‹ La névrose révolutionnaireChapitre 29 sur 30 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

de révolte, par rapplication d'une meilleure justice sociale, par la réparation des iniquités naturelles.

Les historiens les moins suspects d'hostilité envers les terroristes de 94 sont les premiers à condamner les violences politiques, dont rien ne peut sortir de stable, de définitif, d'équitable.

N'est-ce pas l'un d'entre eux, et non des moins qualifiés, qui, parlant des bourreaux et des victimes de la loi de prairial, s'écrie : « Tous ces hommes qui invoquaient la bienfaisante Nature et buvaient l'eau limpide à la coupe delà fraternité sainte, c'est le sang des hommes qu'ils vont boire h la coupe de la fureur et de la mort. Et ils sont restés les mêmes, et à travers l'atroce besogne de meurtre que leur suggère ou que leur impose le délire des événements, ils gardent leur grand rêve d'apaisement fraternel.

a Que le destin fut cruel de vous gorger ainsi d'une amère saveur de sang, ô vous qui cherchiez la justice et qui aimiez l'humanité I Les révolutions sont la forme barbare du progrès. Si noble ^ si féconde^ si nécessaire que soit une révolution, elle appartient toujours à r époque inférieure et semi-bestiale de l'humanité {{), »

(1^ Jaurès, Histoire socialiste : la Conueniion.

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