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402 Pathogénie de la neurasthénie. — Rappel de quelques aperçus formulés sur l'aspect et la nature de la maladie de lîeard. — On ne peut établir la genèse de cette névrose qu'en analysant les nombreuses influences causales qui président à son développement et à ses diverses manifestations. — La plupart des neurologistes attribuent aux tares héréditaires une grande influence sur l'évolution de la neurasthénie. — Mais l'observation des faits démontre que cette influence a besoin, pour se manifester, du concours d'autres causes dont l'efficacité est incontestable. — ^numération de ces diverses causes. — Elles n'ont pas besoin d'agir à l'unisson pour produire la neurasthénie. — Il arrive parfois que leur action nocive accumulée sur la même personne ne parvient pas à déterminer l'explosion de cette névrose. — Ce qui a fait dire à Charcot : « N'est pas neurasthénique qui veut : pour le devenir il faut avoir dans son cerveau le germe de celte maladie. » — Celte déclaration a autorisé beaucoupde médecins à considérer la maladie de lieard comme une véritable psychose. — Ils ont cherché à en découvrir la cause première. — Les uns pensent comme Leilmils, que tous les actes biologiques sont placés sous la dépendance d'un agent supérieur : et c'est à cet agent supérieur qu'ils attribuent la neurasthénie. — D'autres n'acceptent pas cette genèse. — Ils croient que celle névrose étant une affection cérébrale doit avoir son siège et peut êlre tnêmesa lésion dans un défilé spécial de l'encéphale. — Ce problème pathologigue est jusqu'à présent impossible à résoudre. — Les données actuelles de la clinique et de la physiologie ne nous autorisent qu'à rechercher les conditions biologiques qui sont capables défavoriser la manifestation des symptômes' fondamentaux de la neurasthénie. — Ces symptômes ont pour point de dépari des sensations physiques ou morales
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capables d'ébranler le fonctionnement de certains centres nerveux, ou bien l'excitation spéciale que détermine une irrigation sanguine incorrecte ou malsaine de ces mêmes centres. — Ils se révèlent par des perturbations psychiques, sensitives et neuro-motrices qui forment la véritable représentation Je la neurasthénie. — Entre les symptômes et les causes qui les déterminent on constate dans les centres nerveux intéressés l'apparition de phénomènes morbides intermédiaires aux quels les neurologistes attribuent un rôle important dans la pathogénie de la maladie de Beard. — Il est indispensable de leur accorder à cette place une mention toute spéciale et de bien préciser leur caractère.
Il y a près de cinquante ans, Brown-Séquard a démontré que presque toutes les maladies du système nerveux étaient dues à des troubles de nutrition développés dans les éléments histologiques qui leur servent de support. — Cette conception a été favorablement accueillie par tous les médecins : elle a permis de placer dans le cadre nosologique cette grande section de la pathologie qu'on désigne aujourd'hui sous le nom de maladies de la nutrition. — Les neurologistes contemporains admettent à peu près tous que les troubles nutritifs localisés dans les centres nerveux peuvent provoquer la plupart des névroses et par conséquent la neurasthénie. — Cl. Bernard a plus complètement développé cette question de pathogénie. — A la faveur d'expériences inoubliables il a pu découvrir la plupart des conditions biologiques qui produisent l'excitation et l'épuisement du système nerveux. — Ces travaux quoique déjà anciens peuvent servir à expliquer la genèse de notre neurasthénie actuelle. — Il est nécessaire de leur consacrer une exposition. — Cl. Bernard a démontré que chacun de nostissus possède une irritabilité fonctionnelle dont la tache consiste à mettre en jeu l'acte physiologique que ce tissu est chargé d'exécuter. — C'est ainsi que l'irritabilité du muscle a le don de le faire contracter, celle des cils vibratiles de les infléchir ou de les redresser selon les circonstances, celle des glandes de déterminer leurs sécrétions, etc.. et celle des centres nerveux de développer les facultés mentales, sensitives et neuro-motrices qui sont dévolues à ces centres.
— A côté de cette irritabilité fonctionnelle attribuée à chaque tissu, Cl. Bernard à signalé V irritabilité nutritive qui est la propriété exclusive des cellules formatrices, propriété en vertu de laquelle ces cellules ont la faculté d'absorber les substances destinées à l'entretien de l'organisme, de les garder pendant un certain temps et de les rejeter ensuite quand elles ne sont plus que des déchets inutiles. — Dans la neurasthénie ces deux irritabilités sont presque toujours atteintes. — C'est à elles qu'on doit attribuer la manifestation des symptômes de la maladie de Beard. — Quand l'irritabilité fonctionnelle est soumise à une influence nocive elle peut provoquer tour à tour, selon les circonstances, l'excitation ou l'épuisement des facultés psychiques, sensitives et motrices. — D'autre part, l'irritabilité nutritive, lorsqu'elle est entravée dans son fonctionnement, donne lieu à des troubles de nutrition qui se traduisent tantôt par une assimilation incomplète, tantôt par une désassimilation trop rapide. — Ces désordres qui forment le cortège habituel de la neurasthénie peuvent donc être la conséquence des perturbations que subissent ces deux sortes d'irritabilité. — Toutefois quand ces désordres acquièrent une gravité redoutable, les données physiologiques dont je viens de parler sont insuffisantes pour expliquer leur évolution.
— C'est alors que le grand physiologiste eut l'idée de faire intervenir l'action nocive des ferments inertes ou animées à laquelle il accordait une grande in-
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fluence sur la genèse d'un grand nombre de maladies et de certaines affections du système nerveux. Il prononça dans les derniers joins de son existence ces paroles lapidaires reproduites par ses amis : « C'eût été pointant bien beau de couronner les travaux de ma vie par une théorie sur les fermentations. — C'est Pasteur qui a eu l'honneur de la découvrir et de la décrire. — Enfermé dans son laboratoire comme dans un sanctuaire impénétrable, il a pu découvrir cette légion de microbes dont il a étudié l'organisation et les mœurs et constater, par des expériences souvent renouvelées, que ces infiniments petits étaient les générateurs ou les supports d'un grand nombre de maladies. — Il nous a appris que quelques-uns d'entr'eux. après avoir subi des transformations spéciales, pouvaient arrêter l'œuvre nocive de leurs plus redoutables compagnons. — L'épopée pastorienne a complètement bouleversé la médecine et la chirurgie; elle a donné à l'étiologie des maladies une orientation toute nouvelle. — Les névroses et particulièrement la neurasthénie ont largement profité de cette féconde rénovation... — 11 est assez difficile de préciser le rôle des microbes dans le développement de la neurasthénie. — Quelques médecins pensent que la neurasthénie est le résultat du travail désorganisateur qu'exécutent les bactéries dans les centres nerveux disposés à les recevoii . — D'autres attribuent cette névrose aux toxines que les microbes répandent sur les tissus de ces centres.— Bien que des expériences pourtant très nombreuses n'aient pas encore démontré les véritables liens qui semblent enchaîner tous ces phénomènes, j'ai évoqué quelques-uns de leurs résultats pour expliquer certains cas de neurasthénie développés chez les syphilitiques, chez les neuro-arthritiques et chez les sujets atteints d'une maladie toxi-infectieuse. — Il me reste pour compléter cette étude à signaler les travaux que de savants médecins ont publié sur la nature et sur la pathogénie de la neurasthénie.
Le professeur Beard de New-York considère la neurasthénie comme une névrose parfaitement autonome. — Celte entité morbide est pour lui le résultat d'un épuisement plus ou moins marqué de la force nerveuse et des réserves ou des renforts dont elle a besoin pour équilibrer son fonctionnement. — Il reconnaît en même temps que cette faiblesse des nerfs concorde souvent avec des troubles d'excitation dont il est difficile de mesurer l'étendue.
Charcot avait plus de goût pour l'étude des syptômes qui expriment les affections nerveuses et pour les lésions qui les accompagnent que pour les questions doctrinales. — Il a pourtant donné son opinion sur la pathogénie de la neurasthénie. — 11 pensait, comme Beard, que cette névrose était due à l'épuisement de la force nerveuse survenant le plus souvent à la suite de vibrations violentes imprimées à l'organisme.
Le docteur Féré attribue la neurasthénie à l'ébranlement produit sur le système nerveux par l'intervention d'une série de vibrations violentes qui, après avoir excité les nerfs, leur inflige un épuissemenl plus ou moins prolongé. — Cette conception est intéressante ; mais elle ne peut pas être généralisée.
Erb, en s'inspirant des idées de Brown-Séquard, a voulu démontré qu'une simple trouble de nutrition développé dans les centres nerveux peut produire la neurasthénie de toute pièce. Cette théorie esl basée sur des données essentiellement justes; mais elle laisse dans l'ombre îles détails techniques qui, pour être bien compris, ont besoin d'une exposition plus explicite.
Le professeur Pitres et quelques-uns de ses anciens collègues de la Salpétrière
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reconnaissent que la neurasthénie a pour caractère fondamental l'épuisement de la force nerveuse. — Le professeur Pitres considère cet épuisement comme la conséquence d'une fatigue physique exagérée ressentie par tous nos organes et particulièrement par nos cellules cérébrales. — Cetle conception théorique a un aspect simpliste fort séduisant ; mais elle ne permet pas d'expliquer les nombreuses variétés qu'offre l'évolution symptomatique de la neurasthénie.
Le docteur Maurice de Fleury propose et défend une théorie a peu près analogue à celle de l'éminent doyen de la Faculté de Bordeaux. — Il pense que la maladie de Béard est caractérisée par un affaiblissement du tonus vital qui a la charge de régler la dépense de nos forces physiques et morales et de notre énergie cérébrale. — 11 cherche à démontrer que cet affaiblissement provoqué abaisse la pression sanguine, diminue la tonalité de tous les organes, trouble l'échange de matières, ralentit la nutrition, étiole notre résistante vitale, détend nos muscles, tarit les 'sécrétions glandulaires, modifie la composition de nos humeurs et provoque finalement une véritable détresse de nos facultés intellectuelles, affectives et morales. — La cause qui produit tous ces méfaits patholologiques est bien capable d'engendrer la neurasthénie. Cette théorie est parfaitement applicable aux malades dont la névrose s'exprime par des signes manifestes d'épuisement et de dépression ; mais elle est insuffisante pour expliquer les désordes exagérés de la sensibilité qu'offrent les neurasthéniques démesurément excités. — M. de Fleury a entrevu les lacunes que présente sur ce point sa doctrine palhogénique. — 11 s'est hâté d'attribuer un rôle important aux troubles de la sensibilité qu'il a le soin de placer à Torée de la neurasthénie et invoque, en faveur de son opinion, la fameuse faiblesse irritable dont le rayonnement est aujourd'hui moins brillant qu'autrefois. — Oui, la débilité est une source d'agitation et de dérèglement; mais à la condition que l'activité cérébrale soit ébranlée et par conséquent très excitable. — Pour expliquer cette excitabilité il cite des observations dans lesquelles cette perversion nerveuse peut être attribuée à des phénomènes d'hypertension cardio-vâseulaire que présentent certains neurasthéniques.— Pour lui ces névropathes sont des intoxiqués. — Je sais bien que les toxines, en arrivant dans le cerveau, peuvent engendrer la neurasthénie et donner naissance en même temps à une agitation démesurée ; j'ai même signalé dans ce livre les troubles sensitifs qui accompagnent la neurasthénie produite par des maladies toxi-infectieuses ; mais je déclare aussi avoir vu un grand nombre de neurasthéniques excités être atteints d'hypertension vasculaire et ne présenter aucune trace d'intoxication. — Je ne crois pas avoir besoin d'insister davantage sur cette irrégularité de la théorie pathogénique de mon très distingué confrère qui nous a, en définitive, gratifiés d'une œuvre universellement admirée.
Le docteur Angel,en Allemagne et le docteur Weber, en Amérique ont essayé de démontrer que la neurasthéuie est une névrose vaso-motrice. — Cette opinion, déjà soutenue par M. le docteur Lange du Danemark, ne déplait pas à M. G. Dumas qui n'est pas éloigné de croire que la maladie de Beard a son siège dans les centres vaso-moteurs. — Ces éminenls écrivains s'appuient, pour soutenir leur thèse, sur la faculté que possèdent les nerfs vaso-moteurs de répondre avec une promptitude extraordinaire à toutes les impressions qu'ils reçoivent. — Les personnes très sensibles, sous l'influence d'une vive émotion, accusent sur leur visage une pAleur assez accentuée qui est aussitôt remplacée
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par une rougeur très intense. — Le premier phénomène est dû à un rétrécissement instantané des petits vaisseaux cutanés et le second à leur dilatation. — Celte alternative de contraction et de délente est très fréquente chez les neurasthéniques. — On l'accuse même d'être le principal générateur de la maladie de Beard. — Cette hypothèse est discutable. — On peut admettre à la rigueur que l'action vaso-motrice, troublée dans son fonctionnement, puisse préparer l'éclosion de la neurasthénie. — Mais pour que cette névrose atteigne son véritable développement il faut qu'elle subisse des influences complexes et plus pénétrantes que celles qui proviennent d'un vaisseau momentanément trop rétréci ou trop dilaté.
Théorie psychique. — La neurasthénie est-elle une véritable psychose ou une simple psycho-névrose ? — Quelques médecins pensent que la neurasthénie commence toujours par une perturbation mentale à laquelle ils accordent le pouvoir de créer ou du moins de tenir sous sa dépendance les accidents qui forment les symptômes somatiques de la maladie de Beard. — Cette subordination trouble la solidarité qui doit exister entre notre esprit et notre corps dans tous les actes de la vie et par conséquent dans la plupart de nos maladies. — La théorie psychique de la neurasthénie qui accorde aux troubles mentaux une suprématie indiscutable a de nombreux adeptes. — 11 ne l'interprètent pas tous de la même façon. — Les uns admettent que la maladie de Beard peut se révèle rexclusivement par une simple perturbation mentale tenant sous sa dépendance des désordres matériels répandus dans tout l'organisme. — Elle offre alors des points de ressemblance avecla psychasthénie des professeurs Raymond et Janet. — Mais quelques médecins se préoccupent avec raison de l'apparition de certains troubles qui intéressent en même temps que la mentalité du malade, sa sensibilité spéciale ou générale et sa force neuro-motrice. — Ils constatent que ces troubles forment une triade au sein de laquelle il n'est jamais facile de déterminer la chronologie exacte des symptômes qui la composent. — Dans le groupe des médecins qui considèrent la neurasthénie comme une maladie de nature psychique, il convient de placer au premier rang le Dr Dubois, de Berne. — Cet éminent professeur a publié un livre très remarquable dans lequel, après avoir affirmé que la neurasthénie débute toujours par une perturbation psychique qui entraîne à sa suite les désordres matériels de cet état névropathique, indique qu'un traitement moral bien approprié est seul capable de guérir cette névrose. — Réflexions sur celte conception doctrinale et sur l'exclusivisme du traitement proposé. — La brochure que Charcot a écrite dans les dernières années de sa vie sur Lu foi qui sauve, a déterminé un grand nombre de ses disciples à considérer la neurasthénie comme une véritable psychose.
Théories pathogéniques de la neurasthénie basées sur l'étude des relations de cette névrose avec certaines maladies du tube digestif et de ses annexes. — La première théorie à mentionner est celle du professeur Bouchard. — Elle a pour levier principal l'amoindrissement de la force neuro-motrice qui est chargée de gouverner la musculature des voies gastro-intestinales. — Sous L'influence de cet amoindrissement, l'estomac et l'intestin perdent leur puissance contractile, se laissent distendre facilement et deviennent comme une sorte de réceptacle où s'accumulent des débris alimentaires plus ou moins mélangés avec des liquides sécrétés par les glandes de la muqueuse dlgestive. — Toutes ces substances fortuitement agglomérées fermentent et donnent naissance à des pro-
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duits toxiques qui, par la voie sanguine, pénètrent dans la trame de nos tissus. Ces toxines, en atteignant les centres nerveux, compromettent le fonctionnement et les mutations nutritives de ces centres et engendrent ainsi des perturbations auxquelles le professeur Bouchard attribue l'éclosion des symptômes de la neurasthénie. — Cette théorie" a été combattue par quelques médecins, notamment par Charcot, par les l)rs Gilbert Ballet, Bouveret, Mathieu, Linossier, etc., etc. — Ces confrères dissidents ont défendu leur opinion en citant des observations dans lesquelles la neurasthénie a fait son apparition longtemps avant le développement des dilatations gastro-intestinales et en prouvant, t par des exemples très démonstratifs, que beaucoup de neurasthéniques n'ont jamais présenté les signes de ces dilatations maladives. — La doctrine du professeur Bouchard n'est pas sérieusement atteinte par les protestations que je viens d'indiquer ; elle conserve toujours son importance et sa supériorité. — A côté de cette théorie il faut placer celle du professeur Hayem. — Elle a des rapports de voisinage avec le chimisme stomacal et repose sur les divers troubles de nutrition qu'engendre la dyspepsie. — Quand ces troubles sont localisés dans les centres nerveux, ils provoquent des modifications fonctionnelles ou structurales qui favorisent le développement de la neurasthénie. — Le savant médecin de Saint-Antoine croit que ces irrégularités de la nutrition sont plutôt dues à un vice de digestion ou à une transformation incomplète des substances alimentaires qu'à une intoxication produite par des ptomaïnes ou des leucomaïnes provenant de fermentations stomacales. Cette doctrine très ingénieusement conçue ne peut servir qu'à établir la palhogénie des neurasthénies qui trouvent leur origine dans une dyspepsie gastrique. — Le professeur A. Bobin. qui n'a qu'un goût trçs peu accentué pour les questions doctrinales, laisse entrevoir dans ses écrits que la neurasthénie semble dépendre d'une modification des mutations nutritives, des échanges matériels ou fluides qui ont pour support les éléments histologiques de nos tissus et de la désassimilation incorrecte des substances nécessaires à l'entretien de notre organisme — Ces perturbations sont révélées par l'examen des résidus provenant des combustions chimiques qui ont lieu daus l'intimité de nos tissus. — Il a fait connaître les ressources que les médecins peuvent trouver dans l'analyse des matières excrémentielles et particulièrement du liquide urinaire. — Il a été un des premiers à signaler les troubles nerveux occasionnés par une déperdition des phosphates ; ce qui lui a permis de supposer que les phénomènes de la maladie de Beard pouvaient, dans certains cas. être attribués à la phosphaturie. — Il a plus tard remarqué que les malades chez lesquels les perturbations du système nerveux sont associées à celles des fonctions digestives, deviennent très souvent des neurasthéniques. — Les uns sont très excités et les autres fort déprimés. — '.es premiers offrent les symptômes de l'hyperslhénie gastrique et les seconds ceux de I'hyposthénie. — Cette division est essentiellement pratique ; mais elle n'aide pas à distiuguer les cas où la neurasthénie provoque la dyspepsie et ceux où elle est engendrée par elle. — On est toujours en présence de l'éternelle question de la dyspepsie nerveuse. — Elle a été très consciencieusement étudiée par le Pr Gilbert Ballet dans son livre sur L'Hygiène des neurasthéniques . — J'emprunte à ce petit chef-d'œuvre des considérations très intéressantes qui portent la marque d'un sens clinique très affiné. — Le lecteur en trouvera la transcription dans le chapitre XVI. *
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Les maladies de l'intestin et de ses annexes peuvent, comme les gastropathies. jouer un certain rôle dans la pathogénie de la neurasthénie. — On attribue notamment ce privilège à l'entérite ou colite muco-membraneuse. — Cet état morbide est attribué par le D1' Mathieu et ses adeptes à l'excitation ou à l'épuisement de la force neuro-motrice qui gouverne la musculature de l'intestin. — D'autres médecins, notamment les Dr< Roger et Tremollières le classent résolument dans le groupe des maladies de la nutrition. — La neurasthénie peut quelquefois provoquer son explosion ; mais souvent c'est l'entérite muco-membraneuse qui semble présider à l'avènement de la maladie de Beard. — Quand l'affection intestinale à une forme irritative très prononcée, elle réagit par la voie nerveuse sur les centres encéphaliques et provoque la neurasthénie essentielle ou plutôt la neurasthénie d'origine périphérique ou réflexe. — Quand elle se transforme en un champ de culture favorable à la pullulation de microbes elle provoque d'abondantes sécrétions de toxines que le liquide sanguin véhicule dans tout le corps et qui, en pénétrant dans les centres nerveux, contribuent à élaborer la neurasthénie symptomatique.
Quelques médecins pensent que les déplacements ou le prolapsus des principaux viscères contenus dans la cavité abdominable jouent aussi un certain rôle dans la pathogénie de la maladie de Beard. — Le Dr Fr. Glénard croit très sincèrement que l'entéroptose et les diverses flottaisons du foie, de la rate et des reins peuvent, par l'intermédiaire de la dyspepsie qu'elles déterminent et parles troubles de nutrition qui en résultent, introduire dans les centres nerveux des modifications susceptibles d'engendrer la neurasthénie. — Cette conception théorique mérite une réelle considération. — D'autre part, il n'est pas difficile de signaler des cas dans lesquels la maladie de Beard, surtout quand elle envahit les voies digestives, paraît avoir une action génératrice sur les principales ptôses abdominales. — Des médecins en assez grand nombre, reconnaissent et expliquent ce mode de succession. — Quelquefois la neurasthénie et les ptôses viscérales apparaissent en même temps ; ces deux états morbides cheminent côte à côte et forment un ensemble de phénomènes pathologiques dont il est parfois difficile de saisir l'enchaînement et de fixer la chronologie. — Ils obéissent tous à des causes analogues capables de produire un amoindrissement de la force neuro-motrice qui est chargée de maintenir à son taux normal la tonalité de tous les organes.
Pour compléter l'exposé des théories destinées à expliquer l'action génératrice que les affections des voies digestives exercent sur la neurasthénie, il me reste à examiner le rôle que peut jouer l'appendicite dans la pathogénie de cette névrose. — Dans un mémoire communiqué à la Société de Médecine de Paris et qui se trouve en partie reproduit dans le chapitre VIII de ce livre, j'ai étudié les relations de la maladie de Beard et de l'appendicite. — A cette place il me suffit d'indiquer comment l'affection intestinale intervient pour favoriser le développement des accidents neurasthéniques. — Le professeur Dieulafoy a démontré que l'appendicite est une maladie toxi-infectieuse qui exerce une influence désastreuse sur tous les districts de l'organisme. — En envahissant les centres nerveux, elle produit dans leurs éléments histologiques des perturbations sérieuses au milieu desquelles on distingue les symptômes les plus saillants de la neurasthénie. — Lorsque la maladie de Beard se développe dans ces conditions, elle perd sa forme essentielle et n'est plus qu'une expression symp-
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tomatique ressemblant à celle que nous avons souvent constatée chez les malades atteints d'une toxi-infection ou d'un trouble profond de la nutrition. — L'appendicite offre d'autres particularités qui sont susceptibles d'éclairer la pathogénie de la neurasthénie. — Mes observations personnelles m'ont appris que cette névrose voltige souvent autour de l'appendicite ; elle se révèle, d'une façon très nette, tantôt avant l'explosion de la maladie intestinale, tantôt après l'intervention de la cure médicale ou chirurgicale tentée pour obtenir sa guérison. — Lorsque la neurasthénie se manifeste dans la période prodromique, elle est presque toujours accompagnée de douleurs intestinales qui sont dues à une congestion irritative localisée sur l'appendice et dans son entourage. — Cette congestion provoque des impressions pénibles que les nerfs sensitifs du voisinage transportent dans les centres nerveux où ils produisent des actions réflexes le plus souvent entourées des phénomènes classiques de la neurasthénie. On est alors en présence d'une neurasthénie d'origine périphérique ou réflexe. — Lorsque la congestion irritative de l'intestin prend un grand développement, elle transforme la région où elle réside en un champ de culture propice à l'accumulation de nombreuses toxines et au développement de colonies microbiennes. Les substances avariées agglomérées dans l'intestin sont véhiculées par le sang et la lymphe à travers tout l'organisme. Les centres nerveux, en subissant le contact de ces impuretés engendrent des accidents neurasthéniques qui ne tardent pas à subir une éclipse au moment où l'appendicite arrive à son apogée. — On les voit quelquefois se manifester de nouveau après la guérison apparente ou réelle de la terrible maladie abdominale et leur genèse est quelquefois explicable. — 11 peut arriver que, malgré la précision des manœuvres opératoires, de nombreux microbes ou des toxines insoupçonnées persistent à séjourner dans la muqueuse intestinale. Dès lors l'œuvre infectieuse continue à exercer sur les centres nerveux une influence nocive analogue à celle qu'ils ont subie pendant la période prémonitoire de lappendicite et détermine un nouvel accès de neurasthénie semblable à celui qui s'est manifesté dans le prélude de cette maladie. — Cette étude serait incomplète si je ne parlais pas de l'influence que peut avoir l'intervention des opérations chirurgicales sur cette forme de neurasthénie à laquelle j'ai donné le nom de neurasthénie appendiculaire. — Beaucoup de malades ayant eu plusieurs fois des accès de neurasthénie avant d'être atteints d'appendicite ont été définitivement guéris de leur névrose après l'opération nécessitée par l'affection intestinale. — D'autre part, on peut citer des cas dans lesquels les symptômes de la neurasthénie se sont manifestés après l'extraction de l'appendice. — Il m'a toujours semblé que l'intervention chirurgicale n'était pas seule responsable de l'apparition de cette névrose post-opératoire. Les malades chez lesquels elle s'est développée avaient des prédispositions héréditaires favorables à son explosion. Je peux même dire que quelques-uns n'étaient pas complètement délivrés des angoisses que leur avaient causées les émouvants préparatifs d'une opération redoutée. Néanmoins il est permis de croire que les manœuvres chirurgicales peuvent, comme les grandes émotions ou les violents traumatismes engendrer la maladie de Beard.
Bôles des affections du cœur et des vaisseaux dans la pathogénie de la neurasthénie. — Les désordres fonctionnels qui siègent dans l'appareil de la circulation ont une répercussion sur les centres nerveux et troublent leur fonction-
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nement. — Les affections organiques du cœur et des artères ont, ainsi que les névroses localisées dans le système circulatoire, un grand retentissement sur le cerveau ; elles déterminent parfois dans quelques centres encéphaliques une irritabilité morbide qui favorise l'éclosion de la neurasthénie. Ces graves altérations sont très souvent sous la dépendance d'une toxi-infection ou d'une artériosclérose et peuvent, comme elles, engendrer les principaux symptômes de' la maladie de Beard — Les affections organiques du cœur ont, en outre, sur cette névrose une influence particulière qui a été bien mise en relief par la plupart des neurologistes. Elles possèdent le triste privilège d'inspirer à presque tous les malades des appréhensions qui troublent leur sécurité et qui les plongent dans un profond désespoir. Ces grandes craintes viennent d'un cœur altéré ; elles impressionnent les centres nerveux et surajoutent aux accidents neurasthéniques des phobies difficiles à déraciner. — En parcourant le sixième chapitre de ce livre consacré à l'étude des relations de certaines affections cardiaques et de la neurasthénie, le lecteur trouvera les éléments qui pourront lui démontrer l'influence de ces affections sur le développement de la neurasthénie. Je ne crois pas avoir besoin de leur accorder ici une nouvelle mention.
Rôle des maladies de l'appareil génito-urinaire sur la pathogénie de la neurasthénie. — Les affections des voies génitourinaires ont un grand retentissement sur les fonctions nerveuses et troublent souvent leur régularité. — Elles donnent naissance à des désordres névropathiques qui ressemblent, tantôt à ceux de l'hystérie, tantôt à ceux de la neurasthénie. Je ne dois ici m'occuper que de ces derniers. — Les organes génito-urinaires offrent une généreuse hospitalité aux maladies toxi-infectieuses ; c'est par elles que le plus souvent la syphilis pénètre dans l'organisme. Dès les premiers jours de son invasion cette maladie distribue des germes avariés au liquide sanguin qui, après les avoir assimilés, les transporte dans tout l'organisme et finalement dans les centres nerveux où ils provoquent quelquefois le développement de cette neurasthénie symptomatique de nature infectieuse que j'ai souvent décrite. — Dans certaines circonstances, le virus vénérien agit moins comme un poison que comme un excitant spécial. Il détermine alors dans les centres nerveux des perturbations purement fonctionnelles qui engendrent une sorte de neurasthénie essentielle que le professeur A. Fournier appelle une neurasthénie parasy philitique. — Les désordres spécifiques des organes génitaux ne sont pas les seuls qui soient capables d'engendrer la neurasthénie. Il en existe d'autres qui, sans avoir de rapports avec l'infection vénérienne, n'en sont pas moins susceptibles de produire les mêmes effets. — On peut signaler chez la femme des perversions sensitives qui se manifestent à la vulve, sur le clitoris ou dans le conduit vaginal, des irritations utéro-ovariennes compliquées parfois d'hypertrophie ou d'hyperplasie des organes de la région inférieure de l'abdomen. — Chez l'homme on constate parfois des aberrations génésiques qui se traduisent tantôt par des exaltations spéciales durant à peine comme un feu de paille, tantôt par des défaillances viriles qui servent parfois de prélude à la frigidité. — A ces perturbations qui émotionnent toujours l'esprit des malades viennent s'ajouter des désordres physiques produits par des poussées congestives localisées dans la prostate ou dans les conduits spermatiqucs et ordinairement aggravées par l'abus du coït et de la masturbation. — J'ai longuement insisté sur toutes les particularités de ces irritations particulières en étudiant dans lécha-
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pitre IX les relations de la neurasthénie spinale et de la neurasthénie sexuelle avec la maladie de Beard proprement dite. Il ne me reste ici qu'à signaler comment ces irritations interviennent pour provoquer cette névrose. — Les régions génitales où se développent les divers troubles morbides dont je viens de parler deviennent progressivement le siège d'impressions plus ou moins dolentes que les nerfs sensitifs situés dans ces parages se hâtent de transporter dans les centres nerveux avec lesquels ils correspondent et où ils provoquent l'explosion d'actions réflexes très appréciables. En arrivant dans les centres encéphaliques, ces impressions troublent l'irritabilité fonctionnelle de leurs tissus, compromettent l'irritabilité nutritive de leurs cellules et provoquent des phénomènes d'excitation et d'épuisement qui préparent l'avènement de la neurasthénie. Dans ce cas spécial la maladie de Beard prend le plus souvent la forme de la neurasthénie d'origine périphérique ou réflexe. — Quelquefois les troubles de la sensibilité, après avoir séjourné pendant un certain temps dans les organes de la génération^ se propagent dans les tissus du voisinage, assiégeant de préférence les filets nerveux du système cérébro-spinal et du nerf grand-sympathique qu'ils rencontrent sur leur parcours. — Toutes les régions intéressées deviennent le siège de sensations plus ou moins pénibles dont le cerveau parvient à connaître le point de départ et l'intensité par l'intermédiaire de la cœnesthésie que le professeur Grasset a très jndicieusement appelée la conscience du sympathique. — Les centres encéphaliques qui reçoivent ces impressions maladives sont troublés dans leur fonctionnement et révèlent leurs malaises par des désordres nerveux au milieu desquels se dessinent très nettement les symptômes caractéristiques de la neurasthénie qu'on peut dans le cas présent surnommer la neurasthénie cœnesthésique.
Après avoir fait une longue pérégrination à travers le domaine scientifique nu je viens de rencontrer les principales doctrines qui aident à comprendre la pathogénie de la neurasthénie, il me reste, pour réaliser mon programme, à formuler les principales indications qui, selon moi, doivent gouverner la thérapeutique de cette névrose. — Mais avant qu'il me soit permis de dire en quelques mots en quoi consiste la neurasthénie et sous quelles formes elle révèle son existence. — Il est reconnu par un grand nombre de médecins que le cerveau renferme des zones particulières chargées de présider à l'exercice de nos facultés intellectuelles et morales, à la propagation régulière de notre sensibilité générale et spéciale et à la direction de la force neuro motrice qui réglemente tous les mouvements de notre corps. — En prenant pour base des données cliniques bien acquises et des faits sérieusement observés, on peut se hasarder à dire que la neurasthénie consiste en une perturbation des fonctions dévolues aux zones encéphaliques dont je viens de parler. — Cette perturbation intéresse d'abord l'irritabilité fonctionnelle inhérente aux divers tissus de ces zones et gagne ensuite l'irritabilité nutritive qui est, comme on le sait, la propriété exclusive de leurs cellules génératrices. Elle se révèle par des phénomènes d'excitation plus ou moins fugitifs assez promptement remplacés par des phénomènes d'épuisement qui constituent l'élément foncier de la maladie. Sous l'influence des causes constitutionnelles et déterminantes dont on connait la variété et l'importance, cette névrose se traduit par des troubles psychiques, sensitifs et moteurs qui, en se groupant, forment une triade de symptômes très caractéristique. — On voit quelquefois les perturbations mentales dominer celles de la
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sensibilité et de l'activité motrice; mais cette suprématie s'atténue peu à peu et la triade ne tarde pas à retrouver son intégrité. — Quelle que soit l'allure de sa représentation on est obligé de reconnaître que cette affection nerveuse a son siège dans le cerveau. — Quand ses troubles psychiques dominent la scène pathologique on l'appelle cérébrasthénie ou psychasthénie autonome comme le souhaitent Raymond et Janet. — Lorsqu'elle envahit la moelle épinière on l'appelle une neurasthénie cérébro-spinale et, lorsqu'elle se fixe dans un des appareils organiques, elle devient, selon la résidence choisie, une neurasthénie cardio-vasculaire, gastro-intestinale ou sexuelle. — Après avoir essayé de dépeindre les caractères et la nature de la neurasthénie il importe de formuler son traitement en indiquant les modifications qu'il doit subir pour être à la fois efficace contre la neurasthénie essentielle, la neurasthénie d'origine périphérique ou réflexe et la neurasthénie symptomique, c'est-à-dire contre les trois formes que prend la maladie de Beard dans ses multiples manifestations. — Quand cette névrose apparaît dans sa pureté essentielle n'ayant d'autres symptômes que les troubles psychiques sensitifs et moteurs qui forment son escorte habituelle, il faut, pour combattre ces divers symptômes que le traitement soit à la fois sédatif et tonique. — Dans les cas où la maladie de Beard a une origine périphérique et se montre entourée d'actions réflexes pathologiques, le traitement sédatif et tonique est également nécessaire ; mais pour rendre son efficacité plus sûre, il convient de lui adjoindre une médication capable de modifier l'irritation viscérale que l'on croit être la source du mal et dt calmer la surexcitabilité réflexe de la moelle épinière dont le dérèglement est toujours nuisible aux nerfs sensitifs et moteurs. — Contre la neurasthénie symptomatique le traitement purement sédatif et tonique est insuffisant. — Elle exige une action curative plus étendue qui permette au médecin de combattre les maladies toxi-infectieuses ou diathésiques et les affections organiques ou fonctionnelles qui ont la névrose de Beard dans leur semeilologie. — Le traitement classique de la neurasthénie ne peut pas, avec les seuls moyens dont il dispose produire une rénovation aussi complète. Il a besoin d'être associé à des ressources thérapeutiques plus puissantes.
Les médications employées contre les diverses formes de la neurasthénie ont presque toutes une valeur incontestable, mais je n'hésite pas à donner ma préférence à l'hydrothérapie qui a le privilège de bien s'adapter à toutes les indications thérapeutiques que je viens de formuler. — Dans la plupart des chapitres de ce livre et notamment dans le troisième, j'ai exposé longuement les préceptes qui doivent présider au choix et à la manœuvre des applications hydrothérapiques dans la neurasthénie essentielle, la neurasthénie d'origine périphérique ou réflexe et la neurasthénie symptomatique. A cette place une simple mention me suffira pour glorifier les ressources infinies de cette méthode thérapeutique. --Tout en exaltant le rôle de l'hydrothérapie dans la cure de la maladie de Beard, je tiens à dire qu'elle s'associe merveilleusement avec les diverses médications employées contre cette névrose. — Elle fait très bon ménage avec l'électricité, le massage, les injections de sérum, avec la plupart des agents physicothérapiques et surtout avec la psychothérapie, qu'on désignait autrefois sous le nom de traitement moral . — Je puis déclarer que l'hydrothérapie et la psychothérapie constituent, en s'unissant ensemble, un concordat thérapeutique qu'on peut considérer comme le traitement anti-neurasthénique le plus bienfaisant et le plus efficace •> • • . 435