‹ La noblesse artiste et lettrée tableau historiqueChapitre 3 sur 7 · SALON D'EXPOSITION · texte numérisé non relu

SALON D'EXPOSITION

Dans la Vie de Duclos, par le comte Clément de Bis, on lit ce qui suit : « Fran- « cois Boucher, premier peintre du roi, « avait fait, en 1741, dix dessins pour un « petit conte intitulé : Jannillane, on Vin- « faute jaune, qu'avait composé le comte « de Tessin, ministre de Suède en France.

« Les dessins étaient gravés et les planches a prêtes, quand le comte fut rappelé en « Suède, nommé ministre d'État et gou- « verneur du prince royal. »

A l'inverse de ce premier peintre du roi, faisant des dessins pour un comte, nous allons ouvrir une galerie à des productions

dues elles-mêmes à des têtes couronnées et à des membres de familles princières et nobles, hommes et femmes. Les œuvres d'amateur seront accueillies à l'égal des ouvrages de maître, pourvu qu'elles soient dignes de l'attention des connaisseurs. Ce n'est pas de prime abord qu'il nous sera possible d'épuiser ce sujet, nouveau à certains égards ; nous j reviendrons si nous sommes assez heureux pour recueillir des renseignements ultérieurs.

La miniature, ornant les manuscrits, était la peinture dominante au moyen âge.

On attribue à la fille d'un empereur d'Oc^ cident, la princesse Juliana Anicia, la peinture des plantes du manuscrit de Dioscoride, du vi e siècle, qui se trouve à Vienne.

Au même temps appartient Cassiodore, d une famille illustre, tour à tour ministre d'Odoacre, questeur, consul en 514, et préfet du prétoire sous Amalasonte. Bon callir

graphe et peintre en miniature, il enrichit de ses œuvres les manuscrits de la bibliothèque du monastère qu'il avait fondé près de sa patrie, et dans lequel il se retira vers Tan 540. Né en 470, à Squillace, en Calabre, il mourut en 562.

Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, né en Pannonie , vers 455, non-seulement fit élever une foule d'édifices, mais ordonna de restaurer les monuments romains dans toute l'étendue de sa domination.

L'évêque Bernward, déjà nommé plus haut, page 10, né à Hildesheim vers 950, mort en 1023, était à la fois peintre, sculpteur, architecte, orfèvre et mosaïste.

N'oublions pas de mentionner aussi saint Éloi, évéque de Noyon, principalement pour ses bas-reliefs du tombeau de saint Germain. Il naquit à Cadillac, près de Limoges, en 588, et mourut en 659.

Il faut franchir des siècles avant de re-

trouver des artistes parmi les nobles et au-

très grands personnages qui leur sont assimilés.

Dello, de l'école italienne, né à Florence vers 1372, mort vers 1421, excella à peindre des ameublements et fut aussi sculpteur. Appelé en Espagne, il y fut comblé d'honneurs et nommé chevalier.

René d'Anjou, roi de Sicile, comte de Provence, figure, dans l'histoire de la peinture, à la tête de l'école française. Né à Angers, en 1408, il est mort, en 1480, à Aixen Provence. Jusqu'à la fin du dernier siècle, on voyait de ses tableaux au couvent des Célestins d'Avignon.

André Mantegna, peintre de l'école de Mantoue, né à Padoue en 1430, fut nommé chevalier par le marquis de Gonzague, Jean-François II, seigneur de Milan, qui le combla de biens. A Rome, il travailla au Vatican. Il cultiva aussi la gravure au burin, alors au berceau, et produisit quelques pièces, les unes gravées sur cuivre et

les autres sur étain. Il mourut en 1506, laissant un fils, François Mantegna, son élève, peignant l'histoire et le portrait.

Albert Durer, l'un des plus grands peintres de l'école allemande, né à Nuremberg en 1471, mort en 1528, fut anobli par l'empereur Maximilien I er qui l'avait appelé à sa cour. Non moins célèbre comme graveur, comme mathématicien et comme littérateur, il a publié une instruction sur l'emploi du compas et de la règle à l'usage des artistes , un traité sur la fortification des villes, châteaux et bourgades, un traité des proportions du corps humain.

Luc Sunder, dit Kranach, de son lieu de naissance, au diocèse de Bamberg, où il vit le jour en 1472, mort à Weimar en 1553, est également un des plus grands peintres que l'Allemagne ait produits. Frédéric III, électeur de Saxe, lui conféra des lettres de noblesse en 1508. En 1493, il avait suivi ce prince en Palestine , et c'est de ce mo-

ment qu'il devint peintre d'histoire. Il était aussi graveur.

Le Titien, Vecelli de son nom de famille, un des plus grands peintres de l'école italienne, né à Cadore en 1477, mort de la peste à Venise, âgé de 99 ans, fut créé chevalier par Charles-Quint, qui lui accorda le diplôme de comte palatin.

Jean- Antoine Razzi, dit le chevalier So-

doma , est un célèbre peintre d'histoire de Fécole italienne. Né à Verceil vers 1479, mort en 1554.

Alphonse Berrugnete, peintre d'histoire de l'école espagnole, sculpteur et architecte, fut créé chevalier par Charles-Quint, qui le nomma gentilhomme de la chambre. Né vers 1480 àParedès de Neva, mort en 1561 .

Le Pordenone, peintre d'histoire de l'école vénitienne , est ainsi nommé du lieu de sa naissance. Son vrai nom était chevalier Jean- Antoine Licinio. Né en 1483 , il est mort en 1540.

Nicolas - Emmanuel Deutsch , peintre d'histoire de l'école allemande, né à Berne en 1484, mort en 1530, est issu dune famille noble d'Angleterre réfugiée en Suisse. Son nom indiquerait plutôt une origine germanique.

Jean-Baptiste Ghisi, dit Bertano, chef d'une famille de peintres qui prit le surnom de Mantouan, fut créé chevalier par le duc de Mantoue, où il naquit vers 1500.

Jacques Panniciati, peintre d'histoire de l'école italienne, né à Ferrare et mort vers 1540, était d'une origine noble.

Don Philippe Guevara, peintre d'histoire de l'école espagnole, mort en 1563, est issu de l'illustre maison des Ladron de Guevara ; il était chevalier et commandeur de Saint- Jacques.

Jean Perez-Florian, peintre de genre de l'école espagnole, mort en 1566, était chevalier du Christ.

Vincent Caggianimici, peintre amateur

de Bologne, qui florissaiten 1530, était né gentilhomme.

Liévina Bennings, femme peintre en miniature, née à Bruges, florissait en 1570.

Henri VIII, roi d'Angleterre, l'appela à sa cour où elle épousa un grand seigneur.

Le chevalier Antoine Campi, architecte, peintre et historien, né à Crémone, florissait en 1586 et vivait encore en 1591.

Le chevalier Landolfo, peintre d'histoire de l'école italienne, florissait au xvi e siècle.

Lucrèce Quistelli délia Mirandola , qui épousa le comte Clémente Pietra , était du même siècle ; elle peignait l'histoire et le portrait.

Les frères Antoine et Raimond Fugger, d'une famille de riches négociants anoblis par l'empereur Maximilien, fondèrent au xvi e siècle une galerie de tableaux à Augsbourg, leur ville natale.

Romulo Cincinnato, né à Florence en 1502, mort vers 1593, et ses deux fils,

)gle

Diego et François , tous peintres de l'école italienne, furent créés chevaliers par le pape Urbain VIII.

Antoine Bernieri , peintre d'histoire de l'école italienne, dit aussi Antonio dal Correggio, du lieu de sa naissance, comme le Corrége, dont il était l'élève, appartenait à une famille noble. Né en 1516, mort en 1563.

La même année 1516 vit naître, à Orviéto , un autre artiste noble , le chevalier César Sermei , mort en 1 600 ; il peignait l'histoire et le genre.

Le peintre d'histoire, Pierre de Villegas- Marmolejo, de l'école espagnole, l'ami d'Arias Montanus, était, comme lui, d'extraction noble; né à Séville en 1520, mort en 1577.

Pellegrini, dit Tibaldi, peintre et architecte italien, né de parents obscurs en 1527, mort en 1592, peignit le cloître et la biblioque de l'Escurial. Philippe II, pour l'en

récompenser, érigea pour lui en marquisat le lieu de sa naissance , Valdelsa , dans le Milanais.

Philippe Galle, né à Harlem en 1537, mort à Anvers en 1612, et ses deux fils, Théodore et Corneille, nés à Anvers en 1560 et 1570, sont issus d'une ancienne famille noble de Flandre et se sont fait une grande renommée dans l'art de la gravure à l'eau forte. Corneille Galle, dit le Vieux, établi à Anvers, fut le plus habile et surpassa les deux autres par la beauté de la gravure et la correction du dessin.

Au même siècle, existait également en Italie une célèbre famille de sculpteurs et d'architectes, la famille Porta; l'un de ses membres, Jean-Baptiste, né en 1542, mort en 1597, fut créé chevalier. On ne doit pas le confondre avec le physicien du même nom, auquel on attribue l'invention de la chambre obscure.

Barthélémy Spranger, peintre d'histoire

et de paysage de l'école flamande, né à Anvers en 1546, mort à Prague en 1623, fut anobli par l'empereur d'Allemagne.

Charles Van Mander, peintre d'histoire de l'école flamande, né à Meulebeke près de Courtrai en 1548, mort à Amsterdam en 1606, était d'une famille ancienne et noble. Littérateur et poète, il a aussi laissé, entre autres ouvrages, des Vies des peintres italiens et flamands.

Le peintre italien Jean Contarini , né à Venise en 1549, mort en 1605, fut créé chevalier par Rodolphe II, empereur d'Allemagne.

Nicolas de Châtillon, architecte français, est né à Châlons-sur-Marne en 1 549, et mort à Paris en 1616. Son nom rappelle une des plus anciennes familles de France, et dont la plus ancienne est celle de Châtillon-sur- Marne.

Christophe Roncalli, dit le chevalier délie Pomerance, peintre toscan d'histoire

et de portrait, naquit à Volterra et mourut en 1626. Il obtint du pape Paul V le titre de chevalier du Christ.

Joseph Cesari , dit le Josépin ou le chevalier d'Arpin , peintre d'histoire , de portrait et de genre de l'école italienne , né à Arpino dans le royaume de Naples en 1 552 ou 1560, mort en 1640. Nommé chevalier de l'Éperon par le pape Clément VIII , il reçut aussi en France l'ordre de Saint-Michel. Dans un démêlé avec Michel Caravage, il refusa de se battre, parce qu'il ne . portait pas , comme lui , le titre de chevalier.

Le chevalier Jean-Baptiste Trotti, peintre d'histoire de l'école italienne, né à Crémone en 1555, mourut après 1602. Ce furent ses talents qui lui méritèrent le titre de chevalier.

Otto Van Veen, dit Otto Venius, le maître de Rubens , né à Ley de en 1 556 , mort en 1634, descendait d'une illustre maison

du Brabant. Il était aussi historien et poète. Son frère, Gilbert Van Veen, a gravé au burin divers morceaux d après son illustre frère, puis plusieurs sujets d'après Raphaël, le Barroche, Vanni et autres artistes.

Léandre da Ponte, peintre d'histoire de l'école italienne, né en 1558, mort en 1623, fut créé chevalier par le doge Grimani et mena à Venise la vie d'un prince. Ses ancêtres ayant porté le surnom de Bassan, on l'appelait aussi le chevalier Bassano.

Le chevalier Louis Cardi , peintre et architecte, né en 1559 au château Cigoli en Toscane, mort en 1613, fut nommé à son lit de mort, par le pape Paul V, chevalier servant dans l'ordre de Malte.

Le chevalier Paul Guidetto, peintre, sculpteur et poète, né à Lucques vers 1559, mort en 1629, obtint du cardinal Borghèse l'autorisation de porter le surnom de il

Borghese; il avait été créé chevalier du Christ.

Dominique Cresti , peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, né vers 1560 à Passignano en Toscane, mort en 1638, fut créé chevalier du Christ par le pape Clément VIII.

Le baron Wenceslas de Koeberger, né à Bruxelles en 1560, fut premier peintre et ingénieur des archiducs Albert et Isabelle.

Il s est surtout rendu célèbre par le dessèchement du vaste marais sur l'emplacement duquel s'éleva le village des Moeres dans la Flandre française. Les Moeres étant rentrés sous les eaux lors du siège de Dunkerque en 1 646 , Koeberger en mourut de chagrin.

Le chevalier François Vanni, né à Sienne en 1565, mort en 1609, est nommé par les Italiens le restaurateur de la peinture au xvi c siècle ; il était aussi architecte, mécanicien et graveur à l'eau-forte. Son fils et

élève, Michel- Ange, inventeur d'un procédé pour colorer le marbre, fut, à son tour, créé chevalier.

Jean de Jauregui y Aguilar, peintre, poète et traducteur, né à Tolède en 1566, mort en 1607, était chevalier de Calatrava et écuyer de la reine Ëlisabeth de Bourbon , femme de Philippe IV. Comme peintre de l'école espagnole, il excella sous le rapport du coloris.

Martin Fréminet, né à Paris en 1567, mort en 1619, fut, en France, premier peintre de Henri IV et créé, par Louis XIII, chevalier de Tordre de Saint- Michel.

Le chevalier Thomas Salini , peintre de l'école italienne , né à Rome vers 1 570 , mort en 1625, se distingua dans le genre des fleurs.

Le chevalier Pierre -François Mazzuchelli, peintre d'histoire de l'école italienne, est surnommé il Marazzone, de son

endroit natal, il vit le jour en 1571 et mourut en 1626.

Le chevalier Jean Baglione, peintre d'histoire de l'école italienne , naquit vers

Marie de Médicis, reine de France, épouse de Henri IV, née en 1574, morte en 1642, a gravé sur bois la tête d'une jeune dame, qu'on croit être son propre portrait à l'âge de 18 ans. Une épreuve de ce morceau fut déposée au cabinet du roi Louis XV.

Pierre-Paul Rubens, l'illustre peintre de l'école flamande, né en 1577 à Siegen en Westphalie , mort à Anvers en 1 640 , fut employé par les infants Albert et Isabelle dans diverses missions diplomatiques ; Charles I er , roi d'Angleterre , le fit chevalier, et le duc de Mantoue le prit à son service en qualité de gentilhomme. Dans sa jeunesse, il avait été page chez Marguerite de Ligne , veuve du comte de Lalaing , et sa veuve épousa un comte de Bergeyck.

Le chevalier Octave Leoni , peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, né à Rome vers 1578, mort en 1630, était surnommé le Padouan, comme son père, dont il était l'élève. Le pape Grégoire XV le nomma chevalier du Christ.

Jacques Fouquières, peintre de paysages, né à Anvers en 1580. Rubens la souvent choisi pour orner les fonds de ses tableaux. De Tltalie, il passa en France, en 1621, où il fut accueilli par Louis XIII, qui lui donna des lettres de noblesse. De ce moment , il ne voulut plus travailler que l'épée au côté. Il a aussi gravé à l'eauforte plusieurs paysages de sa composition.

Le peintre d'histoire, Émile Savonanzi, né à Bologne en 1 580 , mort octogénaire , appartenait à la noblesse.

Jean Lanfranc, peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, fut créé chevalier par le pape Urbain VIII. Né à Parme en 1581, il est mort à Rome en 1647.

Christophe de Savigny, né en 1581, a beaucoup écrit sur les arts et a gravé, en 1619, à Paris, en taille douce, les tableaux des arts libéraux, édition Libert; il a aussi gravé quelques morceaux d'après J. Cousin.

Le chevalier Maxime Stanzioni, peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, naquit à Naples en 1585 et mourut de la peste en 1656.

Tibère Tinelli, peintre de Venise, né en 1586 et mort en 1638, fut décoré de l'ordre de Saint -Michel par Louis XIII, roi de France.

Joseph Ribera, dit l'Espagnolet, un des plus célèbres peintres espagnols, né en 1588 à Xativa, aujourd'hui San -Felipe près de Valence, mort à Naples en 1656 , fut décoré de l'ordre du Christ en 1644.

Ascanio Spineda, peintre d'histoire de l'école italienne, né à Trévise en 1588, appartenait à une famille noble.

Catherine Ginnasi , peintre d'histoire de l'école italienne, était de naissance noble.

Elle naquit en 1590 et mourut en 1660.

Gianfrancesco Barbieri, dit le Guerchin, l'un des plus célèbres peintres de l'école lombarde, né en 1590 à Cento près de Bologne, mort en 1666, fut nommé chevalier par le duc de Mantoue. Son surnom lui vint de ce que, dans son enfance, un accident le priva d'un œil, guercio en italien signifiant borgne.

Alexandre de Horion , peintre d'histoire et de portrait, était d'une ancienne famille du pays de Liège dont le nom se rencontre encore dans la noblesse d'aujourd'hui; il naquit vers 1591 dans la ville de ce nom, et mourut en 1659.

Balthazar Gerbier, peintre en miniature de l'école flamande, né à Anvers en 1592, mort en 1676 , fut créé chevalier par Charles I er , roi d'Angleterre.

Jacques Callot, célèbre peintre et gra-

veur, naquit à Nancy (Lorraine) en 1593, d'une famille noble, et mourut en 1635.

Le chevalier Charles Eidolfi, né en 1594 à Lonigo près de Vicence, mort en 1658, fut peintre et écrivain ; son Histoire de la vie des peintres lui valut , de la part de la république de Venise , une chaîne et une médaille d'or.

Nicolas Poussin , le plus grand peintre de l'école française, considéré comme le rénovateur de la peinture sous Louis XIV, était fils d'un gentilhomme originaire de Soissons. Il naquit en 1594 aux Andelys près Paris, et mourut à Rome en 1665.

Le marquis Jean -Baptiste Crescenzi, peintre et architecte, naquit à Rome en 1595 et mourut vers 1660. Il peignait l'histoire, le portrait et le paysage.

Antoine Giarola, dit le chevalier Coppa, aussi peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne , est né à Rome vers 1595 et mort en 1665.

Jacques Stella , peintre de l'école française et graveur à l'eau-forte, né d'un peintre flamand àLyonen 1596, mort en 1647, obtint, comme peintre du roi, le cordon de Saint-Michel.

Le chevalier Raphaël Vanni , peintre d'histoire de l'école italienne , est né à Sienne en 1596 et mort vers 1657.

Le chevalier François Cairo, peintre milanais, naquit à Varese en 1 598 et mourut en 1674.

Le chevalier Jean-Laurent Bernini, né à Naples en 1598, mort en 1680, fut appelé à la cour de Erance par Louis XIV, qui le combla d'honneurs.

Antoine Van Dyck, l'un des plus grands peintres de l'école flamande et élève de Rubens, fut allié à la noblesse d'Angleterre par son mariage avec la fille de lord Ruthven. Né à Anvers en 1599, il est mort en 1641.

Jacques Romulo, peintre d'histoire et de

portrait de l'école espagnole, né à Madrid, mort en 1625, fut créé chevalier par le pape Urbain VIII, dont il avait fait le portrait. Son frère François Romulo, mort en 1635, fut également nommé chevalier par le pape.

Hubert Jacobs, dit Grimani, peintre de portrait de l'école hollandaise, né à Delft, mort en 1628, prit le nom de son protecteur, le doge Grimani, à Venise, nom qui resta depuis à sa famille.

François Naselli, peintre d'histoire de l'école italienne , né à Ferrare, mort vers 1630, appartenait à une famille noble.

Le chevalier Gaspard Celio, peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, est natif de Rome et mourut en 1 640 .

Le chevalier Sébastien Ghezzi, peintre d'histoire de l'école italienne , né à la Communanza, territoire d'Ascoli, mourut vers 1650. Son fils, le chevalier Joseph Ghezzi, aussi peintre d'histoire, né h la

Communanza en 1634, mort en 1721, a laissé un fils, Pierre^Léon Ghezzi, né à Rome en 1674, mort en 1755, et créé chevalier par le duc de Parme; il peignait l'histoire, le genre et les ornements.

Le chevalier Cassien del Pozzo, commandeur de Tordre de Saint-Ëtienne, né à Turin, mort vers la fin de 1657, est considéré comme le restaurateur de l'art antique; il s'est rendu célèbre par sa riche collection d'antiquités romaines.

André Piazza, peintre d'histoire de l'école italienne , né à Castel-Franco , mort vers 1670, fut créé chevalier par le duc de Lorraine.

Jean Spilenberger , peintre d'histoire de l'école allemande et graveur à l'eau-forte, mort en 1673, était gentilhomme hongrois.

Roland Fréard, sieur de Chambray, architecte français, né à Cambrai, mort en 1676, est auteur d'un Parallèle de l'architecture ancienne et moderne.

Le chevalier Hyacinthe de Popoli, peintre d'histoire de l'école italienne, naquit à Orta et mourut en 1682.

Jérôme Ayanza, chevalier d'Alcantara, florissait en 1620; on le croit né à Madrid.

Le chevalier Isidore Bianchi, peintre d'histoire, né à Campione, dans le Milanais, florissait en 1626.

Don Thomas Labana, peintre d'histoire et de genre de l'école espagnole, vivait à Madrid en 1630. Il était chevalier du Christ et gentilhomme de la chambre.

Don Jérôme Manoz, peintre de portrait de l'école espagnole et chevalier de Saint- Jacques, florissait en 1630.

Don François Velasquez Minaya, peintre amateur de l'école espagnole et cnevalier de Saint- Jacques , florissait aussi en 1630.

De Siegen , officier au service du princeélecteur de Hesse, est, croit-on, l'inventeur

de la gravure en manière noire, en 1643.

Il a gravé le portrait d'Éléonore de Gonzague, femme de l'empereur Ferdinand II; il enseigna cet art au prince palatin Robert qui le porta en Angleterre vers 1660, pendant le voyage qu'il y fit avec Charles. On connaît plusieurs morceaux du prince palatin.

Le comte Octavien Angarano, peintre d'histoire et graveur, exerçait également en amateur. Il florissait en 1650 dans l'école italienne.

Le chevalier Jean-Baptiste Barca, peintre d'histoire de l'école italienne, florissait en 1650. Né à Mantoue , il s'établit à Vérone.

J. Van Wyckersloot, peintre de portraits, travaillant dans le genre de Terburg, florissait en 1658.

Le chevalier Sforza Compagnoni, peintre d'histoire de l'école italienne, né à Macerata, florissait en 1660.

Le chevalier Pierre Novelli, dit le Monréalèse, peintre d'histoire de l'école italienne et architecte, florissait aussi en 1660.

Né à Montréal, il habita longtemps Païenne.

Charles d'Offin, dit le chevalier Dauphin, peintre d'histoire et de portrait de l'école française, né en Lorraine, florissait en 1670.

Le chevalier Jean Carboncino, peintre d'histoire de l'école italienne, naquit à Venise et étudia à Rome. Il florissait en

Le chevalier Mombasilio , peintre de portrait employé à la cour de Turin, florissait également en 1675.

Pierre Guzman, d'une illustre maison espagnole, est le nom de deux peintres estimés, florissant au commencement du xvn e et du xvni e siècles.

Jacques Van Soest, peintre de portrait de l'école hollandaise, est mort dans la se-

conde moitié du xvir siècle; il était né à Londres.

Appartiennent encore au xvn e siècle, les peintres :

Gommaire Wouters, de l'école flamande, qui reçut à Rome le surnom de chevalier ;

Horace Paulyn, de l'école hollandaise, qui, demeurant longtemps à Amsterdam, voulait s'y faire passer pour noble ;

M me Van der Neer, née du Chatel, originaire du Brabant, mais ayant passé presque toute sa vie à Amsterdam, où elle peignait la miniature ;

Pierre Mignard, fils de Nicolas, de l'école française, peintre de Marie-Thérèse d'Autriche, chevalier de l'ordre du Christ ;

Don Jérôme Furez de Munoz, amateur, de l'école espagnole, chevalier de Saint- Jacques ;

Jean Caro de Tavira, de l'école espa-

gnole, né à Carmona, nommé chevalier de Saint-Jacques par Philippe IV ;

Don Raphaël Sanguineto, amateur, de la môme école , également chevalier de Saint-Jacques ;

Jacques et Bernard Sang de la Lloza, frères, de la même école, nés à Valence d'une famille noble ;

Le chevalier Nicolas Malinconino, de l'école italienne ;

Hercule de Maria, né à Bologne et créé chevalier par le pape Urbain VIII ;

Le chevalier Joseph Paladini, né en Sicile ;

Le chevalier Mathieu Pouzone, né en Dalmatie ;

Gaétan Santarelli, né à Pescia d'une famille noble, et

Jean-Paul Torre, gentilhomme romain.

Le chevalier Bernard Gagliardi est un peintre d'histoire de l'école italienne, né en 1602 à Cittadi Castello, mort en 1660.

• Jean Van Bronckhorst, peintre, né à Utrecht en 1603. Après avoir travaillé sous divers maîtres, il se perfectionna en copiant les œuvres de Corneille Poelenburg. Il a gravé à l'eau-forte plusieurs jolis morceaux d'après ce dernier maître.

Jean Varin, célèbre sculpteur et graveur en médailles, né à Liège en 1604, mort à Paris en 1672, fut élevé parmi les pages du comte de Rochefort, dont son père était gentilhomme.

Martin deCharmoys, sieur de Lauzé, né en 1605, mort en 1661, fonda avec Lebrun, au retour d'un voyage d'Italie, l'Académie de peinture et de sculpture de Paris, dont il dressa les premiers statuts.

Philippe IV, roi d'Espagne, né en 1605, mort en 1665, protégea extraordinairement les arts et cultiva lui-môme avec succès la peinture et la poésie. Il figure parmi les peintres d'histoire de l'école espagnole.

Pierre Liberi , peintre d'histoire de 1 e-

cole italienne, né à Padoue en 1605, mort en 1 687 , fut appelé en Allemagne et en revint avec les titres de comte et de chevalier.

Jean-François Grimaldi, dit le Bolognese, né à Bologne vers 1606, mort vers 1680 , descendait d une famille illustre de Gênes. Il était peintre de paysage, graveur et architecte.

Wenceslas Hollar, dessinateur et graveur allemand, naquit à Prague en 1607 et mourut en 1677. Ses armoiries sont gravées au bas de son portrait exécuté en 1647.

Jean Petitot, célèbre peintre en miniature et en émail de l'école allemande, né à Genève en 1607, mort à Verci en 1691, fut créé chevalier par Charles P r , roi d'Angleterre.

Théodore Van Thulden naquit à Bois-le- Duc, en 1607, dune ancienne famille noble qui sest fixée ensuite à Malines, où elle acquit la baronnie de Rumsdorp. Il fut

élève du grand Rubens et devint un fort bon peintre d'histoire et de fêtes de village. Il a gravé plusieurs eaux-fortes d'après son illustre maître.

Paris Poerson, peintre d'histoire de 1 ecole française, né en 1609, mort en 1667, était chevalier de Tordre de Mont-Carmel et de Saint-Lazare.

Jean-Dominique Cerrini, peintre d'histoire de l'école italienne, né h Pérouse en 1609, mort en 1681, fut créé chevalier par le pape; aussi lappelait-on le chevalier Perugino, de son lieu de naissance.

Pierre Mignard, habile peintre français, naquit en 1610, à Troyes en Champagne.

Eecommandable par un pinceau habile et moelleux, cet artiste finissait excessivement ses sujets, qui se font remarquer par une carnation très-fraîche. Le roi Louis XIV lui accorda des lettres-patentes de noblesse qui facilitèrent le mariage de sa fille, au reste bon peintre de portraits, avec le comte

de Feuquières. Mignard mourut en 1695, en laissant, outre une foule de toiles, une gravure de sa composition.

Claude Dervet, peintre français de portrait et de genre, né à Nancy en 1611, mort en 1652, fut anobli par le grand-duc de Lorraine.

Le comte Antoine-Marie Zanetti , né à Venise en 1610 et mort dans la même ville à l'âge de 77 ans, était graveur sur bois et imagina des procédés pour graver en clairobscur.

Le baron Augustin de Meyerberg, diplomate allemand, né en Silésie en 1612, mort en 1688, a laissé une curieuse collection de dessins qu'il a exécutés pendant son voyage en Russie.

Jean-Paul Oderico, peintre italien d'histoire et de portrait, était noble de naissance. Il naquit à Gènes en 1613 et mourut en 1657.

Jean-François Romanelli , aussi peintre

d'histoire et de portrait de l'école italienne, né à Viterbe en 1617, mort en 1662, fut décoré par Louis XIV de Tordre de St-Michel.

Pierre Van der Faes, dit le chevalier Lely , peintre de portrait de l'école anglaise, né en 1618 à Soest en Westphalie, mort en 1680, fut créé gentilhomme par Charles II, roi d'Angleterre. Son surnom lui vint de ce que son père étant né dans une maison dont la façade était ornée d'un lis, on l'appela Lely.

Le prince Eupert, fils de Frédéric V, électeur palatin, né en 1619, mort en 1682, passe pour l'inventeur de la gravure en demi-teinte.

Charles Lebrun, célèbre peintre, l'un des chefs de l'école française, né à Paris en 1619, mort en 1690, obtint des lettres de noblesse en 1662.

François Luyx von Luxenstein, peintre flamand pour l'histoire et le portrait, naquit à Anvers en 1620. Établi à Vienne, il y

fut anobli par l'empereur Ferdinand III.

On ne connaît pas la date de sa mort.

Pierre Puget, l'un des plus grands artistes produits par la France, surnommé le Michel-Ange français, statuaire, peintre, architecte, constructeur de vaisseaux, est né à Marseille en 1622 dune famille illustre dans les fastes de la Provence, et mourut en 1694 à Toulon, où Colbert lavait appelé et l'avait nommé le décorateur des vaisseaux du roi.

Hyacinthe Brandi, peintre d'histoire de l'école italienne, fut honoré du titre de chevalier. Né en 1623 à Gaëte, dans le royaume de Naples, il est mort en 1691.

Le chevalier Jacques Farelli, delà môme école, né en 1624, mort en 1706, peignait l'histoire et le portrait.

Le comte Eric de D'Ahlberg, feld-maréchal suédois et antiquaire, né en 1625, mort en 1703, a fait la plupart des dessins de la Suède ancienne, ouvrage important

dont il avait tracé le plan, ainsi que les planches et cartes de l'histoire de Charles- Gustave par Puffendorf.

Charles Maratti , célèhre peintre de l'école romains et graveur, né en 1625 à Camerino, dans la marche d'Ancône, mort en 1713, fut nommé chevalier de Tordre du Christ par le pape Clément XI.

Charles Cignani, peintre italien d'histoire et de portrait, né à Bologne en 1628, mort en 1719, fut créé comte du palais par le pape Clément XI. Son fils et son petitfils, le comte Félix et le comte Paul Cignani, se livrèrent aussi à la peinture.

Don Juan d'Autriche, né à Madrid en 1629, mort en 1679, fit le portrait du fils de Teniers et l'envoya en présent au grand peintre, dont il était l'élève comme nous l'avons vu à la page 15.

Peruzzini, peintre italien, né à Pesaro en 1629, mort en 1694, fut créé chevalier à Turin.

David Clocker d'Ehrenstral , peintre de la cour de Suède, reçut des lettres de noblesse de Charles XI. Né à Hambourg en 1629, il mourut en 1698.

Jean Ghisolfi, né à Milan en 1632 ou 1633, mort en 1683, appartenait à une famille noble. Il peignait l'architecture , la perspective et l'histoire.

Le chevalier Giordano, célèbre peintre de l'école italienne pour l'histoire, le genre et le portrait, naquit à Naples en 1632 et mourut en 1705.

Le chevalier Frédéric Panza, peintre d'histoire, de la même école, est né en 1633 et mort en 1703.

Le chevalier Joseph Recco, né à Naples en 1634, mort en 1695, peignait la nature morte.

Don Pierre Nunnez de Villavicencio, peintre espagnol, reproduisant le mieux la manière de Murillo/ dont il était élève, appartenait à une illustre famille et avait

été créé chevalier de Malte. Né à Sévillo en 1635, il est mort en 1700.

Michel Heylbroek , peintre flamand , né à Gand en 1635, mort en 1733, fut créé chevalier à Vérone, où il s'était établi.

Le chevalier Jean-Baptiste Benaschi , peintre et graveur, naquit à Turin en 1636 et mourut en 1690.

Sébastien Le Clerc, habile graveur et bon dessinateur, naquit à Metz, en 1637. Il commença par l'orfèvrerie, qu'il abandonna pour la gravure à l'eau-forte, ce qui lui valut le brevet de graveur ordinaire de Louis XIV, en 1693. Le pape Clément XI lui accorda le titre de chevalier romain quelques années avant sa mort , arrivée en 1714. Il avait alors 77 ans.

Romain de Hooge ou Hooghe, graveur hollandais et peintre d'histoire, né à La Haye vers 1638, mort vers 1720, a été anobli par Jean III, roi de Pologne.

Jean-Antoine Lazzari, peintre d'histoire

et de portrait, né à Venise en' 1639, mort en 1713, appartenait à une famille noble.

François Van Cuyck de Mierop , peintre flamand, né à Bruges en 1640, mort en 1701, descendait dune noble famille; il peignait des animaux et surtout des poissons.

Jean-Baptiste Boyer, marquis d'Aiguille, conseiller au parlement de Provence, né en 1640, mort en 1709, était aussi artiste et antiquaire. En 1699, il publia un volume de 118 estampes d'après ses tableaux, parmi lesquelles il s'en trouve quelquesunes gravées par lui.

Charles de Lafosse, peintre d'histoire et de portrait, né à Paris en 1640, mort en 1716, fut élève de Lebrun.

André Lanzani, peintre d'histoire, né à Milan en 1645, mort en 1712, fut appelé à Vienne par l'empereur et nommé chevalier.

Gérard Edelinck, excellent graveur, né

à Anvers en 1649, s'établit à Paris en 1665, où il fut bien accueilli par Louis XIV, qui lui conféra les ordres du Royaume et des lettres de noblesse. Il mourut en 1707, en laissant une foule d'oeuvres qui le classent parmi les plus habiles graveurs de la renaissance.

Le marquis de Beringhen , premier écuyer de la petite écurie de Louis XIV, né à Paris en 1651 d'une famille hollandaise, originaire du duché de Gueldre, mort en 1723, avait réuni une précieuse collection d'estampes , conservée au dépôt du gouvernement à Paris.

Le chevalier Nicolas Bambini, peintre d'histoire, est né à Venise en 1651 et mort en 1736.

Théodore de Lubiensky, peintre et graveur, né àCracovie en 1653, mort en 1726, était noble de naissance , et appartient à l'école allemande.

Ferdinand de Saint-Urbain, peintre de

l'école française, né à Nancy en 1654, appartenait à une famille anoblie par les duc3 de Lorraine.

Jacques de Guéroult, né à Toulon en 1654, a gravé plusieurs cahiers représentant des vaisseaux.

Nicolas de Largillière, peintre d'histoire et de genre, excella dans le portrait au point qu'il fut surnommé le Van Dyck français. Né à Paris en 1656, il mourut dans la même ville en 1746, après avoir été chancelier.de l'académie de peinture.

François Trevisani, peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, né à Capo d'Istria en 1656, mort en 1746, fut créé chevalier à Kome, où il s'était retiré pour affaire d'amour.

Le chevalier Jean-Baptiste Draghi, peintre d'histoire, naquit à Gènes en 1657 et mourut à Plaisance en 1712.

Nicolas Dorigny, né à Paris en 1657, mort en 1746, est plus connu comme gra-

veur que comme peintre. Appelé à Londres pour y graver les célèbres cartons de Raphaël, il y fut nommé chevalier par le roi George I er .

Le chevalier François Solimène, né en 1657 à Nocera de Pagani dans le royaume de Naples, mort en 1747, peignait l'histoire et les batailles.

Adrien Van der Werf, célèbre peintre de l'école hollandaise , né près de Rotterdam en 1659, mort en 1722, fut créé chevalier par l'électeur Palatin.

Hyacinthe Rigaud, surnommé le Van Dyck de la France , né à Perpignan en 1659, 'mort en 1743, fut décoré de Tordre de Saint-Michel.

Jean-Baptiste Medina, peintre de l'école flamande, né à Bruxelles en 1660 de parents espagnols, mort à Edimbourg en 17 1 1 , visita l'Angleterre, puis l'Écosse où il fit les portraits de beaucoup de nobles et où il fut fait chevalier.

Le chevalier Jean- Joseph Diamantini, graveur et peintre d'histoire de l'école italienne, naquit en 1660 à Fossomhrone dans la Romagne, et mourut en 1722.

Antoine Gherardi, aussi peintre italien, né en 1664 à Eieti dans l'Ombrie, mort en 1702, refusa l'honneur que Christine de Suède voulut lui faire de le créer chevalier.

Jean- Antoine Van der Leepe, peintre de marines et de paysages de l'école flamande, néà Bruges en 1664, mort en 1718, appartenait à une famille noble et fortunée.

Joseph-Nicolas Nasini, peintre italien, né à Sienne en 1664, mort en 1736, fut élève de Ciro Ferri, et plut tellement par son talent à l'empereur Léopold que ce prince lui accorda un diplôme de 400 ans de noblesse, avec le privilège de posséder toutes espèces de dignités ecclésiastiques.

Il cultiva aussi la gravure à l'eau-forte.

Son fils, le chevalier Apollonio, ecclésias-

tique, né à Florence en 1697, mort en 1754, aida son père dans ses travaux.

Joseph-Marie Crespi, dit lo Spagnuole, peintre d'histoire, de portrait et de genre de l'école italienne, fut créé chevalier de l'Éperon par le pape Benoît XIV. Né à Bologne en 1665, il est mort en 1747.

Benoît Luti, peintre et graveur, né à Florence en 1666, mort en 1724, fut nommé chevalier par le pape Clément XI.

Nicolas Vleughels, peintre flamand d'histoire et de genre, naquit à Anvers en 1669, et mourut en 1737 à Rome, où il avait été honoré du titre de chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Le comte Pierre Fava, peintre d'histoire de l'école italienne , naquit à Bologne vers 1669, et mourut vers 1744.

Donat Creti, peintre de l'école bolonaise, né à Crémone en 1671, mort à Bologne en 1749, fut nommé parle pape chevalier de l'Éperon.

Daniel Saiter, peintre d'histoire et de portrait de l'école allemande, né en 1674 à Vienne en Autriche, mort en 1705, fut anobli par le duc de Savoie.

Philippe, duc d'Orléans, régent de France, né en 1674, mort en 1723. Ses grandes occupations l'empêchèrent de s'adonner entièrement aux beaux-arts, mais il put former une superbe collection de tableaux, due aux plus grands maîtres; il a lui-même manié le pinceau et a gravé, diton, plusieurs vignettes pour l'édition qu'il fit faire du roman de Daphnis et Chloé.

Le chevalier Louis Mazzanti , peintre romain, né à Orviéto en 1674, mourut en 1766.

Jean-François Detroy, peintre d'histoire de l'école française, né à Paris en 1680, est mort à Eome en 1752 , décoré de l'ordre de Saint-Michel.

Le comte Zanetti, qui imagina des procédés pour obtenir différentes teintes dans

la gravure sur bois, est né en 1680, et non en 1610, comme il est dit par erreur à la page 70; il renouvela l'invention de Hugues de Carpi , qui fut lui-même précédé dans la carrière par Albert Durer.

Le comte George Durante, de l'école italienne, né à Brescia en 1683, mort en 1755, peignit les fleurs, les fruits et les oiseaux.

Le chevalier Marc Benefial, peintre italien, naquit à Kome en 1684, et mourut en 1764. Son genre était l'histoire.

Le comte de Caylus, célèbre archéologue, qui aida les artistes de ses conseils et de sa fortune, et pratiqua avec succès la peinture et la gravure, naquit à Paris en 1692et mourut dans cette ville en 1765.

On a de sa main un grand nombre d'estampes à l'eau-forte, entre autres une suite de deux cents pièces d'après les plus beaux dessins du cabinet de Louis XV.

Laurent Delvaux, sculpteur, né à Gand,

en 1695, d'une ancienne famille noble, demeura habituellement à Bruxelles, où il exécuta le buste de Marie-Élisabeth, gouvernante des Pays-Bas, la statue en pied d'Hercule qui orne actuellement le péristyle du grand escalier du Musée de peinture à Bruxelles, et beaucoup de productions très-remarquables. Delvaux mourut à Nivelles, en 1778.

Claude-François Beaumont, peintre d'histoire, né à Turin en 1696, mort en 1766 directeur de l'Académie de peinture de cette ville, fut créé chevalier de Tordre de Saint- Maurice.

Le baron de Knobelsdorf, architecte prussien et peintre, naquit en 1697.

Le comte Benjamin-Innocent Alfieri, né à Rome en 1700, mort en 1767, était architecte; on lui doit la salle de spectacle à Turin.

Le prince de Bourbon, fils de Louis XIV, mort en 1711, a gravé à l'eau-forte deux

vues du château de Saint - Germain -en- Laye, datées de 1677.

Le duc de Bourgogne, né en 1682, amateur français, a gravé le Parnasse et les neuf Muses, d'après Coypel.

Jean-Mathieu Mérian , peintre au pastel de l'école allemande, mort à Francfort en 1716 , fut anobli par l'électeur de Mayence, dont il était conseiller aulique.

Joseph Melani, peintre d'histoire de l'école italienne, né à Pise et mort en 1747, était chevalier de l'Éperon d'or.

O.-H. de Tode, mort à Copenhague en 1756, a gravé le portrait de Frédéric III, roi de Danemark, d'après C. de Mander.

Le comte Eichard de Burlington, pair anglais, mort en 1760, était architecte et a publié un des grands ouvrages de Palladio.

Le duc de Chevreuse, amateur français, mort en 1771, a gravé à l'eau-forte quelques paysages et une tête d'après Boucher.

Jean-Pierre Rivais, le jeune, peintre d'histoire de l'école française, mort en 1785, reçut le titre de chevalier. On a de lui une description des ouvrages de peinture et de sculpture qui sont dans l'hôtel de ville de Toulouse.

M ,Ie de la Bichardière a gravé à Paris, en 1785, quelques paysages et sujets d'après Leprince et Huet. Elle est morte en 1786.

De Montulé, amateur honoraire de l'Académie royale de peinture, mort en 1787, a gravé à l'eau-forte quelques fables de Lafontaine, d'après Boucher.

Joseph de Longueil, graveur du roi, né à Givet, mort en 1792, était d'une ancienne famille de Normandie.

Antoine-Joseph de Zalier d'Argenville, auteur d'un abrégé de la vie des peintres et amateur des beaux-arts, mort vers la fin du xviii c siècle. On a de lui divers petits sujets et paysages qu'il a composés et gravés à l'eau-forte.

Le chevalier Jérôme Troppa, peintre d'histoire de l'école italienne, florissait en 1700 et vécut peu de temps.

Le comte de Limeux, amateur français, a gravé, en 1700, plusieurs têtes de sa composition, dans le genre de Rembrandt.

Pierre Van der Banck est un excellent graveur flamand, florissant au commencement du xvm e siècle, issu d'une ancienne famille noble qui a fourni des bourgmestres à la ville de Bruges, aux xv e et xvi e siècles. Nous possédons de lui beaucoup de gravures qu'il exécuta à Londres, d'après le célèbre François Poilly, son maître.

M lle de Hay, graveur, a donné, en 1706, un livre à dessins en trente-sept planches, d'après les plus belles têtes de Raphaël.

La maison Hay est une des plus illustres de l'Écosse.

Le comte d'Eu, amateur français, a gravé en 1717, à l'eau-forte, une femme coupant du blé, dont il donna une épreuve au ca-

binet du roi Louis XV, pour le volume des amateurs.

Le chevalier Frédéric Bianchi, peintre d'histoire de la même école, naquit à Milan et florissait en 1718.

Le duc de Bourbon, amateur français, a gravé, en 1725, plusieurs têtes d'après les dessins du comte de Caylus.

Le comte de Clermont, prince du sang royal, a gravé, en 1730 , quelques paysages dont il y avait des épreuves dans le volume des amateurs, au cabinet du roi Louis XV.

Le chevalier de Gricourt, amateur français, a gravé, en 1733, quelques paysages d'après Berchem.

Le marquis de Montmirail, amateur français, a gravé, en 1733, divers paysages de sa composition, dans le genre d'Albert.

Louis de Gravelle, conseiller au Parlement de France et amateur, a gravé, en 1735, deux nymphes, d'après Boucher. Il

en déposa des épreuves au cabinet du roi Loui3 XV.

Dupin de Chenonceaux, amateur français, a gravé à l'eau-forte, en 1739, trois vues de son château, dont il avait déposé des épreuves au cabinet du roi Louis XV.

N. de Franquetot, marquis de Coigny, a gravé, en 1749, plusieurs vues du château deVincennes, dont il mit des épreuves dans le volume des amateurs, au cabinet du roi Louis XV.

Louis de Nava , peintre-amateur de l'école espagnole, florissait en 1753. Il était chevalier de Saint- Jacques.

M Ue de Rohan-Soubise , devenue princesse de Condé, a gravé, en 1754, des enfants jouant avec un chien , d'après Soldini. Il en existait une épreuve dans le volume des amateurs, au cabinet du roi Louis XV.

Michel de Zabalza, peintre espagnol, chevalier et amateur, florissait en 1756.

G.-S. Harcourt, vicomte de Newenham, amateur anglais, a gravé, en 1760, plusieurs paysages mêlés de ruines, vues prises dans le comté d'Oxford.

Le chevalier de Pommard, amateur français, a gravé, en 1764, quelques paysages et fleurs, d'après Oudry.

Pujol de Montry, autre amateur français, a gravé, en 1764, plusieurs sujets de genre, d'après Watteau.

M me la duchesse de Luynes a gravé, en 1769, plusieurs petits paysages.

Dona Marianne de Silva Bazan de Sarmiento, duchesse de Huescar et d'Arcos, peintre de l'école espagnole, reçue, en 1766, de l'Académie de Saint-Ferdinand, vivait encore en 1784.

Le comte de Bizemont, amateur, ayant résidé à Orléans, a gravé pour son agrément, dès 1786, divers sujets et paysages à leau-forte, au lavis et sur bois.

Le comte de Paroy a gravé, en 1786, en

couleurs, une caverne servant de retraite aux voleurs, d'après France, de Liège.

De Montigny a gravé à Paris, en 1787, diverses pièces copiées de différentes estampes gravées à la manière pointillée anglaise, d'après Smith et autres.

De Saint-Moris, amateur, conseiller au Parlement de Paris, a gravé, en 1787, pour son agrément, diverses pièces au lavis, d'après plusieurs grands maîtres, dont , les dessins originaux faisaient partie de sa riche et ample collection.

Le baron de Thiers, amateur français, vivant en 1790, a gravé divers petits sujets et paysages à l'eau-forte, d'après Boucher.

Le chevalier de Valory, amateur français, vivant en 1790, a aussi produit des gravures à l'eau-forte, représentant divers»

sujets et paysages, d'après Boucher.

Le comte de Melun, amateur du xvm e siècle, a gravé divers petits sujets d'après Berchem, Callot et autres maîtres.

Un sieur de Mongeroux, amateur du xviii c siècle, a gravé quelques eaux-fortes représentant des paysages , d'après Casanova.

Pierre- Joseph Gaillard de Longjumeau, amateur français de la fin du xvm c siècle, a gravé à l'eau-forte diverses estampes, entre autres un cahier des antiquités d'Aix.

On a son portrait gravé par J. Balechou, d'après Van Loo.

Un sieur de Saint-Maurice, officier aux gardes françaises et amateur, a laissé quelques estampes gravées au burin, d'après Le Nain. 11 exécuta ces pièces vers la fin du xvin e siècle.

Le comte Octavio Angarano, patricien de Venise, amateur des beaux-arts, a produit .une gravure à l'eau-forte, d'après les tableaux qu'il avait peints pour l'église de Saint-Daniel.

Le chevalier d'Azincourt, de l'ordre militaire de Saint-Louis, fils de M. de Gagny ,

amateur, a gravé divers sujets et paysages à l'eau-forte, à l'imitation du lavis, du dessin et à la sanguine, d'après Boucher et autres maîtres.

De Billy, amateur français, a gravé, pour son agrément, plusieurs pièces à l'eau-forte, d'après Wouwerman.

Marguerite-Louise-Amélie de Lorme de Ronseray a gravé à l'eau- forte, sous Louis XV et avec beaucoup de goût, plusieurs études d'après Bouchardon et autres maîtres, entre autres celle d'une tête plus forte que nature, d'après le carton composé par Pierre, pour la chapelle de Saint- Roch, à Paris.

M me la comtesse de Lubersac a gravé, pour son agrément, des oiseaux, d'après Madelaine Basseporte.

J. de Mahieu, amateur, a gravé plusieurs paysages, qui prirent place au cabinet des estampes du roi Louis XV.

De Montenaut, amateur français et édi-

teur des fables de Lafontaine, en 4 vol.

in-folio, d'après les dessins d'Oudry, a gravé à l'eau-forte quelques petites fables.

Le comte de Tressan, amateur français, a gravé à l'eau-forte quelques paysages.

Le chevalier de la Vieuville a composé et gravé une suite d'aventures de chats, qu'il a dédiée à une princesse du sang des Bourbons.

Les peintres dont les noms suivent vivaient également au xvm c siècle :

Antoine Favray , Français, chevalier de Malte;

Charles-François Traverse, gentilhomme du marquis d'Ossun ;

Le comte Dominique Schianteschi, de l'école italienne, né à Borgo San-Sepolcro;

Ferdinand San Felice, né à Naples d'une famille noble; enfin, le statuaire français, chevalier Lernin.

Le chevalier Joseph Petrini , peintre d'histoire de l'école italienne, naquit vers

1700 à Carono, dans les États de Lugano, et mourut vers 1780.

Auguste- Jean Roesel, peintre, graveur et naturaliste, né en 1705 à Augustenbourg, en Saxe, mort en 1759 à Nuremberg, où il s'était établi , a laissé une publication sur les insectes. Anobli, il porta le nom de de Rosenhof .

Carie Van Loo, célèbre peintre de l'école française, né à Nice en 1705, mort en 1765, fut créé chevalier par le roi de

Sardaigne.

Le chevalier Joseph Bonito, de l'école italienne, peignit le portrait et l'histoire. Né à Castellamare en 1705, il est mort en 1789.

Le comte Pierre Rotari, de l'école italienne, néàVéroneen 1707, mouruten 1764 à Saint-Pétersbourg, où il avait été nommé peintre de la cour. Il était aussi graveur.

George-Michel Moser, peintre et orfèvre,

né à Schafhouse en 1707, mort à Londres en 1783, fut anobli par le roi George III, ainsi que sa fille Marie, qui se distingua dans le genre des fleurs.

François -Octave Magnocavalli , comte de Varengo, né à Casai en 1707, mort à Turin vers 1788, était à la fois architecte et poète. On a de lui des dissertations sur l'architecture, et quelques tragédies.

Le chevalier Pierre de Verschaffelt, sculpteur flamand, naquit à Gand en 1710 et mourut en 1793 à Mannheim, où il était directeur de l'Académie des beaux-arts et premier sculpteur de la cour. En Italie il était connu sous le nom de Pietro Fiammingo.

Noël Hallé , peintre de l'école française et surintendant de la manufacture des Gobelins, fut créé chevalier de Tordre de Saint-Michel. Né à Paris en 1711, il est mort en 1781.

Le comte François Algarotti, né en 1712,

connu par ses écrits sur les arts , a des* • siné et gravé pour son amusement une suite de treize têtes dans le goût antique, qu'il exécuta à Dresde.

Jean-François de Neuforges, sculpteur, architecte et graveur, né au diocèse de Liège, en 1714, a produit six volumes infolio de différents projets d'architecture et de décorations intérieures de sa composition, qu'il a gravés lui-même. Au siècle dernier, cette famille a été honorée du 4

titre de chevalier, aux Pays-Bas.

Joseph-Marie Vien, peintre et graveur, né à Montpellier en 1716, mort en 1809, reçut à Rome le cordon de Saint-Michel.

Charles-Michel -Ange Challe , peintre d'histoire, né à Paris en 1718, mort en 1778, était chevalier de l'ordre de Saint- Michel.

Le comte Jérôme dal Pozzo, architecte, né à Vérone en 1718, a cherché à remettre en honneur l'ornementation architecturale

d'après les anciens, sur laquelle il a publié un ouvrage.

Lady de Greville, née à Londres en 1721, a gravé en 1758, pour son agrément, plusieurs paysages, d'après Saint-Rose.

La marquise de Pompadour, née à Paris en 1722, morte en 1764, a gravé un grand nombre de petits sujets, d'après des pierres gravées par Guy, qui forment un volume composé de soixante-trois planches, non compris le frontispice, et divers autres pe* tits morceaux, d'après Bouclier, Eiser et autres maîtres.

Sir Josué Reynolds , que les Anglais regardent comme leur premier peintre de portraits, fut honoré du titre de chevalier baronnet. Né en 1723 à Plympton dans le Devonshire, il mourut en 1792.

Ange-Laurent Lalive de Jully, frère de M mc d'Houdetot et introducteur des ambassadeurs, était peintre et graveur; né à Paris en 1725, il est mort en 1775.

Le duc de Chartres, né à Paris en 1726, a gravé, en 1736, quelques paysages à l'eau-forte, dont il se trouva quelques épreuves dans l'ancien cabinet du roi Louis XV (volume de MM. les amateurs).

Le comte Chiusole, né à Roveredo en 1728, mort en 1787, a écrit un traité sur l'art de la peinture.

Le chevalier de Fassin, peintre de paysage de l'école belge, naquit à Liège en 1728 et mourut en 1811.

Le chevalier Charles- Joseph Ratti, peinr tre d'histoire de l'école italienne, né à Gênes vers 1730, mort en 1795, est aussi auteur d'une biographie des peintres , sculpteurs et architectes de Gênes.

Le comte Othon de Calderari, architecte, né à Vicence en 1730, mort en 1803, a laissé deux volumes in-folio sur l'architecture.

Marcel Baciarelli, peintre d'histoire et de portrait de l'école italienne, né à Rome

en 1731, mourut en 1818 en Pologne, où il reçut l'indigénat et des lettres de noblesse.

Ploos Van Amstel, amateur hollandais, né à Amsterdam en 1731, a gravé dans la manière du lavis (presque à s'y tromper), dix-huit morceaux, d'après les dessins de plusieurs célèbres maîtres hollandais, tels que Van Ostade, Metzu, Rembrandt, Berchem, etc. , ce qui forme une suite d'estampes fort intéressante.

Le chevalier Jacques Thornill, peintre anglais, naquit en 1732 dans la province de Dorset.

Le marquis de Paroy, écrivain français, né en 1740, mort en 1824, a publié un précis historique de l'origine de l'Académie royale de peinture , sculpture et gravure.

Aney de Bourdeilie, amateur, né à Paris en 1741, a gravé à l'eau-forte, en 1758, plusieurs têtes et paysages, d'après Boucher, Le Prince et autres artistes.

Gertrude de Pélichy, peintre de l'école flamande, née à Utrecht en 1744, morte en 1825, vivait, depuis l'âge de dix ans, à Bruges, où existe aujourd'hui la famille noble du même nom. Elle peignait le portrait et les animaux.

Jean-Pierre Norblin de la Gourdaine, peintre et graveur de l'école française, né en 1746 à Misy, près de«Sens, mort en 1830, fut peintre de la cour de Pologne et anobli par le roi Stanislas.

Don François Goya, peintre espagnol de l'école de Castille, né en 1746 à Fuendelodos en Aragon, mort à Bordeaux en 1832, avait été peintre particulier de Charles IV, roi d'Espagne.

Bernard Journu-Auber, comte de Tus-

tal, né à Bordeaux en 1748, mort en 1815,

forma une riche collection d'objets d'histoire naturelle et de tableaux, qu'il donna

au Musée de sa ville natale.

Jacques-Louis David, célèbre peintre

français, né à Paris en 1748, rendit d'àbord un grand service à la scène dramatique, pour laquelle il dessina les costumes d'après les monuments et les écrits de l'antiquité et de la renaissance. Il fut un des peintres qui purent travailler pendant la terreur et rester en France sans être inquiété. Sous l'Empire, il fut créé chevalier et eut pour ariaes un bras tenant une palette. A la Restauration des Bourbons, il fut exilé pour avoir voté la mort de Louis XVI et se retira à Bruxelles, où il mourut en 1825.

Sir George Howard Beaumont, peintre moderne de paysage de l'école anglaise, est né en 1753 et mort en 1827.

Le baron Jean-Baptiste Regnault, peintre d'histoire de l'école française, chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Légion d'honneur, naquit à Paris en 1754 et mourut en 1829.

Louis-François Cassas , peintre de pay-

sage et architecte, inspecteur général des Gobelins, né en 1756 à Azay-le-Féron , dans Tlndre, mort en 1827, était chevalier de Saint-Michel et de la Légion d'honneur.

Le chevalier Gaspard Landi, peintre romain, naquit à Plaisance en 1756 et mourut en 1830.

Carie Vernet, peintre, français de batailles et de chasses, né à Bordeaux en 1758, mort en 1836, était chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Légion d'honneur.

Le chevalier André Appiani , peintre d'histoire de l'école italienne, naquit à Bosizio en 1761, et mourut en 1817. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Le baron Bâcler d'Albe, peintre et ingénieur géographe , né en 1761 à Saint-Pol dans l'Artois, mort en 1824, fut nommé en 1813 chef du dépôt général de la guerre avec le grade de général de brigade.

Le chevalier Joseph-Pierre Bagetti, peintre de paysage de l'école italienne, né à Turin en 1764, mort en 1831, était décoré de la croix de Savoie et de la Légion d'honneur.

François-Xavier Fabre , peintre de l'école française, baron et décoré de plusieurs ordres, naquit en 1766 et mourut en 1837.

La comtesse d'Àlbani, veuve du dernier des Stuarts, qu'il avait épousée, lui ayant légué toute sa fortune, il l'employa à fonder à Montpellier, sa ville natale, le Musée qui porte son nom.

Le comte Léopold de Cigognara, ministre de la république cisalpine et président de l'Académie des beaux-arts de Venise, né à Ferrare en 1767, mort en 1834, a laissé, entre autres ouvrages, une histoire de la sculpture.

Sir Thomas Lawrence, célèbre peintre de portrait de l'école anglaise, né à Bristol en 1769, est mort en 1830, à Londres, où

il fut président de l'Académie royale des beaux-arts. Ses portraits de grandeur naturelle ne se payaient pas moins de 500 guinées.

Le chevalier Pierre Benvenuti, peintre d'histoire, né à Arezzo en 1769, fut directeur de l'Académie de Florence.

François Gérard, peintre français pour l'histoire et le portrait, fut créé baron et décoré de la Légion d'honneur. Il naquit à Rome en 1770 d'un Français et d'une Italienne, et mourut à Paris en 1837.

Le baron Antoine-Louis Gros , peintre d'histoire français, né à Paris en 1771, appartient à la grande épopée du premier empire. La critique de son Diomède lui causa un tel chagrin qu'il se donna la mort en 1835.

Les deux frères de Kûgelgen, jumeaux, naquirent en 1772, à Bacharach près de Coblence, dune famille noble. Gérard, peintre d'histoire, fut assassiné par un

voleur de grande route près de Dresde en 1820, et Charles, paysagiste, mourut en 1832 à Reval en Esthonie. Ils avaient épousé deux sœurs d'une famille esthonienne.

Le baron Pierre -Narcisse Guerin, célèbre peintre français , chevalier de Tordre de Saint-Michel, naquit à Paris en 1774 et mourut en 1833.

Louis-François Lejeune , peintre de batailles de l'école française, né à Strasbourg en 1775 , était maréchal de camp d'étatmajor, chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d'honneur.

Le chevalier Joseph Bossi, peintre d'histoire et écrivain , né en 1777 à Arsisio en Lombardie, mourut en 1815.

Le comte Louis-Nicolas-Philippe-Auguste de Forbin , peintre moderne de l'école française, né en 1779 à La Roque, département des Bouches-du-Rhône , mort en 1841 , était directeur des musées royaux.

Auguste Boucher, baron Desnoyers, né à Paris en 1779, est connu comme dessinateur et graveur au burin.

Le baron Ferdinand de Lutgendorff, peintre moderne de l'école allemande, né à Wurtzbourg en 1785, est aussi graveur à l'eau-forte.

Le baron Pierre Von Cornélius, peintre d'histoire, est né en 1786, en Prusse, où il exécuta des fresques pour les portiques du cimetière royal (campo santo), composées .

de trois grands sujets allégoriques, vrais chefs-d'œuvre de conception religieuse.

Cornélius fut également recherché par les cours de Berlin et de Munich. Feu le roi Louis de Bavière lui commanda, entre au-

très, des fresques potfr la glyptothèque de sa capitale, reproduisant l'enlèvement d'Hélène, le sacrifice d'Iphigénie et la destruction de Troie, ornant la salle des héros. Diverses compositions furent aussi exécutées pour l'église de Saint-Louis à Munich.

Dans un moment de piétisme, feu le roi de Prusse demanda à Cornélius un carton devant représenter l'attente du jugement dernier.

Charles-Édouard Leprince , baron de Crespy, peintre de l'école française moderne, est né à Paris en 1788.

Le baron Frédéric-Guillaume de Schadow-Godenhaus , directeur de l'Académie royale de Dusseldorf, né à Berlin en 1789, est mort il y a quelques années à un âge très-avancé et peut être considéré comme le fondateur de l'Académie, qu'il conduisit si longtemps aux succès et à une réputation européenne. L'œuvre de Schadow est répandu dans toute l'Allemagne.

Le baron Alexandre de Schoenberg, peintre de l'école allemande moderne, est né à Dresde en 1792.

Jules Schnorr von Karolsfeld, directeur de l'Académie de Dresde, né en 1794, est un des plus remarquables peintres à fres-

ques de l'Allemagne. Son frère, Louis-Ferdinand Schnorr von Karolsfeld, peintre d'histoire, est né en 1788 ou 1789.

Sir W.-J. Newton, peintre en miniature de l'école anglaise moderne, né en 1795 à Halifax dans la Nouvelle-Écosse, est mort en 1835.

Electrine Stuntz, baronne de Freyberg, peintre de l'école allemande moderne , est née à Strasbourg en 1797.

Louise-Rose-Julie Duvidal de Montferrier, comtesse Huyos, peintre de l'école française moderne, est née à Paris en 1797.

M mc Marie-Louise-Jeanne Delvaux de Saive, née T'Kint de Roodenbeke, élève de Voordecker père, fut peintre amateur.

Elle exposa en 1824 deux tableaux de fruits et un portrait en grandeur naturelle.

Depuis, elle peignit des fruits sur marbre.

Née à Bruxelles en 1801, elle y mourut en 1836.

De La Vallée-Poussin, peintre d'histoire

de l'école française, mort en 1805, était chevalier de Tordre de Malte.

Akimoff , le peintre russe, mentionné à la page 34, mort en 1814, était décoré de Tordre de Saint-Vladimir.

Charles De Boisfremont, peintre d'histoire et de portrait, mort en 1838, avait été chevalier de Malte et page de Louis XVI.

Les dates sont inconnues pour Jérôme de Zabala, amateur et chevalier, de l'ancienne école espagnole, né à Murcie.

Le baron Paul-François- Joscpb-Ghislain Surmont de Volsberghe , contemporain d'Imbert, est né à Gand en 1802. Peintre de marine et de paysages, il se plut à former quelques élèves.

Jacques Mahy, baron de Corméré, peintre de Técole française moderne, est né à Paris en 1803.

Charles de Staël Holstein, peintre de Técole allemande moderne , naquit en Livonie en 1811.

La princesse Marie d'Orléans, mariée au prince de Wurtemberg, était habile statuaire. Née à Païenne en 1813, elle est morte à Pise en 1839. Les vitraux de la chapelle du château de Compiègne furent dessinés par elle.

La princesse Mathilde de Bavière, peintre de l'école allemande moderne, est née à Munich en 1813.

La vicomtesse Decaux, née Milet de Mureau, peintre de l'école française moderne, florissait en 1812.

M me de Godin, née baronne de Haultepenne, peintre d'histoire de l'école belge, florissait en 1813.

M lle de Godin, fille du baron de Godin, de Bruxelles, cultiva le dessin en amateur et exhiba un morceau au salon de 1824.

Elle était élève de De Landtsheer.

Le chevalier Alexandre de Lestang-Parade, de l'école française, né à Aix, vivait en 1815.

Le marquis d'Aubuisson , peintre d'histoire de la même école, vivait en 1820.

Le comte Auguste de Seiuesheim, pein-> tre d'histoire et de portrait de l'école allemande et graveur à l'eau-forte , florissait aussi en 1820.

Le chevalier de Laurencel, peintre de paysage de l'école française, fleurit en

Le comte Magnus Stenbock , peintre de genre de l'école allemande moderne , né à Eevel, fleurit en 1836.

Le baron Lejeime, peintre de paysage de l'école française moderne, fleurit en 1838.

Le chevalier Soenens, peintre de paysage de l'école flamande moderne , fleurit en 1843.

Sir Edwin Landseer, peintre d'animaux de l'école anglaise moderne, fleurit en 1845, en même temps que sir Eastlake.

Sir Charles-Lock Eastlake, peintre de S. M. Britanniqùe la reine Victoria, est

un des artistes les plus remarquables de l'Angleterre. On le met en parallèle avec Wilkie, Hogarth et autres hommes auxquels la Grande-Bretagne doit en grande partie l'impulsion donnée aux beaux-arts.

Les dates sont inconnues pour les peintres modernes dont les noms suivent :

Le prince Raden Salet ben Jagya , de l'école hollandaise, à Java;

La comtesse Julie d'Eglofstein, de l'école allemande ;

Madame Schmerling, née baronne de Koudelka, de la même école ;

Le marquis Azeglio, du Piémont;

Le chevalier Londonio, également de l'école italienne ;

Le prince Grégoire Gagarin , de l'école russe ;

Le comte Morner, de l'école suédoise.

Citons encore, comme artiste sculpteur, le chevalier Benzoni, à Borne; puis, comme peintres :

Alphonse de Walsche, à Bruxelles;

Louis de Winter, à Anvers, une famille de ce nom ayant été anoblie en 1722 ;

M. Jules d'Hoop, à Gand;

Le comte de Fouchécour, à Anvers ;

Raym. de Meester, à Malines;

Le baron Van Delft d'Eyssel, à Anvers;

Le baron Henri Van Pallandt, à Arnhem.

En 1861, les journaux ont annoncé que le roi de Danemark avait reçu du roi de Suède un paysage du Nord peint par luimême. Peu de temps auparavant, le musée de Stockholm s'était enrichi d'un tableau de grande dimension de son souverain.

On a vu des dessins à la plume et des gravures à l'eau-forte du roi des Belges , des dessins au crayon, des aquarelles, des tableaux à l'huile de la duchesse de Brabant et du duc son époux , de la princesse Charlotte et de son époux l'archiduc Maximilien, de feu la reine des Belges, du prince de Joinville, de fort belles eaux-

fortes du roi Ferdinand de Portugal , des aquarelles de la reine Victoria, des dessins de la princesse Chrétien de Danemark, du roi des Pays-Bas, de l'empereur des Français.

Nous connaissons une miniature de madame la comtesse Julie de Hartig , épouse de l'ancien ministre, née comtesse de Grundemann, à Vienne, ainsi que des paysages peints par les deux fils de M. le baron de Czoernig , de la même ville.

M me la princesse de Solms, épouse de M. Ratazzi, ancien président du conseil des ministres du royaume d'Italie, cultive avec succès la peinture de portraits en miniature et publie des œuvres littéraires qu'on lit avec intérêt.

Les membres de la noblesse, comme on va le voir, fournissent en tout temps un riche contingent aux expositions des beauxarts.

Le comte Louis de Robiano; Joseph Mes-

dach; le comte Charles de Robiano; Charles Le Boucq , vicomte de Beaudignies ; le comte François de Robiano; le comte Eugène de Robiano; le comte Jean-Baptiste de Robiano ; le comte Ëdouard de Carnin- Staden ; Alexandre de La Coste ; le comte Alphonse de Bryas, furent des amateurs des beaux-arts, qui produisirent tous des dessins au crayon noir pour l'exposition organisée à' Gand en 1808.

M me la comtesse de TSerclaes, née de Beeckman; M me la marquise de Trazegnies, née comtesse de Maldeghem; M me Artan, née Le Gros de Saint-Martin; M 11 * Mélite Le Boucq de Beaudignies ; M He Eulalie de Steenhault; M me la comtesse de Lalaing, née Henriette, comtesse de Maldeghem, poète distingué , vivant encore de toute cette pléiade; M ,le Bathilde, comtesse de Bryas; M mc Van der Meulen, née de Schouten; M lle de la Hamayde; la comtesse d'Auxy de Neuville, née de Beeckman;

M l,e de L'Ortye, épouse du général major Léopold Winssinger, encore vivante à Bruxelles, étaient animées d'un bon goût pour les beaux-arts. Toutes ces dames dessinaient au crayon noir et étalèrent leurs essais au Salon de Gand en 1808. Parmi les plus distinguées, au point de vue du mérite, nous devons signaler M lle la comtesse d'Arberg.

A ce même Salon, M l,c Charlotte de Waepenaert exhiba un groupe de fruits, peint à l'huile sur marbre blanc.

En 1817, M ,,c Pansius, peintre-amateur, de Malines, y produisit plusieurs paysages belges d'après nature.

M me Huiler, née baronne de Daehne, native de La Haye, fut élève de A. Steyaert fils. En 1817, elle prit part au Salon de Gand par l'envoi de quatre paysages, dont trois à l'huile et un à l'aquarelle. Elle affectionnait les sites boisés et montagneux, et quelquefois des effets d'hiver.

Vers cette môme époque, M me la vicomtesse de Clercque de Sousberghe ne craignait pas de mettre sous les yeux du public gantois de nombreux dessins au crayon noir.

Nous voyons qu'en 1817, au Salon de Gand, M. Van Caneghem envoya un dessin au crayon noir.

M. Imbert des Mottelettes était en 1832 peintre amateur à Bruges. Possesseur d'une collection de bons tableaux, il s'adonna publiquement à la peinture dés fruits et des fleurs.

P.-J. Rommel, de Gand, fut, en 1832, peintre de paysages et d animaux.

Édourd Soenens, de Swynaerde, peintre-amateur de genre et de paysages, florissait vers la même époque.

M. de Gournay, à Anvers, a été élève de M. De Keyser et aborda la peinture de genre en 1838.

M lle Joséphine d'Aubarède, à Anvers, y exhiba en 1838 deux tableaux de genre.

M ,le Marie Robyns, née à Bruxelles, est élève de Hellemans, peintre de cette ville.

Elle a abordé le paysage et a pris part à l'exposition de 1824.

Alexandre de la Tour, dès 1817, peintre en miniature du prince héréditaire d'Orange-Nassau, a pris une belle part à l'Exposition de 1824. Madame son épouse, née Simons, a cultivé la peinture de genre et a produit deux toiles au Salon de 1824.

On connaît d'elle aussi des miniatures de portraits.

M me Julie- Angélique de Caigny, née Mouriau, appartient à une ancienne famille noble du Brabant. Élève de Steyaert fils, elle a exécuté quelques paysages et beaucoup de tableaux de fleurs que le Salon de 1824 rangea parmi les œuvres des amateurs. Elle s'est plu à peindre les sites de la Suisse. Née à Gand, le 27 décembre 1 795.

J. Du Corron, à Ath, fut bon peintre de paysages et de clairs de lune. Il débuta au

Salon de 1824 et se présenta comme lauréat de 1813. Cet artiste* a eu beaucoup de prédilection pour les beaux sites des Ardennes. Il appartient à une ancienne famille d'Ath, anoblie vers la fin du xvm e siècle par Marie-Thérèse.

M Ue Élise de Gamond, élève de Paelinck, est une enfant de Bruxelles qui a exhibé au Salon de 1824 une étude d'après nature. Son père, M. de Gamond, régisseur du domaine de Mariemont, avait quitté la Lorraine, sa patrie, pour suivre le prince Charles de Lorraine aux Pays-Bas, où il s'était fixé. Il y obtint des lettres de noblesse.

M 1Ic Victorine de Wesener, de Bruxelles, fut élève de Paelinck et produisit, au Salon de 1824, une Vénus accroupie, étude d après la bosse. Elle continua le dessin antique avec succès.

M ,k de Valmont fut un amateur résidant à Bruxelles en 1824, où elle exposa un dessin : le Silence du Carrache.

M me de Fraye de Schiplaeken appartient à une famille ancienne et noble de Bruxelles, où elle naquit et devint élève de Gelissen père. Au Salon de 1824, elle exposa une Vue d'une ferme sous Vilvorde.

Sa fille épousa depuis le comte Hennequin de Villermont, connu dans le domaine de la littérature par une bonne Histoire de la guerre de trente ans et par d'autres publications remarquables.

M me Rodolphe Winssinger, née Sophie Fletté de Flettenfeld, naquit à Bruxelles dune famille militaire et noble, et s'adonna de bonne heure à la peinture des sites du pays. Elle est morte en 1862, en laissant une série de toiles qui se font remarquer par un coloris très-vigoureux et un dessin correct. Elle n'a jamais pris part aux expositions.

S.-J. de Heeckeren de Brandsenburg, peintre amateur, à Utrecht, a exposé en 1824 une vue de cette ville.

Le chevalier Simon, graveur pensionné du roi des Pays-Bas Guillaume I er et du prince héréditaire son fils, grava des pierres fines et des médailles dès 1817. Ses intailles ont eu le plus grand succès et sont citées pour la beauté et le fini de l'exécution . A partir de 1824, il prit part aux expositions, qui le placèrent parmi les artistes en vogue et favoris du public aristocratique. Né à Bruxelles, il y mourut vers 1840 , en laissant quelques morceaux en plâtre et une collection de médailles à l'effigie des hommes célèbres des Pays-Bas.

Le baron d'Oldennell van Oldenzeel, élève de C.-J. de Baar, peintre hollandais, naquit d une antique famille des Pays-Bas et prit part au Salon de 1824 par l'envoi d'un tableau de genre, dans lequel excellait son maître. Le baron d'Oldennell s'inspirait de Metzu.

Jean-Désiré du Bois de Fiennes, né à Anderlecht, près de Bruxelles, où il rem-

plit actuellement les fonctions de bourgmestre, est élève de Paelinck et lauréat du concours de 1824 pour la figure deminature, genre historique. Cet artiste réunit une grande facilité d'exéc ution à beaucoup de talent. Il a abordé aussi le genre, mais la grande peinture est son domaine favori.

Nous citerons de lui une grande toile représentant la mort du comte d'Egmont.

Le vicomte Ferdinand de Beughem, peintre amateur de Bruxelles, a produit au Salon de 1827 quelques vues de la Meuse, avec animaux et bateaux. Ses paysages sont généralement empruntés au Condroz.

M. d'Ysembart, propriétaire à Froyennes, était un gentilhomme, bon peintre en miniatures. Au Salon de 1827, il produisit quatre miniatures, dont trois de portraits anglais.

M mc L.-C. de Neufville, née Ritter, membre des Académies d'Anvers et d'Amsterdam, prit part à l'Exposition de 1827,

en y envoyant deux miniatures de portraits, genre qu'elle cultivait dès 1817.

M me de Gilissen de Meisenberg, née de Burbure, est une enfant de Bruxelles et élève de M. de la Tour. Elle a cultivé la miniature de portraits, qu'elle exposa au Salon de 1827.

M. de Bonstetten, capitaine au régiment suisse au service des Pays-Bas, a habité longtemps Anvers. Au Salon de 1827, il exhiba trois toiles d'intérieur de villes.

Auguste Morren, peintre bruxellois, a exposé au Salon de 1830 un paysage avec animaux. C'est un élève de M. Vefboeckhoven, père.

Théodore-Marie deSchieterede Lophem, peintre amateur brugeois, né le 6 septembre 1801, a produit des toiles représentant des maisons et des fermes au Salon de 1830. Il a exécuté ensuite des toiles représentant des ruines.

MM lles Pauline et Thérèse, baronnes de

Barbier, élèves de Voordecker père, naquirent à Bruxelles, du baron de Barbier, conseiller intime d'État de l'empereur d'Autriche, qui quitta sa patrie en 1794 pour habiter Vienne, où l'attendaient les honneurs et les places. MM 1!es de Barbier, citées à Vienne pour leur beauté et leurs grâces, cultivèrent la peinture de fleurs, de fruits et de gibier, sur toile et sur marbre. Au Salon de 1827, elles envoyèrent six compositions, comme amateurs. Depuis, ces deux sœurs épousèrent de hauts fonctionnaires autrichiens.

P. de Tramasure, élève de Hellemans, naquit à Bruxelles et était parent des demoiselles de Barbier. Ce peintre, amateur de paysages pris en Belgique , exposa quelques toiles aux Salons de 1824 et de 1827,

M me la douairière Claessens, née Moris, élève de M. Gelissen, est née à Bruxelles et a peint des paysages avec ruines, enjo-

livés de figures, et a pris part au Salon de 1830.

Julien Joos de Terbeerst, de Bruges, a été élève de M. Navez et a débuté au Salon de 1830 par un tableau intitulé : l'Aumône; il s est adonné aussi à la peinture d'intérieurs. M. Joos appartient à une ancienne famille magistrale de Flandres.

M me la comtesse d'Aubarède, née Bouvier, à Anvers, est une artiste qui a exposé en 1833 une Vierge aux anges, puis, en 1839, un tableau de genre.

M œc de Mirbel, artiste française, a cultivé la miniature de portrait d'une manière supérieure et a formé une foule d'élèves distingués.

Le baron André-Édouard Jolly, lieutenant général, fut président de la commission directrice de l'exposition belge de 1 833, où il exhiba deux tableaux de scènes de brigands.

M n< Henriette L'Olivier, élève de

M Ile Kindt, a cultivé le portrait et a exposé au Salon de 1836.

M lle Augustine-Suzanne de Steenhault de Félignies, à Bruxelles, née le 22 avril 1783, a cultivé avec succès la peinture de fleurs et a débuté au Salon de 1836. Elle est fille aînée de Jean-François baron de Steenhault et de Françoise Herman.

M me la marquise de Vins de Peysac, amateur, à Paris, a produit au Salon de 1836 trois toiles, représentant les bords de divers fleuves et rivières et deux aquarelles dans le même genre.

Amédée de Beauplan, à Paris, est un peintre de paysages qui a fait des effets de soir exposés en 1836.

Valéry de Rottermund, élève de M. De Keyser, à Anvers, est issu d'une ancienne famille allemande, fixée depuis longtemps en Pologne et émigrée en Belgique depuis la révolution nationale de 1830. Cet amateur a exhibé au Salon de 1839 un tableau de genre.

Henri de Triqueti, artiste français, a exécuté et exposé en 1839 un bas-relief en bronze, représentant Thomas Morus entouré de ses enfants et les préparant à sa mort prochaine. Les têtes de cette composition étaient de vrais portraits, la plupart d après les anciens dessins de Holbein.

M m0 Rosalie-Isabelle-Henriette Delvaux, épouse du notaire royal Prosper-François Morren, a produit au Salon de 1839 un tableau de fruits et gibier.

Adolphe Le Hardy de Beaulieu , ingénieur civil, à Bruxelles, a exécuté des dessins de ponts, en style gothique fleuri. Au point de vue de l'art, nous devons seulement apprécier la composition de l'ensemble et la richesse d'imagination de M. Le Hardy. Ses dessins ont figuré à l'exposition de 1848.

Hugues de Paul Maibe, maître de forges à Chaumont, s'est adonné à la peinture des fleurs et des fruits ; il exposa au Sa-

Ion de 1848. M. de Paul Maibe descend

d'une ancienne famille noble du Namu-

rois, à laquelle appartiennônt les de Paul

de Barchifontaine.

M me la comtesse Honoré de Liedekerke,

née Adélaïde-Françoise de Clermont-Ton-

nerre-Mont-Saint-Jean, a exposé deux petites toiles au Salon de 1848, représentant des scènes d'intérieurs avec enfants. On dit qu elle a peint ses propres enfants livrés aux jeux du premier âge. Ces toiles ont figuré à l'exposition sous l'anonyme de M m6 S***, portant les n oa 817 et 818 du catalogue.

Cette dame, née à Paris en 1806, est décédée à Bruxelles en 1857; elle était fille de Joseph - Claude , marquis de Clermont- Tonnerre-Mont-Saint-Jean, et d'Enguerrande de Coucy, et avait épousé le comte de Laubespin en premières noces.

Paul de Pommayrac, né à Porto-Rico, est élève de M œe de Mirbel. Il excelle à un haut degré dans les portraits à la miniature

qui lui valurent au Salon de Paris de 1842 la médaille de l r< classe.

Le chevalief Àlfred-Ëdouard-Hyacinthe de Knyff a peint beaucoup de souvenirs de Suisse et de France dès 1850. En 1854, il s'adonna aux natures désolées ou sauvages de la Campine ou des Ardennes, puis après il peignit des bois de hêtres du Condroz.

Il est né le 19 mars 1819, de Pierre-Michel - Charles et de Constance- Eugénie- Louise de Vinchant.

Le chevalier Joseph Bezzoli, à Florence, a peint en 1850 la mort de Suénon, sujet tiré de la Jérusalem délivrée.

Octave d'Albuzzi, de Mulhouse, mais établi à Paris, a produit en 1851 un tableau d'histoire : Les femmes de Carthage, à la troisième guerre punique.

De Brandner, de Bruxelles, peintre de batailles, a peint, en 1850, un souvenir de Wagram.

Guillaume T'Sas, à Bruxelles, est un

dessinateur qui a exécuté une esquisse d'après un tableau de François Eisen, représentant le prince Charles de Lorraine.

De Jonquières, à Paris, a cultivé le genre militaire. Au Salon de 1848, il a exhibé un Souvenir du camp de l'Oise.

Auguste de» Succa, à Liège, puis à Bruxelles , est un peintre de genre qui a débuté au Salon de 1848. Depuis cette époque, il a aussi abordé la peinture historique, et a produit en 1860 une grande toile représentant Gui de Dampierre et sa fille Philippine, prisonniers en France.

L'année suivante, il fît un tableau religieux pour l'église de Bergh , près de Vilvorde.

M. de Succa est le descendant d'une ancienne famille noble originaire du Piémont.

M me A, de Herfeld, à Bruxelles, s'est fait connaître par des portraits d'enfants, dès 1848.

J.-B. Van der Dussen-d'Habbeke, de

Bruxelles, peintre amateur de paysages, exposa, au Salon de 1848, une Vue prise dans le canton de Saint-Gall, en Suisse.

M mc de Fontanes, à Paris, a exécuté une corbeille de fleurs, peinte sur porcelaine.

Le baron Auguste de Peellaert, né à Bruges en 1793, a exhibé deux toiles au Salon de 1845. On a de cet amateur des croquis d'après nature, à l'aquarelle et des vues de monuments remarquables, aussi à l'aquarelle. En 1850, il donna six dessins pour l'illustration d'une œuvre intitulée :

Souvenirs de voyages , à laquelle collaboraient MM. Fourmois, Lauters et autres bons artistes.

José-Rodriguez de Losada ou Lousada, à Port Sainte-Marie (Espagne), est un peintre de portrait florissant déjà en 1850.

Le chevalier Vincent Rasori, à Bologne, est un peintre de genre qui a produit une toile au Salon de 1851, intitulée: La bonne mère.

M lle L.-L. von Meyern-Hohenberg, à Cobourg, a exposé au Salon de 1851 le portrait d'une chanoinesse allemande.

Eugène de la Kethulle, peintre amateur gantois, appartient à une antique maison de Flandre. En 1854, il a produit une vue du lac de Bolseno, dans les États romains, et en 1861 un paysage souvenir d'Italie.

Alfred de Dreux-Dorcy, à Paris, est un délicieux artiste de l'école française, connu par ses charmants tableaux de genre. Il a beaucoup peint les chevaux, les écuyers et les amazones. Dès 1851, on le signale pour ses délicates compositions de têtes déjeunes filles au pastel, ou déjeunes femmes peintes à l'huile. La gravure s'est presque toujours emparé de ses morceaux pour les immortaliser dans le monde aristocratique dont il a souvent retracé quelques épisodes équestres.

M. de Launitz, sculpteur, à Francfort-

sur-le-Mein, s'est beaucoup occupé de modelage d'après nature, et a exhibé en 1851 une statue exécutée à l'aide de la galvanoplastie, puis une collection de têtes ethnographiques en plâtre, d'après nature.

Certes, cette série est destinée à rendre un immense service à la science physiologique que la statuaire a pour mission de vulgariser.

M me O'Connell, n$e Frédérique-Auguste Miethe, actuellement à Paris. Née à Wasselonne (Bas-Rhin), elle appartient à l'école belge par son beau talent, et par son mari, descendant d'une illustre famille irlandaise émigrée aux Pays-Bas par suite des guerres de religion. Élève de Gallait, elle se distingue par de grandes compositions historiques répandues en Europe. Son principal tableau d'histoire est le meurtre du fils de Marguerite d'Anjou, devant Édouard IV, roi d'Angleterre, exposé au Salon de 1845. On a d'elle, parmi beau-

coup de portraits de mérite, ceux de Pierre le Grand et de Catherine II, et son propre portrait, ainsi que des aquarelles et quelques gravures à l'eau-forte. Son mari cultive le dessin et l'aquarelle d'une manière assez habile.

Prosper Renoz a débuté au Salon de 1845 par un tableau de ruines d'un monastère qu'illumine un effet du matin.

Oscar, baron de Failly, a exposé aussi un grand dessin de l'abbaye d'Orval. En 1854, il fit deux paysages hollandais, et en 1860 des Souvenirs des environs de Mons et d'Anvers.

Le vicomte Charles de Beughem, peintre-amateur de paysages, a exhibé en 1854 deux paysages des Alpes, vues prises après un orage, et en 1860 deux sites de la Campine. M. de Beughem; élève de Van Assche, de Bruxelles, a débuté au Salon de 1830.

Paul- Alfred de Curzon, à Paris, a produit en 1854 des paysages et des sujets des

États romains. Il est élève de Drolling et de M. Cabat.

Alexis de Fontenay, à Paris, exposa, en 1854, une magnifique vue de Suisse, effet de soleil couchant.

Le comte du Bois d'Aische a produit en 1854 deux intérieurs de fermes, et a exécuté en 1861 un tableau représentant l'admission d'un des dignitaires de la Gilde -de Saint-Sébastien d'Édeghem.

Le comte Alfred-Émilien de Nieuwerkerke, né à Paris, est directeur général des musées impériaux, intendant des beauxarts de la maison de l'empereur, membre de l'Institut, etc. Il s'est fait un nom dans la sculpture par des bustes en marbre qui lui valurent, le 23 août 1848, l'étoile delà Légion d'honneur.

Xavier de Cock, quoique né à Gand, appartient à l'école française par sa peinture d'animaux.

Pierre - François- Jean- Jacques Colonna

d'Istria est natif de Nîmes. Élève d'Ary Scheffer, il a produit des portraits.

M mc Dallemagne, née Augustine-Philippe de Cagny, native de Beauvais, a été élève de M me de Mirbel, dont elle a suivi le genre : les portraits en miniature.

Le baron Henri de Triqueti, né à Conflans (Loiret), est un sculpteur sur marbre distingué qui a mérité, le 4 juin 1842, la décoration de la Légion d'honneur. Il a sculpté aussi des vases en marbre.

Charles-Marcel de Pignerolle est né h Angers; élève de Léon Cogniet, il cultive le genre historique depuis 1848.

M me de Guizard, née Clémence du Fresne, de Paris , est peintre de portraits depuis

George Laujol de la Fage, natif de Paris et élève de Diaz, a cultivé le paysage.

M me Le Haut, née Mathilde Bonnel de Longchamps , née à Paris, s'est adonnée à la peinture de portraits en miniature.

Le vicomte Joseph de Nogent, né à Paris, est élève de M. Lequesne. Il sest adonné avec succès à la statuaire dès 1855.

Anatole de Beaulieu, né à Paris, élève de M. Eugène Delacroix, est un peintre de genre recommandable par des toiles produites en 1852.

Évremont de Bérard, élève de M. Picot, né à la Guadeloupe, est peintre de genre et a reproduit des chasses au tigre et d'autres épisodes des mœurs indoues.

Victor de Bornschlegel, peintre de genre, né à Sierck (Moselle), est un élève de M. Charlet.

Angelo Caracciolo, duc de Saint-Arpino, né à Naples, est un grand seigneur qui a suivi les leçons de M. Couture (genre historique). En 1852, il exposa à Paris une étude.

Henri de Chacaton, né à Chézy (Allier), a peint beaucoup de paysages sous la direction de Marilhat, d'Hersent et d'Ingres.

Ses débuts datent de 1838. Il affectionne les sites de la campagne de Rome.

Jules de Haussy est né à Péronne (Somrçie) et descend d'une antique maison duCambrésis. Élève deFragonard et d'Auguste de Haussy, il a beaucoup peint le genre dès 1836 et a formé le talent de M me Adèle de Haussy, née à Meaux, qui a -pris part au Salon de 1852.

A. Dupuy de la Roche, né à Vernaison, près de Lyon, peintre de portraits, a exposé en 1852.

Jules d'Ëvry est né à Paris. Élève de Gudin , il a produit en 1852 un Effet de brouillard dans les Alpes.

M me Laure de Cbatillon, élève de Léon Cogniet, est native deChambray-sur-Eure.

Elle a peint beaucoup de portraits.

Louis-Henri de Fontenay est né à Amsterdam, d'une famille noble émigrée de France pour opinions religieuses. Sous Guillaume I er , roi des Pays-Bas, il devint

Digitiz

excellent peintre de portraits en miniature.

11 habita dès lors la Hollande, et nous savons qu'en 1852 il travaillait beaucoup à Paris pour la noblesse.

Alexandre Francia, quoique né à Calais, appartient à l'école belge. Il est élève de son père, Louis Francia.

Armand de Fraguier, né à Besançon, est élève de Camille Roqueplan et a, comme son maître, abordé la peinture de genre.

F. de Fournier est né à Ajaccio. Élève de l'École polytechnique de Naples, il a produit en 1852 quelques aquarelles représentant des vues de monuments florentins.

M me Haussmann, née Louise- Joséphine- Rose de Parron, qui vit le jour au château de Lascane (Eure), est élève de MM. Rouget et Dubufe père. Elle a produit des portraits, dès 1852.

Alfred de Jaubert, élève de Hersent, est né à Metz. Nous savons qu'en 1852 il a peint Suzanne.

Edouard de Noirmont, né à Paris et élève de Jadin, a abordé la peinture de paysages en 1852. Comme son maître, il affectionne les chasses.

Hippolyte d'Orschwiller est né à Strasbourg. Nous le voyons habiter Paris en 1852, où il produisit quelques paysages à l'aquarelle.

Fernand Pelez de Cordoba, né à Paris, est un peintre d'intérieurs de villes, à la gouache.

M IIe Marie de Pêne, élève de M. de Pommayrac, est née à Paris. Elle a peint, en 1852, plusieurs portraits à la miniature.

Émile-François de Lansac, né à Tulle (Corrèze), est élève de MM. Langlois et Ary Scheffer, cultivant le genre historique dès 1836; il a, dans ces derniers temps, abordé le portrait. Il reçut une médaille de 2 e classe en 1838.

Antoine de la Rouzière, né à Saint-Pons

(Allier), a suivi les leçons de Watelet pour l'exécution d aquarelles.

M mc Laure de Léoménil est née à Condé et mérita, en 1835, une médaille d'honneur pour ses portraits au pastel.

M me Henriette de Longchamps est un peintre de fleurs et de fruits qui a fait connaître son talent au Salon français de 1848.

Auguste de Pinelli, élève de MM. Paul Delaroche et C. Jacquand, a peint le portrait en 1852.

M me Adèle de la Porte, née à Paris, a peint les fleurs en 1852.

Eugène de Sayn-Wittgenstein est un noble seigneur russe, amateur de peinture.

En 1852, il exécuta une vue de Naples, effet du soir.

Gratien-Désiré Huet de Toriny, né à Montfort (Seine-et-Oise), a fait en 1852 un paysage français.

Gustave d'Eichthal est un excellent des-

sinateur. Il a composé, entre autres morceaux, la Vie humaine, revue philosophique de Thomme sur cette terre.

Thomas Doherty, né en Angleterre d'une famille ancienne et noble d'Irlande, s est adonné à la gravure au burin en 1852.

Antoine- Albert de Blinière, né à Château-du-Loir (Sarthe), est élève de M. Pagot. En 1852, il a présenté un projet architectural de musée-bibliothèque pour la ville d'Algers.

Antoine d'Orszagh, né à Szigeth (Hongrie), est un dessinateur à la plume.

Le marquis Torquato Délia Torre, de Vérone, élève de J. Fracarolli, a exécuté quelques statues en marbre.

Le chevalier Joseph Gaggini, de l'Académie de Turin, est un sculpteur en marbre.

Le chevalier Frommel, du duché de Bade, a formé plusieurs bons élèves dans la culture de la gravure et de la lithographie.

Louis de Hagn, de Munich, s'est adonné à la peinture de genre.

Le comte Alfred de Bylandt, natif de Bruxelles, est élève de Koekoek. Il a produit des paysages avec figures, au Salon de Paris de 1855.

Juan J. Martinez de Espinosa, natif de San-Lucar de Barrameda , est élève de Juan de Kibera. Il a beaucoup peint les chevaux.

José Gutierrez de la Vega, né à Séville, est un peintre religieux.

Bernard Lopez, né à Valence, est un peintre de portraits de la cour d'Espagne.

Il est commandeur de l'Ordre de Charles III.

Frédéric et Louis de Madrazo, nés, le premier à Rome et le second à Madrid, sont élèves de leur père J. Madrazo, un des premiers artistes de la Péninsule ibérique.

Frédéric excelle dans l'exécution des portraits et Louis dans le genre historique.

François de Mendoza, né à Madrid, se distingue comme peintre d'histoire.

M l,c Mathilde Aïta de la Penuela est native de la Havane et élève de Rosa Bonheur, dont elle a adopté le genre.

Le chevalier Ferdinand Cavalleri, peintre du cabinet du roi de Sardaigne, aujourd'hui roi d'Italie, appartient à l'école romaine par sa peinture biblique, qu'il exécute à l'aide d'une méthode de coloris qu'il a retrouvée et qu'il a nommée peinture bichromographique.

Le chevalier François Podesti, professeur, natif d'Ancône, est un peintre d'histoire de l'école romaine.

Le chevalier François- Marie Rosi a beaucoup dessiné à la plume.

R. Mac Innés, D.-M. Mac Lise et D. Mac Née, sont des peintres anglais, d'origine écossaise , cultivant, les deux premiers, le genre historique , et le troisième, le portrait.

H. 0' Neil se distingue en Angleterre comme peintre d'histoire.

François d'Almeida - Furtado , peintre portugais, a cultivé les portraits en miniature.

Le comte Antoine Biordi, natif de Rome, s'est distingué comme graveur religieux en 1855.

M lle Emma de Guaita, à Gand , est un peintre-amateur de paysages , connue par des vues des environs de Nice. Elle a cultivé aussi l'aquarelle en 1861.

Charles Vogel von Vogelstein, à Munich, est un peintre mystique recommandable par un tableau représentant une vision du Dante dans le purgatoire de sa Divina Commedia. Cette composition magistrale a été exécutée en 1861 pour le Salon d'Anvers.

M œe Frédéric de Penâranda de Franchimont, née de Beughem , à Bruxelles , est un peintre-amateur qui a produit en 1862

quelques tableaux de fleurs avec oiseaux.

Le chevalier A.-J. Schotel, membre des Académies de Rotterdam et d'Amsterdam, à Dusseldorf, est un excellent peintre de marine florissant en 1800.

P.-J. Veranneman, à Anvers, a exécuté, en 1861, un projet de plafond peint.

Le comte Stanislas de Kalckreuth , directeur de l'Académie de peinture de Weimar , a pris part à l'Exposition d'Anvers, en 1861, par l'envoi d'une toile représentant le Wolfgangsee, dans la haute Autriche.

E. von Raren , peintre de paysages, de Dusseldorf, a produit en 1851 une vue à l'huile du lac supérieur, en Bavière.

Otto von Thoren, qui a envoyé cinq toiles au salon d'Anvers en 1861, est un jeune peintre viennois fixé à Bruxelles depuis quelque temps. Il excelle dans un genre:

la peinture des chevaux et des animaux sauvages. Tout récemment, en 1863, il a

peint le duc et la duchesse de Brabant chevauchant dans la forêt de Soignes.

Louis Auguste, baron de Schwitter, est né à Niembourg (duché de Hanovre). Dès 1845, il a produit plusieurs portraits à l'huile, et a exposé à Bruxelles en 1857.

Victor Van Hove, né à Bruxelles, de M. Van Hove, propriétaire et de demoiselle Van de Kerchove d'Hallebast, est un de nos excellents sculpteurs en marbre. 11 a produit plusieurs morceaux de sa composition en plâtre qui ont été coulés ensuite en bronze. Son talent est énergique et son ciseau est habile. Il vient de quitter le ciseau pour la palette.

Florent Mols-Brialmont, né à Anvers, d'une famille anoblie par Marie-Thérèse, est un peintre-amateur de paysages d'Orient. Il a peint en 1850 des vues de Zurich et en 1861 des paysages de l'Égypte et de la Palestine.

Mamrice de Vaines, natif de Bar-le-Duc

(Meuse), est élève de MM. Picot et Couder.

Ses débuts dans le genre historique datent de 1841.

M 1,c Félicie de Fauveau, à Florence, a exécuté, en 1852, un bas-relief en bronze ; elle a aussi sculpté le marbre et ciselé l'argent dès 1855.

Édouard-Gustave-Louis Millet de Marcilly, né à Paris, travailla la sculpture dans l'atelier de Lequien. Nous connaissons de lui un groupe en plâtre exécuté en

Le comte Alfred d'Orsay , élève de Bartolini, est un enfant de Paris appartenant à une belle famille noble. En 1852, il exécuta le buste en marbre du prince prési-' dent Louis-Napoléon Bonaparte.

M me Aline de Senezcourt est un charmant peintre de genre à l'huile et à l'aquarelle. Elle retrace d'habitude les scènes des époques de Louis XIII, de la Kégence et de Louis XV.

Jules de Senezcourt, époux de la précédente, est un peintre français assez fécond.

Il a abordé le genre, le portrait et la fantaisie. Depuis fort longtemps il a fixé sa résidence à Bruxelles. Il se distingue par un coloris fort et vigoureux. Quoique né à Saint-Omer, il se rallie à l'école belge par ses sympathies et sa manière de faire.

M lle Charlotte de Senezcourt a produit en 1860 des têtes de fantaisie au pastel.

M lle Virginie de Sartorius, née à Liège et issue d'une ancienne famille noble originaire de la Prusse, excelle dans la peinture des fleurs et des fruits. Toutes nos expositions nationales ont révélé le délicieux pinceau de cette artiste. Elle a aussi exposé à l'étranger, entre autres au Salon ouvert à Metz en 1861.

Guillaume von Kaulbach, directeur de l'Académie de Munich, né en 1805, a créé six grandes compositions et une frise qui dé-

corent le grand escalier du Musée de Berlin, toutes empruntées aux siècles héroïques de la Grèce et de l'antiquité païenne. On admire surtout la frise qui retrace en une suite de petits sujets l'histoire satirique et philosophique de l'humanité. M. von Kaulbach a rempli l'Allemagne de magnifiques conceptions qui le placent à la tête de l'école moderne historique.

M. Maleck de Werthenfels, né à Bruxelles vers la fin du siècle dernier, est un peintre-amateur de paysages, qui a aussi publié un petit volume intitulé : Promenades en chemin de fer, Bruxelles, 1838, devenu aujourd'hui très-rare, par le motif que l'auteur ne le fit tirer qu'à un nombre très-restreint d'exemplaires destinés à ses amis. M. Maleck est issu d'une ancienne famille noble originaire de Hongrie, fixée en Belgique sous le régime autrichien.

M mo Céline Hortensius de Saint- Albin, née à Maïenne, est élève de Jacobber et a

peint des fleurs et des fruits sur porcelaine dès 1845.

L.-J. de Saint-François, à Paris, est un peintre de genre. Il a exposé des toiles reproduisant des souvenirs de l'Orient.

Le baron Oscar de Failly, né à Bruxelles, du baron de Failly , ancien ministre de la guerre de Belgique et de la baronne Van Volden, est un peintre-amateur. Au Salon de Bruxelles de 18«S7, il exposa deux toiles représentant : lune une plage des environs de Boulogne-sur-Mer, et l'autre un paysage des environs de Vimereux (France).

François de Marneffe, né à Louvain d'une famille noble originaire de la principauté de Liège, est un bon peintre de paysages. Nous avons observé qu'il excelle dans la composition des paysages sylvestres , exposés au Salon de Bruxelles en

Le comte Ferdinand du Chastel a exposé, en 1860, un tableau xylopyrographié, re-

présentant Jean de Weerdt, d'après une peinture ancienne.

Charles de Tournemine, à Paris, est un artiste français, né à Toulon, qui, dès 1852, fît un tableau de genre et a exhibé, en 1854, une toile représentant un pâtre breton, puis en 1860, un paysage des bords du Danube.

G. de Stuers, à Leyde, a exposé au Salon de 1860 le buste* en plâtre du lieutenant général de Stuers, au service de la Hollande.

Moritz von Schwindt, professeur à l'Académie de Munich, né vers 1802, a exécuté des peintures à fresque pour le château de Wartburg , près d'Eisenach , représentant les sept œuvres de charité accomplies par sainte Ëlisabeth de Hongrie. Cette souveraine habita le donjon féodal du château de Wartburg. M. von Schwindt composa ces cartons pour la princesse Caroline de Wittgenstein, à Weimar.

Le chevalier César Musini, conseiller et professeur de l'Académie des beaux-arts de Florence en 1859, est un peintre à fresque, auteur de sujets religieux exécutés dans l'église de Saint -Isaac, à Saint-Pétersbourg.

Félix de Vigne, est issu d'une famille française fixée en Belgique. Cet artiste est un peintre de genre moyen âge qui s'est fait connaître par des travaux sur l'archéologie belge. Nous avons de lui un traité des costumes du moyen âge de la Belgique, d'après les manuscrits contemporains, une histoire des corporations de Gand, etc. Il nous est donc difficile de le classer plutôt parmi les archéologues que parmi les peintres; cependant il doit figurer parmi ces derniers en présence de ses nombreuses toiles exposées à Bruxelles et à Gand.

Son frère puîné , Édouard de Vigne , h Gand, est un peintre de paysage affection-

nant la nature italienne. Beaucoup de ses sujets représentent des sites boisés et montagneux.

Le baron Ernest de T' Serclaes, ancien attaché de légation, actuellement attaché au département des finances, est un jeune peintre-amateur. C'est un enfant de Bruxellesqui aprispartà l'Exposition deBruxelles de 1857 où il a envoyé un petit paysage.

Édouard de Latour est un des meilleurs miniaturistes belges contemporains, appartenant à une excellente famille noble, originaire de France. Il a commencé par le * portrait sur ivoire qu'il fait avec un talent hors ligne, pour aborder des compositions de chasse, de paysage, etc. Son pinceau est excessivement docile et délicat. M. de Latour s'est allié à Bruxelles avec une demoiselle de la noble famille des barons de Freins.

Sir William C. Ross, peintre-amateur de portraits en miniature. Nous connais-

sons de lui quelques jolis médaillons reproduisant les traits de ladys de la haute société de Londres.

Le baron Égide-Charles-Gustave Wappers est né à Anvers en 1803. Successeur de Paelinck à l'Académie de cette ville, il fut, après 1830, chef de la nouvelle école belge d'où est sortie une phalange d'artistes distingués et éminents. Pour reconnaître les services rendus à l'art, le roi Léopold a créé, le 6 mai 1846. M. Wappers baron, en lui donnant pour devise ces deux mots :

* Rege et Arte (par le roi et l'art). M. Wappers est un grand peintre d'histoire dont les compositions ornent les grands Musées de l'Europe.

Le baron Henri Leys, qui vient d'obtenir son titre du roi Léopold, est aussi un enfant d'Anvers, né en 1815. Peintre de genre moyen âge, M. Leys s'est acquis une réputation hors ligne dans la composition de sujets la plupart empruntés à l'histoire

intime de nos aïeux. L'Exposition de Lon^ dres de 1862 a mis sous les yeux du monde artistique l'œuvre sommaire de Leys, ce qui lui a valu les lettres d anoblissement.

Charles et Edmond Tschaggeny, nés à Bruxelles, le premier en 1815 et lé second en 1818, sont frères par le sang et le talent. Tout le monde apprécie leurs jolies scènes de campagne et leurs délicats paysages.

Ils sont fils de Frédéric-Guillaume Tschag*geny, natif de Neuchâtel (Suisse) et de dame Marie-Anne-Geneviève-Celénie , baronne de Charvet, fille du précepteur du prince Charles de Lorraine.

Le comte Henri de Montpezat, peintre français , né à Paris , a longtemps habité Bruxelles où la noblesse belge lui a fait le meilleur accueil. Élève de Duboulaz, il se fit distinguer, dès 1844, comme peintre de paysage. Il s'est plu à peindre les chevaux et les équipages, tout en faisant les portraits de ses cavaliers pris dans les rangs

de l'aristocratie. On cite de lui plusieurs charmantes aquarelles de chevaux.

Romain-Eugène Van Maldeghem, né à Denterghem le 25 avril 1813, est fils de messire Justinien Van Maldeghem et de Marie Colette Pypaert. Cet artiste a débuté par la peinture historique pour le grand prix de Rome dont il fut le lauréat en 1838.

Depuis il abandonna les scènes païennes pour s'adonner exclusivement à la grande peinture biblique dans laquelle il a montré de grandes qualités. Beaucoup de basiliques de notre pays et de l'étranger possèdent de fort bonnes toiles dues à son pinceau, qui se repose de temps en temps par l'exécution de portraits finement touchés.

M. Van Maldeghem, issu de la branche aînée de l'antique maison de Maldeghem en Flandre , a fait reconnaître son extraction par le roi Léopold en 1859.

Édouard de Biefve, peintre d'histoire et de portrait, à Bruxelles, né en 1808, est

issu d'une famille noble par son aïeule, née Huys de Thy de Bois-Saint- Jean. Pierre de La Mothe, général au service de l'Autriche, épousa Jeanne de Biefve de Handhuysen, dont un fils : Gustave-Léonard de La Mothe, né à Bruxelles le 22 décembre

Au mois d'avril 1862, s'est ouverte pour un mois à Bruxelles une exposition de dessins, copies, aquarelles et tableaux, dus aux crayons et aux pinceaux des artistes amateurs les plus distingués de la capitale. Voici la liste des exposants d'après le catalogue qui a été imprimé :

La comtesse Vander Straeten de Pon-

thoz, peintre de portraits;

Les barons Fernand et Humbert de Beeckman, de Bruxelles, peintres de paysages ;

M rae de Meulenaere, née princesse de Looz-Corswarem, qui exécuta des dessins à la plume et au crayon ;

La comtesse Victor de Robiano, qui produisit un paysage ;

La comtesse de Buisseret ;

Le baron et la baronne Van Hoobrouck d'Aspre ;

M lles Louise et Juliette de Waha ;

La baronne Auguste d'Anethan ;

Le comte de Buisseret ;

M 11 " Emma et Charlotte Seymour ;

Le vicomte Charles de Beughem ;

La comtesse d'Hane de Steenhuyse, née de Marches ;

Le baron Desmanet de Bouton ville ;

La vicomtesse Hippolyte Vilain XIIII ;

M. de Page, bon peintre de fleurs, allié à la noble famille de Van Halewyck ;

Le chevalier de Knyff de Gontrœul ;

La comtesse Duval de Beaulieu, peintre miniaturiste dans le genre moyen âge ;

La comtesse Visart de Bocarmé, née Ida du Chasteler ;

La comtesse de Pinto, de Verviers;

Le baron Joseph de Bonaert ;

La baronne Van Outheusden ;

La comtesse Amédée de Beauffort ;

M. Jules Storms, d'Anvers;

La comtesse de Pardieu, née Desmanet de Biesme;

M ,,c Julie Desmanet de Biesme;

La comtesse de Buisseret , née Béatrix de Montbrison , qui produisit beaucoup d'aquarelles d'après nature ;

Le comte Ed. de Liedekerke;

M n ° Thomas de Sorlus ;

La comtess Vibray de Menou, d'une antique famille de France ;

La comtesse Ida Vander Burch;

La comtesse Eugène de Mercy d'Argenteau;

M 1,c Aglaé de Rouillé ;

M ,,c Emma Hennequin de Villermont, qui exécuta des sujets religieux à l'aquarelle ;

La comtesse de Gurowski, née Isabelle

de Bourbon, infante d'Espagne, qui cultive l'aquarelle ;

M lle Zélie Goethals ;

M mc Van Ockerhout, de Bruges ;

La comtesse Léon de Robiano ;

M. Edmond Van de Woestyne , peintre religieux ;

Le baron de Wal ;

M. de Séverin, peintre de paysages ;

La comtesse de Ribaucourt , née de Thiennes, aussi peintre de paysages,

Et M me de Gilissen de Meisenberg, déjà citée à la page 124, qui a peint un évangile de Saint-Matthieu avec texte.

La baronne de Mayendorff possède en son hôtel, à Paris, un salon exactement calqué sur le vaisseau dune église, moins les proportions grandioses. Elle s est plu à en orner les murs de tableaux à l'huile et à la fresque , peints par elle-même.

C'est dans ce salon, improvisé en théâtre le 15 avril 1863, quelle donna une repré-

sentation dramatique et plastique au bénéfice dune institution de charité qu'elle patronne avec des dames distinguées de la cour de France.

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