‹ La neurasthénieChapitre 21 sur 163 · ENVELOPPEMENT MOUILLÉ. — MAILLOTS. — DEMI-MAILLOTS · texte numérisé non relu

ENVELOPPEMENT MOUILLÉ. — MAILLOTS. — DEMI-MAILLOTS

Mais en exécutant ce traitement, il ne faut pas oublier qu'on se trouve en présence de neurasthéniques toujours foncièrement disposés à perdre leurs réserves vitales. On ne doit pas prolonger outre mesure la période sédative de l'enveloppement humide. Si l'on découvre que son activité physique donne des signes de détresse trop accentués, il est nécessaire de pratiquer des ablutions froides très courtes qui auront pour résultat immédiat d'éveiller la tonalité de l'organisme.

Quelques malades ont une véritable répugnance pour le maillot humide ; on lui substitue alors le demi-maillot. Il s'applique comme le précédent; seulement il ne remonte jamais au-dessus des aisselles et ne descend pas au dessous des genoux. Bien que l'action de ce procédé soit moins énergique que celle du maillot entier, elle est assez recherchée quand on veut traiter certaines formes de la neurasthénie qui se manifestent chez certains malades qu'on ne peut exposer à un grand refroidissement.

Les effets thérapeutiques produits parle demi maillot sont à la fois généraux et locaux; ils dépendent de sa durée ou du nombre d'applications exécutées dans la même journée; ils peuvent être tantôt excitants, tantôt sédatifs.

Si l'on veut insister sur l'action réfrigérante et rechercher sa vertu calmante qui est souvent utile, on renouvelle les emmaillotements plusieurs fois dans les vingt-quatre heures, en les espaçant, selon les circonstances, par des intervalles plus ou moins longs. Cette manœuvre composée de plusieurs actes détermine un effet sédatif qui convient spécialement aux neurasthéniques trop agités. Toutefois si ces névropathes offrent des signes non équivoques d'un grand épuisement, il ne faut pas hésiter à terminer l'application du maillot par une courte aspersion d'eau froide.

Quelquefois on traite par ce procédé les neurasthéniques qui ont besoin d'être tout à la fois tonifiés et calmés; dans ce cas on laisse le malade dans ce maillot pendant un temps assez long, en ayant soin, bien entendu, de surveiller toutes les phases de cette opération hydrique avec une prévoyante sollicitude.

Le neurasthénique est presque toujours calmé après avoir ressenti la première impression de l'eau froide. Mais il cesse de l'être au moment où la réaction fait son apparition et accomplit son œuvre. Pendant cette période les vaisseaux capillaires de la surface cutanée, les glandes sudorales et les tissus sous-jacents se laissent engorger par le sang qui arrive en plus grande abondance dans ces régions surchauffées; le système nerveux doit à cette influence une surexci-

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