MARGUERITTE, ANDRÉ
MABGUElilTTE.
Cher enfant! je l'aime autant qu'André; Le v(iici l'importun. Ohl'comme il est paré!
ANDRE , «n bouquet h la main.
'tenons-nous droit. OiT^ns mon bouquet avec grâce. Ah ! c'est vous, ma mèMé?
MARGUERITTE
Oui. Quel lutin te tracasse , Et de bonne heure ainsi t'est venu réveiller î Encore si c'était pour aller travailler»
Pour arroser tes fleurs ou semer quelque graine : ' Mais pas du tout; Monsieur en seigneur se promène.
ANDRÉ
Vous grondez ? Ah , pardi ! c'est avoir du malheur.
Je ne vous verrons donc jamais de bonne humeur ?
Chaque jour que Dieu fait , vous criez con\mQ quatre
Pour me faire lever; ça va jusqu'à me battre.
Avec l'aube , je sors de mon lit ce matin ,
Ça devrait vous charmer; point : toujours même train I
Je m'en vas.
MARGUERITTE
Où vas-tu î
ANDRÉ
Saluer la cousine.
Regardez ce bouquet. André le lui destine.
MARGUERITTE , prenant le bouquet.
Voyons uù peu.
ANDRÉ
Pas vrai , qu'il est fait joUiheat ?
MARGUERITTE
Je vais le lui donner.
ANDRÉ
Ah ! non pas , doucement.
Je voulons, s'il vous pl^it » ipoi-méme le remettre.
MARGUERITTE
Point. D'entrer à présent je ne puis te permettre*
ANDRÉ
C'est un peu fort.
« LA NIÈCE SUPPOSÉB.
MARGUERITTE
Adieu; va trayailler, nigaud.
ANDRÉ
Oh! jarni j'entrerai.
MARGUERITTE
Mais TOUS parlez bien haut.
ANDRÉ
De me contrarier voyez donc quelle rage !
Je verrons la cousine» ou bien je fais tapage. Jons arrangé pour elle un petit compliment.
V MARGUERITTE
Elle se moque bien que vous soyez galant.
(Elle lui ferme au nez la porte de la chautnlèrej.