‹ La Névrite Optique ZostérienneChapitre 23 sur 24 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Traitement

Le traitement de la névrite optique zostérienne n’existe pas, à proprement parler; nous sommes, en effet, complètement désarmés en présence d’une telle lésion ne pouvant qu’espérer, pour le bien du malade, qu’elle n’évoluera pas vers latrophie, que la fonction visuelle sera recouvrée, au moins dans une certaine mesure. Nous assistons impuissants, dans quelques cas, à la disparition progressive et définitive de la vision du côté atteint et, malheureusement, parfois des deux côtés. Il semble d’ailleurs peu aisé de pouvoir juguler dès le début, après un diagnostic précoce et par un traitement approprié, l’inflammation du nerf optique au même titre que certaines manifestations oculaires, telles que l’ulcère de la cornée.

Nous ne connaissons présentement qu’un seul traitement, celui du zona ophtalmique que nous allons simplement esquisser dans ses grandes lignes, car il

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y a là, comme dans nombre de maladies, autant de cas d'espèce que de malades ; la conduite à tenir ne peut donc être indiquée avec une formule omnibus.

Le traitement d’un zona ophtalmique doit néanmoins poursuivre trois buts essentiels :

1° Combattre la douleur toujours vive, souvent intolérable, par des compresses d’eau chaude, le pyramidon, l’aspirine.

2° Eviter les infections secondaires des plaques ulcérées, afin d'amener leur cicatrisation rapide et régulière; on y parvient au moyen de compresses d’eau bouillie, d’attouchements au bleu de méthylène à 1/1.000"°, d’applications de pommade à l’ichthyol ou au rouge écarlate, à 1/200"*°, en se gardant bien d'utiliser toute substance irritante.

3° Traiter activement les lésions oculaires qui sont un symptôme de la maladie, en ayant toujours présent à l'esprit que même les plus graves d’entre elles, peuvent se développer alors que la cornée n’est aucunement altérée. Il est donc nécesaire d’examiner fréquemment et de façon complète l'œil malade, ces altérations pouvant survenir très rapidement, et de se méfier, en outre, de l’apparition tardive possible, de complications névritiques, alors même que l’éruption est complètement éteinte.

On préviendra les lésions de la cornée, susceptibles de se compliquer d'ulcères simples, puis suppurés, par l’instillation d’un collyre au bleu de méthylène. On traitera l’ulcère déclaré par l’attouchement à la teinture d’iode et les injections sous-conjoncti-

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