Bourget, Brieux, Lavedan, L. Daudet, Curel, André Couvreur, Guy de Maupassant et quelques membres de notre confrérie dont le véritable nom est protégé par un pseudonyme que la bienséance empêche de dévoiler. Parmi les anciens dont Dumas père, Balzac, Flaubert sont les plus célèbres se trouvent ceux qui dans leurs écrits ont exposé des notions biologiques en prenant l'habile précaution de leur donner une forme littéraire particulièrement attrayante. Cette liste serait

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