‹ La noblesse artiste et lettrée tableau historiqueChapitre 4 sur 7 · SCIENCES ET BELLES -LETTRES · texte numérisé non relu

SCIENCES ET BELLES -LETTRES

Maintenant que nous venons de quitter le terrain des beaux-arts , il ne nous reste qu'à suivre Tordre chronologique, sans nous astreindre à un système , à une clas— sification, qui importe peu à notre objet.

Ces démarcations arbitraires, tout classement méthodique, dans un ouvrage comme celui-ci, ne pourraient qu'embarrasser sa marche : il s'agit moins de considérer chaque science séparément , que de faire ressortir les manifestations , diverses et multiples, de l'esprit humain, pris dans sa majestueuse unité. D'un autre côté, nous n'avons pas à remonter dans l'antiquité ,

la noblesse, telle qu on la conçoit généralement, datant du moyen âge, dont elle est une émanation.

Saint Grégoire, évôque de Tours, le plus ancien historien de France, né en 544, mort en 595, était d'une famille illustre d'Auvergne.

Le roi Chilpéric I er , que Grégoire de Tours appelle le Néron et l'Hérode de son temps, voulut être lui-même grammairien et poète : il fut, dit-on, bon latiniste.

C'est Charlemagne qui marque véritablement la renaissance des lettres en Occident. Il attira en France, par ses libéralités, les savants de toutes les parties de l'Europe, et fonda de nombreuses écoles. Comme législateur, il a laissé un monument impérissable sous le nom de Capitulaires. Il naquit en 742 on ne sait où, et mourut en 814.

Parmi les autres souverains de ces temps déjà fort reculés pour nous, apparaissent

encore, comme législateur : Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, né à Francfort-sur-Mein en 823, mort en 877, qui a aussi laissé des Capitulaires, et, comme historiens : Alphonse le Grand, roi des Asturies, né en 848, mort en 912, auquel on attribue une Chronique des rois d'Espagne ; Alfred le Grand, roi d'Angleterre, né en 849, mort en 900, dont on a conservé, outre son Testament, un Code en anglo-saxon , et des traductions de Bède, d'Orose et de Boèce; enfin, l'empereur Constantin Porphyrogénète, né en 905, mort empoisonné par son fils en 959, laissant deux Traités , sur l'administration de l'empire et sur les cérémonies de la cour.

A Léon VI, dit le Philosophe, empereur d'Orient, mort en 911, âgé de 46 ans, on attribue les Basiliques, corps de droit commencé par Basile, auquel il succéda; il est aussi auteur de nouvelles, d'oracles et d'un

traité de tactique , ouvrage curieux et estimé.

Le premier abbé de Cluni fut un noble Bourguignon du nom de Bernon , mort en 927; son testament s est conservé.

Un prince arménien, Grégoire Magisdros, créé vers 1045 duc de Mésopotamie et mort en 1058, a laissé des lettres, une grammaire arménienne , une traduction d'Euclide et un résumé de la Bible.

Deux femmes d'empereurs, Eudoxie Macremboli tissa, morte au couvent en 1071, et Anne Comnène, née en 1083, morte en 1148, sont au nombre des historiens d'Orient, ayant laissé : la première un ouvrage polygraphique , Ionia; et la seconde une vie de son père, Alexis I er , mort en 1118, sous lequel eut lieu la première croisade.

Albert le Grand, fameux philosophe scolastique de l' Allemagne , né en Souabe en 1207, mort en 1280, et dont les œuvres forment 21 vol. in-fol., était de la famille

des comtes de Bollstaedt. Son nom de famille était Groot, qui signifie Grand en allemand.

De Quesnes de Béthune, poète français, auteur de chansons, né en 1150, fut l'un des ancêtres de Sully ; il accompagna Baudouin de Flandre à Constantinople.

Guillaume d'Agoult , gentilhomme et poète provençal , mort en 1181, fut un des meilleurs chansonniers de son temps. Il avait pour maxime qu'il n'y a point d'amour quand on n'a pas soin de l'honneur de sa dame.

Un autre chansonnier français, Raoul de Coucy, l'amant de Gahrielle de Vergy, né en 1160, mort au siège d'Acre en 1191, est issu d'une famille noble de Picardie.

Le pape Innocent III, né en 1161, mort en 1216, a laissé des discours, des homélies, des lettres et un traité sur le mépris du monde. On le croit aussi auteur du Veni, sancte spiritus.

Le chevalier Geoffroi de Villehardouin ,

— no —

auteur de l'Histoire de la conquête de Constantinople, est né à Bar-sur- Aube vers 1 167. Maréchal de Champagne, il prit part à la croisade en 1199 , et porta les armes avec distinction.

Sverr ou Sverrer, roi de Norvège, mort en 1202, est auteur d'un ouvrage ayant pour titre Miroir des rois, et d'un traité de droit public.

Le baron de Baux, prince d'Orange, troubadour du même siècle, combattit les Albigeois et mourut dans les tortures vers 1218.

Le pape Grégoire IX, né à Anagni, mort à Rome en 1241, a donné cinq livres de Décrétales.

Huron de Villeneuve , poète français, qui florissait du xn* au xm e siècle, a composé des romans de chevalerie , entre autres les Quatre fils Aymon.

Frédéric II, roi de Sicile, né à Iesi dans la Marche d'Ancône en 1 1 94, mort en 1 250,

a laissé des vers en langue romane, des lettres latines et un traité de fauconnerie, continué par Manfred, son fils.

Thibaut IV, comte de Champagne et roi de Navarre, né en 1201, mort en 1253, a composé des chansons, publiées en 1242.

Saint Louis, roi de France, né à Poissy en 1205, mort devant Tunis en 1270, fut, comme Charlemagne, le restaurateur des lettres en France et grand législateur ; il commença la Sorbonne et donna les lois connues sous le titre d'Établissements de 3aint Louis.

Alphonse X, roi de Léon et de Castille, né en 1221 , mort en 1284, était aussi un des souverains les plus instruits de son siècle. C est à lui qu'on doit le recueil de lois connu en Espagne sous le nom de las Partidas, ainsi que les tables astronomiques dites Tables alphonsines. Aussi l'histoire le nomme-t-elle Alphonse l'Astronome, le Philosophe ou le Savant.

Baudouin d'Avesnes, sire de Beaumont, quiflorissail vers 1289, a laissé une histoire généalogique de la maison de Flandre. Il était issu, par les femmes, des comtes de Hainaut et de Flandre.

Jean, sire de Join ville, l'historien de saint Louis, descend d une des plus anciennes maisons de la Champagne. Il est mort vers 1318, âgé de près de 90 ans.

Saint Thomas d'Aquin , appelé le Docteur angélique, se trouvant déjà mentionné à la page 14, nous ajouterons ici qu'il descendait des rois de Sicile et d'Aragon. Né à Rocca-Secca, dans le royaume de Naples en 1227, .il est mort dans un monastère près de Terracine, Agé de 47 ans.

Le pape Clément V, né en France, dans le Bordelais, mort en 1314, a laissé des constitutions qui font partie du corps du droit canonique. Il avait transféré le siège papal à Avignon.

Robert deCoucy, architecte de Rheims,

mort en 1315, était dune ancienne famille noble de Picardie.

Le pape Jean XXII, né à Cahors, mort à Avignon en 1334, est auteur d'ouvrages de médecine et d alchimie, et publia des constitutions appelées extravagantes.

Robert d'Anjou, roi de Naples, mort en 1343, a laissé des poésies.

Marino Sanuto , noble vénitien du xiv e siècle, visita l'Orient et publia un ouvrage sur la délivrance de la Terre - Sainte.

Guillaume Baldinsel, commandeur de l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem, qui vivait dans le même siècle , a aussi écrit la relation d'un voyage à la Terre-Sainte.

Le chevalier Philippe de Maizières, chancelier du roi de Chypre, né en 1312 au château de Maizières, mort en 1405 dans la maison desCélestins à Paris, est plus connu comme auteur d'un ouvrage fort curieux ayant pour titre Songe (Tun vieil pèlerin,

que comme promoteur d'une croisade qui échoua.

Gaston Phœbus, comte de Foix, né en 1331 , mort subitement en 1391 , est auteur d'un livre sur la chasse, sa passion favorite.

Le doge André Dandolo, d'une famille patricienne de Venise, qui régna de 1342 à 1354, est surtout célèbre comme historien et s'illustra par la protection qu'il accorda à Pétrarque ; on a de lui une chronique de Venise en latin.

Tamerlan, tacticien fameux, né dans un village de l'ancienne Sogdiane en 1335, mort à Otrar en 1405 , a laissé des Instituts politiques et militaires. Il était de la race de Gengis-Khan.

Grégoire Dati , noble florentin , né en 1363, mort en 1436, a écrit en latin l'histoire de Jean-Galéas Visconti.

Henri d'Aragon , marquis de Villena et fils de roi du sang royal de Castille et d'Ara-

gon, a écrit un traité de poésie. Né en 1384, il est mort en 1436.

Charles d'Orléans , comte d'Angoulême , né en 1391, mort à Amboise en 1465, a laissé des poésies françaises et anglaises.

François Barbaro, noble vénitien, né en 1398, mort en 1454, a laissé un livre intitulé : De re uœoriâ, ainsi que des harangues et des discours publics.

Don Inigo-Lopez de Mendoza , poète espagnol, né en 1398, mort en 1458, était marquis de Santillane. Favori de Jean II, roi de Castille, il a composé, entre autres, un manuel des favoris , un chant funèbre sur la mort de Villena, une dissertation historique et critique sur les écrivains espagnols.

Gutenberg, l'inventeur de l'imprimerie, né à Mayence en 1400, mort dans la même ville en 1468, était d'extraction noble.

Jean Mentel , le plus ancien imprimeur de Strasbourg, né vers 1410, mort en

1478, fut élevé au rang des nobles par l'empereur Frédéric IV.

Jacques Duclercq, sieur de Beauvoir, né à Arras en 1420, a laissé des mémoires qui en font l'un des plus curieux chroniqueurs du xv c siècle.

Jean Cantacuzène , empereur d'Orient , mort en 1410, est auteur dune histoire de l'empire d'Orient. Son fils Mathieu , retiré dans un cloître, a écrit une exposition du

cantique des cantiques.

Faustin Dandolo, d'une famille de doges de Venise , mort en 1449 , a écrit sur la jurisprudence et la théologie.

François Barozzi ou Barocci, noble vénitien, mort évêque de Trévise en 1471, professa le droit canonique à Padoue. On a de lui un traité de droit et une oraison funèbre de Bertholde d'Esté.

Juvénal des Ursins, archevêque de Reims, mort en 1473, a donné une histoire du règne de Charles VI. Il est un de ceux

qui ont revu la sentence des Anglais contre Jeanne d'Arc.

François Berni, chanoine de Florence et créateur du genre burlesque dans la poésie italienne, mort en 1536, était né d'une famille noble, mais pauvre de la Toscane.

Alphonse de Guzman, chevalier d'Alcantara, est auteur de poésies imprimées dans les Romanceros, et Fernand-Perez de Guzman , qui florissait vers 1450 à la cour de Jean II, a composé des poésies religieuses imprimées dans les Cancioneros espagnols.

Guillaume de Villeneuve, chevalier provençal, au xv e siècle, maître d'hôtel de Charles VIII, qu'il avait suivi à Naples, a laissé des mémoires sur la conquête de ce royaume.

Antoine-Fileremo Fregoso, des xv c et xvi e siècles, brilla, comme poète, à la cour du duc de Milan, Louis Sforce. On a de lui, entre autres, les Ris deDémocrite et les pleurs d'Héraclite.

Louis XI , roi de France , compte aussi au nombre des littérateurs français, comme nous l'avons vu à la page 15. Né à Bourges en 1423, il est mort en 1483.

L'un des Malatesti, de la famille souveraine de Rimini, Sigismond-Pandolphe , mort en 1468, a laissé des poésies et une lettre à Mahomet II.

Constance de Varano, femme poète, naquit en 1428, épousa Alexandre Sforce, seigneur de Pérouse, et mourut en 1460.

Sa fille Battista, qui épousa Frédéric, duc d'Urbin, et mourut en 1472, se fit, comme sa mère, une grande réputation littéraire.

Une princesse anglaise, Marguerite, comtesse de Richemont et de Derby, née en 1441 , qui épousa successivement le duc de Suffolk , Edmond Tudor et lord Stanley , favorisa les sciences et les lettres, fonda plusieurs écoles et publia elle-même un règlement de costumes et d'étiquette , une traduction du quatrième livre de Y Imita-

lion de Jésus-Christ et un autre livre ascé* tique ayant pour titre : Miroir d'or pour les âmes pécheresses.

Pierre Delfino, littérateur italien, d'une famille patricienne de Venise, a publié un recueil de lettres in-folio. Général des Camaldules, il était né à Venise en 1444 et est mort dans le monastère de Saint-Michel en 1525. Un médecin du même nom, né en 1477, mort en 1547, publia, entre autres, un traité sur les marées.

Philippe de Comines, seigneur d' Argentan, né en 1445, au château de Comines en Flandre, mort en 1509, est célèbre comme homme d'État, successivement attaché à la cour du duc de Bourgogne et à celle du roi de France, et plus encore comme historien : ses Mémoires, qu'il écrivit dans sa vieillesse .comprennent l'histoire de Louis XI et de parles VIII.

Laurent de Médicis , surnommé le père des lettres , né en 1448, mort en 1492,

s'occupait lui-même de poésie et fonda l'Université de Pise. Michel-Ange habita son palais de Florence pendant quatre ans.

Benvenutoda San-Giorgio, chroniqueur italien, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, né dans le Montferraten 1450 d'une famille illustre, et mort vers 1525, a publié une histoire de l'origine des Guelfes et des Gibelins , ainsi qu'une chronique de Montferrat.

Philippe Wielant, seigneur de Landeghem et d'Eversbeke, naquit à Gand vers 1450, d'un père qui était secrétaire de Philippe le Bon. Il fit partie des grands conseils judiciaires de cette époque et en dernier lieu, il eut le titre de maître des requêtes au conseil privé de la duchesse Marie. Son ouvrage capital est un Traité des justices, droits et coutumes des cours féodales de Flandre.

Alphonse , duc d'Albuquerque , vice-roi des Indes orientales, descendant des enfants

naturels des rois de Portugal , a laissé des Mémoires publiés par son fils. Il naquit à Lisbonne en 1452, et mourut en 1515 à bord d'un navire dans le port de Goa.

Gaspard Visconti , poète italien, de Fillustre maison du même nom , liée à l'histoire du Milanais, né à Milan en 1461, mort en 1499, a publié des sonnets. Parmi les dignités dont il était revêtu on remarque celle de chevalier doré.

Jean Pic, comte de la Mirandole, né au château de ce nom en 1463, mort à Florence en 1494, fut un savant universel, s'inspirant principalement de la philosophie platonique. A l'âge de 24 ans, il provoqua une discussion publique sur 900 propositions se rapportant à tout ce qu'on peut savoir. Ses œuvres imprimées forment 16 vol. in-fol.

Marino Sanuto, parent du voyageur vénitien mentionné ci-dessus page 173, est auteur d'une histoire de Venise et d'une

relation du voyage de Charles VIII en Italie. Né à Venise en 1466, il est mort en 1531.

Louis Cornaro, noble vénitien, né en 1467, mort presque centenaire, a publié, sous le titre de Discorsi délia vita sobria, une vraie macrobiotique, précédant de plusieurs siècles celle de Hufeland.

Jérôme de Busleyden, né à Arlon vers 1470, d'une maison chevalereuse de Hollande, était ami d'Érasme et devint successivement chanoine , conseiller au grand conseil de Malines, chevalier de la Toison d or, ambassadeur, etc. C'était un homme savant, éloquent et riche , puisqu'il fonda plusieurs bourses d'études. Il a écrit des vers, des discours et des lettres, et mourut en 1517.

Pierre Bembo , noble vénitien , devenu cardinal , né en 1470 , mort en 1547, est auteur d'une histoire de Venise, de lettres et de poésies ; il a écrit en latin et en italien.

Nicolas Éverard, de Middelbourg, fut reçu docteur en 1493; à peine âgé de 20 ans il devint un des conseillers de son prince. En 1556, il vit ses deux fils, Nicolas et Marins siéger dans les hauts conseils de justice des Pays-Bas. Nicolas Éverard a publié beaucoup de ses œuvres et a commenté la création du droit civil et du droit public dans ses Oonsilia sive responsa juris , édités par ses deux fils à Louvain, en 1554.

Le cardinal Hippolyte d'Esté, d'une maison illustre d'Italie dont l'origine remonte au ix e siècle, né en 1479, mort en 1520, a écrit une histoire de la guerre des Français contre les Vénitiens : il avait embrassé le parti de Louis XII.

Frédéric Frégose, cardinal et frère d'un doge de Gênes, né vers 1480, mort en 1541, est auteur d'une paraphrase sur l'oraison dominicale et de méditations sur les psaumes.

Un autre cardinal, Gaspard Contarini, d'une des plus illustres familles de Venise, où il est né en 1483, mort en 1542, a pu^ blié un traité de l'immortalité de l'âme.

Le baron Sigismond de Herberstein , homme d'État distingué et historien, né en 1486 à Wippach en Carniole, mort en 1566, a publié des commentaires latins sur la Russie, avec figures et cartes, le meilleur ouvrage qu'on possède sur la Eussie dans les temps anciens. On a aussi son auto-biographie .

Lélio Torelli, jurisconsulte italien, né à Fano en 1489, mort à Florence en 1576, est connu par des vers latins et italiens et des discours, mais surtout par la magnifique édition des Pandectes florentines. Son nom fut inscrit sur la liste des nobles de Florence.

Robert de la Marck, seigneur de Fleuranges, maréchal de France, né à Sedan en 1490 , mort à Longjumeau en 1537, a

laissé une histoire des choses mémorables advenues du règne de Louis XII et de François I er . Il avait été attaché à la cour dès sa jeunesse.

Victoire Colonna , Tune des femmes les plus illustres d'Italie, célèbre par sa beauté, sa vertu et son esprit, née en 1490, morte en 1547, a publié, sous le titre de Rime, des poésies qui la placent au rang des plu$ heureux imitateurs de Pétrarque. Elle avait épousé le marquis de Pescaire, l'un des plus grands capitaines de Charles- Quint, et comptait au nombre de ses ancêtres Étienne Colonna, chef de la noblesse et des Guelfes vers 1290.

Le comte Herman de Neuenar, littérateur allemand, né en 1491 dans le duché de Juliers, mort en 1530, fut chancelier à l'Université de Cologne. On a de lui, entre autres ouvrages, un commentaire sur la Gaule belgique, et un traité sur la suette anglaise.

Saint Ignace de Loyola, le fondateur de l'ordre des jésuites, né d'une famille noble au château de Loyola en Biscaye, Tan 1491 , mort en 1556, a composé des constitutions de son ordre et des exercices spirituels.

La sœur du roi François I er , Marguerite de Valois, reine de Navarre, née à Angoulême en 1492, morte en 1530, a laissé un célèbre recueil de nouvelles , intitulé :

Heptaméron , des lettres et des poésies.

François I er , qui aimait beaucoup sa sœur, l'appelait Marguerite des marguerites; c'est aussi le titre qu'elle donna à l'une de ses compositions en vers et en prose.

É tienne de Laigue, d'une ancienne maison du Dauphiné , ambassadeur de François I er près des princes d'Allemagne, a laissé des Commentaires sur Pline et une traduction des Commentaires de César.

Diego-Gracian de Aider ete, auteur espagnol, né vers 1495, mort à l'âge de 90 ans, était secrétaire particulier de Charles-Quint

et de Philippe II, et a traduit un grand nombre d'ouvrages , Xénophon , Thucydide, Plutarque, Isocrate, Dion Chrysostome, etc.

Louis II, marquis de Saluées, mort en 1504, est auteur d'un ouvrage sur la che- ' Valérie.

La princesse de Talmont, femme de Louis II de la Trémouille, morte en 1516, a écrit des ouvrages de dévotion.

Grégoire Bertolf, de Louvain, célèbre docteur en droit vers 1506. Par ses connaissances étendues, il attira l'attention de Charles-Quint, qui le nomma président du conseil de Frise. Il s'est fait un nom par ses Statuta Frisica, écrits en hollandais, et mourut en 1527.

Philippe Haneton, de Bruxelles, fut premier secrétaire et audiencier de Philippe le Beau et de Charles-Quint. Il a éçjk en français une Histoire des traités faits entre Louis XII et le roi de Castille, de-

puis \4&% jusqu'en 1507. Haneton décéda le 18 avril 1528. Il descendait d'une famille noble de Bourgogne.

Le cardinal de Quignonez, fils du comte de Luna, né dans le royaume de Léon, mort en 1540, a composé un bréviaire romain.

Henri d'Eppendorf, gentilhomme allemand, né à Eppendorf en Misnie, connu pour ses discussions avec Érasme, et mort en 1553, a aussi publié des traductions allemandes de Plutarque, Pline et autres classiques anciens.

Lambert de Briaerde vit le jour à Dunkerque , au sein d'une famille illustre de Flandre. Président du grand conseil en 1532 et chevalier de la Toison d'or, il eut la réputation d'un jurisconsulte savant et d'un diplomate habile. Il a écrit en latin de^ \jQpnsilia sive responsa juris et d'autrès traités de droit privé. Charles-Quint, qui l'estimait beaucoup, lui confia plusieurs

missions en Allemagne. Il mourut en 1557.

Bertrand de Salignac, marquis de Fénelon , ambassadeur de Charles IX , mort en 1 559 , a laissé des mémoires sur ses négociations en Angleterre et en Suisse.

Barthélemi Georgiewitz, gentilhomme hongrois, mort à Rome en 1560, a écrit un épitomé des mœurs de la Turquie.

Philibert de Bruxelles, dit Brusselius, était seigneur d'Heysbroeck , de Grand reng, etc. Né à Malines vers le commencement du xvi e siècle , il s'appliqua de bonne heure au droit et devint ensuite conseiller des conseils privé et d'État de Charles-Quint. Ce monarque avait une telle confiance en cet homme , qu'il le chargea , lors de son abdication, d'expliquer ses intentions dans l'assemblée des États-Généraux tenue en 1555. Son discours fut cité comme un modèle de sagesse et d'éloquence. Il est le premier qui ait fait un Traité spécial sur les conditions des con-

trots et des testaments. Brusselius mourut à Anvers le 21 octobre 1570.

Le comte Jacques de Vintimille , né en Ligurie, mort à Dijon en 1582, a laissé une traduction de la Cyropédie et d'Hérodien.

Les frères Bargagli, nobles siennois, ont laissé, l'un, Jérôme, mort en 1586, des comédies et poésies lyriques, l'autre, Scipion, mort en 1612, des discours académiques et nécrologiques.

Pierre Pecq, dit Peckius, naquit à Zierickzée d'une famille noble et fut docteur en 1553. Le premier de nos jurisconsultes, il publia des traités spéciaux sur des points importants du droit de son époque. Plus tard, il écrivit sur le droit maritime un livre du plus grand mérite, qui eut pour conséquence la fameuse ordonnance de 1681 sur la navigation. Peckius mourut en 1589, revêtu de la charge de conseiller du conseil privé de son prince.

Le cardinal Antoine Caraffa, cousin du

pape Paul IV, d'une illustre famille du royaume de Naples, mort en 1591, a édité la version grecque des Septante.

Dominique de Gourgues, gentilhomme et marin français, mort vers 1593, est auteur d'un voyage dans la Floride.

Vincent Galilée , gentilhomme et musicien florentin, mort vers la fin du xvi e siècle, fut le père de l'illustre Galilée. On a de lui un dialogue de la musique ancienne et moderne.

Guillaume de la Mare, poète latin, né d une famille noble du Cotentin en Normandie, a publié, en 1512 et 1513, deux poèmes sur la sobriété et l'abstinence. Il était chanoine de l'église de Coutances.

François de Cranevelt, de Nimègue, appartient à une antique famille. Docteur, conseiller au grand conseil de Malines en 1522 et chevalier de la Toison d'or, il passa pour un profond jurisconsulte. A l'âge de 60 ans, il étudia encore le grec et traduisit

avec fruit en latin une partie de la paraphrase de Théophile.

Nicolas Grudius, du Franc-de-Bruges , poète latin célèbre , était secrétaire de Charles-Quint, conseiller de Philippe II et greffier de la Toison d'or. Dans son poëme sur la mort de Marguerite d'Autriche, édité en 1532, il se dit lui-même Bel g a pmsconsultus.

Antoine Fumée, jurisconsulte français, d'une famille distinguée de Touraine, a laissé des ouvrages de droit , imprimés en 1536 et 1574.

Gérard Mulert, d'Utrecht, est issu d une famille noble peu connue. Gouverneur de la Frise en 1539, diplomate et jurisconsulte, il fit un traité utile sur la procédure des testaments et d'autres actes. Vers cette époque, cette famille Mulert obtint du souverain des Pays-Bas le titre de comte de Tourneppe.

Abacuc de Raimond, seigneur de My,

eut Liège pour berceau. Vers 1555, il devint docteur en droit et fut surnommé le père des jurisconsultes. Il composa en 1598 un Traité du droit et du domaine de Véglise de Liège, qui ne paraît pas avoir jamais été imprimé.

Egide Wyts naquit à Bruges, dune ancienne famille noble et devint assesseur au conseil de Flandre. Il publia en 1562, à Anvers, un ouvrage très-remarquable sur la suppression de la mendicité, qui amena l'adoption d'un règlement particulier de répression dans plusieurs villes de la Flandre.

Antoine van T'Sestich, dit Sexagius, de Bruxelles, issu d'une ancienne noblesse, florissait en 1575 et composa un commentaire qui est devenu introuvable.

Martin Fumée, mort vers la fin du xvi e siècle, est auteur d'une histoire des troubles de Hongrie et de Transylvanie, ainsi que d'une traduction de Procope.

George Dati, de la famille déjà citée, page 174, a donné, en 1563, une traduction italienne de Tacite.

Jean de Clamorgan, seigneur de Saane, est auteur d'un traité de la chasse au loup, imprimé en 1566. Servant dans la marine française sous quatre règnes, depuis François I er jusqu'à Charles IX, il composa un traité sur la construction des navires, et dressa une carte universelle, avec détermination des longitudes et des latitudes.

Scipion Barbuo'Soncino , gentilhomme et jurisconsulte padouan, a publié, en 1574, une biographie des ducs de Milan, avec portraits gravés par Jérôme Porro.

François Eacine, seigneur de Villegomblain, né vers le milieu du xvi c siècle, a laissé des mémoires des troubles arrivés en France sous les règnes des rois Charles IX, Henri III et Henri IV.

J. Herburt, noble polonais, ambassadeur en France au xvi c siècle, a laissé une chro-

nique et des statuts du royaume de Pologne, imprimés en 1574.

Robert et Antoine Leclievalier, sieurs des Aignaux, frères, nés h Vire en Normandie dans le xvi e siècle , ont traduit , en commun , Virgile et Horace en vers français.

Christophe de Beaujeu , d'une ancienne famille de France , alliée à la maison de Bourbon, a laissé des poésies et opuscules, entre autres sur la Suisse; il avait été nommé , en 1 589 , commandant des troupes auxiliaires euvoyées par les Suisses à Henri IV.

Jean Bardi , noble florentin du xvr siècle, est auteur d'une histoire naturelle des poissons. Son fils, Pierre, a donné une traduction des discours de Maxime de Tyr, et son petit-fils, Ferdinand, mort en 1681 , une oraison funèbre de François de Toscane.

J. Vincent Belprato, comte d'Aversa, littérateur italien du xvi" siècle, est connu

par ses traductions du dialogue de Platon sur le mépris de la mort, de l'histoire romaine de Sextus Rufus et des œuvres de Solin.

Antoine Mage, sieur de Fief-Mélin, poète français du même siècle, est né à l'île d'Oleron.

André Mocenigo , du même siècle , l'un des membres de la famille des doges, a écrit l'histoire de la guerre de Venise.

Pierre d'Origny , sieur de Sainte-Marie , poète du même siècle , né à Reims , a publié le Hérault de la noblesse française.

Le baron Henri de Beauveau, guerrier et diplomate du même siècle , a écrit une relation de ses campagnes et de ses voyages.

Le Brun de Silly, gentilhomme français du même siècle, est auteur d'un traité de la discipline de l'armée chrétienne.

Noël Dufail , sieur de la Hérissaye , jurisconsulte de la fin du même siècle, a com-

posé un recueil d'arrêts du parlement de Bretagne, et laissé des écrits facétieux.

Don Louis d'Avila y Zuniga, gentilhomme espagnol et général de cavalerie sous Charles-Quint, né à Placentia vers 1500, a écrit des commentaires historiques des guerres de l'Allemagne et de l'Afrique.

Le poète Garcias-Laso ou Garcilaso de la Vega , surnommé le Pétrarque espagnol , est issu d'une iffinille noble , né h Tolède vers 1503, mort à Nice en 1536. On a de lui des odes, des églogues, des élégies. Il y eut aussi un historien du même nom, né à Cuzco au Pérou en 1530, mort à Valladolid en 1 568 ; il descendait par sa mère des souverains du Pérou.

Diego-Hurtado de Mendoza, comte de Tendilla, classique espagnol, né à Grenade en 1 503 , mort en 1 575 , rassembla , étant gouverneur de la Toscane, un grand nombre de manuscrits grecs. Son principal ouvrage historique est la Guerre de Gre-

nade. On lui attribue aussi la Vie de Lazarille t roman comique qu'il écrivit, dit-on, étant étudiant. Son frère , don Antoine , a décrit les produits naturels de la Nouvelle- Espagne, dont il était vice-roi.

Pierre Seguier, jurisconsulte français, d'une ancienne famille du Languedoc , illustre dans la magistrature et dans les armeâ, né à Paris en 1504, mort en 1580, laissa des harangues et un traité de la connaissance de Dieu et de soi-même.

Son petit-fils, nommé Pierre comme lui, né à Paris en 1588, mort en 1672, eut deux filles : Marie, qui épousa le marquis de Coislin et ensuite le marquis de Laval, qui mourut en 1710, et Charlotte, d'abord duchesse de Sully, puis duchesse de Verneuil, morte en 1704.

Saint François de Xavier, l'apôtre des Indes, né au château de Xavier dans la Navarre en 1506, mort en route pour la Chine près de Canton en 1552 , fut un des plus

fervents disciples de saint Ignace de Loyola et laissa cinq livres d'épîtres, un catéchisme et des opuscules. Son parent , Jérôme de Xavier, mort à Goa en 1617, comme lui de la compagnie de Jésus et missionnaire, a publié, outre des lettres latines touchant la mission dans le royaume de Mogol, une vie de Jésus-Christ et une histoire de saint Pierre, Tune et l'autre en langue persane.

Hercule Bentivoglio, né en 1506 à Bologne, dune famille souveraine de cette ville, mort à Ferrare en 1575, fut l'un des meilleurs poètes italiens ; ses œuvres consistent principalement en satires et en son- *nets.

Viglius d'Aytta de Zwichem, né en 1507, mort en 1577, appartient à la Frise comme naissance noble et aux pays voisins comme homme d'État. Entré au ministère de Charles-Quint (1543), il venait de publier diverses œuvres sur l'excellence du

droit romain et d'autres écrits sur les institutes. Ajoutons que beaucoup d'études de cet homme illustre sont encore manuscrites à Bruxelles et ailleurs. Ce sont en partie des leçons données à Ingolstadt.

Josse de Damliouder , né à Bruges, le 25 novembre 1507, d'une ancienne famille féodale de Flandre, étudia le droit dans différentes universités du continent et fut chargé par Charles-Quint et par Philippe II de fonctions financières qui ne l'empê- • chèrent pas de produire en 1554 sa Pratique du droit criminel , ouvrage capital.

Outre d'autres écrits sur le droit coutumier, il composa une Chronique estimée de la Flandre, du Brabant, etc. Cet homme remarquable mourut à Anvers le 21 janvier 1581. Sonfils unique, qui devint membre du conseil de Flandre , fut le dernier de cette famille.

Le sire de Vieilleville, historien français, créé maréchal par Charles IX , naquit en

1509, et mourut empoisonné en 1571. Ses mémoires ont été écrits par Carloix, son secrétaire.

Nicolas Durand de Villegagnon, chevalier de Malte, né à Provins vers 1510, mort en 1571 d commanderie de Beauvais près de Nemours , a écrit l'histoire de l'expédition de Charles-Quint en Afrique et de la guerre de Malte.

André Maes, dit Masius, né h Lennicklez-Bruxelles en 1515, est un savant orientaliste, auteur dune grammaire et d'un dictionnaire syriaques. Il mourut en 1573 conseiller du duc de Clèves.

Marie Tudor, reine d'Angleterre, née en 1515, morte en 1558, a laissé des lettres écrites en latin et en français ; elle avait épousé Philippe II , roi d'Espagne , dont la mauvaise humeur la fit mourir de chagrin.

Le cardinal Perrenot de Granvelle , fils du seigneur du même nom, naquit en 1517 à Ornans , petite ville de France dans la

Franche-Comté, et mourut à Madrid en 1586. Ministre de Charles-Quint et de Philippe II , il était lui-même vice-roi de Naples. On a de lui des lettres et des mémoires.

Le comte de Surrey , Anglais , né vers 1520, décapité en 1547, cultivait la poésie; on lui attribue l'invention des vers blancs, c'est-à-dire non rimés.

Nicolas de Bauffremont, baron de Senecey, d'une ancienne et illustre famille de Bourgogne, né en 1520, mort en 1582, est auteur, entre autres ouvrages, d'une harangue pour la noblesse, prononcée aux États de Blois.

Guillaume IV , landgrave de Hesse , né en 1522, mort en 1592, cultiva l'astronomie, construisit lui-même des planétaires, fit ériger un observatoire sur l'une des portes de la ville, et se livra lui-même aux observations, encore manuscrites, pour la plupart, à la bibliothèque de Cassel ; Snel-

lius en publia une partie après la mort du prince.

Nicolas Despars , de Bruges, conseiller, puis bourgmestre de cette ville, est auteur d'une Chronique flamande de 415-1492.

Né en 1522, il décéda en 1597.

Joachim Hoppers, dit Hopperus, né en Frise en Tannée 1523, était homme d'État et excellent professeur. On lui doit , entre divers ouvrages, un Ars jtcris y publié en 1 556 ; un Jsagoge in veram jurisprudenticum ; seduardus , sive de pwisprudentiâ verâ. Hopperus parvint, par son mérite transcendant, aux plus hautes dignités de conseiller du conseil privé de Philippe II et de chancelier pour les affaires des Pays- Bas à Madrid où il mourut en 1576.

François Clapiers , seigneur de Vauvenargues, jurisconsulte français, né à Aix en Provence en 1524, mort en 1585, a publié un recueil d'arrêts et une généalogie des comtes de Provence.

Le cardinal de Lorraine, de la célèbre famille de Guise, né à Joinville en 1525, mort en 1574, a laissé des harangues, sermons, lettres, etc.

Un gentilhomme espagnol, don Alonzo d'Ercilla, né en 1525 à Bermeo dans la Biscaie , mort en 1595, est auteur du poème épique de l'Araucanie , contenant l'histoire de la guerre du Chili , à laquelle il avait pris part.

L'archevêque de Bourges, Renaud de Beaune, petit-fils du baron de Samblançay, né à Tours en 1525, mort octogénaire en 1606, a publié le psautier traduit en français ; on a aussi de lui une oraison funèbre de Catherine de Médicis. A l'inverse du noble vénitien Cornaro, célèbre par sa sobriété (voy. ci-dessus, page 182), l'archevêque de Beaune avait un tel appétit qu'il était obligé de faire six repas par jour, de quatre heures en quatre heures, et dut être dispensé de dire la messe à jeun.

Henri de Rantzau, de la famille du fameux maréchal comte de Rantzau, populaire surtout à cause de son épitaphe, né en 1526, mort en 1598, Rappliquant à l'astrologie, publia un catalogue des empereurs, des rois et des princes qui aimèrent cette science chimérique.

Le savant orientaliste espagnol, Arias Montanus, né en 1527àFrexenal de Sierra, près de Séville, mort dans cette dernière ville en 1598, âgé de 71 ans, était d une famille noble. On cite particulièrement sa Bible polyglotte et ses antiquités judaïques.

Le seigneur de Brantôme, né en Périgord vers 1527, mort en 1614, a laissé des ouvrages d'un grand intérêt pour l'histoire de son temps; les principaux sont : Vies des hommes illustres et Vies des dames galantes. Brantôme était abbé ; on ne s'en douterait pas en lisant ce dernier écrit qui, imprimé longtemps après la mort de l'auteur, n'était peut-être pas destiné à voir le jour.

Jules de Brunswick, de la deuxième maison de Brunswick, né en 1528, mort en 1589, a réuni en corps de doctrine les articles et traités théologiques relatifs au luthéranisme qu'il établit dans ses États.

Le comte de Chiverny, en Bretagne, né en 1528, mort en 1599, a laissé, outre les instructions à ses enfants, mentionnées cidessus, page 17, des Mémoires et la généalogie de sa maison.

Le seigneur de Pibrac , moraliste et poète français, né à Toulouse en 1529, mort en 1584, est l'auteur des célèbres quatrains qui portent son nom. Il est regrettable qu'il ait écrit une apologie de la Saint- Barthélémy.

Le cardinal de Rambouillet, évêque du Mans , de l'ancienne maison d'Angennes, dans le Perche, a écrit ses mémoires. Né en 1530 et nommé par Sixte-Quint gouverneur de Corneto, dans l'État de l'Église, il y mourut, dit-on, empoisonné à l'âge de 56 ans.

Livio Sanuto, noble vénitien, né en 1530, mort en 1586, est auteur d'une histoire de l'Afrique et d'une géographie.

Jean Nicot, seigneur de Villemain, né en 1530, mort en 1600, a laissé un traité sur la navigation et un trésor de la langue française. Ambassadeur en Portugal, il rapporta en France l'herbe appelée de son nom nicotiane et ensuite tabac. La nicotine en est le poison.

Baudouin de Vaulx naquit vers 1530 à Liège où il fut successivement conseiller du prince-évêque, conseiller à l'état noble en 1566, conseiller au conseil ordinaire et enfin bourgmestre en 1576. Il se fît de la réputation par ses livres de X Exposition du droit et des Gloses sur les lois; ses Responsa sont perdus.

Le chevalier Pierre Van der Aa est né en 1530 à Louvain et descendait de cette grande famille patricienne de Louvain, originaire de Bruges, qui donna des cMte-

lains à cette dernière ville. Devenu président du conseil du Luxembourg, il mourut dans cette fonction en 1594, laissant des ouvrages sur les Créances privilégiées et sur X Organisation judiciaire chez les anciens.

Mathieu de Wesenbeeck naquit à Anvers, le 25 octobre 1531, d'une antique famille noble du Brabant qui illustra de tout temps la magistrature. Ayant embrassé de bonne heure les idées de la réforme, il dut émigrer et alla professer le droit à Iéna et à Wittemberg où il décéda le 5 juin 1586.

Il fit paraître à Cologne son Traité des fiefs, suivi des Prolegomena jurispru-* dentiœ. Après sa mort, ses élèves éditèrent ses Prœlectiones sur le Code. Cette famille de Wesenbeeck existe encore en Allemagne.

Jacques de Wesenbeeck, frère de Mathieu, dut quitter sa patrie pendant les troubles en 1567. Retiré à Dillenbourg, il

y composa et fit imprimer en 1569, en deux langues, la Description de V estât, succès et occurrences, advenues au P ai-Bas, an faict de la religion.

Etienne Jodelle, sieur du Lymodin, né à Paris en 1532, mort en 1573, était poète comique et tragique. Sa Cléopâtre est la première de toutes les tragédies françaises.

On a aussi de lui des poésies latines.

Michel, seigneur de Montaigne, l'un des plus grands penseurs que la France ait produits, était chevalier de Tordre de Saint- Michel. Né en 1533 au château de Montaigne dans le Périgord, d'une famille originaire d'Angleterre, il est mort en 1592, laissant des Essais qui l'ont immortalisé , ainsi qu'une relation d'un voyage en Italie.

Le seigneur du Haillan, né à Bordeaux en 1535, mort à Paris en 1610, est le premier qui ait réuni l'histoire de France en un seul corps.

Le comte de Dorsctt est en Angleterre,

comme nous avons vu tout à l'heure Jodelle en France, le premier qui ait composé une tragédie régulière ; elle a pour titre Gordobuc et est de plusieurs années antérieure h celles de Shakspeare. Proche parent de la reine Élisabeth, il naquit en 1536 à Witham dans le comté de Sussex, et mourut en 1608 pendant qu'il siégeait au grand conseil.

Le capitaine français Jean de Mergey, gentilhomme protestant , né en 1 536 h Sauvage-Mesnil, village de Champagne, mort en 1615, a laissé des mémoires sur les événements de son temps. Retiré dans la terre de Saint-Amand en Angoumois, il se livra tout entier à l'éducation de ses enfants.

Le célèbre jurisconsulte français Achille de Harlay , l'auteur des Coutumes d'Orléans, est né à Paris en 1536 d'une ancienne famille noble, mort en 1616.

Etienne de Lusignan. évêque dcLimisso

DigitizGd

dans l'île de Chypre, est issu d'une des plus nobles maisons de France, qui occupa le trône de Chypre au temps des croisades.

Né à Nicosie en 1537, mort en 1590, il a publié une histoire de Jérusalem, la généalogie de la maison de Bourbon et divers ouvrages sur la vie monastique.

Philippe de Marnix, baron de Sainte- Aldegonde, qui rédigea le fameux compromis des nobles, illustré par le pinceau de M. de Biefve, a laissé, outre une traduction des psaumes en vers hollandais, des écrits politiques et historiques , réimprimés de nos jours. Marnix de Sainte- Aldegonde était Belge ; il naquit à Bruxelles en 1538, et mourut en 1598, par conséquent âgé de 60 ans.

Orsatto Giustiniani , poète italien , dont on aune traduction en vers de l'Œdipe roi, de Sophocle, était un noble vénitien, né à Venise en 1538, mort en 1603.

Le marquis Gui d'Ubaldo , mathémati-

ci en italien, né à Urbin vers 1540, mort en 1601, est auteur d'ouvrages latins sur la théorie de la sphère, la mécanique, la perspective et la réforme du calendrier ecclésiastique.

Lancelot-Voisin, sieur de la Popelinière, gentilhomme gascon, auteur d'une histoire de France, naquit dans le Bas-Poitou vers

1540, et mourut en 1608, après avoir abjuré le calvinisme.

Philippe de Maldeghem, d'une noble et ancienne maison de la Flandre, né en 1540, mort en 1611, bourgmestre du Franc de Bruges, fut créé chevalier par Albert et Isabelle. On a de lui des poésies qu'il composa pendant une maladie cruelle dont il fut affligé.

Henri Van Kinschot , né à Turnhout en

1541, d'une famille obscure, fit de profondes études du droit et composa, outre sept dissertations, des Responsa sive consilia juris qui sont très-estimés. Une part de ce

travail est due à son fils François Henri de Kinschot, chancelier de Brabant, qui les édita et les augmenta. Henri Van Kinschot reçut de son souverain des lettres de noblesse et mourut en 1608. L'héritière de cette famille, demoiselle N. de Kinschot, comtesse de Saint-Pierre- Jette, épousa , au siècle dernier, un de Villegas, baron d'Hoghvorst dont la descendance existe li Bruxelles.

Marie Stuart, l'infortunée reine d'Écosse, née en 1542, morte en 1587, a également laissé des poésies, ainsi que des lettres, réunies de nos jours en corps d'ouvrage.

Le cardinal Scipion de Gonzague, né en 1542, mort en 1592, a laissé des mémoires en latin. Il était d'une illustre maison, qui donna une suite de ducs à Mantoue et à Montferrat.

Le seigneur de Villeroi, né en 1542, mort en 1617, et l'un des ancêtres du

maréchal du même nom, a laissé des mémoires d'État et des lettres au maréchal de Matignon.

Pierre de Villars dont le nom rappelle aussi une des plus grandes illustrations militaires de la France, était en dernier lieu archevêque de Vienne en Dauphiné.

Né en 1543 et mort en 1613 à Saint-Genis près de Lyon, il a écrit divers traités ecclésiastiques, sur la célébration du mariage, sur les jurements, etc.

Paul de Christynen , seigneur de Beyssem, Bueken et Assent, natif de Malines en 1543, mort en 1631, est connu comme un homme instruit , savant et grand protecteur des belles-lettres. Il se désista de ses fonctions , pour se livrer à l'édition de ses Decisiones, série d'arrêts juridiques classés d'une manière neuve. Son fils Sébastien les édita en 1671.

Sir Thomas Bodley , gentilhomme anglais et grand ami des lettres, né à Exeter

en 1544, mort à Oxford en 1612, contribua à la reconstruction de la bibliothèque de l'Université, à laquelle on adonné son nom ; on fait, chaque année, mention de lui dans un discours prononcé à Oxford le 3 novembre, jour de la visite de cette bibliothèque. Ce n'est qu'environ un siècle après sa mort que ses écrits ont vu le jour.

Le général Jean Dousa ou Van der Does, seigneur de Noordwyck, né dans le village de ce nom en 1545, mort en 1604, se distingua aussi comme littérateur, ayant publié, entre autres ouvrages, des annales de la Hollande, qui lui valurent, de la part des États, une chaîne d'or comme témoignage de la reconnaissance publique. Il a reçu le surnom de Varron de la Hollande.

Ses quatre fils ont suivi dignement les traces paternelles; l'un d'eux, poète, était ami de Scaliger.

Le général français Louis de Gonzague, duc de Nevers, né vers 1546, mort à Nesles

en 1595, a laissé des mémoires, réunis et publiés longtemps après sa mort.

Juste Leeps, dit Lipse, natif d'Isque (Brabant) en 1547 et mort en 1606, est un des plus beaux génies de la Renaissance.

Il contribua h répandre le goût du droit politique par ses œuvres et ses dissertations.

Michel de Cervantes Saavedra, l'immortel auteur de Don Quichotte, né en 1547 à Alcala de Hénarez, mort dans la misère à Madrid en 1616, était dune famille noble.

On a également des mémoires de Mathieu de Merle, célèbre capitaine protestant , né à Uzès en 1548, mort en 1589 ; il était baron de Salavas.

Philippe de Mornay, seigneur du Plessis-Marly et surnommé le pape des huguenots, est né à Buhi dans le Vexin en 1549, d'une famille noble, et mort en 1623.

On a de lui des mémoires et quelques ouvrages théologiques.

Charles IX, roi de France, était poète : il adressa des vers à Ronsard, et a composé un ouvrage sur la chasse royale. Né en 1550 à Saint-Germain-en-Laye , il est mort de langueur en 1574, à la suite du massacre de la Saint-Barthélemy , auquel il avait consenti à la suggestion de sa mère, Marie de Médicis.

Don Alexis de Meneses, historien et prélat portugais, né à Lisbonne en 1559, mort à Madrid en 1617, était vice-roi des Indes, et a laissé un journal de son voyage.

Napier, célèbre par l'invention des logarithmes, était baron écossais, né en 1550, mort en 1617.

Théodore-Agrippa d'Aubigné, habile capitaine, né à Saint-Maury, dans la Saintonge, en 1550, mort à Genève en 1630, fut, comme historien et écrivain satirique, l'un des hommes les plus remarquables de son siècle. Madame de Maintenon était sa petite-fille

Pierre de Loyer , sieur de la Brosse, né en 1550 à Huillé dans l'Anjou, mort à Angers en 1634, a écrit sur la démonographie.

Jean Rommel, né à Bruges vers 1550, conseiller pensionnaire du Franconat, est auteur dune dissertation sur l'article 19 de l'édit perpétuel de 1611, relatif à la preuve testimoniale. Il mourut en 1640. Son fils Nicolas Rommel , de Bruges , seigneur d'Eedewalle, jésuite, mourut en 1669. Il fut aussi conseiller du Franconat et publia un commentaire précieux sur la coutume du Franconat, ouvrage de droit civil et de droit public, qui est encore en manuscrit.

Nicolas Rommel est en outre auteur d'une biographie des hommes illustres de Bruges, manuscrit de Tan 1678.

Le dernier duc d'Urbin , de l'illustre maison italienne de La Rovere, né en 1551, mort en 1631, protégea les lettres et composa lui-même plusieurs ouvrages.

lion, finit ses jours dans les exercices de piété et le commerce des gens de lettres.

On a d elle des poésies et ses mémoires.

Martin Antoine Del Rio, né en 1553 à Anvers d'une famille noble d'Espagne , nous a laissé plusieurs ouvrages philosophiques et théologiques. Comme juriste érudit , il a réuni des Miscellanea sur le droit civil. Vers la fin de sa vie, il entra dans la compagnie de Jésus et mourut en 1608.

Henri IV laissa des lettres, imprimées en 1843. Il avait fait une traduction, restée manuscrite, des cinq premiers livres des.

Commentaires de César. On lui attribue aussi quelques chansons, conservées dans la mémoire du peuple. Premier roi de la maison de Bourbon, il naquit à Pau en 1553, et périt h Paris en 1610, assassiné par Ravaillac.

L'historien Jacques-Auguste de Thon, l'homme de confiance de Henri IV dans les

affaires importantes, était de l'illustre maison de Thou, originaire de Champagne.

Né en 1553 à Paris, il y mourut en 1617, laissant uue volumineuse histoire de son temps, ainsi que divers poèmes latins , entre autres, sur la fauconnerie, le chou, la violette, le lis, etc.

Guillaume de Saulx, seigneur de Tavannes, grand capitaine français sous les rois Henri III et Henri IV, écrivit aussi ses mémoires. Né en 1553, mort en 1633.

Guillaume de Grysperre, originaire d une famille patricienne de Flandre, vit le jour en 1554 et mourut en 1622. Il occupa les fonctions de conseiller du grand conseil, de conseiller au conseil privé, et de conseiller au conseil d'État. Il reçut en outre le collier de. la Toison d'or. On le connaît au surplus comme auteur du premier recueil en langue française de 51 arrêts du grand conseil, qui fut publié à Lille en 1774 et qui est très-estimé.

le collier de la Toison d'or. On le connaît au surplus comme auteur du premier recueil en langue française de 51 arrêts du grand conseil, qui fut publié à Lille en 1774 et qui est très-estimé.

Arnold Baert , de Bruxelles , docteur en droit, fut député par les États belgiques à Cologne pour traiter de la paix (1579). A cette époque , il édita deux ouvrages relatifs au droit criminel et au droit féodal. Il fut en dernier lieu conseiller au grand conseil de Malines. Né en 1554, Baert décéda en 1627.

Sire Foulque Greville, lord Brooke, littérateur anglais, né en 1554 à Alcaster dans le comté de Warwick , mort en 1628, a écrit la vie du célèbre sir Philippe Sidney, son ami, ainsi que des poèmes sur la religion et la monarchie.

Marc de Papillon, seigneur de Lasphrise, poète français, né à Amboise en 1555, mort vers 1600, a travaillé à l'imitation 'de

Bocace, et laissé, entre autres, des épitaphes à ses amis.

Henri de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et maréchal de France, né en 1555, mort en 1 623 à Sedan , où il avait fondé une Académie pour l'instruction de la jeune noblesse de France et d'Allemagne.

François de Malherbe, célèbre poète, né à Caen en 1 555 dune famille noble et ancienne, mort en 1628, fut l'inventeur du vers lyrique français et le premier modèle du style noble ; aussi l'appelait-on le poète des princes et le prince des poètes. Ses poésies contiennent des paraphrases sur les psaumes, des sonnets, des stances, des épigrammes.

Catherine de Parthenay, de l'illustre maison de Parthenay et fille unique du seigneur de Soubise, née vers 1557, morte en 1651, fut mariée en secondes noces à René, vicomte de Rohan, prince de Léon.

Elle écrivit une apologie pour le roi

Henri IV, ce qui s'accorde peu avec la réponse qu'elle fit à ce monarque qui l'aimait : « Je suis trop pauvre pour être votre femme et de trop bonne maison pour être votre maîtresse. »

André Morosini, historien italien, d'une très-ancienne maison de Venise, où il naquit en 1558, continua la grande histoire de Venise de Paruta. Ses lettres et opuscules parurent après sa mort arrivée en 1618.

Cardin Lebret , seigneur de Flacourt et jurisconsulte, né à Paris en 1558, mort en 1655, est auteur d'un traité sur la souveraineté du roi , de son domaine et de sa couronne.

Gilles Gonzales d'Avila, historiographe du roi, né à Avila en 1559, mort en 1658, a écrit l'histoire des antiquités de Salamanque et celle des églises d'Espagne et des Indes.

Le comte François Savary de Brives, orientaliste et ambassadeur français à Con-

stantinople, né en 1560, mort en 1628, publia ses relations de voyages et des discours sur les moyens d'anéantir la puissance ottomane. Il avait fait imprimer en arabe un catéchisme et un psautier.

Maxirnilien de Béthune, baron de Rosny, duc de Sully, le célèbre ami de Henri IV, né à Rosny en 1560, mort en 1641 , composa, dans sa retraite, ses mémoires sous le nom d'économies royales.

Roland Brisset, sieur du Sauvage, littérateur français, né à Tours en 1560, mort en 1643, est connu par des traductions de tragédies de Sénèque.

Jacques Crichton, gentilhomme écos-

sais, né en 1560, mort en 1583, est célèbre par les discussions publiques qu'il soutint sur toutes sortes de sujets, ayant, à vingt ans, parcouru le cercle entier des sciences.

On dit que, par sa mère, il descendait des rois d'Ecosse.

François Pavie, baron de Fourquevaux,

surintendant de Henri IV, né vers 1561, mort en 1611, composa des vies de plusieurs grands capitaines français, parmi lesquelles se trouve la vie de son père.

Philippe de Béthune, comte de Selles et de Charost, déjà classé, page 18, parmi les instituteurs royaux, est auteur d observations et maximes politiques. Né en 1561, il est mort en 1649.

Henri Spelman, chevalier, antiquaire, né à Cougham en 1562, mort en 1641, a publié un glossaire de la langue saxonne, ainsi qu'une collection des lois de l'Église d'Angleterre, et a laissé, comme œuvre posthume, une histoire des sacrilèges.

Galilée, le célèbre mathématicien, naquit en 1564 à Pise, d'une famille noble de Florence, et mourut à Ascatri, près de Florence, en 1642.

Bernard Bluet, plus connu sous le nom de comte de Permission , personnage célèbre par ses excentricités, a publié ses œu-

vres, dans lesquelles, à son titre de comte, usurpé, paraît-il, il ajoutait celui de chevalier des ligues des treize cantons suisses. Né dans la pauvreté en 1566 au village d'Arbères, près de Divonne, au pays de Gex, il mourut de misère à Paris vers 1606, après avoir séjourné pendant quelque temps à la cour du duc de Savoie.

Jacques I er , roi d'Angleterre, né en 1566, mort en 1625, est auteur d'un commentaire sur l'Apocalypse et de quelques autres ouvrages ascétiques.

Marie Lejars de Gournay, née à Paris en 1566, d'une famille noble, morte dans la même ville en 1645, publia les œuvres de Montaigne, dont elle était l'amie.

Ferdinand de Mendoza , auteur d'ouvrages de jurisprudence, né vers 1566, descendait d'une famille illustre d'Espagne, qui compte parmi ses membres des marquis et des ducs.

François d'Aguillon, jésuite, physicien

et architecte, naquit à Bruxelles en 1566 d une famille noble et considérée,et mourut en 1617 à Anvers, laissant un traité d'optique.

Gérard de Courselle, dit Corselius, né à Liège le 8 juin 1568 et mort en 1636, chanoine et membre du conseil privé des Pays- Bas espagnols, est un des grands érudits de son époque. Il a laissé beaucoup de livres sur le droit romain ancien et moderne.

Philippe de Cospeau, évêque d'Aire en Normandie et aumônier de la reine Marguerite de France, né à Mons en Hainaut en 1568, mort en 1646, fut l'un des plus célèbres prédicateurs de son temps. Pierre Cospeau, également de Mons, avocat, est auteur de deux opuscules relatifs aux chartes de sa province, publiés en 1626 et 1649.

Adrien de Montluc, comte de Cramail, maréchal de camp, né en 1568, mort

en 1646, est auteur d'ouvrages sur les proverbes.

Paul Phélypeaux, seigneur dePontchartrain, secrétaire des commandements de la reine Marie de Médicis, né à Blois en 1569, a laissé des mémoires sur le règne de cette

souveraine. Mort en 1621.

Érasme de Surlet de Chokier, seigneur de Raes, né à Liège le 25 février 1569 et mort le 19 février 1625, descend dune maison chevalereuse. Outre les fonctions d'avocat, il remplit celles de bourgmestre de Liège. Il nous a laissé des ouvrages sur le droit public , un Traité juridique sur les avoueries ecclésiastiques de sa patrie, etc.

Son frère Jean de Surlet, seigneur de Velroux, Lexhy , etc . , né le 1 4 janvier 1 57 1 , chanoine et conseiller de l'électeur de Cologne, a composé un Traité des ambassadeurs (Liège, 1624), des Notes sur les règles de la chapellerie du Saint-Siège et

d'autres écrits de moindre importance. Il mourut vers 1650.

Antoine, sieur de Nervèze, né vers 1570 dans le Poitou, mort après 1622, fut un littérateur fécond, dévoué à Henri IV, dont il composa le discours funèbre.

Le marquis de Villa Manso, né en 1570 à Naples, où il mourut en 1645, fonda, dans la même ville, le collège des nobles, école destinée à instruire la jeune noblesse dans la piété , dans les sciences et la connaissance des beaux-arts , dans les exercices gymnastiques et militaires. On a aussi de lui des poésies et une vie du Tasse, dont il était l'ami.

Le chevalier Carleton, né en 1573 à Brightwell, dans le comté d'Oxford, mort en 1631, a laissé des lettres et des mémoires relatifs à son ambassade de Hollande.

Sir Robert Dudley, né dans le comté de Surrey en 1573, mort à Florence en 1637, fut créé duc du Saint-Empire par le grand-

duc de Toscane , et a laissé des ouvrages estimés sur la navigation ; il avait formé le projet de dessécher le marais entre Pise et la mer , ce qui aurait fait de Livourne un des premiers ports du monde.

Charles de Valois, duc d'Angoulême, né en 1573, mort en 1650, a laissé des mémoires.

François-Annibal d'Estrées, duc, pair et maréchal de France, né en 1573, mort en 1670, est auteur des mémoires de la régence de Marie de Médicis. Il était frère de Gabrielle d'Estrées.

Philippe Rubens, frère du célèbre peintre de ce nom, élève de Juste Lipse, né à Cologne en 1574, mort en 1611, fut légiste et littérateur. Il a fait un ouvrage philologique fort estimé, intitulé : Amascaepisc.

homiliœ.

Pierre de Méan, de Liège, né en 1576, mort en 1638, conseiller du prince-évêque et son commissaire déciseur, fut chargé

par le prince Ferdinand de Bavière de la rédaction d'un code de lois uniforme, et jeta ainsi les bases d un travail immense sur lescoutumes de la principauté de Liège, coutumes que son fils Charles, né à Liège en 1604, publia en six tomes in-fol. avec toutes les sources et les opinions. Charles de Méan mourut le 6 avril 1674, seigneur cFOttrein, bourgmestre de sa ville natale, membre du conseil privé du prince-évêque, etc. Il laissa cinq fils, dont l'aîné Pierre de Méan fut également consêiller de son prince, son commissaire et député aux États. C'est lui qui édita, en 1678, la sixième partie de l'ouvrage paternel. Il décéda en 1703. C'est de cette famille que descendent les comtes de Méan de Beaurieux actuels, à Liège, et l'ancien archevêque de Malines etprince-évêquede Liège monseigneur de Méan.

Jean Van Uffele, issu d'une famille noble de Bruxelles vers l'an 1577 et mort

en 1617 , exerça la profession d'avocat à Anvers et composa quelques ouvrages sur le droit civil, à laide desquels il popularisa beaucoup en Belgique les idées de Covarruvias, juriste espagnol. On croit que c'est son fils Jean-Jacques Van Uffele qui obtint en 1695 la place de receveur général des finances et qui fut créé baron de Neder Heembeeck.

Charles Faye, sieur d'Espeisses, né à Paris vers 1577, mort en 1638, est auteur d'un mémoire sur les événements du temps, et a laissé en manuscrit des négociations diplomatiques, ayant été ambassadeur en Hollande.

François le Clerc du Tremblay, dit le père Joseph, né à Paris en 1577, mort capucin en 1638, laissa plusieurs écrits politiques; il avait été le confident du cardinal de Richelieu.

Louis Freton , seigneur de Servas , maréchal de camp, né vers 1578 à Calvisson

dans le Languedoc, mort à Lezan en 1625, a laissé des mémoires diplomatiques et militaires.

Richard de Montaigu, théologien anglican, peut-être de la famille noble du même nom, originaire de l'Auvergne, a laissé de nombreux écrits ecclésiastiques. Né en 1578 à Dorney dans le comté de Buckingham, il mourut à Norwick en 1641.

Olivier de Vrée, nom latinisé en celui de Vredius, naquit à Bruges en 1578 et mourut en 1652, laissant plusieurs ouvrages qui ont répandu de grandes lumières sur l'histoire de la Flandre.

Le duc Henri de Rohan, prince de Léon, chef du parti protestant sous Louis XIII, né au château de Blein en Bretagne , blessé mortellement à Rheinfeld en 1638, a laissé des mémoires et d'autres ouvrages militaires. Sa sœur Anne se rendit célèbre par son esprit et ses connaissances; elle faisait des vers avec facilité et savait l'hébreu.

Le maréchal de Bassompierre, né en 1579 à Harouel en Lorraine, d'une famille noble, mort en 1646, a écrit des mémoires sur sa vie, ainsi qu'une relation de ses ambassades en Espagne, en Suisse et en Angleterre.

Auguste II, duc de Bruns wick-Lunebourg, né en 1579, mort en 1666, accorda aux lettres une protection éclairée, et publia, entre autres, des traités sur le jeu d'échecs, sur la culture des vergeré, sur la stéganographie ou écriture chiffrée.

Le cardinal Bentivoglio, né en 1579 à

Ferrare, d'une célèbre famille originaire

de Bologne, est auteur d'une histoire des

guerres civiles de Flandre, d'une relation de la Flandre, de lettres et de mémoires.

Le comte de Stirling, né en Ëcosse en 1580, a publié des poésies, dont une nouvelle édition a paru peu avant sa mort, arrivée en 1640,

Don François Quevedo de Villegas, sur-

nommé le Voltaire de l'Espagne, du moins pour la fécondité , a publié , entre autres ouvrages, des poésies héroïques, lyriques et facétieuses, des visions, l'enfer réformé. Né à Madrid en 1580 , il est mort en 1645.

François Van den Zype, dit Zypœus, né à Malines en 1580, appartient à une belle famille noble qui a fourni des hommes remarquables comme juristes. Appelé à Anvers par Jean Le Mire, il y devint successivement protonotaire apostolique, chanoine officiai, etc. On croit qu'il trépassa le 4 novembre 1670. On lui doit beaucoup d'œuvres sur le droit canon et ecclésiastique pratique qu'il posa comme droit pontifical .

L'honneur lui revient d'avoir composé le premier essai d'ouvrage dogmatique sur le droit belgique.

Antoine Coiffier, marquis d'Effiat, maréchal de France, né en 1581, mort en 1632, fut le père de Cinq-Mars, et laissa plusieurs

écrits sur l'histoire financière, politique et militaire de son temps.

Claude-Gaspard Bachet de Méziriac, né à Bourg-en-Bresse, dune famille noble, en 1581 , mort en 1638, était à la fois littérateur, archéologue, mathématicien. On cite particulièrement ses commentaires sur les épîtres d'Ovide, ceux des six livres de Diophante sur l'arithmétique , ses problèmes plaisants qui se font par les nombres .

Édouard, lord Herbert de Cherbury, philosophe anglais, né au château de Montgommery en 1581, mort en 1648, est auteur de plusieurs ouvrages remarquables, dans lesquels il défend la doctrine des notions innées. Il a aussi écrit une vie de Henri VIII.

Le chevalier Claude de Humyn , né en 1582, mort en 1639, seigneur de Schoutbourg, Warden Tharcamps, au Luxembourg, fut membre du conseil privé aux Pays-Bas, puis président du conseil des

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finances et juge suprême des armées du roi au Palatinat. Il remplit aussi plusieurs missions diplomatiques. De Humyn a laissé un recueil curieux de 89 arrêts juridiques, qui furent imprimés à Lille en 1773.

Le comte Majolino Bisaccioni, général, diplomate et historien italien, né à Ferrare en 1582 d'une famille noble, mort à Venise en 1663, a publié des mémoires sur les guerres d'Allemagne, d'Angleterre, de Catalogne et de France, de même que des drames, des romans et nouvelles.

Hugo de Groot dit Grotius, célèbre publiciste hollandais, immortalisé par son ouvrage sur le droit de la guerre et de la paix, traduit dans toutes les langues de l'Europe, descendait d'une famille illustre, disent les biographes. Né à Delft en 1583, il est mort à Rostock en 1645.

Le comte d'Oxenstiern , chancelier de Suède, auprès duquel Grotius, exilé de Hollande , s'était retiré , fut lui-même un

historien distingué , ayant continué l'histoire des guerres de Gustave-Adolphe, commencée par Chemnitz. Né en 1583 dans la province d'Upland , il est mort en 1654. L auteur des pensées d'Oxenstiern était son arrière-neveu, né à Stockholm en 1641, mort en 1707.

Louis de Pontis, gentilhomme provençal et maréchal de bataille, né en 1583 au château de Pontis, mort en 1670 dans la maison de Port-Royal où il s'était retiré, s'est fait connaître parla publication de curieux mémoires.

Armand du Plessis, cardinal duc de Richelieu, né, suivant les uns, dans le château paternel de Richelieu, près Chinon, selon d'autres à Paris, en 1585, fonda l'Académie française et mourut en 1642, laissant des mémoires et son testament politique.

Antoine Perez, né en 1583 d'une illustre famille de la Navarre (de la ville d'Alfaro),

vint en Belgique à la suite des archiducs.

D'abord professeur de droit, il devint ensuite juge supérieur de Tannée du roi au Palatinat et conseiller de Sa Majesté. Perez publia en 1639 ses leçons sur le Code, puis des traités sur le droit public. Il décéda en 1673.

Jean d'Ennetières, seigneur du Mesnil, né à Tournai en 1585, mort en 1605, a traduit Boèce et composé un recueil de chansons spirituelles.

William Drummond, dont la famille descendait des rois de Hongrie, né en 1585 à Hawthornden et mort en 1649, est auteur d'une histoire d'Écosse et de poésies élégiaques, qui lui valurent le surnom de Pétrarque écossais.

Vaugelas, le célèbre grammairien français, était seigneur de ce nom et baron de Peroges. Il naquit en 1585 à Bourg-en- Bresse, et selon quelques-uns àChambéry, et mourut en 1650.

Nicolas de Bourgogne, né à Enghien le 29 septembre 1586, mort le 4 juin 1649, conseiller et historiographe de l'électeur de Bavière, a écrit un excellent livre sur les coutumes de la Flandre et une histoire belgique dont il avait conçu le projet en 1620 et qui commence à Tannée 1558. La postérité de cet écrivain s'est éteinte, il y a quelques années, à Bruxelles, en la personne du chevalier de Bourgogne d'Herlaer, ancien waradin de la monnaie des Pays-Bas.

Pierre Roose, né à Anvers en 1586 et mort en 1673, était seigneur de Froidmont, Ham, Jemeppe, etc. Membre du conseil d'État , puis président du conseil privé, il devint l'âme de toute la politique de la cour de Bruxelles et fut plusieurs fois appelé à Madrid pour être consulté sur les affaires de sa patrie. En 1634, il composa, avec son ami Corneille Jansénius, un pamphlet virulent contre la France ; dans son mémoire

« Le papier d'Arras » rédigé en 1636, il propose d'utiles réformes dans l'administration des provinces belges; en 1657, il présenta au souverain un f actum de remontrance contre la vénalité des offices publics. Mais son ouvrage principal est intitulé :

Gouvernement politique des provinces des Pays-Bas soubz V obéissance de Sa Majesté Catholique (Leyde, 1685, in-8° anonyme).

Nous avons de ce ministre, outre divers mémoires, une œuvre en espagnol intitulée :

Los servicios, écrite de sa propre main.

François Cauvigny, sieur de Colomby et parent du poète Malherbe, né à Caen vers 1588, mort en 1648, est auteur dune traduction de l'histoire de Justin, ainsi que de divers opuscules.

Charles de Combault, baron d'Auteuil, né à Paris en 1588, mort en 1670, est auteur, entre autres ouvrages, d'une histoire des ministres d'État qui ont fleuri sous les rois de la troisième lignée.

Charles de Mansfelt, fils naturel du gouverneur de ce nom, naquit à Luxembourg vers 1588. Il devint conseiller noble du conseil de Luxembourg, chapelain, conseiller d'État, et enfin vicaire général de Philippe IV auprès des armées de ce prince.

Outre deux ouvrages insignifiants sur l'office de militaire , il publia pendant les années 1616, 1619 et 1626 trois ouvrages qui ont trait au droit canonique.

François-Christophe comte de Khevenhuller, ministre d'État allemand, né en 1589, mort en 1650, a composé les annales de l'empereur Ferdinand.

Le marquis de Eacan, né en 1589 à Laroche-Racan en Touraine, mort en 1670, fut un poète distingué et le plus célèbre des disciples de Malherbe. Ses bergeries sont citées comme modèle du genre dans l'art poétique de Boileau.

Jean Girardot, sieur de Beauchemin, jurisconsulte bourguignon, né à Nozeroy

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en Franche-Comté vers 1590, morten 1651, est auteur d'un ouvrage intitulé : Le chemin de l'honneur de la noblesse catholique dans le monde.

Le comte Emmanuel Tesauro, né à Tu^ rin en 1591, mort en 1677, s est fait connaître comme historien.

Le seigneur du Châtelet, historien français, né en Bretagne en 1592, mort en 1636, a écrit l'histoire de Duguesclin et quelques autres ouvrages.

Sir William Cavendish, duc de Newcastle, né en 1592, mort en 1676, a publié , entre autres ouvrages , une méthode nouvelle de dresser les chevaux. La duchesse, sa seconde femme, a laissé un grand nombre d'écrits, formant ensemble 13 volumes in-folio.

Frédéric de Spée , jésuite et poète religieux, né en 1591 ou 1595 à Kaisers werth sur le Rhin, ou près de là au château de Langenfeld, d'une famille ancienne et no T

ble, mort à Trêves en 1635, s'éleva le premier contre les procès de sorcellerie ; c'est en accompagnant à l'échafaud une innocente victime, la plus jolie fille de Wûrzbourg, qu'il prit cette résolution.

Gaspard Gevaerts, né à Anvers en 1593, est issu d'une famille patricienne de cette ville. En 1642, il publia un commentaire sur la loi fondamentale du Brabant, avec une description de la joyeuse entrée de l'archiduc Ferdinand à Anvers, en mai 1639. Ce beau livre, aujourd'hui fort rare, valut à son auteur l'entrée du conseil privé et le titre d'historiographe royal. Gevaerts mourut en 1666.

Un membre de cette famille, le père Jean Gevaerts, professeur d'histoire, fut nommé ambassadeur par les archiducs Albert et Isabelle près les Provinces-Unies pour la conclusion de la paix. Il décéda à Anvers en 1623, en laissant un grand nombre d'écrits.

Dona Bernarda Ferreira de la Cerda, citée plus haut, page 18, naquit à Porto en 1595 et mourut en 1644. L'Espagne délivrée, poème épique en vers castillans, fut son principal ouvrage.

Le comte d' A vaux, négociateur français et surintendant des finances, né en 1595, mort en 1650, a laissé des lettres et des mémoires touchant les négociations du traité de paix fait à Munster.

Le poète français, Pierre de Marbeuf, chevalier, sieur de Sahurs, naquit en 1596 à Pont de l'Arche en Normandie ; on ignore l'époque de sa mort. Ses poésies sont écrites en latin et en français.

Le comte Jean-Baptiste Montalbani, né en 1596 à Bologne, d'une ancienne famille de cette ville, et mort en 1646 à l'île de Candie , a écrit, entre autres ouvrages, un commentaire sur les mœurs et les usages des Turcs. Son frère Ovide, et son fils Marc- Antoine, ainsi que son petit-fils, Cas-

tor , se distinguèrent également dans la république des lettres.

Le comte Bernardin de Rebolledo, né en 1597 à Léon en Espagne, mort à Madrid en 1677 , a laissé des poésies qui lui assignent une place distinguée parmi les littérateurs de son pays.

Le marquis de Malvezzi , littérateur italien , né à Bologne en 1599 , mort dans la môme ville en 1654, a laissé divers écrits historiques, politiques et académiques.

Jacques Edelbeer, né à Loi j. vain le 28 février 1599, mort le 23 juin 1655, descendait d'une belle famille patricienne de Louvain. Appelé en 1624, cpjnme conseiller pensionnaire, il y cultiva beaucoup les arts et les lettres. Il était un des membres des États-Généraux de 1632, qui se rendirent auprès du prince d'Orange, pour traiter d'un arrangement sans le concours des gouvernants espagnols Nous avons de

cet homme politique des Lettres sut les événements de Van 1541, des ouvrages de droit, etc., tous en manuscrit.

Charles Sorel , sieur de Souvigny, né à Paris en 1599, mort en 1674, fut, comme son oncle Charles-Bernard, historiographe de France, et publia, entre autres ouvrages, une généalogie de la maison de Bourhon et une histoire de la monarchie française.

Bernardin de Mendoza, ambassadeur espagnol , mort au commencement du xvii c siècle dans un âge avancé, a laissé un commentaire des événements auxquels il avait assisté dans les Pays-Bas.

De Chaste, gentilhomme de la chambre du roi, mort en 1603, est auteur d'un voyage

à Tercère.

Roch Le Baillif, sieur de La Rivière, premier médecin de Henri IV, né à Falaise, mort à Paris en 1605 dans un âge avancé, s'est surtout fait connaître comme astrologue.

Jacques d'Amboise, aussi médecin, mort en 1606, a laissé deux discours et des questions académiques, ayant été recteur de l'Université de Paris.

Don P. d'Acuna, noble espagnol, mort empoisonné en 1606 , est auteur dune relation du soulèvement des Chinois à Manille. Il avait été gouverneur des îles Philippines.

Jérôme de France, seigneur de Noyelles, vit le jour à Douai et publia en Suisse, en 1558, ses leçons ou commentaire du chapitre des Pandectes intitulé : De Regulis jttris. Chargé de diverses fonctions magistrales, il devint, vers la fin de sa vie, président du conseil d'Artois. Il mourut en 1606.

Philippe de France appartient à la même famille. Il florissait en 1550 et fut auteur d'un Commentaire sur le code de Justinien.

Pierre Nevelet, sieur de Dosches , poète latin, né à Troyes ou dans les environs de

cette ville, mort en Suisse vers 1610, a publié une vie de François Hotman. Son fils, Isaac-Nicolas Nevelet, est auteur de quelques fables.

Jean-Pierre Guissano , noble milanais mort vers 1615, d'abord médecin, puis prêtre attaché à saint Charles Borromée, a publié , entre autres ouvrages ecclésiastiques, une histoire des Évangiles.

Jacques Typoets, né à Diest, enseigna d'abord le droit en Italie ; de là, il passa en France, en Suède, où il entra dans les conseils du monarque, et en Pologne, où il devint conseiller et historiographe du roi .

Il finit sa carrière à Prague vers 1615.

Guillaume de Cornhuse, seigneur d'Oplinter, était un enfant de Bailleul, trèsversé dans les littératures grecque et latine et bon jurisconsulte. En 1605, il fut président du conseil de Flandre, et décéda en 1617, en laissant un ouvrage estimé sur les Pandectes, paru en 1565.

Guillaume Butler, gentilhomme irlandais et alchimiste, mort sur mer en 1618, âgé d'environ 90 ans , se fit connaître par un spécifique d'une efficacité extraordinaire dans la cure de tous les maux de l'espèce humaine : c'est la pierre de Butler, recommandée par Van Helmont et quelques autres médecins.

Jean-Paul de Lescun, décapité en 1622 comme écrivain protestant, a publié, entre autres, une généalogie des seigneurs souverains de Béarn ; il avait été conseiller à la cour souveraine de Béarn.

Jacques Grimaldi , ecclésiastique mort à Rome en 1623, était attaché aux archives de Saint-Pierre, dont il dressa les inventaires en les accompagnant de tables étendues.

Jean Grivel, seigneur dePerrigny, Fontaine, Lamere, etc., natif de Lons-le-Saunier (Franche-Comté), fut conseiller d'État en Flandre, membre du conseil privé, etc.

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En 1618, il publia à Anvers un recueil de cent cinquante décisions du parlement de la Franche-Comté. Grivel mourut le 14 octobre 1624.

André Eudaemon-Jean, jésuite, né dans Tîle de Candie, mort à Rome en 1625, a laissé plusieurs ouvrages de controverse, entre autres un libelle adressé à Louis XIII, contre l'Église gallicane, dont il était l'adversaire prononcé. Ses parents étaient issus des Paléologue.

Daniel Dubois d'Annemets, gentilhomme normand, mort à Venise en 1627, est auteur de mémoires sur le duc d'Orléans, frère de Louis XIII, dont il était le favori.

Louis Guyon , sieur de La Nanche , médecin français, né à Dôle, où il mourut vers 1630, a laissé, entre autres écrits :

Miroir de la beauté et santé corporelle.

La princesse Louise-Marguerite de Con ti , morte en exil en 1631, est auteur d'une histoire des amours du roi Henri IV.

Louis Deshayes, baron de Courmenin, ' décapité à Béziers, en 1632, pour avoir pris part à un complot formé contre le cardinal de Eichelieu, a donné des relations de ses voyages en Orient et en Danemark, où il avait été envoyé en mission par Louis XIII.

Dardi Bembo, noble vénitien, mort en 1633, s est fait connaître comme helléniste, ayant traduit en italien les œuvres de Platon, d'Isocrate et d'autres classiques grecs.

Jacques Bonanni, duc de Montalbano, mort en 1636, a donné les antiquités de Syracuse, sa ville natale.

Jean-Baptiste Basile, comte de Tortone, Napolitain, mort en 1637, a laissé un recueil d'églogues et d'autres poésies.

Hercule Girard, baron de Charnacé, ambassadeur en Hollande, tué au siège de Bréda en 1637, a laissé des recueils de mémoires et de dépêches diplomatiques restés manuscrits.

Le marquis de Feuquières, lieutenant général, qui était à la prise de La Rochelle, et mourut en 1639, a aussi laissé des mémoires.

Guillaume-Alexandre , comte de Stirling, Écossais, mort en 1640, est auteur d'un poème intitulé Y Aurore.

Jean Du Chatelet, baron de Beausoleil, enfermé à la Bastille, où il mourut en 1643, a écrit sur la pierre philosophale. Sa femme, la baronne de Beausoleil, née Martine de Bertereau, a laissé un ouvrage sur la minéralogie de la France et assista son mari dans l'exercice de la baguette divinatoire.

Le pape Urbain VIII , auquel on doit la refonte du Bréviaire romain, mort en 1644, savait si bien le grec qu'on l'appelait l'abeille attique. On a de lui des poésies latines et italiennes.

Le comte Edme de La Chatre-Nançay, colonel-général des Suisses, mort en 1645 à la suite des blessures qu'il reçut à la ba-

taille de Nordlingue , a écrit des mémoires sur la minorité de Louis XIV.

Diodore Van Tulden, deBois-le-Duc, jurisconsulte philosophe, mort en 1645. Ses premiers travaux concernent l'éthique et la politique. En 1621 et 1624, il publia deux ouvrages de droit basés sur la philosophie morale combinée avec le droit civil.

Van Tulden appartient à une ancienne famille patricienne de Hollande.

Thomas Howard , comte d' Arundel , célèbre anglais, mort à Padoue en 1646, fit apporter dans son pays les marbres qui portent son nom, monument le plus ancien de la chronologie des Grecs.

Nicolas Vauquelin , seigneur des Yvetaux, né à La Fresnaye, près de Falaise, mort en 1649, est auteur d un poème intitulé : De l'institution du prince.

Sir RichardLane, baronnet et membre du conseil privé sous Charles I er , florissait en 1643 et mourut vers 1650. On a de lui un

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recueil de rapports faits à la cour de l'échiquier, dont il était premier lord.

Manuel-Fernandez de Villaréal, diplomate portugais, brûlé vif par l'inquisition en 1650 , a écrit une vie du cardinal de Richelieu, qu'il avait su flatter au profit du commerce de sa nation.

Urbain de Maillé-Brézé, d'une ancienne famille de Touraine, était ambassadeur en Suède et mourut en 1650. On a de lui un recueil de lettres.

Auger de Mauléon, sieur de Grannier, né dans la Bresse, mort en 1653, a publié les mémoires de Villeroi, et les lettres du cardinal d'Ossat.

Gabriel de Barthélemi , seigneur de Grammont ou Gramond, président au parlement de Toulouse, où il mourut en 1654, a écrit, en latin, une histoire de France depuis la mort de Henri IV.

N. Blot, baron de Chauvigny, poète français, surnommé l'Esprit, mort à Blois

en 1655 , lança des chansons et des épigrammes contre le cardinal Mazarin, qui néanmoins lui fit une pension.

Alexandre Van der Capellen van Aartsbergen, noble hollandais, ami du prince Guillaume II de Nassau, mort à Dordrecht, en 1656, a laissé des mémoires publiés par son arrière-petit-fils.

Antoine Le Metel , sieur d'Ouville, littérateur normand, né à Caen, mort en 1656 ou 1657, est auteur de comédies, de romans et de contes.

François Borgia, de la célèbre famille romaine, prince de Squillace, vice-roi du Pérou, mort en 1658, est auteur, entre autres poésies espagnoles , de Naples reconquise.

François Van Aarssen, littérateur hollandais, noyé en 1659 dans une traversée d'Angleterre en Hollande , a laissé un voyage d'Espagne, historique et politique.

Gauthier de la Calprenède, gentilhomme

ordinaire du roi, né près de Sarlat dans le Quercy, mort en 1663, a publié un grand nombre de romans, dont les principaux sont Cassandre et Cléopâtre.

Henri- Auguste de Loménie, comte de Brienne, ministre de Louis XIII et de Louis XIV, mort en 1666, a écrit l'histoire de ces deux règnes.

Ph. delà Baume Saint- Amour, marquis dTennes, petit-neveu du cardinal Granvelle, mort à Paris en 1670, a laissé sa correspondance avec le parlement de Dôle ; il était gouverneur de la Franche-Comté.

Le marquis Ghiron-François de Villa, général vénitien, mort à Turin de ses blessures en 1668, a laissé des mémoires publiés d'abord en italien, puis en français, traduction dont on fit aussi un abrégé.

François Nadasdy, comte de Forgatsch, impliqué dans une conjuration de nobles hongrois et exécuté en 1671, a écrit, en latin, un livre intitulé : Mausolée des rois

et ducs du royaume apostolique de Hongrie.

Charles d'Hovines, d'Ypres, seigneur de Gouvernies, Grandbray, Winkel, etc., composa vers 1662, pour être adressé au roi, un Mémoire touchant la forme du gouvernement politique des Pays-Bas et des conseils et officiers qui en composent le ministère, dans le sens espagnol. Il mourut en 1671.

René de Bruc, marquis de Montplaisir, d'une ancienne famille de Bretagne, était lieutenant du roi à Àrras, où Ton croit qu'il mourut vers 1673. On a de lui un recueil de poésies.

Louis d'Astarac, marquis de Fontrailles, mort en 1677, prit part à la conspiration

de Cinq-Mars, dont il donna une relation.

An t. de Gramont, maréchal de France, vice-roi de Navarre, mort en 1678, a laissé des mémoires.

La marquise de Villars, née Marie Gi-

gault de Bellefonds, morte en 1678, a laissé d'intéressants mémoires sur la cour d'Espagne. On a également des mémoires de son fils, le duc de Villars, l'un des plus illustres généraux du siècle de Louis XIV; né à Moulins en 1653, il est mort à Turin en 1734.

Le comte Wolfgang de Bethlen, d'une ancienne famille de rois de Hongrie, massacré par les Tatars en 1679, a écrit une histoire hongroise en latin. Une comtesse de Bethlen , de la même famille, née vers 1760, a laissé des mémoires sur sa vie.

Jacques de Saulx , comte de Tavannes, lieutenant général, mort en 1683, à l'âge de 63 ans, a laissé des mémoires sur la guerre de Paris depuis la prison des princes.

Jean Lueius, né à Traw, en Dalmatie, d'une famille noble et ancienne, mort en 1684, a écrit l'histoire de sa patrie et en particulier de sa ville natale.

Léon-Jean de Pape, natif de Louvain,

chevalier, seigneur de Glabeek, conseillerpensionnaire des États du Brabant, puis président du conseil privé, édita, vers 1 680, son Traité de la Joyeuse-Entrée, suivi de Considérations sur le gouvernement des Pays-Bas ; d'une Description de la province de Namur ; dune Genealogia ducum Brabantiœ; d'un Recueil concernant les troubles des Pays-Bas; de Réflexions sur ' les finances de la Flandre et de beaucoup d'écrits sur le droit public national. Il mourut le 8 août 1685.

Hippolyte Bentivoglio, dune famille souveraine de Bologne, né à Ferrare, mort en 1685, a été auteur dramatique et poète lyrique.

George Brossin, chevalier de Méré, né d'une ancienne famille du Poitou, mort en 1685, est auteur d'un traité de la vraie honnêteté, de lettres, maximes et sentences.

Jean de Coligny, lieutenant général de la branche de la maison de Châtillon, mort

en 1686, a laissé des mémoires manuscrits, publiés par Lemontey.

Jean de Heiss, seigneur de Kogenheim, diplomate allemand, mort à Paris en 1688, a écrit une histoire de l'empereur d'Allemagne et une chronique de Cologne.

Arnould de Randaxhe, bourgmestre de Liège en 1665 et autres années, a rempli avec succès diverses missions diplomatiques, et publia en cette ville, en 1676, des Discours de droit, morale et politique.

Il décéda le 4 octobre 1691.

François Leblanc, gentilhomme dauphinois, mort à Versailles en 1698 , est auteur d une histoire monétaire de la France.

Cuvelier, conseiller au grand conseil de Malines, est auteur d'un recueil de trois cent quatre-vingt-six arrêts de cette cour, qui fut publié à Lille, en 1774, et qui commence en 1627, époque à laquelle florissait Cuvelier.

Liévin-Ëtienne Van der Noot, écuyer, nous est connu par ses Considérations sur

le gouvernement des Pays-Bas, achevées le 15 avril 1646. Cette œuvre est restée en

manuscrit.

Hugues de Terlon , diplomate français, né à Toulouse au commencement du xvir siècle, a laissé des mémoires sur ses négociations.

Le chevalier Ed. de Michelburne, du même siècle, qui parcourut, avec John Davis, les mers de l'Inde et de la Chine, a donné la relation de ses voyages.

André Balfour, noble écossais, du même siècle, contribua surtout à la fondation du Muséum et du Jardin botanique d'Edimbourg.

Le sieur des Joanots du Vignau, diplomate français du même siècle, pendant neuf ans secrétaire de l'ambassade française en Turquie sous Louis XIV, a publié l'état présent de la puissance ottomane, avec les causes de son accroissement et de sa décadence.

Augustin Fontana, comte de Scagnelli, sénateur à Mantoue, mort vers la fin du même siècle, est auteur d'une bibliographie juridique en 5 volumes in-folio. On a aussi des poésies de lui.

Léon de Aitzema, historien hollandais . d une famille noble de la Frise , né h Dockum en 1600, mort à La Haye en 1669, a publié une histoire des affaires d'État et de guerre de son pays.

La duchesse de Liancourt, dont l'ouvrage est cité à la page 20, naquit en 1600 et mourut en 1674 ; elle était fille de Henri de Schomberg, maréchal de France.

Michel de Marolles, abbé de Villeloin, né en 1600 àGénille,bourg de laTouraine, mort en 1681, a laissé des mémoires et des traductions françaises de presque tous les classiques latins. Un des premiers en France qui recherchèrent avec soin les estampes, il en rassembla près de 100,000 conservées, pour la plus grande partie, par

les soins prévoyants de Colbert. Son père, Claude de Marolles, était gentilhomme ordinaire du roi et maréchal de camp.

Jean de la Barde, marquis de Marolles, en dernier lieu ambassadeur en Suisse, né en 1600, mort à Paris en 1692, a écrit en latin l'histoire de son temps.

Don Pedro Calderon de la Barca, célèbre poète dramatique espagnol, né à Madrid en 1600, mort en 1687, fut créé chevalier de Saint-Jacques par Philippe IV. On porte à 1500 le nombre de ses productions.

George de Scudéri, littérateur et poète, né au Havre en 1601, mort en 1667, était d'une famille noble, ainsi que sa sœur Madeleine, poète et romancier, née au Havre en 1607, morte en 1701. La femme de George, née Marie-Françoise de Martin- Vast, restée veuve à l'âge de 36 ans, et morte en 1712, a laissé des lettres adressées à Bussy-Rabutin.

Le cardinal Mazarin, successeur de Riche-

Di<

lieu comme premier ministre de Louis XIII, né en 1601, à Piscina, dans l'Abruzze, mort à Vincennes, en 1661, était d'une famille noble. Fondateur du collège des Quatre-Nations, à Paris, et de la première bibliothèque publique que Ton ait eue en France , il a aussi laissé des lettres qui ont été imprimées, ainsi que sa correspondance avec Anne d'Autriche. Sa nièce, Hortense Mancini , duchesse de Mazarin , a, de son côté, publié des mémoires.

Gilles Persone de Roberval, géomètre français, né en 1602, mort en 1675, a publié un grand nombre de mémoires scientifiques et a doté le monde commercial d'une balance excellente, appelée balance de Roberval.

Thomas Herbert, de la famille de lord Herbert, né en 1602, mort en 1681, a écrit des voyages en Afrique et en Asie.

Le comte de Puységur, issu d'une an-

cienne famille de l'Armagnac, né en 1602, mort en 1682, a laissé des mémoires, et son fils, le marquis de Puységur, a publié des ouvrages militaires.

Sir John Marsham, né à Londres en 1602, mort en 1683, et créé chevalier par Charles II, est auteur d'ouvrages sur la chronologie.

Sir Kenelm Digby, dont le père avait été créé chevalier par Jacques I er , a laissé un grand nombre d'ouvrages de théologie. Il naquit en 1603 et mourut en 1665.

Henri de Valois, seigneur d'Orcé, historiographe de France, né à Paris en 1603, mort en 1676, a publié une édition des anciens historiens ecclésiastiques, et une d'Ammien Marcellin avec des notes. Son frère, Adrien de Valois, seigneur de La Mare, qui lui fut adjoint dans la place d'historiographe, est auteur d'ouvrages sur l'histoire de France ; il naquit à Paris en 1607 et mourut en 1692. Enfin, Charles

Digitize

de La Mare, fils du précédent , né à Paris en 1671, mort en 1747, fut, comme son père, historien et antiquaire.

Le baron Frédéric de Logau, né en 1604 en Silésie, d une ancienne famille noble , mort à Liegnitz en 1655, a publié des épigrammes, ses premières poésies s'étant perc dues dans la guerre de trente ans. On a aussi des poésies de son fils, Balthasar- Frédéric de Logau, né en 1645, mort en 1702. George de Logau, mort en 1533, appartient aux meilleurs poètes latins de

son temps.

Le comte de Clanricarde, fils du comte de Saint-Alban, était membre du conseil privé de Charles I er , et a laissé des mémoires sur les affaires d'Irlande. Il naquit à Londres en 1604 et mourut en 1657.

Le comte Biaise-François de Pagan, ingénieur et astronome français, né près de Marseille en 1604, mort en 1665, fut le précurseur de Vauban dans l'art des forti-

fications, sur lequel il publia un ouvrage spécial. ,

Galeazzo Gualdo-Priorato, comte de Comazzo, né à Vicence, en 1606, mort en 1678, a publié divers ouvrages historiques.

Le comte Godefroid d'Estrades, maréchal de France et habile diplomate, né à Agen en 1607, mort en 1686, a laissé, sur ses négociations, des lettres et des mémoires.

Antoine de Rambouillet de la Sablière, né à Paris en 1615, mort en 1680, et sa femme, M mc de la Sablière, immortalisée dans les vers de Lafontaine, et morte en 1693, se sont fait connaître, l'un par ses madrigaux, l'autre par son amour pour les études sérieuses.

Claude de Bourdeille, comte de Montrésor, le favori de Gaston, duc d'Orléans, né vers 1608, n^ort en 1663, laissa aussi des mémoires.

Esprit de Raymond deMormoiron, comte de Modène, historien, né en 1608 à Sarrians, près de Carpentras, dune des plus anciennes familles du comté Venaissin, qui a produit plusieurs autres personnages distingués, mort en 1670, est auteur, entre autres ouvrages historiques et de piété, d'une histoire des révolutions de Naples.

Pierre de Stockmans, né à Anvers le 3 septembre 1608, est un des plus grands jurisconsultes de la renaissance. Tour à tour conseiller d'État, diplomate et archiviste, il montra un dévouement remarquable aux droits de son prince qui l'appela en 1668 en son conseil privé des Pays-Bas.

Stockmans publia une foule de mémoires et de livres traitant du droit international, de la politique et des lois de nos provinces. Son œuvre : les Décisions juridiques est le livre d'or des praticiens. Il mourut à Bruxelles, le 7 mai 1671, sans postérité.

Nous ferons remarquer à cette occasion

que l'influence de son nom fut telle que son arrière-petite-nièce contracta mariage avec Frédéric, landgrave de Hesse-Darmstadt, lieutenant général au service du czar Pierre le Grand. De cette alliance naquit une fille Marie-Frédérique , princesse de Hesse-Darmstadt, qui fut chanoinesse de Prague et épousa à Vienne en 1729, un riche et puissant seigneur italien, le comte Antoine Gianini, marquis Délie Carpinette.

Après la mort de son époux, en 1750, elle devint abbesse du Chapitre de Savoie, à Vienne.

Le comte Raimond Montecuculli, célèbre général autrichien, né à Modène en 1608, d'une famille noble, mort à Lintz en 1681, a laissé des mémoires sur la guerre, écrits en italien, et un traité sur l'art de régner.

Le comte de Clarendon, grand chancelier d'Angleterre, né à Dinton, dans le comté de Wilt, en 1608, mort en France, à Rouen, en 1674, et enterré à Westmins-

ter, a écrit l'histoire de la rébellion depuis 1641, et quelques autres ouvrages. Son fils Henri, né en 1638, mort en 1709, a laissé un journal d'État et des lettres sur les affaires du temps.

Sir Philippe Warwick, né en 1608 à Westminster, mort en 1683, fut le secrétaire de Charles I", qui le créa chevalier.

On a de lui des mémoires sur la révolution d'Angleterre.

Paul Scarron, né à Paris en 1610, fils d'un conseiller au Parlement, passa sa jeunesse dans les plaisirs et perdit l'usage de ses membres à 27 ans. Fixé par ses souffrances sur un fauteuil, il conserva toujours un esprit brillant, engoué et malin et mérita le nom de père du burlesque. Son appartement était le rendez-vous des illustrations de l'époque qui lui firent épouser la fille d'un pauvre gentilhomme protestant, Françoise d'Aubigné, devenue, depuis son veuvage, favorite de Louis XIV et

marquise de Maintenon. Parmi les œuvres de Scarron, on cite YÉneïde travestie , le Typhon, plusieurs comédies et surtout le Roman comique, en prose. Il mourut en 1660.

Th. Varin, seigneur d'Andeux, né à Besançon en 1610, mort en 1668, s'est fait connaître comme historien.

François de Paule de Clermont, marquis de Montglat, né en 1610, mort en 1675, a écrit des mémoires militaires sur les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, dont il était maréchal de camp.

Charles du Fresne, sieur du Cange, né à Amiens en 1610, mort en 1688, est l'un des plus savants hommes que la France ait produits, antiquaire, philologue et historien.

Le duc de Montausier, gouverneur du Dauphin, comme il est dit à la page 20, naquit en 1610 dans la Touraine et mourut en 1690. Dans le monde lettré il s est

fait connaître par sa Guirlande à Julie, pièce de vers à l'adresse de sa femme, Julie de Rambouillet.

De la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, le plus grand homme de guerre de la France avant Napoléon , né à Sedan en 1 6 1 1 , tué à Sasbach, village près d'Offenbourg, dans le pays de Bade, en 1675, a laissé des mémoires publiés par Grimoard. Il était le second fils du duc Henri de Bouillon, prince de Sedan, et d'Êlisabeth de Nassau.

Jacques Graham, marquis de Montrose, né à Ëdimbourg en 1612, a aussi laissé des mémoires. L'un des plus célèbres partisans de Charles I er , il dut, comme son maître, mourir du dernier supplice par ordre du parlement, en 1650.

Le marquis de Chouppes, lieutenant général de3 armées du roi, né en 1612, mort en 1677> a écrit des mémoires publiés par Duport du Tertre.

François-Marie Grimaldi, jésuite et phy-

sicien, le premier qui ait observé la diffraction de la lumière, était de l'illustre famille de ce nom, d où sortirent les princes de Monaco. Il naquit à Bologne en 1613, et mourut en 1663.

Le baron François-Paul de Lisola, diplomate français, né à Salins en 1613, mort en 1677, laissa divers ouvrages de politique.

Le duc de Larochefoucauld , littérateur français, né en 1613, mort en 1680, est bien connu par son livre des Maximes.

Un autre écrivain français, Charles Marguetel de Saint-Denis, seigneur de Saint- Evremond, né la même année que le précédent à Saint-Denis-le-Guast , en Normandie, mort en 1703 et enterré h Westminster, est surtout célèbre par son esprit.

Les opuscules de Saint-Evremond furent adressés, pour la plupart, à la duchesse de Mazarin.

Le cardinal de Retz, né à Montmirail

en 1614, mort dans la retraite en 1679, a écrit ses mémoires et Y Histoire de la conjuration de Fiesque. Son père était général des galères et chevalier des ordres du roi.

Le comte d'Ériceira , homme d'État et littérateur portugais, né à Lisbonne en 1614, mort en 1699, est auteur dune histoire de Portugal, d'une histoire de Tanger, de traités de mathématiques et de philosophie, de poésies et de discours politiques et académiques.

Jean -Albert de Mandelslo, voyageur allemand, né en 1616 dans le Mecklembourg, mort à Paris en 1744, fut page du duc de Holstein et suivit en qualité de gentilhomme les ambassadeurs que ce prince envoya en Russie et en Orient. Il a laissé des lettres sur son voyage aux Indes orientales.

Le comte Charles-César de Malvasia, savant antiquaire, né à Bologne en 1616, mort dans cette ville en 1693, est auteur

d'un grand nombre d'ouvrages, entre autres d'un recueil d'inscriptions découvertes à Bologne ou dans ses environs, avec des explications.

Le baron François -Lambert Van den Steen de Jehay, né en 1617 à Liège, où il est mort en 1698, composa un Recueil d'observations sur les usages et coutumes de la principauté de Liège , dont on regrette le non-achèvement. Vanden Steen par ses fonctions de bourgmestre de Liège était à même de faire un bon ouvrage.

Le cardinal Delfino, d'une famille patricienne de Venise, né en 1617, mort en 1699, a écrit des tragédies et un traité sur l'art dramatique.

Noël Lebreton, sieur de Hauteroclie, né à Paris en 1617, mort en 1707 à l'âge de 90 ans, était acteur et auteur d'un recueil de comédies et de quelques historiettes.

Le poète français Guillaume Brébeuf, qui mourut de misère en 1661, était d'une

famille noble. Il naquit en 1618 à Thorigny, dans la Basse-Normandie.

La comtesse de la Suze, célèbre par son esprit et sa beauté, née en 1618, est morte en 1673, laissant des odes, des chansons et des madrigaux. Elle était petite-fille du fameux amiral de Coligny.

Le comte de Bussy-Rabutin, né en 1618 à Epiry, dans le Nivernais, mort en 1693 à la Bastille, où il fut enfermé pour des chansons sur les amours de la duchesse de La Vallière avec Louis XIV, est surtout célèbre par son histoire amoureuse des Gaules.

Gaspard de Tende, né à Manne, en Provence, en 1618, mort à Paris en 1697, a publié un traité de la traduction et une relation historique de Pologne. Le comte de Tende, tué à la bataille de Pavie, en 1525, était fils naturel de Philippe II, duc de Savoie.

Charles-Robert Dati, descendant de Gré-

goireDati(voy. page 174), est auteur entre autres d'un éloge de Louis XIV et de vies des peintres anciens. Né à Florence en 1619, il est mort en 1676.

Le duc de Navailles, maréchal de France, né en 1619, mort en 1684, a laissé des - mémoires.

La comtesse de Brégy, née Charlotte Saumaize de Chazan, est auteur de lettres et de poésies. Dame d'honneur d'Anne d'Autriche, elle naquit à Paris en 1619 et mourut en 1693.

Pierre et Guillaume Cuypers, frères, de Roosendael (près Berg-op-Zoom), sont les premiers représentants de cette illustre famille de Malines qui fournit au pays des jurisconsultes, des historiens et des généalogistes. Pierre, né en 1620 et décédé en 1669, s'étahlit à Malines où il devint conseiller et fit un Traité sur la saisine. Sa mort prématurée et ses fonctions si actives de magistrat empêchèrent l'achèvement

d un ouvrage, fruit de vingt années de travail. Son frère Guillaume, né en 1632 et mort en 1702, 1 édita et l'augmenta (1679).

Ce dernier est auteur d'un Traité sur la question de savoir si un seigneur peut refuser à un vassal la permission d'aliéner un fief. Son neveu, Daniel-François Cuypers, né à Malines en 1653, et y décédé en 1725, s'est fait un nom comme historien, généalogiste et biographe. Son fils, le comte J. -F.-G. de Cuypers d'Alsingen (1736-1775), connu comme célèbre généalogiste, laissa en manuscrit un Traité sur les fiefs de Malines, commençant en

L'historien Langlade, baron de Saumières, né dans le Périgord en 1620, mort en 1680, a écrit des mémoires sur la vie du duc de Bouillon.

Henri-Charles de la Trémouille, prince de Tarente, né à Thouars en 1620, mort eu 1672, a laissé des mémoires publiés ui}

siècle après sa mort. II abjura le calvinisme qu'il avait embrassé dans sa jeunesse.

Le comte Charles de Dottori, poète italien, né en 1624 à Padoue, où il mourut en 1686, a composé un poëme héroï-comique sur l'âne.

Jean de Witt, le célèbre économiste hollandais, né à Dordrecht en 1625, assassiné par la populace, avec son frère Corneille, à La Haye en 1672, était d'une famille noble et ancienne.

Jean Hérauld, financier et habile diplomate qui, de valet de chambre du duc de Larochefoucauld, devint sieur de Gourville, a écrit des mémoires qui contiennent des anecdotes curieuses sur les ministres depuis Mazarin jusqu'à Colbert. Né à Larochefoucauld en 1625, il est mort en 1703.

La reine Christine de Suède, née en 1 626, morte à Rome en 1689, cultivant avec succès les sciences et les lettres, a laissé quelques ouvrages, publiés par Archenholz.

Rancé, le célèbre réformateur de La Trappe, dont Chateaubriand a écrit la vie, naquit à Paris en 1626, d une des plus anciennes et illustres familles qui, tirant son origine de Bretagne, était apparentée aux ducs de cette province. Mort dans son monastère en 1700, il laissa divers ouvrages de religion, ainsi qu'une édition d'Anacréon, qu'il avait publiée dans sa jeunesse.

La marquise de Sévigné, femme célèbre par le recueil de ses lettres , appartenait, par son mari, à Tune des plus nobles maisons de Bretagne. Née en 1627 au château de Bourdilly en Bourgogne, elle mourut en 1696, laissant une fille, la comtesse de Grignan, dont on a un résumé du système de Fénelon sur l'amour de Dieu.

La duchesse de Montpensier, née à Paris en 1627, fille de Gaston, duc d'Orléans, frère de Louis XIII, et souvent appelée la grande Mademoiselle, mourut en 1693, laissant de curieux mémoires.

Le duc de Buckingham, favori de Charles II, roi d'Angleterre, dont il était l'ambassadeur en France, né en 1627, mort en 1688, est auteur de quelques poésies.

Le chevalier William Temple, né à Londres en 1628, mort en 1698, a laissé des mémoires et une introduction à l'histoire d'Angleterre.

Huyghens, le célèbre astronome hollandais, né à La Haye en 1629, mort en 1695, appartenait à une famille noble ; son père était seigneur de Zuylichem.

Charles Colbert, marquis de Croissy, fils de Jean-Baptiste Colbert, le ministre des finances de Louis XIV, né à Paris en 1629, mort en 1696, est auteur de mémoires sur l'Alsace et de lettres diplomatiques.

Le baron Michel- Ange de Vuoerden, né en 1629 à Chièvres, dans le Hainaut, grand bailli des états de Tournai et de Lille, où il mourut en 1699, est auteur

d'un journal historique et a laissé de nombreux manuscrits conservés à la bibliothèque de Cambrai.

François de Clermont-Tonnerre, évêque et comte de Noyon, né en 1629, mort en 1701, a laissé des recueils de discours et d'ordonnances synodales; il fut un des fondateurs du prix de poésie proposé annuellement par l'Académie française, dont il était membre.

Le baron Jean de Bergenhielm, chancelier de Suède, né dans l'Ostrogothie en 1629, mort en 1704, est auteur de poésies latines, épigrammes et satires.

Armand-Jean de Vignerod, neveu de la

duchesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de

Richelieu, né en 1629, mort en 1715, fut

le père du maréchal duc de Richelieu ; il a

fait imprimer à ses frais l'édition de la

Bible latine connue sous le nom de Bible de Richelieu.

La comtesse Veronica Maleguzzi-Valeri,

née à Reggio, dans la Lombardie, en 1630, d'une famille noble, morte en 1690, au couvent de la Visitation de Modène, fut l'une des femmes les plus savantes et les plus spirituelles de l'Italie ; elle a écrit des drames.

Le marquis d'Halifax, célèbre homme

d'État anglais, né vers 1630, d'une ancienne famille du comté d'York, mort en

1695, a publié, outre l'avis d'un père à sa

fille mentionné à la page 23, le portrait de

Charles II et des maximes d'État.

Le marquis de Chamilly, maréchal de France, né à Chamilly en Bourgogne en 1630, mort en 1715, est célèbre par l'amour que conçut pour lui une jeune religieuse portugaise, qui lui écrivit des lettres publiées sous le titre de Lettres portugaises.

Le marquis de Coulanges, littérateur français, né en 1631, mort en 1716, fut le cousin germain de M mc de Sévigné, qui parle souvent de lui dans ses lettres. Il a

laissé des mémoires et des chansons qui lui valurent le titre d'Anacréon du siècle de Louis XIV.

Marie - Hortense Desjardins, dame de Villedieu, née à Alençon en 1632, morte en 1683 dans la misère, est célèbre par sa vie galante et a écrit des poésies et des romans. Veuve de Boisset de Villedieu, elle épousa un vieux marquis de La Chatte, dont la première femme existait encore.

La comtesse de Lafayette, femme auteur comme la précédente et comme elle célèbre par ses liaisons galantes, née au Havre en 1632, morte en 1693, a laissé des mémoires de la cour de France, une histoire de Henriette d'Angleterre et plusieurs romans, dont le meilleur est la Princesse de Clèves.

Le comte de Eoscommon, né en Irlande en 1633, mort en 1684, est connu par des poésies, ordinairement imprimées avec celles de Rochester. Il avait été élevé par

son parent le comte de Stafford, qui eut la tête tranchée.

Jacques II, roi d'Angleterre, né h Londres en 1633, mort à Saint-Germain-en- Laye en 1701, a écrit des mémoires qui ont été détruits.

Le maréchal de Vauhan, né en 1633 à Saint-Léger, en Bourgogne, mort en 1707, fut le fils d'Urbain le Prestre, seigneur de Vauban. L'un des plus grands ingénieurs des temps modernes, il n'est pas moins célèbre comme économiste et écrivain politique.

Le duc Antoine -Ulric de Brunswick- Wolfenbuttel , qui embrassa la religion catholique, a publié des romans. Né en 1633, il est mort en 1714.

Antoinette du Ligier de La Garde, qui épousa le seigneur des Houlières , le plus ordinairement nommée M me Deshoulières, née à Paris en 1634, morte en 1694, s est immortalisée par ses poésies élégiaques, et

surtout par son idylle des moutons. Elle fut appelée la dixième muse. Ses œuvres ont été imprimées avec celles de sa fille Antoinette-Thérèse, née en 1662, morte en 1718.

L'abbé de Montfaucon de Villars étaitparent du célèbre Dom de Montfaucon, et descendait dune famille noble du Lan- • guedoc. Dans ses entretiens du comté de Cabalis sur les sciences, il dévoile les mystères de la secte d'illuminés dite des frères de la Rose-Croix, société secrète qui tirait son nom de son chef, gentilhomme allemand nommé Rosenkreutz. Né aux environs de Toulouse en 1635, l'abbé de Villars fut tué d'un coup de pistolet, en 1673, sur la route de Paris à Lyon.

Le général Esterhazy de Galantha, viceroi de Hongrie sous le nom de Paul IV, né en 1635, mort en 1713, a publié une traduction hongroise de Y A lias Afarianus, ou Recueil de descriptions des images mira-

culeuses de Notre-Dame de Hongrie. Cette famille princière, qui remonte au x e siècle, a produit plusieurs personnages remarquables, militaires et diplomates, attachés à la maison d'Autriche.

La marquise de Main tenon, née en 1635 dans les prisons de la conciergerie de Niort, veuve de Scarron, épouse de Louis XIV, et niorte à Saint-Cyr en 1719, a laissé un recueil de lettres et de mémoires.

Catinat, maréchal de France, surnommé par ses soldats le Père la Pensée, né à Paris en 1637, mort à Saint-Gratien en 1712, fut jugé parle roi digne d'être créé chevalier de ses ordres, mais il refusa cette distinction. Il était, au dire de Louis XIV, la seule personne en France qui ne lui eût jamais rien demandé. On a de lui des mémoires pour servir à sa vie.

Le comte Laurent Magalotti, savant littérateur, né à Rome en 1637, mort à Florence en 1712, secrétaire de l'Académie del

Cimento, a publié, entre autres ouvrages, des lettres familières et scientifiques.

Armand de Gramont, comte de Guiche, lieutenant général, arrière-petit-fils de la comtesse de Guiche, dite la belle Corisandre, à laquelle Henri IV adressa des lettres damour, publiées dans le Mercure de 1765, a lui-même laissé des mémoires. Né en 1638, il est mort en 1674.

Louis XIV, né à Saint-Germain-en- Laye en 1638, mort en 1715, prodiguant de magnifiques encouragements aux lettres, aux sciences et aux arts, cultiva lui-môme la littérature. Il reste de lui des mémoires politiques, historiques et militaires, des lettres et d'autres écrits littéraires. Ses œuvres, formant sept volumes, ont été publiées en 1806. Comme Henri IV avant lui et Napoléon III après lui, il avait entrepris la traduction des Commentaires de César sur la guerre des Gaules; il n'en a paru que le premier livre (la guerre des Suisses),

imprimé en 1651, à l'imprimerie royale, in-folio. Son règne fut le plus brillant dé la monarchie; aussi l'histoire a-t-elle décerné à cette époque le nom de siècle de Louis XIV.

Le marquis de Dangeau, aide de camp du grand roi et chevalier de ses ordres, né en 1638, mort en 1720, a laissé, sur la cour de Versailles, des mémoires manuscrits, dont Voltaire, M rae de Genlis et Lemontey ont donné des extraits. Son frère, l'abbé Dangeau, d'abord calviniste comme lui, académicien infatigable, né en 1643, mort en 1723, a publié des traités sur des sujets d'histoire et de philologie, et des opuscules sur la langue française.

Le comte Othon-Guillaume de Kœnigsmarck , né à Minden , en Westphalie , en 1639, d'abord ambassadeur de Suède en Angleterre, puis maréchal de camp sous Louis XIV, mort en 1688 généralissime au service de Venise, a laissé un recueil

d'hymnes sacrées, en allemand, publié à Stockholm.

Jean-Baptiste Christyn , chancelier de Brabant, naquit à Bruxelles en 1639, et se fit remarquer par sa Jurisprudentia Jieroïca, ouvrage traitant des matières nobiliaires. Il fut précédé du Prodromus, publié en 1663. On peut dire que ses écrits avec ceux d'Arnould de Kerckhem et de de Malte forment le code de droit de l'ancienne noblesse. Christyn mourut en 1690, et eut pour neveu le chevalier Jean-Baptiste Christyn, auteur des Placards et édits de Brabant, puis des Coutumes de Bruxelles, qui mirent le sceau à sa répu r tation d'érudit. Ce cômmentaire des lois communales est le meilleur du droit coutumier. La famille des comtes de Ribaucourt, de Bruxelles, descend d'un frère du chancelier de Brabant, célèbre écrivain et jurisconsulte, qui fut créé vicomte de Tervueren, en raison de ses vastes

connaissances et de son ambassade à Ryswyck.

Lord North, baron de Guildford, né vers 1640, mort en 1685, a laissé quelques écrits politiques et scientifiques, entreautres un mémoire sur la gravité des fluides et un essai philosophique sur la musique. Son frère Jean North, philologue, né en 1645, mort en 1683, s'est fait un nom dans la littérature classique.

JeanDonneau, sieur de Visé, poète français et historiographe de France, né à Paris én 1640, mort en 1710, fonda le Mercure galant y et publia de volumineux mémoires sur le règne de Louis XIV.

Le chevalier de Chaumont, né vers 1640, capitaine de vaisseau et ambassadeur de Louis XTV auprès du roi de Siam, a publié la relation de son voyage.

Le baron de Coehorn, surnommé le Vauban hollandais, né en 1641 dans la Frise, mort à La Haye en 1704, a écrit un traité

sur une nouvelle manière de fortifier les places.

Le marquis de Saint-Aulaire, né dans le Limousin en 1643, mort presque centenaire en 1742, a composé des poésies, publiées dans diverses collections du temps.

Le marquis de La Fare, poète léger, né à Valgorge, dans le Vivarais, en 1644, mort en 1712, a aussi publié des mémoires sur les principaux événements du règne de Louis XIV.

Le comte François Mezzabarba, savant antiquaire italien, né à Pavie en 1645, mort à Milan en 1697, est auteur d'un ouvrage de numismatique, offert à Jean III, roi de Pologne. L'un de ses fils, Jean- Antoine Mezzabarba, né à Milan en 1670, mort en 1705, a laissé un panégyrique de Louis XIV.

Le baron.de Pointis, chef descadre des armées navales de France, né en 1645,

mort près de Paris en 1707, a laissé une relation de l'expédition de Carthagène, faite par les Français en 1697.

Lucrèce - Hélène Cornaro - Piscopia, femme célèbre, d'une illustre famille de doges de Venise, où elle naquit en 1646, morte en 1684, âgée seulement de 38 ans, se rendit si habile dans les lettres et les langues, que l'université de Padoue l'admit au nombre de ses docteurs. Ses œuvres ont été réunies en un volume.

Le comte Antoine d'Hamilton, de la célèbre famille écossaise du même nom, né en Irlande en 1646, mort à Saint-Germain en 1720, écrivit en français des poésies, des contes de féerie et les mémoires du comte de Gramont, son beau-frère.

Le baron de Bourcier-Montureux, magistrat et négociateur, né à Vezelyse en Lorraine en 1646, mort en 1726, s'est également fait connaître comme .écrivain. Le comtede Bourcier,déjà nommé à la page 26,

était son fils; il naquit à Luxembourg en 1687 et mourut en 1749.

Le comte de Kochester, célèbre courtisan anglais, né à Ditchley, dans le comté d'Oxford, en 1648, mort en 1680, laissa des poésies satiriques, après avoir écrit une rétractation de ses erreurs passées.

Le marquis Antoine de Feuquières , un des plus habiles généraux du règne de Louis XIV, qui contribua beaucoup au gain de la bataille de Neerwinden, né à Paris en 1648, mort en 1711, a laissé des mémoires sur la guerre.

Ignace-François de la Hamayde, natif d'Irchonwelz (près d'Ath) en 1648 et mort en 1712, descendait par bâtardise des anciens sires de la Hamayde en Hainaut.

Professeur de droit civil à l'Université de Louvain, il tourna sa science contre les Jansénistes et publia ensuite des ouvrages recommandables sur le droit. Son œuvre capitale est un Commentaire sur le pla-

tard de 1669, relatif à la récusation des juges (1706).

M me Guy on, née Jeanne-Marie Bouvières de LaMothe, native deMontargis en 1648, morte à Blois en 1717, a laissé beaucoup d'ouvrages mystiques.

Le duc de Buckingham, né en 1649, mort en 1721, après avoir rempli des charges importantes sous les règnes de Charles II, Jacques II, Guillaume III et de la reine Anne, publia des mémoires sur la révolution d'Angleterre et des œuvres poétiques.

Le pape Benoît XIII, qui a laissé des homélies, naquit à Rome en 1649, de la famille illustre des Ursins, et mourut en 1730.

Daniel Duncan, médecin français, issu d'une famille noble qui a donné des rois à l'Écosse, né en 1649 à Montauban , mort en 1735 à Londres, où il s'était réfugié par suite de la révocation de Tédit de

Nantes, a écrit sur le corps humain considéré sous le rapport de la mécanique et de la chimie, et contre l'abus des boissons chaudes.

Le comte Frédéric Veterani, feld-maréchal autrichien, né dans le duché d'Urbin vers 1650, mort sur le champ de bataille en 1695, a écrit, en italien, des mémoires sur la guerre de Hongrie.

La comtesse d'Aunoy, Française célèbre, si connue par ses contes des fées, a publié des romans et des mémoires historiques. Née en 1650,elleest morteen 1705.

L'abbé Tilladet, membre de l'Académie des inscriptions, né vers 1650, mort à Versailles en 1715, était d'une famille ancienne de l'Armagnac, la famille de La Marque.

Ses dissertations scientifiques sont insérées dans le Recueil de l'Académie.

John Churchill, duc de Marlborough, l'un des plus grands généraux produits par l'Anleterre, né en 1650, à Ash, dans le Devons-

hire, mort à Windsor en 1722, après être tombé en enfance, fut créé duc par la reine Anne. Turenne l'appelait le bel Anglais.

Ses mémoires ont été publiés par Coxe.

Charlotte-Rose de Caumont de La Force, petite-fille du duc de La Force, miraculeusement échappé, dans son enfance, au massacre de la Saint-Barthélemy, est auteur de romans historiques sur les ducs de Bourgogne, Marguerite de Valois, Catherine de Bourbon. Elle naquit en 1650 et mourut à Paris en 1724.

Malezieu, déjà nommé à la page 22, né à Paris en 1650 d'une famille noble, et mort en 1727, a laissé des éléments de géométrie composés pour M. le duc de Bourgogne, ainsi que des pièces de poésie légère, composées à l'occasion des divertissements de Sceaux, qu'il était chargé de diriger pour la duchesse du Maine. Il écrivit aussi un mémoire contre le régent.

Fénelon, l'immortel archevêque de Cam-

brai, naquit au château de Fénelon en Périgord, Tan 1651. Élevé à Cahors, sous les yeux de son oncle le marquis de Fénelon, lieutenant général des armées du roi, il devint, comme Ton sait, l'un des plus grands écrivains du siècle de Louis XIV.

Son roman de Télémaque seul suffirait h sa gloire. Au moment de recevoir le chapeau de cardinal, il mourut en 1715, n'ayant survécu que de trois ans à son royal élève {voyez ci-dessus, page 22).

Jean-Pierre Moret de Bourchenu , marquis de Valbonnais, né à Grenoble en 1651 , mort en 1730, est auteur d une histoire du Dauphiné.

Le marquis de Lassay, littérateur français, né en 1652, mort à Paris en 1738, est connu par des mémoires qui portent son nom.

Villefore, qui a écrit des vies des Saints- Pères des déserts d'Orient et d'Occident, et quelques biographies particulières, descen-

dait d'une famille noble de Paris. Né dans cette ville en 1652, il y mourut en 1737, à 85 ans , retiré dans le cloître de l'église métropolitaine.

Le baron de Walef, né en 1652 à Liège, où il est mort en 1734, s'est fait connaître par la publication d'un grand nombre de vers, parmi lesquels on distingue une satire contre sa femme. Ses œuvres choisies ont été publiées par le chanoine de Villenfagne. •

Khang-Hi, l'un des empereurs de la Chine, a écrit plus de cent volumes de poésie et de littérature. Les jésuites, dont il était le protecteur , l'ont comparé à Louis XIV pour les encouragements que, durant son long règne, il accorda aux sciences et aux arts. Né en 1652, il est mort en 1722.

Valincour, littérateur titré sous le règne de Louis XIV, et gentilhomme du comte de Toulouse, a laissé une vie du duc de Guise,

ainsi que des lettres sur la princesse de Clèves. Il naquit à Paris en 1653, et mourut en 1730. C'est à lui que Boileau adressa sa onzième satire sur l'honneur.

Le baron de Canitz, né à Berlin en 1654, mort en 1699, a laissé des délassements poétiques, en allemand.

Le comte de Tessin, Suédois (voyez plus haut, page 39), est auteur d'un traité sur les comètes. Né en 1654, il est mort en

Tourriefort, le célèbre botaniste français, descendait d'une famille noble. Il naquit à Aix en Provence l'an 1656, et mourut en

Claude de Forbin, d'abord chevalier, puis comte, l'un des plus habiles marins du règne de Louis XIV, fut le compagnon de Jean Bart et laissa des mémoires. Né en 1656 à Gardane en Provence, il est mort en 1733.

Philippe del Torre, archéologue, né, en

1657, dune famille noble de Cividal de Frioul, mort à Rovigo en 1717, a décrit les monuments de l'ancien Antium , ville maritime, aujourd'hui détruite, de l'Italie centrale, ainsi qu'un ouvrage dé chronologie sur le règne d'Héliogabale : il était membre de la commission instituée par le pape Clément XI pour examiner les dispositions de Grégoire XIII sur la réforme du calendrier.

Le comte Henri de Boulainvilliers, né à Saint-Saire en Normandie en 1658, mort en 1722, a écrit un grand nombre d'ouvrages historiques, parmi lesquels on distingue ses mémoires pour la noblesse de France, et son état de la France, ou extrait des mémoires dressés par les intendants du royaume, par ordre de Louis XIV, pour l'instruction du Dauphin.

Le comte Louis-Ferdinand de Marsigli, né en 1658 à Bologne, où il mourut en 1730, est auteur de descriptions du Danube et de l'empire ottoman.

Le marquis de Mimeure, gentilhomme attaché au Dauphin, fils de Louis XIV, né à Dijon en 1659, mort à Auxonne en 1719, fut reçu à l'Académie pour une traduction libre dune ode d'Horace.

Le comte de Loewenhaupt, général suédois, né en 1659 dans l'île de Seeland au milieu du camp devant Copenhague, mort en Russie en 1719, après dix ans de captivité, a laissé des mémoires publiés comme œuvres posthumes.

Hilaire-Bernard de Requeleyne, baron de Longepierre, secrétaire des commandements du duc de Berri, né à Dijon en 1659, mort en 1721, s'est fait connaître comme poète et comme traducteur d'Ana-:

créon et Sapho, de Théocrite, de Bion et Moschus ; sa tragédie de Sésostris lui valut une épigramme de Racine.

Le marquis de Saint-Philippe, né en Sardaigne de parents espagnols, l'an 1660, mort en 1726, est auteur d'une histoire de

la monarchie des Hébreux et de mémoire** pour servir à l'histoire d'Espagne.

Le baron Magnus de Palmquist, ma^ thématicien suédois, né en 1660 et mort en 1729, a laissé une lettre à Kégis, sur la solution d'un problème d'arithmétique.

Le marquis de Quincy, qui fut lieutenant général de l'artillerie en France , né vers 1660, mort en 1729, a écrit une histoire militaire, d'après les matériaux qu'il avait recueillis dans ses campagnes.

Le marquis de l'Hôpital, savant géomètre, le premier qui, en France, se soit occupé de l'analyse infinitésimale , naquit à Paris en 1661 et mourut en 1704.

Charles Montaigu (comte d'Halifax), poète anglais et homme d'État, né dans le comté de Northampton en 1661. Membre de la chambre des communes en 1691, membre de la régence en l'absence du roi, et, en 1700, membre de la chambre des

lords avec le titre de baron Halifax, il est mort à Londres en 1715.

Robert Harley, comte d'Oxford, homme d'État, né à Londres en 1661, mort en 1724, avait formé une riche collection de manuscrits, qui, déposée au Musée britannique, est connue sous le nom de collection harléienne.

Le comte de Wynants , jurisconsulte belge, né à Bruxelles en 1661, mort à Vienne en 1732, a publié un recueil de jugements prononcés par le conseil de Brabant, et laissé des commentaires manuscrits. Il avait marié sa fille au comte Patrick de Neny.

Le marquis Alexandre Maffei , filleul et page de l'électeur de Bavière, puis feldmaréchal, naquit à Vérone en 1662, et mourut à Munich en 1730. Ses mémoires, écrits en italien , ont été traduits par Séguier.

Le comte de Spork, célèbre philanthrope

de la Bohême, né en 1662, mort en 1738, répandit dans le peuple de son pays le goût de la littérature au moyen de traductions qu'il fit faire d'ouvrages français, et forma de vastes bibliothèques à Prague et dans d'autres villes.

Le baron Guillaume-Pascal de Crassier, né à Liège en 1662, mort dans la même ville en 1751, a laissé des écrits estimés sur l'histoire de son pays natal. Conseiller de la chambre des comptes des princesévêques, il avait formé une collection de médailles et de morceaux de sculptures, dont le catalogue, publié par lui, est recherché des amateurs. Le catalogue de sa bibliothèque a été publié après sa mort.

Madame du Noyer, femme d'un gentilhomme de famille distinguée, a laissé des mémoires et des lettres historiques et galantes. Née à Nîmes en 1663, elle mourut en 1720 en Hollande, où sa plume fut sa principale ressource. Elle y reprit le cal-

vinisme qu'elle avait abjuré à l'occasion de son mariage.

L'évéque René de Beauvau, né en 1664 à Nivau en Poitou, mort en 1739, est auteur d'une description du Languedoc. Il était d'une ancienne et noble famille de l'Anjou, naturalisée depuis en Lorraine.

Liévin de Meyer, jésuite, né en 1G65 d'une famille noble de Gand, mort à Louvain en 1730, écrivit un poème latin sur la colère.

Mathieu-Guillaume de Louvrex, écuyer, seigneur de Eamlot, né à Liège le 15 novembre 1665, fut un avocat renommé, canoniste savant et illustre homme d'État. Il a rempli aussi plusieurs missions diplomatiques. Il fit pour la principauté de Liège un recueil en 4 volumes in-folio, de toutes les lois édictales (1714-1735). Dans les dernières années de sa vie, il se consacra aux études historiques et laissa un manuscrit intitulé : Res Leodieiises, qui comprend

l'histoire de Liège, depuis 1688 jusqu'à 1734, date de sa mort.

Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy , neveu de Charles , désigné plus haut , page 282, a laissé des mémoires traitant, entre autres, des négociations pour la succession d'Espagne. Né en 1665, il est mort en 1746 membre de l'Académie des sciences.

Le baron de la Hontan, né en Gascogne en 1666, mort dans le Hanovre en 1715, a publié des relations de ses voyages en Amérique.

George Granville , vicomte de Lansdowne, homme d'État anglais, né en 1667, mort en 1735, a publié des poésies.

Le cardinal Corneille Bentivoglio, né à Ferrare en 1668 de la célèbre famille souveraine de Bologne, mort en 1732, est auteur d'une traduction en vers italiens de la Thébaïde de Stace.

Jean-Bénigne Luçotte, seigneur du Til-

liot, né à Dijon en 1668, mort en 1750, a écrit une Histoire de la fête des Fous.

Le chancelier d'Aguesseau naquit à Limoges en 1668 d'une ancienne famille de Saintonge et mourut en 1751, laissant de nombreux ouvrages de jurisprudence.

Le chevalier de Folard, né à Avignon en 1669, mort en 1752, a écrit sur les fonctions de l'officier de cavalerie, des commentaires sur Polybe et d'autres ouvrages militaires.

Le comte de Wurmbrand, ministre autrichien, né en 1670, mort en 1756, est auteur d'un ouvrage de généalogie.

Le comte de Shaftesbury , petit-fils de l'orateur anglais du même nom, né à Londres en 1671, mort en 1713, a écrit divers traités de morale.

Le chevalier de Louville , astronome français, né en 1671, mort en 1732, frère du diplomate marquis de Louville, a laissé des observations sur l'obliquité de l'éclip-

tique, de nouvelles tables du soleil, une nouvelle méthode de calculer les éclipses.

Le duc de Berwick, maréchal de France, tué au siège de Philipsbourg en 1734, à l'âge de 73 ans, a laissé des mémoires. Il naquit à Moulins en 1671.

La marquise de Caylus, née dans le Poitou en 1673, morte en 1729, a écrit des mémoires qui portent le titre de souvenir.

Elle était nièce de madame de Maintenon.

Le baron Jacques-Paul de Gundling, homme d'État prussien, né en 1673, mort à Potsdam en 1731, est auteur de divers ouvrages historiques et d un traité du droit public de l'Allemagne dans le moyen âge.

Godefroid - Daniel Wunschwitz , né à Prague en 1673, mort en 1741, a comme son père, le baron de Wunschwitz, écrit sur l'histoire, ainsi que sur les antiquités et la généalogie.

Le comte d'Ericeira , né à Lisbonne en

1673 , mort en 1743, a écrit, entre autres poésies, une traduction portugaise de Fart poétique de Boileau..

La marquise de Simiane, née Pauline de Grignan, petite-fille de madame de Sévigné, née en 1674, morte en 1737, a laissé des lettres et des poésies.

François-Scipion , marquis de Maffei, frère du marquis Alexandre Maffei {voyez page 305), né à Vérone en 1675, mort en 1755, était à la fois antiquaire, auteur dramatique, littérateur. On a de lui un traité contre le duel.

Le duc de Saint-Simon, né à Paris en 1675, mort en 1755, s'est rendu célèbre par ses mémoires sur les règnes de Louis XIV et de Louis XV.

Charles Boyle, comte d'Orery, homme de guerre anglais, né à Chelsea en 1676, mort en 1731, a publié une traduction latine des lettres de Phalaris, ce tyran d'Agrigente qui fit périr un grand nombre de

nobles dans les supplices , les enfermant dans un taureau d airain qu'on chauffait ensuite. C'est à lui que le célèbre Graham dédia le planétaire qui a conservé le nom d'Orery.

Louis-Léon Pajot, comte d'Onz-en-Brai, directeur général des postes, né à Paris en 1678, mort en 1753, était aussi membre de l'Académie des sciences, à laquelle il légua l'immense et curieuse collection de machines qu'il s'était formée et que le czar Pierre voulut voir pendant le séjour qu'il fit en France.

Julie de Castelnau, comtesse de Murât, née à Brest en 1679, morte en 1716 au château de la Buzardière, dans le Maine, a publié des mémoires et des romans, entre autres de nouveaux contes de fées.

Le comte de Gyllenborg, ambassadeur de Suède à Londres, né en 1679, mort en 1746, a laissé des poésies et des morceaux de littérature.

Lord Dun, jurisconsulte écossais, né à Dun dans le comté d'Angus en 1679, mort en 1755, a laissé des avis ou conseils auxquels il a attaché son nom. #

Le marquis d'Aleyrete, littérateur portugais, né à Lisbonne en 1682, mort en 1736, fut premier secrétaire perpétuel de r Académie d'histoire dans son pays.

Le comte de Bombelles, lieutenant général français et commandant de Tordre de Saint-Louis, né en 1682, mort en 1760, est auteur de plusieurs écrits militaires. Il est déjà mentionné à la page 23.

Stanislas I er , roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, né à Lemberg en 1682, mort en 1766, a laissé plusieurs écrits qui ont été recueillis sous le titre à'Œnvres <£un philosophe bienfaisant.

L abbé de Pons, issu d une ancienne noblesse de Champagne, naquit en 1683 à Marly, près de Paris, et mourut à Chaumont en 1733, laissant des œuvres de lit-

térature, qui comprennent, entre autres, un nouveau système d'éducation.

Le duc d'Aiguillon, né en 1683, mort en 1750, est ^tuteur des Réflexions de Cyrus sur ses voyages, faisant suite à la nouvelle Cyropédie.

René- Antoine Ferchault, sieur de Réaumur, célèbre physicien et naturaliste français, a attaché son nom au thermomètre de 80 degrés. Né à La Rochelle en 1683, il est mort en 1757, des suites d'une chute, à sa terre de La Bermondière, dans le Maine.

Le marquis de Maillane a publié une histoire de Beaucaire, où il naquit en 1684; il est mort à Aix en Provence en 1745.

Le baron Louis de Holberg, auteur danois, né en 1684 à Bergen en Norvège, mort en ] 754, est auteur d'une histoire de Danemark et de comédies, dont la meilleure a pour titre: le Potier d'étain homme d'État.

André-Michel Eamsay, protestant converti au catholicisme par Fénelon, dont il a écrit la vie, fut fait chevalier de Tordre de Saint-Lazare. Il naquit en 1686 à Ayr en Ecosse, et mourut à Saint-Germain-en- Layeen 1743.

Gilbert-Charles Legendre, marquis de Saint- Aubin-sur-Loire, né en 1688 à Paris, mort dans la môme ville en 1746 , a écrit sur les antiquités de la France.

Le baron de Montesquieu, auteur de l'Esprit des lois, est né en 1689 à La Brède en Gascogne, et mort en 1755. Son fils, le baron de Secondât , était agronome et littérateur.

Le baron d'Alt, né à Fribourg en 1689, mort en 1771, est auteur dune histoire de la Suisse.

Le baron de Stosch, diplomate et archéologue allemand, né en 1691 à Kustrin, forteresse prussienne dans la province de Brandebourg, mort à Florence en 1757, a

publié une description des pierres gravées, dont il avait formé une collection précieuse.

Le compositeur français Bodin de Boismortier, né à Perpignan en 1691, mort en 1765, a laissé une fille , Suzanne Boismortier, femme auteur qui publia, entre autres romans historiques, les mémoires de la comtesse de Marienberg.

Antoine-Louis de Chalamond de la Visclède, littérateur français, naquit à Tarascon en Provence, en 1692, dune famille noble, et mourut en 1760 à Marseille, dont il releva l'Académie. Il excellait dans les impromptu.

Le baron de Poellnitz, bouffon à la cour de Frédéric II, roi de Prusse, né en 1692, mort en 1775, a laissé de curieux mémoires sur les personnes qui composaient alors les principales cours de l'Europe.

La baronne de Staal, femme de chambre et confidente de la duchesse du Maine,

dont elle servit les intrigues, était fille d'un peintre, et connue d'abord sous le nom de mademoiselle de Launay. Née à Paris en

1693, elle est morte en 1750, laissant des mémoires et un recueil de lettres.

Le marquis Voyer d'Argenson, homme d'État français et littérateur, né en 1694, mort en 1757, composa, dans les loisirs de sa retraite, des considérations sur le gouvernement de la France.

Madame de Graffigny, Fauteur des lettres péruviennes, qui ont été traduites dans toutes les langues, naquit à Nancy en

1694, et mourut en 1758. Son mari était chambellan du duc de Lorraine, et sa mère fut la petite-nièce de Callot, fameux graveur lorrain.

Le comte de Chesterfield, littérateur anglais, naquit à Londres en 1694 et mourut en 1773, atteint de surdité. C'est à son fils adoptif que ses lettres, mentionnées cidessus à la page 31, furent adressées.

Le marquis de Rochemaure, littérateur français, naquit en 1695 et mourut en 1740. Son neveu, Pierre, érudit, est né à Nîmes en 1725 et mort en 1790.

Le marquis Spolverini , né à Vérone en 1695, mort en 1763, a composé un long poème italien sur la culture du riz.

Le comte Maurice de Saxe, maréchal de France, né à Dresde en 1696, mort dans sa terre de Chambord en 1750, a laissé des mémoires intitulés : Mes Rêveries,

Le baron Chrétien de Nettelbladt, jurisconsulte suédois, né à Stockholm en 1696, mort en 1776, assesseur à la cour impériale de Wetzlar , a laissé un grand nombre de thèses, ainsi que des recueils de jurisprudence de son pays.

Honri Home, depuis lord Kaimes, savant juge écossais, né en 1696, mort en 1782, a beaucoup écrit sur des matières philosophiques et juridiques. On a de lui, entre autres, un ouvrage sur l'éducation.

uigitiz

Le baron Alphonse-Marie de Liguori , fondateur de Tordre des Rédemptoristes , né à Naples en 1696, mort en 1787 à Nocera de Pagani, et béatifié en 1816, a laissé un grand nombre d'ouvrages ascétiques et théologiques, parmi lesquels on remarque une histoire de toutes les hérésies avec leur réfutation.

Pierre-Adam d'Origny, né en 1697 à Reims, où il mourut en 1774, décoré de Tordre de Saint-Louis, a écrit sur Thistoire et la chronologie de TÉgypte ancienne.

Le comte de Pont de Veyle, né en 1697, mort en 1774 , s'est fait connaître en France par plusieurs comédies.

La marquise du Deffant, née en 1697, morte aveugle en 1780, est célèbre par sa correspondance avec lord Walpole et ses lettres à Voltaire et à d'Alembert.

Le chevalier de Vivens, né en 1697 au château de ce nom , dans TAgénois , mort

en 1780, a écrit sur la physique et l'agronomie.

Maupertuis, le célèbre géomètre français, né à Saint-Malo en 1698, mort à Bâle en 1759, appartenait à une famille noble.

Le baron de La Motte-Fouqué, général prussien, né à La Haye en 1698, mort en 1774, a laissé une correspondance avec Frédéric le Grand.

Le comte de Plelo, diplomate français, né en 1699, tué devant Dantzig en 1734, est auteur dune idylle conservée dans le Portefeuille d'un homme de goût.

Le marquis de Pombal, ministre de Portugal, né à Souza en 1699, mort en exil en 1782, s'est surtout rendu célèbre par ses mémoires contre les Jésuites.

Le marquis de Vargas, magistrat napolitain, né en 1699 à Teramo, dans les Abruzzes, mort en 1785, fut le Mécène des savants et des littérateurs de son pays.

Le chevalier Daudet, ingénieur-géogra-

phe du roi, né à Nîmes vers la fin du xvir siècle, a publié, entre autres, un plan de la ville de Reims et un nouveau guide des chemins du royaume de France.

Jacques Parrain, baron des Coutures, né à Avranches, mort en 1702, a laissé, entre autres écrits, une traduction de Lucrèce avec des remarques, et la Morale d'Épicure.

Herman-François de Malt, de Liège, seigneur d' A verdisse et de Vervo, conseiller à la cour féodale de la principauté de Liège, résident de Sa Majesté Catholique, membre du conseil privé du prince-évêque, etc., fut chargé de plusieurs missions diplomatiques auprès de Louis XIV et des États-Généraux et mourut en 1703, auteur de plusieurs ouvrages juridiques, entre autres d'un livre de droit intitulé : Les no- Mes devant les tribunaux (1680).

Joseph de Templeri, seigneur de Leven, mort en 1706, s est fait connaître comme

poète et grammairien. On a de lui, entre autres, Jephté, tragédie, et le Génie de la langue française.

Marie d'Orléans, fille du duc de Longueville, qui épousa Henri II, de Savoie, duc de Nemours , morte en 1707, a laissé des mémoires.

Jean-Martin de Hertogh, ditdeBerthout, de Bruxelles, avocat et chevalier du Saint- Sépulcre , est auteur d'un commentaire assez estimé sur les quatre livres des institutes de Justinien et de traités spéciaux sur les décimes et les censures ecclésiastiques. Il est mort en 1708.

Sir Robert Àtkins, célèbre jurisconsulte anglais, chevalier de Tordre du Bain, mort en 1709, est auteur de traités parlementaires et politiques.

Mathilde Bentivoglio, morte en 1711, cultiva la poésie avec succès ; elle était membre de l'Académie des Arcades.

P.-P.-Aug. Le Pesant, sieur de Bois-

Guillebert, lieutenant général au bailliage de Rouen, mort en 1714, a publié, comme économiste, le Détail de la France et le Factum de la France.

Rouillé de Meslay , d'une famille corntaie de France, mort en 1715, s'occupa de mathématiques et fonda un prix pour la recherche de la quadrature du cercle.

Le chevalier Mathieu Pinault, seigneur des Jaunaux, naquit à Château-Gonthier (Anjou), devint, en 1693, conseiller et après président à mortier au parlement de Flandre, et décéda en cette qualité en 1716.

Son Recueil d'arrêts du parlement de Tournai parut en 1702.

Le chevalier Remi-Albert du Laury, de Gand, seigneur de Raveschot, fils d'un conseiller au grand conseil de Malines, occupa les plus hautes fonctions judiciaires du pays aux cours suprêmes. Il est le premier qui ait composé, en langue française, le grand répertoire des arrêts rendus en

dernier ressort, qui parut en 1717, un an après sa mort. Ce recueil est le plan d'une œuvre gigantesque qu'il voulait élaborer quand la mort le surprit.

Le prince André Jacovlevitsch Khilkoff, ambassadeur du czar Pierre le Grand en Suède, où il mourut en prison en 1718, a laissé une histoire abrégée de Russie.

Le chevalier de Mailly, filleul du roi Louis XIV, mort vers 1724 fort avancé en âge, a écrit quelques ouvrages historiques, plusieurs romans et un éloge de la chasse qu'il présenta à Louis XV.

Albert Radicati, comte de Passerani, seigneur piémontais, mort après 1736, est connu par ses pamphlets antichrétiens, dirigés contre les protestants aussi bien que contre les catholiques romains.

David-Ben- Abraham Oppenheimer, savant rabbin, mort à Prague en 1737, a laissé, entre autres écrits, un commentaire du Talmud et des livres saints.

J.-Balthazar, baron de Wernher, né à Rothenbourg, mort en 1742, et son neveu Godefroid , jurisconsulte comme lui , né à Neunkirchen en 1716, mort en 1794, ont écrit, le premier sur le droit de l'Allemagne, et l'autre un commentaire sur le digeste.

Louis Bentivoglio, de la famille déjà citée, mort en 1744, s'est distingué à la fois comme théologien et philosophe, orateur et poète.

Le comte Thierri de Kaiserling, l'ami du grand Frédéric, né en Courlande, mort en 1745, était membre de l'Académie des sciences et belles-lettres de Berlin.

Guillaume O'Kelly d'Aghrim , comte palatin , roi d'armes de l'empereur des Romains, etc. , naquit à Galway (Irlande), vers la fin du xvir siècle et quitta sa patrie fort jeune pour faire ses études à l'université de Louvain. Après avoir achevé son droit en celle de Paris , il se rendit à

Vienne en 1 699 où l'empereur Léopold lui confia les chaires de philosophie, d'histoire et d'héraldique à sa cour. En même temps les États d'Autriche lui donnèrent les mêmes fonctions auprès de l'Académie qu'ils avaient fondée à Vienne. C'est vers cette époque qu'il publia à Vienne six œuvres traitant toutes des matières historiques et philosophiques. Ces livres sont devenus aujourd'hui extrêmement rares en raison de leur petit nombre d'exemplaires. Il mourut à Vienne le 24 février 1751.

François Robichon de la Guérinière, écuyer de Louis XV, mort à Versailles en 1751 , a écrit des élémsnts de cavalerie.

L'abbé Léonor- Jean -Christine Soulas d'AllainvaL ne a Chartres, mort à Paris en 1753, adonné plusieurs comédies au théâtre français, entre autres V Embarras des richesses et T École des bourgeois.

Joseph- Adrien Le Large de Lignac,

oratorien, issu d'une famille distinguée de Poitiers, mort à Paris en 1762, a publié des lettres sur l'histoire naturelle de Buffon et des éléments de métaphysique ; comme philosophe , il était de l'école de Descartes.

Joseph Gorio, marquis de Gorini, né à Milan à la fin du xvn c siècle, mort en 1762,

a laissé un grand nombre de tragédies et de comédies italiennes, imitées du théâtre français.

Le chevalier John Taylor, fameux oculiste anglais, mort vers 1767, a laissé plusieurs écrits sur les maladies des yeux.

Adrien de La Vieuville , comte de Vignacourt, chevalier de Malte, morten 1774, a publié la Comtesse de Vergy et Adèle de Ponthieu, nouvelles historiques.

François Bertholet, marquis de Baye, général français, mort en 1776, est auteur de la Campagne du maréchal de Créqui en

Foullé, issu d'une ancienne famille noble de France où elle possédait les seigneuries de Mortangis et de Prunnevaux, s'adonna à l'économie politique et publia d'abord en 1777 un mémoire sur l'élève des bêtes à laine en Belgique, mémoire couronné par l'Académie belge; puis, en 1778, une dissertation sur les moyens propres à dessécher et cultiver les terres humides et inondées. Ce factum soupçonnait déjà la découverte toute moderne du drainage.

Jacques de Varenne, greffier des États de Bourgogne, décoré du cordon de Saint- Michel, mort à Paris en 1780, est auteur d'un mémoire pour les élus généraux des États du duché de Bourgogne, ouvrage qui, quoique composé par ordre du ministère, indisposa les parlements et fut condamné par celui de Dijon à être brûlé par la main du bourreau. Son fils, Philippe- Charles-Marie de Varenne de Paille, né à Dijon, mort à Lyon surl'échafaud en 1794,

s est fait connaître comme agronome ; on a de lui, entre autres, des mémoires sur Ta-

ménagement des forêts.

L'abbé Turberville Needham, d'origine anglaise, académicien belge en 1769, fut un bon naturaliste. Il publia en 1777 des écrits sur l'agriculture, suivis d'observations physiques sur le Luxembourg, d'un mémoire sur la métallurgie du fer, d'une histoire naturelle de la fourmi, etc. Needham, ancien directeur de son Académie, mourut le 30 décembre 1781.

Le marquis de Saint* Auban, lieutenant général, mort en 1783, est auteur d'un traité des armes à feu.

Le comte de Hordt, Suédois, général prussien dans la guerre de Sept ans, mort en 1785, a laissé des mémoires historiques.

Le comte Philippe Stanhope, pair d'Angleterre, mort en 1786, fit imprimer à ses frais les écrits du célèbre mathématicien

Robert Simson, ainsi que les œuvres d'Archimède.

R. Bournons, né à Malines, officier du génie, florissait en 1776, et décéda en 1788. Il publia des écrits sur les sciences mathématiques, et a laissé de nombreux manuscrits sur les sciences exactes.

Dom A. Berthod, religieux franc-comtois, décédé le 19 mars 1788, fut un paléographe érudit, auteur de beaucoup de mémoires académiques sur les manuscrits de l'histoire de la Gaule belgique, d'une biographie de François Richardot, évôque d'Arras, etc.

Le comte Jean de Stair, économiste anglais, mort en 1789, a publié un état de la dette nationale et des considérations sur la fixation des revenus de l'Etat.

Le prince M. Chtcherbatow, mort en 1790 , est auteur du Livre des czars et d'une histoire des révolutions de Russie.

L'abbé Jean de Marci, issu d'une famille ancienne et noble du Luxembourg, était

prévôt de l'église collégiale de Saint-Pierre à Louvain et académicien belge. Il publia dès 1773 des mémoires sur l'économie rurale et les arts et métiers. Il est décédé le 15 septembre 1791.

G. -F. Magné de Marolles, bibliographe français, mort en 1792, a écrit, entre autres, un traité de la chasse au fusil.

L'abbé Caussin , académicien belge, fit en 1770 un mémoire sur l'archéologie municipale des provinces belges au vn e siècle. Il décéda en 1792.

Martin de Hesdin, d'une ancienne famille noble du Namurois, roi d'armes de l'empereur des Romains, académicien belge, est auteur dès 1769 d'un factum sur les anciennes localités et villes des Pays-Bas.

En 1774, il traça le plan d'une histoire complète du roi Zwentibold, qui fut suivie er\ 1787 de recherches historiques sur Herman de Saxe, premier époux de Richilde, comtesse de Hainaut. De Hesdin laissa à sa

mort, arrivée en 1792, une belle bibliothèque, comprenant 2713 numéros. Il se distinguait par une connaissance approfondie des antiquités de la Belgique.

Jean-Baptiste de Beunie , médecin anversois, décédé le 25 février 1793, a publié divers mémoires académiques sur la minéralogie et l'économie politique dès 1774.

Le marquis Charles de Casaux, riche agronome français à l'île de Grenade , mort à Londres en 1796 dans un âge trèsavancé, a laissé des opuscules sur la culture de la canne à sucre.

Le colonel Frédéric, baron de Neuhoff, fils du fameux roi de Corse Théodore, est auteur de mémoires pour servir à l'histoire de Corse. Tombé dans l'indigence, il se donna la mort à Londres en 1797.

Charles d'Aigrefeuille , chanoine de Montpellier, qui vivait au xviii* siècle,, a écrit l'histoire de cette ville.

Le chevalier de Bela, colonel au service

d'Espagne, mort h la fin du même siècle, est auteur d'une histoire des Basques.

Corneille S. de Rietvelt, originaire de Bréda, est auteur d'un traité renfermant diverses questions relatives aux testaments (1722). Son ouvrage traite les questions générales.

Pigott, gentilhomme anglais, s'était fixé aux Pays-Bas en 1772. Astronome distingué, il fut auteur de plusieurs mémoires sur des observations astronomiques faites en 1772 et 1773 dans les provinces belges.

Du Rondeau, médecin du corps de LL. AA.RR. àBruxelles, fut académicien belge dès 1773 et est auteur d'un grand nombre de mémoires sur la médecine, la botanique et les antiquités belgiques. Ses écrits sont basés sur la science expérimentale. En 1774, il fit couronner par l'Académie son mémoire sur Vètat agricole, commercial, politique et intellectuel des peuples de la Belgique avant le vir siècle.

Le médecin Caels, de Bruxelles, nous est connu par un ouvrage sur la botanique toxicologique du sol belge, publié en 1774.

Il fut membre de l'Académie fondée par Marie-Thérèse aux Pays-Bas.

L'abbé Chevalier , académicien belge et astronome, publia dès 1775 des mémoires ou conférences sur les éclipses et les observations météorologiques en Belgique.

O'Sullivan composa en 1781 un éloge de Viglius d'Aytta de Zuichem , qui fut couronné par l'Académie.

Jean Fantuzzi, dernier membre d une illustre famille de Bologne, qui, de siècle en siècle depuis le quatorzième, a fourni des jurisconsultes et des littérateurs distingués, a laissé une histoire étendue des écrivains bolonais, publiée de 1781 à 1794.

Van Bochaute, professeur de chimie à l'Université de Louvain en 1782, est auteur de plusieurs écrits remarquables sur la chimie organique et sur la zoologie.

Le marquis dePaulmy, publia en 178*2, à Paris, son livre des Mélanges tirés iïnne grande bibliothèque.

Le chevalier Gaspard-François d'Heeswyck , de Liège, est auteur d une œuvre de droit appelée : Controversé foreuses, qui fut suivie en 1782 d'un pamphlet virulent contre l'administration de Monseigneur de Velbruck , prince-évôque de Liège. D'Heeswyck était un avocat trèsrenommé en sa ville natale.

J.-B. Prévinaire, de Louvain, est auteur d un mémoire remarquable sur les inhumations précipitées, qui fut couronné par l'Académie en 1787. Comme docteur en médecine, Prévinaire a traité cette question avec toute l'autorité nécessaire. C'est de lui que descend la famille Prévinaire actuellement à Bruxelles et à Harlem.

Dona Maria de Zayas y Sotomayor, née à Madrid vers 1700, non moins distinguée par son esprit que par sa naissance, a écrit

des nouvelles , d'où Scarron et Sedaine ont tiré le sujet de plusieurs de leurs compositions.

Le comte d'Argental, l'ami et le correspondant de Voltaire, né à Paris en 1700, mort en 1788, passe pour l'auteur du comte de Comminges, qu'on attribue aussi à sa tante, M me de Tencin.

Le chevalier de Mouhy, né à Metz en 1701, mort en 1788, a publié un grand nombre de romans et de mémoires.

Le baron de Praun, homme d'État autrichien et numismate, né à Vienne en 1701, mort en 1786, a laissé un traité des monnaies.

Jean-Nicolas de Hontheim, évêque de Trêves, né dans cette ville en 1701 d'une ancienne famille patricienne, mort en 1791 au château de Montquintin dans le duché de Luxembourg, est surtout célèbre par l'ouvrage théologique qu'il publia sous le pseudonyme de Febronius.

uigmz

Le baron de Labastie, né à Carpentras, en 1703, mort en 1742, a écrit sur les médailles.

Le comte de Saussey, né à Paris en 1703, mort en 1778, a laissé plusieurs poèmes, dont le principal a pour titre : L'Amour de la patrie.

Caffarelli, le fameux chanteur italien, né à Bari en 1703, mourut en 1783 dans son duché de Santo-Dorato, qu'il avait acheté et qu'il transmit à sa famille avec une immense fortune.

Le comte de Thott, homme d'État danois, né en 1703, mort en 1785, est surtout célèbre comme bibliophile; le catalogue de sa bibliothèque forme 12 vol.

in-8°.

Le baron de Senkenberg, fameux jurisconsulte, anobli à Vienne, naquit à Francfort sur le Mein en 1704 et mourut en 1768. Son principal ouvrage traite du droit public de l'Allemagne.

Le marquis d'Argens , né à Aix en Provence en 1704, mort en 1771, a laissé plusieurs écrits contre le christianisme, dont il était l'ennemi acharné. Il fut un des favoris de Frédéric II, qui le nomma directeur de l'Académie des beaux-arts de Berlin.

Le baron d'Eggers, qui servit successivement en Suède, en Saxe et en France, a laissé plusieurs bons ouvrages militaires.

Né à Dorpat en Livonie, Tan 1704, il mourut en 1773 dans le commandement de la ville de Dantzig. Voyez aussi son nom à la page 28.

Le comte de Tressan, maréchal de camp, littérateur et physicien, né au Mans en 1705, mort en 1743, a traduit le Roland furieux. Il avait découvert à Rome une collection précieuse des romans de la chevalerie française. Son fils, l'abbé de Tressan, né dans le Boulonnais en 1749, mort en 1809, se fit également un nom dans la

littérature ; il fut l'éditeur de la traduction faite par son ami Delille du passage du Saint-Gothard , poème de la duchesse de Devonshire.

Le marquis de Sade, vicaire général de l'archevêque de Toulouse et de celui de Narbonne, né en 1705, mort dans sa retraite près de Vaucluse en 1778, laissa des ouvrages poétiques et des mémoires sur sa vie.

Le vicomte de Morogues, capitaine de vaisseau, né à Brest en 1705, mort en 1781, est auteur d'un traité de tactique navale.

Don Alphonse de Varano, poète et littérateur, né à Ferrare en 1705, mort en 1788, appartenait à l'ancienne famille de la Marche d'Ancône, rappelée plus haut page 178.

Le baron de Kreitmayer, homme d'État bavarois, né à Munich en 1705, mort en 1790, est auteur d'ouvrages estimés de jurisprudence et de droit public.

Lord comte de Mansfield, président de la cour du banc du roi, naquit en 1705 à Perth en Écosse, et mourut en 1793, après avoir été, comme jurisconsulte et orateur politique, le soutien des catholiques,

La marquise du Châtelet qui, au sortir de l'enfance, avait appris le latin, l'anglais et l'italien , les mathématiques et l'astronomie, fut l'amie de Voltaire et publia, entre autres, des institutions de physique.

Née à Paris en 1707, elle mourut à Lunéville en 1749.

Le comte de Mazzucchelli, né à Brescia en 1707, mort en 1765, avait entrepris la publication d'une grande biographie des écrivains italiens, dont il n'a paru que six volumes comprenant les deux premières lettres de l'alphabet.

Le seigneur de la Touloubre, jurisconsulte français, naquit à Aix en 1707 et mourut en 1767.

Le comte de Morton, né à Edimbourg

en 1707, mort en 1768, cultiva les sciences en amateur éclairé et fonda l'Académie de sa ville natale. Il était surintendant des archives d'Écosse.

Le comte Claude-Louis de Saint-Germain, ministre de la guerre en France sous Louis XVI, a laissé des mémoires et une correspondance avec Pâris-Duverney. Il naquit près de Lons-le-Saulnier en 1707, et mourut en 1778.

Buffon, ce grand naturaliste français, dont les écrits sont surtout remarquables par la noblesse et l'harmonie du style, naquit en 1707 à Montbar en Bourgogne, et mourut en 1788. Louis XV l'avait créé comte.

L'abbé de Voisenon naquit en 1708 au château de ce nom près de Melun, et y mourut en 1775, laissant des œuvres composées de romans et de pièces de théâtre.

Il fut l'ami de Voltaire.

Le comte de Lynar , homme d'État

saxon, né en 1708 au château deLubbenau dans la Basse-Lusace, où il mourut en 1781, a laissé des œuvres politiques. Il eut un fils, auteur d une paraphrase des épîtres et, des évangiles

Sir Joseph Ayloffe, né dans le comté d'Essex en 1708, mort en 1781, a publié divers écrits sur l'archéologie britannique.

La margrave de Baireuth, sœur du grand Frédéric, née à Potsdam en 1709, morte en 1758, a laissé des mémoires.

Sir Charles Hanbury Williams, diplomate anglais en Russie, né en 1709, mort en 1759, a laissé des satires et d'autres poésies.

Lord George Lyttleton , chancelier et pair d'Angleterre, né en 1709 à Hagley dans le comté de Worcester, mort en 1773, est auteur, entre autres ouvrages, de Dialogues des morts et à! Observations sur la conversion de saint Paul.

Le marquis Lefranc de Pompignan, né à Montauban en 1709, mort en 1784, s est fait connaître comme littérateur et poète tragique et lyrique; on a de lui, entre autres, un recueil de poésies sacrées et philosophiques. Son frère, l'archevêque, a écrit sur l'incrédulité.

Antoine-Joseph Rezzonico , comte de La Torre, maréchal de camp et chambellan du duc de Parme, a laissé un ouvrage critique sur Pline. Né à Côme en 1709, il est mort en 1785. Le pape Clément XIII est issu de la même famille.

Le baron Nugent, poète et homme d'État anglais, né en Irlande vers 1709, mort en 1788, est auteur dune ode au genre humain .

Khiang-Loung , empereur chinois, né vers 1709, mort en 1799, est auteur de plusieurs ouvrages, dont le plus connu est l'éloge de la ville de Moukden , traduit en français par le père Amiot.

Nicolas de Saussure, agronome distingué, naquit à Genève en 1709, et laissa plusieurs mémoires estimés sur l'agriculture.

Le prince de San-Severo , amateur des arts, naquit à Naples en 1710 et mourut en 1771 , après avoir fait des découvertes curieuses en peinture et dans l'art du lapidaire.

Le comte Daniel Florio, né en 1710 à Udine, mort dans la même ville en 1789, est connu par la publication d'un recueil de poésies.

Le baron de Trattner, né à Johrmannsdorf près de Guns en Hongrie, en 1710, mort à Vienne en 1798, s'est rendu célèbre par l'extension qu'il sut donner à la librairie autrichienne.

Jacques-Joseph de Stassart , créé par Léopold II baron du Saint-Empire, naquit en 1710 et mourut en 1801. Membre du conseil privé de Bruxelles, il laissa, en ma-

nuscrit, un précis des affaires qui y furent traitées, ainsi que des mémoires relatifs aux discussions avec la France et autres pays limitrophes.

Le prince Joseph-Alexandre de Jablonowski, de la famille du roi Stanislas de Pologne, né en 1712, mort en 1777, est auteur de là Vie de douze grands généraux de la cour de Pologne. Il vécut à Leipzig, où il fonda la société littéraire qui porte son nom.

Le comte de Neny, issu d une famille irlandaise réfugiée en Belgique, naquit en 1712 à Bruxelles et y mourut en 1784.

On a de lui des mémoires historiques et politiques sur les Pays-Bas autrichiens , au gouvernement duquel il eut }a plus grande part sous Marie-Thérèse. Son mariage est mentionné à la page 305.

Frédéric II, roi de Prusse, dit le Grand, tant à cause de ses travaux historiques et littéraires que pour ses talents militaires,

naquit en 1712 et mourut en 1786. Sa liaison avec Voltaire est devenue célèbre ; ses ouvrages ont tous été écrits en français.

Jean-Marie délia Torre , né à Rome en 1713, mort à Naples en 1782, est auteur dune histoire des phénomènes du Vésuve.

Il y eut en Italie plusieurs familles nobles de ce nom.

Le comte d'Hérouville, lieutenant général français, né à Paris en 1713, mort en 1782, s'était occupé dune histoire générale des guerres. Il est Fauteur du traité des légions, publié sous le nom du maréchal de Saxe.

Le baron d'Espagnac, gouverneur de l'hôtel ^es Invalides, né à Brives-la-Gaillarde en 1713, mort en 1783, a écrit l'histoire du maréchal de Saxe. L'abbé d'Espagnac , fils du précédent , mourut sur l'échafaud en 1793.

Jean Stuart, comte de Bute, homme d'É-

tat anglais, né en 1713 en Écosse, mort en 1792, cultiva la botanique et publia une flore de l'Angleterre, 9 vol. in-4°, magnifique édition, faite à l'intention de la reine.

Le duc de Chaulnes, lieutenant général et pair de France, né en 1714, mort en 1769, est connu comme mathématicien et naturaliste; on cite surtout sa nouvelle méthode pour diviser les instruments mathématiques, suivie d'une description d'un microscope.

Gluck, le fameux compositeur allemand, né à Neustadt, sur la Naab, en Bavière, en 1714, d'une famille considérée, mort à Vienne en 1787, fut créé chevalier.

Le marquis de Manara, premier ministre de don Philippe , souverain de Parme , né en 1714 à Taro dans le duché de Parme, mort en 1800, a publié, entre autres poésies, une traduction des Bucoliques et des Géorgiques de Virgile.

Le général Adrien de Montalembert, né

à Angoulême en 1714, mort en 1800, aida Carnot de ses lumières et publia un volumineux ouvrage sur les fortifications.

Le marquis de Vauvenargues, moraliste français, né à Aix en 1715, mort en 1747, est auteur, entre autres ouvrages, d'une introduction à la connaissance de l'esprit humain. Voltaire parle de lui comme d'un prodige de philosophie et de vraie éloquence.

Le comte de Waldegrave, homme d'État anglais, déjà nommé à la page 28, a laissé des mémoires. Né en 1715 , il mourut en 1763.

Adrien Helvetiuâ, philosophe français, né en 1715 et mort en 1771. Il est surtout connu par un livre remarquable sur V Esprit.

Le comte de Guibert, lieutenant général et gouverneur des Invalides, né à Montauban en 1715, mort en 1786, fut chargé par le duc de Choiseul de la confection des

ordonnances du service de campagne et du service des places.

Le marquis de Mirabeau, l'économiste, qui publia l'Ami des hommes et la Théorie de l'impôt, naquit à Perthuis, en Provence, en 1715 et mourut en 1789.

Le vicomte Alès de Corbet, né en 1715, mort en 1790, est auteur de Recherches historiques sur l'ancienne gendarmerie française.

Le cardinal de Bernis, né en 1715 à Saint-Marcel , dans l'Ardèche, d'une ancienne et noble famille, devint comte de Lyon, et mourut en 1794. On a de lui divers poèmes, entre autres la Religion vengée et les Quatre saisons. Son afféterie lui fit donner, par Voltaire, le nom de Babet la bouquetière.

Le comte Turpin de Crissé, lieutenant général, né dans laBeauce en 1715, mort en 1795, est auteur d'un Essai sur l'art de la gtierre.

Le comte d'Aranda, ministre d'État espagnol, auteur d'un mémoire sur la guerre de France , descendait de don Sanche Abarca, roi de Navarre. Né à Saragosse en 1716, il mourut en 1794.

Le ducde Nivernais, né à Paris en 1716, mort en 1798, a laissé des œuvres composées surtout de traductions. Sa femme, née Marie-Thérèse de Brancas, a publié un roman : Mytis et Aglaé.

Le baron de Bielefeld, publiciste alle^ mand, déjà nommé à la page 27, naquit à Hambourg en 1717, et mourut en 1770.

On a de lui des Institutions politiques.

Le marquis de Turbilly, né dans l'Anjou en 1717, mort en 1776, s'est fait connaître par des publications agricoles.

Horace Walpole, qui hérita de son neveu le titre de comte d'Orford, s'est rendu célèbre, tant par sa liaison avec M me du Deffant, aveugle et presque septuagénaire lorsqu'il la vit pour la première fois, que

par ses publications , dont les plus importantes sont sa correspondance et ses mémoires. Né en 1717, il mourut en 1797.

Le marquis de Saint-Lambert, né en 1717 à Vezelise en Lorraine, mort en 1803, est connu par ses liaisons avec la marquise duChâtelet et la comtesse d'Houdetot. Son catéchisme universel obtint le prix de morale après sa mort.

Le comte Duranti, né à Brescia en 1718, mort en Savoie Tan 1780, a laissé des oraisons funèbres et des poésies lyriques.

Le comte de Firmian, né à Trente en 1718, mort en 1782, protégea les lettres dans son gouvernement de la Lombardie autrichienne. Il fonda les chaires de sciences et d'arts à l'Université de Pavie. Sa bibliothèque contenait plus de 40,000 volumes.

Le prince de Croy-Solre, maréchal de France , gouverneur général de la Picardie, né en 1718, mort en 1787, est auteur d'un nobiliaire des Pays-Bas.

Le comte César Gaétan délia Torre, né en 1718, mort en 1808, a publié, entre autres ouvrages, une dissertation sur l'orir gine de l'église de Syracuse, sa ville natale.

La duchesse de Châteauroux, dame du palais de la reine sous Louis XV, née en 1719, morte en 1744, a laissé un recueil de lettres.

Frédéric de Reiffenberg, né en 1719 de l'illustre famille des barons de ce nom dans le pays de Trêves, mort en 1764, est auteur d'ouvrages théologiques, parmi lesquels on distingue une traduction latine du grand ouvrage de Scipion Maffei, sur la grâce, le libre arbitre et la prédestination.

L'abbé Louis-Hyacinthe d'Everlange de Witry , issu d'une famille chevaleresse du Luxembourg, fut chanoine de l'église cathédrale de Tournai, et aumônier du prince Charles de Lorraine. Il est auteur d'un Traité sur la recherche des eaux mU

Uigitized

nérales et sur les productions du mont de la Trinité, prés de Tournai (1779), de Mémoires sur V électricité médicale (1784- 1788) , de Dissertations sur les fossiles et les pétrifications du Tournaisis et de la Belgique (1777 et 1785), et Vautres écrits sur les sciences naturelles. D'Everlange était né en 1719 au château de Witry, et mourut vers 1789.

Stanislas de la Noue, comte du Vair, né en 1720, tué en 1760 à Sachsenhausen dans la guerre de Sept-Ans, a laissé de nouvelles constitutions militaires.

Le comte de Hardwicke, homme d'État anglais, né en 1720, mort en 1770, est auteur de lettres athéniennes.

Le baron d'Ickstadt, jurisconsulte allemand, né en 1720, mort en 1776, a publié des éléments du droit des gens.

Le comte de Carli, né à Capo-d'Istria en 1720, mort en 1795, est auteur d un traité des monnaies.

Le baron de Beaumanoir, né en Bretagne vers 1720, mort vers 1795, a laissé des œuvres diverses.

Le baron de Zurlauben , lieutenant général, né à Zug en 1720, mort en

1795, est auteur d'une histoire militaire des Suisses.

Patrie-Antoine Beaucourt, seigneur de Noortvelde-Terheyden, naquit à Bruges le 8 janvier 1720, et décéda le 27 novembre

1796. Historien politique du Franc de Bruges, il fut auteur d'un manuel sur les Institutes. Beaucourt était aussi poète, et décrivit en vers latins plusieurs épisodes de sa ville natale. Son histoire du Franconat de Bruges restera toujours une œuvre des plus remarquables pour l'étude des anciennes institutions communales. Cet auteur descendait d'une ancienne famille noble du Cambrésis.

Claude de Thiard, comte de Bissy , né en 1721, mort en 1810, a traduit une partie

des Nuits d'Young et des lettres sur l'histoire de Bolingbroke.

Le marquis de Paulmy , de la famille Voyer d'Argenson, né à Valenciennes en 1722, a attaché son nom à deux volumineuses publications : la Bibliothèque des romans et les mélanges tirés d'une grande bibliothèque, qui fut la sienne et s'est conservée sous le nom de Bibliothèque de l'Arsenal, où il mourut en 1787.

Jean-Noël Paquot, né en 1722 à Florennes, conseiller historiographe de Marie- Thérèse, académicien belge, est une des gloires littéraires de la Belgique. Ses principaux ouvrages sont : Mémoires pour servir à V histoire littéraire des Pays-Bas; une Historié Flandriœ synopsis et d'autres écrits très-remarquables sur le mouvement littéraire de notre pays.

Le comte d'Autreg, né en 1723, mort en 1777, a publié l'Antiquité justifiée.

La princesse Anne-Amélie de Prusse,

sœur du roi Frédéric II, née en 1723, et morte en 1787, a mis en musique la Mort du Messie, par Ramier.

Le baron d'Holbach , né en 1723 à Hildesheim dans le Palatinat, mort à Paris en 1789, est bien connu par ses différents ouvrages sur la philosophie, la physique et la chimie.

Le comte de Campomanes, économiste et antiquaire espagnol, né en 1723 dans les Asturies, mort en 1802, a publié, entre autres, un ouvrage sur les antiquités de Carthage, avec le Périple d'Hannon.

Le marquis de Chabert, lieutenant général des armées navales, né à Toulon en 1723, mort en 1805, a laissé une relation de voyage dans l'Amérique septentrionale.

Le baron de Grimm, né à Ratisbonne en 1723, mort à Gotha en 1807, a publié une correspondance précieuse pour l'histoire littéraire.

Le prince de Stahremberg, ministre plé-

nipotentiaire de S. M. I. et R. aux Pays- Bas en 1773, est le créateur de l'Académie de Bruxelles, auprès de laquelle il fut désigné par Marie-Thérèse en qualité de protecteur. A cette époque il adressa à cette compagnie une lettre désignant les académiciens chargés de diriger ses travaux, par ordre de l'impératrice qui, par un décret en date du 16 décembre 1772, accordait la noblesse personnelle à chacun de ses membres qui ne la possédait pas encore.

Né à Londres en 1724, le prince de Stahremberg mourut en 1807.

M œe d'Épinay, amie intime de Rousseau, née en 1725, morte en 1783, a laissé quelques écrits, entre autres les Conversations d'Émilie.

Le comte de Herzberg, ministre de Frédéric II, roi de Prusse, né en 1725 à Lottin, près de Neu-Stettin, dans la Poméranie, mort en 1795, est auteur d un recueil de traités et manifestes.

Le comte de Rochambeau, maréchal de France , né à Vendôme en 1725, mort en 1807, a laissé des mémoires.

Le comte de Creutz, homme d'État suédois, né dans la Finlande en 1726, mort en 1785, a composé des idylles.

Le comte de Ferraris, général autrichien, né en 1726, à Lunéville, d'une famille originaire du Piémont, mort en 1814, a attaché son nom à une carte des Pays-Bas, dressée sur une grande échelle.

Le marquis de Ximenès, ancien colonel, lié avec Voltaire, a laissé des tragédies. Né h Paris en 1726, il mourut en 1817.

Turgot, baron de l'Aulne, contrôleur général des finances, né à Paris en 1727, mort en 1781, a laissé plusieurs ouvrages sur l'économie politique ; il appartenait à la secte des économistes.

Charles Jenkinson, baron Hawkesbury, comte de Liverpool, ministre d'État anglais, né en 1727 dans le comté d'Oxford, mort en

1808, a formé et publié une collection de

traités diplomatiques.

Le comte de Milly, chimiste français,

né à Beaujolais en 1728, mort en 1784, .

a laissé un traité sur Fart de la porcelaine.

Le marquis Albergati-Capacelli, littérateur et antiquaire, né à Bologne en 1728, mort en 1804, a laissé des piècès de théâtre.

Le baron de Wulfen, naturaliste allemand, né en 1728 à Belgrade, mort à Klagenfurt en 1805, a publié un mémoire sur les mines de plomb de la Carinthie.

Le marquis de Saint-Marc, né dans la Guienne en 1728, mort en 1813, a écrit pour le théâtre.

Le marquis de Méjanes, né à Arles en 1729, mort en 1786, à Aix, fonda dans cette dernière ville une bibliothèque publique de 80,000 volumes.

Le comte Thomas-François-Joseph , de

Fraula, né à Bruxelles en 1729, académicien belge , mort en 1787, a fait quelques mémoires sur les sciences astronomiques et naturelles. Sa biographie a été composée par l'académicien G.-J. Gérard.

On a aussi de lui des œuvres sur les étymologies , des notices sur l'histoire des Pays-Bas, etc.

Le comte de Lamberg, né en 1729 à Brunn, en Moravie, mort en 1792, a écrit un Mémorial d'un mondain.

Catherine II, impératrice de Russie, née à Stettin en 1729, morte en 1796, correspondit avec Diderot et Voltaire ; sa correspondance a été publiée.

Le baron de Ménil-Durand, écrivain militaire, né à Lisieux en 1729, mort en 1799, a laissé des ouvrages sur la tactique et l'emploi du canon.

Le baron d' Asch , médecin , né à Saint- Pétersbourg en 1729, mort en 1807, a pris part à la çharmacopée russe.

Le comte de Thélis, né vers 1730, dans le Forez, mort vers 1790, s est rendu célèbre par sa philanthropie.

La comtesse de Rosenberg, née à Venise en 1730, morte à Padoue en 1791, a publié un roman dédié à Catherine IL

Philippe-Jean-Baptiste O'Kelly de G&lway, né à Bruxelles en 1730, fut un jurisconsulte estimé, auteur de deux manuscrits sur l'ancien droit coutumier. Un des deux intitulé : Analyse de tous les édits, règlements et décrets pénaux y émanés pour le duché de Bradant, depuis 1312, jusqu'à Vannée 1785, etc. , était une excellente entreprise, dont les événements politiques empêchèrent la réalisation. O'Kelly remplissait beaucoup de fonctions, outre celles de magistrat. Il était conseiller de S. M.

I. R. et A. et président du tribunal criminel de Diest. Il est mort à Bruxelles en 1799. Son petit -fils Jean - Prosper - Désiré comte O'Kelly de Galway, a pu-

blié en 1830 un Armoriai général du royaume des Pays-Bas, et en 1837, un Essai historique sur V Irlande ancienne et moderne. Ce dernier décéda le 29 janvier 1843.

Le baron de Sinclair, général suédois, né en 1730, mort en 1803, est auteur d'un traité élémentaire de tactique.

La comtesse d'Houdetot, née vers 1730, morte en 1813, célèbre par la passion quelle inspira à Jean- Jacques Rousseau, alors âgé de 50 ans, et par sa liaison avec Saint-Lambert, a laissé des pièces de vers faites pour sa société.

Guillaume de Rochefort, littérateur, né à Lyon en 1731 et mort en 1788 , a traduit en vers français l'Iliade et l'Odyssée; il a publié en outre plusieurs tragédies et la traduction en prose du théâtre de Sophocle.

Le comte du Buat-Nançay, diplomate, né en Normandie en 1732, mort en 1787,

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a publié des éléments de la politique et plusieurs ouvrages historiques.

Le baron de Wimpfen-Bornebourg , général français, né à Deux-Ponts en 1732, mort à Paris en 1800, a laissé un ouvrage sur la réforme de Tannée et un traité de tactique ayant pour titre : le Militaire expérimenté.

Le chevalier d'Azara, diplomate espagnol, né à Barbunalès, dans F Aragon, en 1732, mort en 1804, a publié les œuvres complètes de Raphaël Mengs.

Le comte Galli, magistrat piémontais, né à Turin en 1732, mort en 1813, est auteur d'un ouvrage considérable. sur le droit de son pays.

Le baron de Tott, diplomate français, né en 1733 àChampigny, près la Ferté-sous- Jouarre, mort en 1793, a laissé des mémoires sur les Turcs et les Tartares.

Le baron de Gleichen , philosophe allemand, né en 1733, à Nersdorf, dans le

pays de Bayreuth, mort à Ratisbonne en 1807, est auteur d'un ouvrage sur les hérésies métaphysiques.

Le baron de Montyon, célèbre par sa philanthropie, naquit à Paris en 1733 et mourut en 1820. On a de lui des observations sur les ministres des finances de France.

Le duc de Brancas, comte de Lauraguais, né à Paris en 1733, mort en 1823, a composé des tragédies.

Le marquis de Chastellux, maréchal de camp, né à Paris en 1734, mort en 1788, a écrit plusieurs ouvrages, parmi lesquels on remarque celui qui traite de la félicité publique et que Voltaire a mis au-dessus de l'Esprit des lois.

Lord Mulgrave, capitaine de vaisseau anglais, né en 1734, mort en 1794, est auteur d'un voyage au pôle boréal.

Antoine- Jean - Baptiste- Abraham d'Origny,dela famille des sieurs de Sainte-Marie,

né à Reims en 1734, mort en 1798, est auteur d'un Dictionnaire des origines (origine ressemble à Origny à la désinence près).

Le baron de Kempelen, littérateur hongrois, né à Pfesbourg en 1734, mort en 1804, a laissé un ouvrage sur le mécanisme de la parole et quelques pièces de théâtre.

Le baron de Jenisch, orientaliste, né à Vienne en 1734, mort en 1807, a publié une histoire des anciens rois de Perse.

G.-J. Gérard, né à Bruxelles en 1734, secrétaire au conseil royal du gouvernement des Pays-Bas, à Bruxelles, mort en 1814, fut le promoteur des lettres dans son écrit de Y État des lettres dans les Pays-Bas. En dehors de beaucoup de mémoires sur des questions littéraires, il présenta en 1786 le résultat de ses Recherches sur les monnaies frappées aux Pays- Bas sous la maison de Bourgogne. Gérard,

homme estimé de son prince, possédait une bibliothèque admirable, dans laquelle on trouva beaucoup de ses manuscrits.

Claude-Carloman de Eulhière, historien et littérateur distingué, né à Bondy (Seine) en 1735, et mort en 1791, est auteur d ouvrages sur la Russie et la Pologne, et de plusieurs pièces de poésies.

Le marquis de Beccaria, l'auteur du Traité des délits et des peines qui a changé le droit criminel en Europe, naquit à Milan en 1735 et mourut en 1793.

Le marquis de Lezay-Marnésia, dont la mère, la marquise, réunissait dans sa maison, à Nancy, les personnes les plus spirituelles, naquit à Metz en 1735, et mourut en 1800 à Besançon, laissant, entre autres ouvrages, un poème en cinq chants sur la nature champêtre. Son frère, chanoine et comte de Lyon, et son fils, comte de Lezay , se distinguèrent également comme hommes de lettres.

Ignace Krasicki, prince-évêque, né à Doubiecko, en Gallicie, Tan 1735, mort en 1801 , s'est fait connaître par diverses poésies.

François-Xavier de Feller, jésuite, né en 1735, à Bruxelles, dune famille luxembourgeoise anoblie, mort à Ratisbonne en 1802, a écrit un grand nombre d'ouvrages théologiques, historiques et littéraires, parmi lesquels on remarque son Dictionnaire bistorique en six volumes qui, par des éditions successives, s'est accru de plus du double.

Le marquis Grimaldi, né à Seminara en 1735, mort en 1805, est auteur d'un projet de réforme de l'économie publique dans le royaume de Naples, son pays natal.

L'abbé Théodore- Augustin Mann, chanoine de Notre-Dame de Courtrai, né en Angleterre en 1735, mortàPragueen 1809, fut un savant naturaliste. Ses œuvres sur les fossiles, les climats, les déluges et autres grands phénomènes de la nature sont

très-nombreuses. Elles commencent à Tannée 1770. Il nous a laissé, en outre, une excellente histoire de la ville de Bruxelles avec description géologique de son territoire (1788) et des mémoires sur des matières historiques.

Le prince de Ligne, le spirituel auteur des mémoires qui portent son nom, naquit à Bruxelles en 1735, et mourut à Vienne en 1814, pendant le congrès.

Le comte Van Kinsbergen, amiral hollandais, né en 1735 à Doesbourg, dans la Gueldre, mort en 1820, est auteur dune description de l'Archipel.

Le comte Agostino Paradisi, ministre de la justice, à Reggio, né en 1736 dans le territoire de cette ville, où il mourut en 1783, est auteur d un éloge du prince Raimond Montecuculli (voyez page 270). Son grand-oncle, nommé comme lui Agostino Paradisi, a écrit un opuscule sur la noblesse.

Simon-Nicolas-Henri Linguet, littérateur etj avocat distingué, naquit à Eeims en 1736. Rayé du tableau des avocats de Paris, il rédigea un journal politique qui le fit enfermer à la Bastille. A sa sortie de cette forteresse, Linguet vint à Bruxelles où il fit paraître ses Annales politiques, civiles et littéraires du xvm e siècle ; il prétendait traiter de toutes les choses divines et humaines. Il était parvenu à captiver la faveur de l'empereur Joseph II, par des louanges aussi adroites que spirituelles; son écrit sur la liberté de l'Escaut flatta surtout le monarque qui en témoigna sa satisfaction à l'auteur par une gratification de mille ducats. Linguet, désireux de parvenir, demanda à Joseph II d'abord, la naturalisation dans les Pays-Bas, ce qui lui fut accordé le 19 mars 1786; ensuite des lettres-patentes de noblesse, qui lui furent octroyées le 22 du même mois, avec concession de la particule de devant son nom

et d'armoiries parlantes : d'azur à deux plumes d'argent, posées en sautoir, au chef d'argent à trois langues de gueules. Au moment où la révolution brabançonne éclata, l'ingrat publiciste se mit dans les rangs des patriotes; sa plume trempée dans le fiel osa accuser l'empereur de reproduire les fureurs de Néron. A la rentrée des Autrichiens, Linguet dut quitter les Pays- Bas et s'exiler à Paris où il contrecarra les principes de la Terreur. Mais le tribunal révolutionnaire de Paris le condamna à la peine de mort, le 27 juin 1794.

L'abbé Corneille-François de Nélis, évêque d'Anvers, a laissé beaucoup d'écrits sur les sciences économiques et ascétiques.

Dès 1773, il produisit des mémoires sur l'économie rurale et une notice sur un monument du Tournaisis (la Pierre Brunehaut).

En 1795 il fit imprimer à Rome sa collection des Res belgicœ. Né à Malinesen 1736, il -mourut en émigration au couvent des

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Camaldules, près de Florence, en 1798.

Le vicomte de Grenier, navigateur, né dans la Guienne en 1736, mort en 1803, a laissé des mémoires sur les découvertes dans les mers des Indes.

L'abbé Joseph de Ghesquière de Raemsdonck, né à Courtrai en 1736, fut un savant bollandiste. On cite de lui six volumes des Acta sanctorxm Belgii, un livre de piété, deux ouvrages touchant la numismatique et des ouvrages de droit politique.

Il mourut en Allemagne vers 1804.

Louis-Philibert- Joseph Joly de Bevy, magistrat et théologien, né à Dijon en 1736, mort en 1822, est auteur d'une nouvelle traduction de limitation de Jésus- Christ et d'un ouvrage sur l'antiquité de la noblesse chez les Francs.

Le comte de Rewiczky, diplomate hongrois, né en 1737, mort en 1793, a publié une Bibliothèque grecque et latine.

La marquise de Montesson (voyez p. 31),

née dans la Bretagne en 1737, morte en 1806, a laissé des drames et des poésies.

Le chevalier de Boufflers, né à Lunéville en 1737, mort en 1815, s'est fait connaître par un Recueil de chansons et de contes en vers et en prose.

Le vicomte de Barentin-Montchal, lieutenant général, né à Paris en 1737, mort en 1824, est auteur d'une géographie ancienne et historique.

Le comte de Bavasan-Paolo , historien italien, né à Fossano en 1737, mort en 1829, a publié un Tableau des vicissitudes des sciences, des arts et des mœurs depuis le xi e siècle.

Le baron M.-Al. de Théis, né à Paris en 1738, mort en 1769, est auteur dun Voyage de Polyclète ou Lettres sur Rome, traduit en allemand en 1823.

La baronne Julienne-Cornélie de Lannoy , née à Bréda en 1738, morte en 1782, a laissé des tragédies.

Le comte de Fleurieu, ministre de la marine sous Louis XVI, né à Lyon en 1738, mort en 1810, est auteur d'un Voyage autour du monde.

Fanny, comtesse de Beauharnais, tante de l'impératrice Joséphine, née en 1738, à Paris, où elle mourut en 1813, a publié divers ouvrages, entre autres, un roman historique sous le titre de : Lettres de Stéphanie. Elle avait donné au théâtre français La Fausse inconstance, comédie en cinq actes.

Le marquis de Dragonetti, jurisconsulte italien, né en 1738, à Aquila, dans l'Abruzze, mort en 1818, a laissé un Traité de l'origine des fiefs en Sicile.

Corneille de Pauw, érudit hollandais, né à Amsterdam, en 1739, mort chanoine de Xanten, dans le pays de Clèves, en 1799, a publié de savantes recherches sur les Egyptiens et les Chinois, les Grecs et les Américains. Il était d'une

famille noble et oncle du baron Anacharsis Clootz.

Frédéric-Louis de Bruhl, fils du comte de Bruhl, ministre du roi de Pologne, lui-même payeur général de la cour de Pologne, né à Dresde en 1739, mort en 1793, a laissé des Divertissements de théâtre.

Nicolas-Antoine Kirchberger, baron de Liebistorf, l'ami de J.-J. Rousseau, né à Berne en 1739 et mort en 1800, a écrit une histoire de la vertu helvétique et un mémoire sur l'agriculture.

Le marquis de Bouillé, général français, * né en 1739, à Clusel, en Auvergne, mort à Londres en 1800, a laissé des mémoires sur la Révolution française.

La baronne de Wasse, née Cornélie Wouters, vit le jour à Bruxelles en 1739, épousa un baron allemand, et mourut à Paris en 1802. On a d'elle un roman intitulé : Aveux d'une femme galante.

Le chevalier de la Tremblaye, littéra-

teur, né dans l'Anjou en 1739, mort en

1807, est connu par les lettres que Voltaire lui adressa.

Le duc de Noailles, pair de France, né en 1739, mort en 1824, a publié une carte d'Allemagne.

Jean Des Roches, secrétaire perpétuel de l'ancienne Académie de Bruxelles, est né à La Haye en 1740 et mort à Bruxelles le 20 mai 1787. Il est auteur de beaucoup d'écrits très-estimés sur l'histoire des Pays- Bas qu'il édita dès 1773 , et de mémoires philologiques. On a de son fils un bon Dictionnaire français-hollandais et hollandaisfrançais.

Le marquis de Luchet, né à Saintes en 1740, mort à Paris en 1792, est auteur d'un grand nombre d'ouvrages , entre autres d'une histoire littéraire de Voltaire.

Ferdinand-Pierre Rapedius de Berg a vu le jour à Bruxelles en 1740 où il fut avocat, magistrat, administrateur, philo-

sophe, financier, homme politique et juriste. Lorsque Joseph II créa les cercles, de Berg fut intendant de celui de Bruxelles, puis successivement conseiller au conseil général du gouvernement et membre du conseil privé. Ses ouvrages sur ladministration et la politique témoignent d'un esprit élevé et érudit. Ils ont trait au droit romain dans les Pays-Bas. De Berg est mort à Vienne en 1800. Il était aussi membre de l'Académie impériale de Bruxelles.

Le baron Eugène d'Olmen de Pœderlé a publié des Observations météorologiques faites à Bruxelles depuis 1775 jusqu'en 1779. Excellent botaniste , il naquit à Bruxelles en 1740, et décéda en 1813.

Sir Joseph Banks, célèbre naturaliste anglais, né à Londres en 1740, mort en 1820, était d'une noble et riche famille, originaire de Suède. Ses mémoires sont importants pour les sciences.

Le marquis de Pezay, né à Versailles en

1741, mort en 1777, est auteur d'une hisfoire de Maillebois en Italie.

Le duc de Chaulnes, chimiste français et archéologue, né en 1741, mort en 1793, a publié une méthode pour saturer l'eau d'air fixe, et un mémoire sur un monument égyptien.

Le comte de Kersaint, capitaine de vaisseau, né à Paris en 1741, mort sur l'échafaud en 1793, a laissé des écrits sur la navigation et l'institution des gardes nationales.

Le comte Ignace de Bathyani, évôque de Transylvanie, né en 1741 , mort en 1798, est auteur d'un ouvrage sur les lois ecclésiastiques de la Hongrie.

Le comte de Veltheim, né en 1741 dans son domaine de Harbke près de Helmstedt, duché de Magdebourg, mort en 1801, est auteur d'un traité de minéralogie et de plusieurs dissertations sur des sujets d'antiquité.

Le marquis de Ferrières, né à Poitiers en 1741, mort en 1804, a laissé des mémoires pour servir à l'histoire de l'Assemblée constituante , dont il était membre.

Le comte de Lumiarez, né à Valence vers 1741, mort en 1808, a publié, entre autres, des recherches sur la ville de Sagunte.

Le vicomte de Melville, homme d'État anglais, né en 174L, mort en 1811, a publié des lettres sur le commerce libre avec l'Inde.

Le comte Alexandre Verri, né à Milan en 1741, mort en 1816, est auteur d'une vie d'Erostrate et d'autres productions littéraires et dramatiques.

Le comte de Boigne, né à Chambéry en 1741, mort en 1830, est célèbre par sa philanthropie ; il légua près de quatre millions à sa ville natale.

Le duc Michel Vargas-Macciucca, né à

Salerne en 1742, mort en 1794, a laissé, entre autres ouvrages , des recherches sur les anciennes colonies venues à Naples.

Le baron Pierre-Nicolas de Horn van Vlooswyck, né à Amsterdam en 1742, mort en 1809, a formé à Paris, où il s'était fixé, un cabinet des antiques qui passait pour l'un des plus complets de l'Europe.

Le comte Treilhard, jurisconsulte français, né en 1742 à Brives dans le Bas-Limousin, mort en 1810, est célèbre pour la part active qu'il prit à la discussion des codes.

Le marquis de Condorcet, né en 1743 à Ribemont dans la Picardie, mort sur l'échafaud en 1794, est auteur, entre autres ouvrages, d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain.

De La Tour d'Auvergne , surnommé le premier grenadier de France, naquit en 1743 à Carhaix dans le Finistère, et fut tué à la bataille de Neubourg en 1800. On a de

lui un ouvrage sur la langue et l'origine des Bretons.

Le comte Morozzo, né à Turin en 1743, mort en 1804, s'est fait connaître comme mathématicien.

François-Xavier de Burtin, conseiller du gouvernement autrichien, créé chevalier par Joseph II, né à Maestricht en 1743, fut un savant naturaliste. Ses écrits sur la géologie de la Belgique sont toujours trèsconsultés, et ses travaux d'exploration du sol minéralogique ont jeté beaucoup de lumières sur cette branche des sciences.

L'empereur Joseph II donna de forts subsides à son conseiller Burtin pour la découverte de mines de métaux, ainsi que nous l'apprennent les mémoires du temps. Il mourut à Bruxelles en 1808. Outre les sciences exactes, il a écrit sur la connaissance des tableaux de cabinet et un Traité sur les peintres hollandais.

Le marquis François-Gabriel- Joseph du

Chasteler, chambellan de S. M. I. et R., conseiller d'État, académicien belge, né le 20 mars 1744, mort le 11 octobre 1789, fut un homme d'une intelligence supérieure, s occupant d'économie politique et de questions historiques. Sa principale oeuvre, couronnée en 1778 par l'Académie de Bruxellés, fut un Mémoire sur les principales expéditions on émigrations des Belges. Il publia aussi une Notice sur la déesse Nehalennia, déesse gauloise, etc.; puis une Histoire généalogique de la maison du Chasteler 9 etc.

Catherine Romanouna Daschkova, fille du comte Worontzoff , née en 1744 et morte en 1810, était présidente de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Elle a laissé une tragédie et des œuvres poétiques.

Le comte Justin Mac-Carthy-Reagh, né en 1744 à Spring-House en Irlande, mort à Toulouse en 1811, est cité comme bibliophile éclairé, ayant réuni dans sa biblio-

thèque les plus riches trésors littéraires.

Le comte Moussine-Pouschkine , né en 1744, mort en 1817, a publié des manuscrits sur les premiers temps de l'histoire de Russie.

Le marquis Bertrand de Molleville, ministre de la marine, né à Toulouse en 1744, mort en 1817, est auteur d'une histoire de la révolution de France.

Le baron de la Peirouse, né à Toulouse en 1744, mort en 1818, a laissé une faune de la Haute-Garonne et une flore des Pyrénées.

Le comte Gorani, né à Milan en 1744, mort en 1819, a fait servir son talent de publiciste à lancer des pamphlets contre le gouvernement et les nobles.

Le chevalier de Lamarck, né en 1744 à Bazantin , dans le département de la Somme , mort en 1829, est auteur d'une Flore française et d'un grand nombre d'autres ouvrages d'histoire naturelle.

Le chevalier Lazzara, né à Padoue en

1744, mort en 1833, s est fait un nom comme archéologue.

Le comte Marc Fantucci, né en 1745, mort en 1806, a décrit les monuments de Ravenne, sa ville natale.

Le baron de Férussac, né à Clérac en

1745, mort en 1815, est auteur d'une histoire naturelle des mollusques, terminée par son fils, fondateur du Bulletin universel des sciences et de l'industrie .

Le baron Dutremblay, né à Paris en 1745, mort en 1819, est auteur d'un Recueil de fables.

Alexandre-César- Annibal Frémin, baron de Stonne et des Armoises, littérateur, né à Paris en 1745, mort en 1821, s'est fait une réputation d'habile calligraphe.

Les deux duchesses de Devonshire, également célèbres par leur beauté et leur esprit, ont laissé : la première, Georgina Cavendish, née à Londres en 1746, morte

en 1806, des poésies parmi lesquelles on remarque le Mont-Saint-Gothard; la seconde, Ëlisabeth Hervey, née en 1759, morte en 1824, une magnifique édition de l'Énéide de Virgile.

Le baron de Sainte-Croix, né en 1746 à Mormoiron dans le comtat Venaissin, mort en 1809, est connu par ses savantes recherches sur les peuples de l'antiquité.

Le comte de Saluées de Menusiglio, de l'ancienne maison de ce nom, général d'artillerie, né à Saluées en 1746, mort en 1810, s'est distingué par ses découvertes en chimie.

Le comte de Malmeshury, diplomate anglais, né à Salisbury en 1746, mort en 1820, est auteur d'une histoire de la révolution de Hollande.

Le comte de Beaumont de Brivasac, né en 1746, mort en 1821, a publié un ouvrage sur l'Europe et ses colonies.

Le baron DumontdeCourset, né en 1746

àCourset dans le Boulonnais, mort en 1824, est auteur d'un ouvrage de botanique agricole en six volumes.

Le vicomte de Nieuport, né en 1746 à Paris d une famille belge, mort en 1827, a publié, entre autres , des mélanges de mathématiques et un essai sur la théorie du raisonnement.

La comtesse de Genlis, mentionnée à la page 31, née en 1746 à Chancery près d'Autun, morte en 1830, a publié plus de 80 ouvrages, parmi lesquels on remarque ses mémoires.

Le marquis de Bièvre, né en 1747, mort en 1789, est célèbre par ses jeux de mots ; on a de lui un almanach en calembours.

Quelques-unes de ses productions furent attribuées, mais, à tort, paraît-il, à Monsieur, frère du roi, depuis Louis XVIII.

Le comte Stanislas de Clermont-Tonnerre , colonel et député aux États Généraux, fonda avec Malouet le club monarchique et

le journal des impartiaux. Né en 1747, il mourut assassiné par la populace en 1792.

Jean-Baptiste Lesbroussart, ancien professeur à l'Athénée de Bruxelles, académicien belge, naquit en 1747 en Picardie et mourut en 1818 , professeur de rhétorique au lycée de Bruxelles. Comme littérateur, il s'est fait une bonne réputation à la fin d'un siècle en fermentation. Mais il nous est plus connu par ses travaux sur l'histoire nationale. En 1792, il fit un Précis historique sur Jeanne de Flandre, précédé Sun projet d'une nouvelle histoire de la Flandre, une Dissertation sur le comté d'Alost, un Mémoire sur les titres du comte Herman de Saxe au comté de Hainaut, et d'autres travaux très-estimables.

Frédéric-Adam Jules de Wangenheim, d'une ancienne famille noble de la Thuringe remontant au xn e siècle, né en 1747 dans le duché de Saxe-Gotha, a publié, entre autres, une description de quelques

espèces d'arbres qui croissent dans l'Amé-»

rique septentrionale. Il était grand maître des eaux et forêts à Gumbinnen, dans la Prusse orientale, où il mourut en 1800.

Le marquis de Cubières, naturaliste français, né à Roquemaure en 1747, mort en 1821, est auteur d'une histoire des coquillages de mer.

Le chevalier Gioeni, né à Catane en 1747 d'une famille qui prend encore le ti-^ tre de ducs d'Anjou, mort en 1822, s'est fait un nom en Italie comme naturaliste.

On a de lui des ouvrages sur le Vésuve et l'Etna.

Le marquis Ducrest, frère de M me de Genlis, colonel des grenadiers royaux, né près d'Autun en 1747, mort en 1824 près d'Orléans, a publié un traité de la monarchie absolue, ouvrage remarquable par les excentricités qu'il renferme; l'auteur y propose, entre autres, de payer les troupes en billets de loterie.

Le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, lieutenant général et pair de France, né en 1747, mort en 1827, est auteur dun Voyage aux États-Unis.

Le baron de Dietrich, maire de Strasbourg, né en 1748, mort sur Téchafaud en 1793, a laissé une Description des gîtes dé minerai, des forges et des salines des Pyrénées.

Le baron de Bourgoing, diplomate français, né à Nevers en 1748, mort en 1811, est auteur d un Tableau de l'Espagne moderne et de mémoires historiques sur Pie VI.

Le vicomte de Toulongeon, né en 1748 à son château de Champlitte, mort en 1812, est connu en France comme publiciste et membre du corps législatif.

Les frères comtes de Stolberg, Chrétien, né à Hambourg en 1748, mort en 1821 dans sa terre de Windebye près d'Eckernforde, dans le Schleswig, et Frédéric-Léo-

pold, né en 1750 à Bramstedt, hameau du Holstein, mort en 1819 dans sa terre de Sondermûhlen près d'Osnabriick, occupent, le second surtout, qui s'était converti avec sa famille au catholicisme, une place distinguée dans la littérature allemande. Leurs œuvres ont été réunies en 22 volumes.

Le comte de Mirabeau, surnommé le Démosthène français, naquit en 1749 à Bignon dans le Gâtinais , et mourut en 1791. Parmi ses nombreux écrits politiques et littéraires, on remarque ses discours, ses lettres à Sophie, son histoire secrète delà cour de Berlin , et son traité sur la monarchie prussienne.

Victor Alfieri, célèbre poète italien, né à Asti, en Piémont, en 1749, d'une noble famille {voyez page 84) , est mort à Florence en 1803. On a de lui un traité de la tyrannie, une histoire de sa propre vie, des mémoires, des odes, un théâtre com-

posé de tragédies traduites en français par Petitot,

Jean - Philippe Garran de Coulon fut homme d'État et comte de l'empire, ce qui ne l'empêcha pas de voter au sénat, en 1814, la déchéance de Napoléon. Né en 1749 à Saint-Maixent dans le Poitou , il mourut en 1816, auteur de recherches sur l'état ancien et moderne de la Pologne.

Démétrius - Stephanopoli - Constantin Comnène , de la maison impériale de ce nom, né en Corse en 1749, mort en 1821, a laissé un précis historique de sa famille.

Laplace, l'illustre géomètre, auteur de la mécanique céleste, fut successivement nommé comte et marquis. Né dans le Calvados en 1749, il est mort en 1827.

Le cardinal de Clermont-Tonnerre, doyen des évêquesde France, né à Paris en 1749, mourut en 1830. Député aux États-Généraux, il y signa les protestations et l'expo-

sition des principes. Plus tard, sous la Bestauration, il s opposa avec la même fermeté aux ordonnances de juin 1829 sur les petits séminaires et les jésuites.

Le chevalier James de Rutledge, né en 1750, mort en prison à Paris en 1796, s'est fait connaître comme littérateur. Il était l'ennemi déclaré de La Fayette.

Le baron de Dalberg, poète allemand, né à Worms en 1750, mort en 1806, a laissé des drames.

Le baron Heurteloup, célèbre chirurgien militaire, né à Tours en 1750, mort en 1812, a publié, entre autres, un précis sur le tétanos des adultes.

Le baron Ellenborough, légiste anglais, célèbre par la défense de Warren Hastings, naquit en 1750 à Great-Salked , dans le Cumberland, et mourut en 1818.

Le prince de Hardenberg, ministre des affaires étrangères de Prusse, né dans le Hanovre en 1750, mort à Berlin en 1822,

a laissé des mémoires. Il est un des signataires de la paix de Paris en 1814.

Lord Thomas Erskine, célèbre avocat anglais et orateur politique, né en 1750, mort en 1823 à Almondale, près d'Edimbourg, était le troisième fils du comte écossais Buchan , dont la famille a donné tant d'hommes remarquables à l'Angleterre. Ses discours imprimés forment six volumes; une brochure sur les causes et les conséquences de la guerre, qu'il publia en 1789, eut 48 éditions.

Le vicomte Anne-Henri de Dampmartin, maréchal de camp, né en 1750 à Uzès, mort à Paris en 1825, a publié, entre autres ouvrages, une histoire de la France sous les Valois. '

Charles Cochon , comte de l'Apparent, conventionnel, né dans la Vendée en 1750, mort en 1825, est auteur d'une description générale du département de la Vienne.

Le comte Abrial, ministre de la justice,

né à Annonay en 1750, mort en 1828, jeta en France les fondements de la statistique delà justice criminelle, une des meilleures qui se publient en Europe.

La margravine d'Anspach, Anglaise célèbre, né à Springgarden en 1750, morte en 1828 , est auteur de mémoires et d'un voyage à Constantinople.

Le comte Honoré Muraire, né à Draguignan en 1750, mort en 1837, est célèbre comme jurisconsulte.

Le baron de Mortezinni, visionnaire al- < lemand, né en 1750 à Bautzen en Saxe, est auteur de pensées sur la religion révélée.

Marie-Caroline Murray, née à Bruxelles vers 1750 , d'une famille illustre d'Ecosse, fut une femme de lettres très-remarquable.

Elle débuta en 1785, par un Éloge historique et politique de la vie de Jean de Carondelet, chancelier de Bourgogne. Son influence fut telle que le ministre plénipotentiaire de Marie-Thérèse, le comte de

Cobentzl, s'inspirait de ses conseils et lui confiait divers travaux d'État. Légataire de cet homme, elle mourut à Vienne au commencement de ce siècle. Elle possédait sept langues.

Le comte de Bournon, né à Metz en 1751 , mort en 1825, a écrit sur la minéralogie.

Le comte Ferrand, né à Paris en 1751, mort en 1825, est auteur d'ouvrages historiques, parmi lesquels on remarque celui qui a pour titre Y Esprit de l 'Histoire.

Élise Guénard, baronne de Méré, femme auteur, dont les œuvres forment 35 volumes, est née à Paris en 1751 et morte en

Le baron de Bohan, lieutenant général, né en 1751 à Bourg-en-Bresse, mort en 1804, est auteur dun examen critique du militaire français, et d un mémoire sur les haras.

Le marquis de Lally-Tollendal, né à Paris en 1751, mort en 1830, a laissé, entre

autres écrits, des mémoires pour la réhabilitation de son père et un plaidoyer pour Louis XVI.

La baronne de Montolieu , née à Lausanne en 1751, morte en 1833, a écrit un grand nombre de romans.

Le chevalier de Lamanon, naturaliste français, né à Salon, en Provence, en 1752, était prêt à publier un grand travail sur la théorie de la terre, lorsqu'il périt, en 1787, dévoré par les sauvages dans l'expédition de la Pérouse.

Le baron de Knigge, littérateur allemand, né en 1752 dans la terre de Bredenbeck, non loin de Hanovre, mort à Brème en 1796, était affilié h la secte des illuminés. Son principal ouvrage traite de la fréquentation des hommes.

Le baron de Spittler, ministre d'État, né à Stuttgart en 1752, mort en 1810, a écrit l'histoire du Hanovre et celle du Wurtemberg. ,

Le comte de Cabarrus, financier et diplomate espagnol, né à Bayonne en 1752, mort en 1810, a publié des mémoires sur les finances et le commerce , ainsi que des lettres au prince de la Paix.

Charles-Antoine de la Serna-Santander, le savant bibliothécaire de la ville de Bruxelles, où il mourut en 1813, était né en 1752 à Colindres, dans la Biscaye, d'une ancienne et noble famille espagnole. On a de lui un catalogue de la bibliothèque de son oncle don Simon de Santander et un dictionnaire bibliographique du xv e siècle.

Marie-Gabriel-Auguste-Laurent de Choiseul-Gouffier, ambassadeur en Orient, né en 1752 d'une des plus célèbres familles de France, mort en 1817, a laissé un voyage pittoresque en Grèce.

Michel de Cubières, frère du naturaliste nommé à la page 387 et neveu du cardinal de Bernis par sa mère , né en 1752 , mort en 1820, a publié un grand nombre

de poésies. Sa popularité était telle qu'il put sauver des prisons, avant le massacre de 1792 , la comtesse Fanny de Beauharnais, sa bienfaitrice.

Le baron de Palisot de Beauvois , naturaliste français, né à Arras en 1752, mort en 1820, a écrit sur la botanique et l'entomologie.

Jean*Louis-Claude Emmery , comte de Grozyeulx, pair de France , né à Metz en 1752, mort en 1823, est auteur d un recueil des édits enregistrés au parlement de Metz.

Le marquis de Costa, né à Beauregard en 1752, mort en 1824, a écrit une histoire maisons de Savoie.

Le comte de Cessac, tacticien, né en 1752 à Massas dans l'Agénois, mort en 1841, est auteur d'un guide de l'officier particulier en campagne et d'un dictionnaire militaire.

Le baron de Zink, né en 1753 à Quer-

furth en Prusse, mort en 1802, s'est fait un nom comme littérateur.

Le comte de Rumford, célèbre par sa philanthropie, naquit en 1753 à Rumford dans T Amérique du Nord et mourut en 1814. On a de lui des mémoires sur la chaleur et un essai politique et économique.

Des soupes économiques , et des foyers introduits par lui, portent son nom.

Le vicomte de Parny, né à l'île Bourbon en 1753, mort à Paris en 1814, est connu par ses poésies.

Le comte Joseph de Maistre, né à Chambéri en 1753 d'une famille française, mort en 1821, s est rendu célèbre par ses écrits religieux, philosophiques et politiques, entre autres ses soirées de Saint-Pétersbourg.

Cambacérès, archichancelier et prince sous Napoléon I er , naquit à Montpellier en 1753 et mourut en 1824. Il a laissé des mémoires.

Le baron de Villenfagne, né en 1753 d'une famille noble du pays de Liège, mort en 1826, est auteur, entre autres ouvrages, d'une histoire de Spa, et de recherches sur la principauté de Liège.

Le baron d'Ehrenheim , ministre d'État suédois , né en 1753 à Broby dans la Sudermanie, mort en 1828, a écrit sur la physique et la météorologie.

Oct.-Al. Falletti , marquis de Barolo, né à Turin en 1753, mort en 1828, s'est fait connaître comme littérateur.

Le comte Oriani, directeur de l'observatoire de Milan, né en 1753, mort en 1832, a publié, outre ses observations astronomiques, des éléments de trigonométrie sphéri que.

Le comte Louis-Philippe de Ségur, lieutenant général et diplomate, né en 1753, mort en 1833, a laissé une histoire universelle, des mémoires et d'autres ouvrages historiques et littéraires.

Le comte Mathieu Dumas, général de division et pair de France, né à Montpellier en 1753, mort en 1837, est auteur de mémoires et d'un précis des événements militaires de 1800 à 1807.

Le vicomte de Bonald, né en 1753 à Monna près Milhaud dans le Rouergue, mort en 1840, s est illustré par ses écrits politiques et religieux, dont le meilleur a pour titre : Recherches philosophiques sur les premiers objets des connaissances morales.

Joseph-François-Philippe Van der Stegen de Putte, né à Bruxelles le 17 septembre 1754, fut échevin de cette villç en 1783, et occupa ce poste jusqu'en 1793. Peu de temps avant l'entrée des Français, le bourgmestre de Locquenghien, ayant quitté sa place , Vander Stegen fut nommé bourgmestre et maintenu ensuite par le gouvernement français. Président de la société d'histoire naturelle de Bruxelles, il accepta

une chaire des sciences naturelles à l'école centrale de cette ville. C'est sous ses auspices que le jardin de l'ancienne cour fut transformé en jardin botanique. Durant l'impression du 25 e cahier de son Cours d'histoire naturelle, qui devait se composer de 10 volumes in-8°, il tomha malade et succomba, le 17 floréal de l'an vu, à une fluxion de poitrine.

Le comte de Rivarol, né en 1754, à Bagnols dans le Languedoc, mort à Berlin en 1801, est célèbre par ses bons mots.

Dans ses œuvres on remarque le petit Almanach de nos grands hommes.

Le baron de Vega, officier autrichien, né en 1754 à Sagoritz, en Carniole, assassiné en 1802, est auteur d'un Cours de mathématiques à l'usage du corps d'artillerie de l'armée impériale.

La comtesse de Lichtenau, favorite du roi de Prusse Frédéric II, née à Potsdam en 1754, morte en 1820, a laissé des mé-

moires, qui ont été traduits en français.

Le comte Germain Garnier, pair de France, né à Auxerre en 1754, mort enl821 , a traduit de l'anglais l'ouvrage d'Adam Smith sur les richesses des nations.

Le baron Percy, chirurgien militaire, né en 1754 à Montagney, mort en 1825, a laissé , entre autres , un Manuel du chirurgien d'armée.

Le comte d'Hauterive, diplomate, né en 1754 à Aspres-les-Corps, dans les Hautes- Alpes, mort à Paris en 1830, est auteur d'une théorie de l'ordre, et a rédigé pour la France soixante-deux traités politiques et commerciaux.

Le prince Stanislas Poniatowski, né à Varsovie en 1754, mort à Florence en 1832, s'est fait un nom comme littérateur et amateur des arts.

Le baron de Zach, directeur de l'observatoire du Seeberg, près de Gotha, né à Presbourg en 1754, mort du choléra à

Paris en 1832, a publié, entre autres, une Correspondance astronomique et des éphémérides géographiques.

Elisa comtesse de la Recke, une des plus nobles dames de son temps, et célèbre par son mysticisme, naquit en 1754 dans la Courlande et mourut à Dresde en 1833.

On a d'elle un Voyage en Italie, des prières et des hymnes.

Le comte de Rœderer, qui a joué un rôle dans la révolution française et publié le Journal de Paris, favorable à Louis XVI, est né à Metz en 1754 et mort en 1832. On a de lui un journal d'économie publique, de morale et de politique.

Le marquis Louis Malaspina, d'une famille illustre d'Italie, né à Paris en 1754, mort en 1834, est connu comme homme politique et antiquaire.

Le comte Destutt de Tracy, philosophe français de l'école sensualiste de Condillac, a laissé des Éléments d'idéologie. Né dans

le Bourbonnais en 1754, il est mort en 1836.

Jean-Baptiste baron de Clootz, l'un des plus grands fanatiques de la révolution française, naquit en 1755 aux environs de Clèves, et périt sur 1 echafaud avec Hébert en 1794. Il a laissé plusieurs écrits, entre autres : L 'Orateur du genre humain, ou dépêches du Pmssien Clootz au Prussien Herzlerg.

Le comte Joachim de Sternberg, chambellan de l'empereur d'Autriche, né en 1755, mort en 1808, est connu comme naturaliste.

Le baron Corvisart, né en 1755 à Dricourt, département des Ardennes, mort en 1821, était médecin de Napoléon et a publié d'importants ouvrages, entre autres un Essai sur les maladies du cœur.

Louis XVIII, roi de France, né à Versailles en 1755, mort en 1824, a laissé plusieurs écrits, entre autres : Relation d'un

voyage de Paris à Bruxelles et à Coblence.

Charles- Etienne Coquebert de Montbret, le statisticien officiel de la France, né à Paris en 1755, mort en 1831, fut anobli par Napoléon avec le titre de baron. Il a publié en son nom les descriptions de plusieurs départements.

A. -P. -A. de Piis, fils du baron de Piis, commandant à Saint-Domingue , naquit à Paris en 1755 et mourut en 1832. Secrétaire-interprète du comte d'Artois, il a laissé un poème en quatre chants sur l'harmonie imitative de la langue française.

Fabre de l'Aude, comte de l'Empire et pair de France, né à Carcassonne en 1755, mort en 1832, s'est fait un nom comme homme d'État et économiste.

Le baron Sané, né en 1755, mort en 1832, fut un habile ingénieur de la marine.

Le marquis J. Lucchesini, diplomate et

littérateur, naquit à Lucques en 1755 et mourut en 1832.

Le comte de Montlosier, né en 1755 à Clermont-Ferrand, mort en 1838, après avoir exercé le journalisme en Angleterre, se retira en Suisse où il composa son fameux ouvrage de la monarchie française.

Le baron de Prony, savant mathématicien, né en 1755 à Chamelet, près de Lyon, mort en 1839, est auteur de tables de logarithmes qui portent son nom.

George-Frédéric de Martens, diplomate allemand, né à Hambourg en 1756, anobli à Gœttingue et mort à Francfort en 1821 , a composé un Recueil des principaux traités de paix, et publié un Cours diplomatique. Son neveu, Charles baron de Martens, a, de son côté, donné, entre autres, un Manuel diplomatique.

Le comte de Lacépède , célèbre naturaliste, né à Agen en 1756, mort en 1825, est

le continuateur de Buffon, dont il fut l'ami.

Francis-Henri Egerton, comte de Bridgewater, helléniste , né en 1756, mort en 1829, affecta, par son testament, un legs de 8,000 livres sterling à la composition d'ouvrages scientifiques montrant la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu dans la création.

J.-Ant. Chaptal, comte de Chanteloup, ministre de l'intérieur, né en 1756 à Nogare t, dans le Gévaudan, mort en 1832, fut un chimiste célèbre; il a publié plusieurs ouvrages sur son art.

Lord James Gambier, amiral anglais, né en 1756 aux îles Bahama, mort en 1833, à Iver près Uxbridge, a laissé un nouveau Code des signaux.

Le comte François de Nantes, en dernier lieu pair de France, né à Valence en 1756, mort en 1836, a publié le Manuscrit de feu M. Jérôme, ouvrage remarquable par son originalité.

Le baron Antoine Dubois, doyen de la Faculté de médecine de Paris, né en 1756 à Gramat, dans le Quercy, mort en 1837, a apporté de notables perfectionnements à plusieurs instruments de chirurgie, et fondé à Paris un hospice qui porte son nom.

Le marquis de Pastoret, savant jurisconsulte, né en 1756, mort en 1840, est auteur, entre autres, d'une Histoire générale de législation.

Le comte Pepoli, poète italien, naquit en 1757 et mourut en 1796.

Le comte de Volney, né en 1757àCraon, dans T Anjou, mort en 1820, a laissé des ouvrages d'histoire et de chronologie , empreints dune philosophie antichrétienne, et fondé à l'Institut, dont il était membre, un prix de philologie.

Le comte Stanislas Potocki, ministre de l'instruction publique du grand-duché de Varsovie, né à Varsovie en 1757, mort en 1821 , est auteur, entre autres, d'une tra-

duction polonaise de Winckelmann, précédée d un discours sur l'art chez les anciens.

Vincent Dandolo, d'abord pharmacien, puis comte et sénateur, né à Venise en 1758, mort en 1819, a écrit plusieurs ouvrages de chimie et d'histoire naturelle.

Le baron J.-C.-Aurèle de Bossi, poète et homme d'État, naquit à Turin en 1758 et mourut à Paris en 1823.

Don Jose-Maria Souza-Botelho , diplomate portugais, né à Oporto en 1758, mort à Paris en 1825, s'est aussi fait connaître comme littérateur ; on lui doit une superbe édition des Lusiades. Sa femme, qui avait épousé en premières noces le comte de Flahaut, morte en 1836, est connue par de jolis romans : Adèle de Sénanges, Émilie et Adolphe, Eugène de Rothelin.

Le comte de Fortia de Piles, littérateur français, né à Marseille en 1758, mort en 1826, est auteur d'un Voyage en Allemagne et dans les pays du Nord.

Le baron Ch. de Massenbach, homme

de guerre allemand, né en 1758 à Smalkalde, dans la Hesse, mort en 1827, a laissé des mémoires.

Le baron Silvestre de Sacy, l'un des plus savants orientalistes de notre époque, né à Paris en 1758, mort en 1832, a publié, entre autres, une grammaire générale et une grammaire arabe.

Le chevalier Louis de Champcenetz, né à Paris en 1759, mort sur Téchafaud en 1794, travailla avec Rivarol au petit Almanacli des grands hommes et eut une grande part à récrit périodique antirévolutionnaire , intitulé : Les Actes des Apôtres.

Le chevalier de Beaumetz , né à Arras en 1759, mort à Calcutta en 1800, présida r Assemblée constituante en 1790, et publia, deux ans après , un Code pénal des jurés de la haute cour nationale.

Le comte d'Alba-Litta, né en 1759, mort

à Milan en 1832, est auteur d'un ouvrage sur les familles illustres de l'Italie.

Le baron de Krayenhoff, général hollandais, né à Nimègueen 1759, mort en 1838, présida aux opérations géodésiques faites en Hollande, et en publia les résultats.

Le marquis Joseph-Étienne de Surville, né dans le Vivarais en 1760, fusillé au Puy en 1798, passe pour l'auteur des poésies qu'il attribuait à Clotilde de Surville, une de ses aïeules du xv e siècle et qui furent publiées en 1803 par Charles Boudens deVanderbourg.

Le comte de Saint-Simon, chef de l'école industrialiste, qui n'eut aucun succès, naquit à Paris en 1760 et mourut en 1825.

Parmi ses ouvrages, on remarque celui qui traite de la réorganisation de la société européenne.

Frédéric de Gentz , homme d'État prussien, né à Breslau en 1760, mort en 1832, fut anobli par l'empereur de Russie. On a

de lui divers écrits de politique et d'histoire, ainsi que des mémoires et des lettres publiés comme œuvres posthumes.

Le baron Alexis Boyer, l'un des premiers chirurgiens du siècle, né en 1760 à Uzerche, dans le Limousin, mort en 1833, a laissé un traité d'anatomie et un traité des opérations chirurgicales.

La comtesse Anne-Marie d'Hautpoul, née en 1760, morte en 1837 , est auteur d'un Cours de littérature à l'usage des demoiselles.

Frédéric de Matthisson, poète lyrique saxon , né en 1761, mort en 1831, fut anobli par le roi de Wurtemberg.

Le comte Valdrigi, né à Modène en 1761, mort en 1834, s'est distingué comme jurisconsulte.

Le chevalier Jean-Antoine Giobert fut un chimiste célèbre, né à Turin en 1761, mort en 1834.

Maurice- Jacques Rocques , comte de

Montgaillard, agent au service de tous les gouvernements français de son temps , né à Toulouse en 1761, mort en 1841, est auteur d'une histoire secrète de Coblence et d'autres écrits politiques. Son frère, l'abbé de Montgaillard, né en 1772, morten 1825, était historiographe comme lui.

Le baron Cyprien-Antoine de Sepmanville, contre-amiral, né en 1762 à Romaiî en Normandie, mort en 1817, a laissé un manuel des marins, approuvé par le bureau des longitudes. Émigré, en 1791, avec le corps d'officiers de la marine royale, il reçut du roi la croix de Saint-Louis.

Gaétan de Weiller, né à Munich en 1762 de parents pauvres, mort en 1826 dans la même ville, fut anobli en 1812 à l'occasion de son préceptorat auprès du prince, comme il est dit plus haut, page 34. On a de lui :

Idées sur l'histoire du développement de la foi religieuse.

Charles Abbott, baron Tenterden, né à

Cantorbéry en 1762, mort en 1831, est célèbre comme jurisconsulte.

Le baron Desgenettes , célèbre médecin militaire, né à Alençon en 1762, mort en 1837, a laissé plusieurs ouvrages parmi lesquels on remarque son Histoire médicale de l'armée d'Orient. A Jaffa il s'inocula le virus des pestiférés pour rendre le courage àux soldats.

Le baron Gaston Boissel de Monville, ingénieur français, né à Paris en 1763, mort en 1832, s'est aussi fait connaître comme économiste, ayant publié, entre autres, des mémoires sur la législation des cours d'eau.

Pierre- Alexandre comte de Tilly , de l'ancienne famille des Tilly de Normandie, naquit en 1764 dans le Maine et, après une vie des plus orageuses, se suicida à Bruxelles en 1815. Ses mémoires ont paru après sa mort. Pendant la révolution, il prit la défense de Louis XVI et collabora

aux Actes des apôtres. Lelieutenant général comte de Tilly, d'une autre famille que le précédent, né en Normandie, mort à Paris en 1822, fut, en 1796, gouverneur de Bruxelles.

Iwan-Mikaïlowitch Dolgorouki, d'une ancienne et illustre famille russe, né en 1764, mort en 1824, a laissé un poème ayant pour titre : État de mon âme.

Marc-Gaston de Levis, né en 1764, mort en 1830, a publié des maximes, ainsi qu'un recueil de souvenirs et portraits. Il était le fils du duc.de Levis, maréchal de France.

Cette maison, une des plus illustres de France , figure dans l'histoire dès le xr siècle.

Le baron Jean-Frédéric Cotta de Cottendorf, libraire et diplomate, né à Tubingue en 1764, mort à Stuttgart en 1832, imprima un grand mouvement à la librairie scientifique en Allemagne ; il fonda, entre autres, la Gazette d'Angsbourg, qui parut

(V abord sous le titre de Cosmogonie universelle.

La comtesse Françoise-Thérèse-Antoinette Legroing de la Maison-Neuve, née en 1764 à Bruyère en Lorraine, morte en 1837, s est fait un nom dans la littérature.

Auguste Jubé, baron de La Pérelle, maréchal de camp, né en 1765 à Leuville, près de Montlhery, mort en 1824 à Dourdan, département d'Eure-et-Loire, est auteur, entre autres, dune histoire générale militaire des guerres de la France depuis Louis XIV.

Le baron Freytag, maréchal de camp, né à Strasbourg en 1765, mort en 1832, a laissé deux volumes de mémoires.

Le comte Dupont de l'Étang, ministre de la guerre, né en 1765 à Chabannais dans la Charente, mort en 1840, a publié un poème sur l'art de la guerre et une traduction en vers des Odes d'Horace.

La baronne de Stael-Holstein, fille du ministre d'État Necker, née à Paris en 1766, morte en 1817, fut l'une des femmes les plus remarquables de la fin du xvnr siècle.

On a d'elle plusieurs ouvrages, parmi lesquels celui sur l'Allemagne et son roman de Corinne ou l'Italie figurent en première ligne.

La baronne de Krudener, femme du diplomate russe, séparée de lui, s'est rendue célèbre par son exaltation religieuse. Née en 1766 à Riga en Courlande , elle est morte en 1824 dans la Russie méridionale, après avoir tracé sa propre histoire dans un roman intitulé Valérie.

Le comte Thaddée Mostowski, ministre de l'intérieur du grand-duché de Varsovie, né à Varsovie en 1766 , mort à Paris en 1842, a laissé un recueil choisi d'écrivains polonais, en 25 volumes.

Le comte de Las Cases, le célèbre historien de Napoléon, né en 1766 à Las Cases

en Gascogne, mort en 1842, a publié, outre son Mémorial de Sainte-Hélène, un atlas historique qui porte le pseudonyme de Lesage.

Le baron Cl.-F.-E. Dupin, né à Metz en 1767, mort en 1828, est auteur d'une statistique des Deux-Sèvres.

Le comte Daru, né à Montpellier en 1767, mort en 1829, a laissé, entre autres, une traduction en vers des œuvres d'Horace et une histoire de la république de Venise.

Benjamin Constant de Rebecque, le célèbre publiciste français, né à Lausanne en 1767, d'une famille de réfugiés français, mort en 1830, a publié, indépendamment de ses écrits politiques, un ouvrage sur la religion, considérée dans sa source, ses formes et ses développements.

Le comte Chrétien-Ernest de Benzel- Sternau, ministre des finances du grandduché de Francfort, né à Mayence en 1767, mort en 1832, est célèbre comme écrivain

humoriste, de l'école de Jean-Paul. Le Veau d'or passe pour le plus remarquable de ses nombreux ouvrages.

Charles-Guillaume baron de Humboldt, ministre d'État de Prusse, et frère du célèbre naturaliste, né à Potsdam en 1767, mort dans sa terre de Tegel en 1835, est surtout célèbre comme philologue , ayant publié, entre autres, une lettre sur la langue chinoise , et des recherches sur les habitants primitifs de l'Espagne.

La princesse Constance-Marie de Salm- Dyck, née à Nantes en 1767, de l'ancienne et noble famille de Théis en Picardie, morte à Paris en 1845, a laissé des poésies et de nombreux écrits , entre autres, une Epître aux femmes et des éloges académiques.

Le baron Marschall de Biberstein , conseiller d'État au service de la Russie, né dans le Wurtemberg en 1768, mort en 1828, a laissé une Flore du Caucase.

Le baron C.-C. de Dabelow, jurisconsulte allemand, né en 1768 à Neu-Buchow, dans le Mecklembourg-Schwérin , mort en 1830, est auteur d'un Commentaire sur le Code Napoléon.

Le baron Larrey, célèbre chirurgien militaire, né en 1768 à Beaudeau, près de Bagnères de Bigorre, dans les Pyrénées, mort à Lyon en 1842, est auteur de divers mémoires de chirurgie, parmi lesquels celui qui traite des amputations des membres, à la suite des coups de feu, a eu plusieurs éditions.

Léger-Marie-Philippe Tranchant, comte de la Verne, né en 1769 au château de Borrey, bailliage de Vesoul, fut attaché, comme traducteur pour la langue allemande, au dépôt général de la guerre à Paris, où il mourut en 1815. On lui doit une traduction de l'esprit du système de guerre moderne.

Napoléon-Bonaparte, empereur des Fran-

çais, roi d'Italie, né en 1769 à Ajaccio dans l'île de Corse, mourut en 1821 dans l'île de Sainte-Hélène, d'où ses restes furent transférés à Paris le 15 décembre 1840. Ses œuvres, consistant en lettres et mémoires, parurent en 1821 et forment cinq volumes.

Le baron Cuvier, né à Montbéliard en

1769, mort à Paris en 1832, fut un des plus grands naturalistes des temps modernes. Il suffit de citer ici ses recherches sur les ossements fossiles, précédées d'un discours sur les révolutions du globe.

Le vicomte de Chateaubriand, sans contredit le plus grand écrivain du siècle, en France, naquit en 1769 à Combourg, en Bretagne, et mourut h Paris en 1848. Son premier ouvrage , dans Tordre chronologique, fut l'Essai sur les révolutions, et son dernier, ses Mémoires d'outre-tombe.

Le baron Alexandre de Humboldt, célèbre naturaliste, naquit en 1769 à Berlin,

où il mourut en 1859. Il a résumé tous ses travaux dans un grand ouvrage intitulé : Cosmos.

Le comte Adrien de Lezay-Marnésia, né à Saint-Julien en 1770, mort en 1814, près de Strasbourg, d'une chute de voiture, s'est fait un nom comme publiciste.

On a de lui, entre autres, les Ruines o% voyage en France, et une traduction du Don Carlos de Schiller.

Le chevalier Dubarroux, mécanicien, né en 1770 à Caromb, dans le Comtat, mort en 1828, est l'inventeur dune machine nommée chronoîogomètre.

Le général comte Lamarque, député français et éloquent promoteur des doctrines républicaines, naquit en 1770 à Saint-Sever, dans le département des Landes, et mourut à Paris en 1832, laissant des mémoires publiés après sa mort. Ses obsèques furent l'occasion des massacres du cloître Saint-Méry.

Le comte Chistophe de Villeneuve-Bargemont, préfet sous l'Empire et la Restauration, né à Bargemont en 1771, mort en 1829, est auteur d'une Statistique des Bouches-du-Rhône, et de notices surNérac et la Sainte-Baume.

Augustin Creuzé baron de Lesser, né en 1771, mort en 1839, est connu comme auteur dramatique.

Le vicomte Gabriel Moyria, né à Bourg en 1771, mort en 1839, fut à la fois agronome et poète.

Le baron Alexandre de Strogonoff, né en 1772, mort en 1815, a publié deux volumes de lettres à ses amis.

Le baron Balthazar de Kampenhausen, né en Livonie en 1772, mort à Saint-Pétersbourg en 1823, est auteur de Principes du droit politique russe.

Le baron Mérian, né à Bâle en 1772, mort en 1828, a écrit sur l'analogie des langues.

Le baron Léon de Seckendorf, poète allemand, né en 1773 à Wonfurt près de Hassfurt, publia, entreautres, unAlmanach des Muses. Capitaine dans la landwéhr autrichienne, il mourut en combattant près d'Ebersberg sur la Traun en 1809.

Le duc de Dalberg, pair de France et ministre d'État, né à Mayence en 1773, mort en 1833, a publié des remarques sur les émigrés.

Lord Holland, né en 1773, mort en 1840, est auteur dune histoire de son oncle Fox.

Simonde de Sismondi, auteur d une Histoire des Français, en 28 volumes, né à Genève en 1773, mort en 1841, est surtout célèbre comme économiste, ayant publié un ouvrage sur la richesse commerciale, et de nouveaux principes d économie politique.

Le comte de Laboullaye-Marillac , chimiste et directeur de la manufacture de

tapisseries des Gobelins, né en 1774 à Billom dans l'Auvergne , mourut en 1824, laissant un mémoire sur les couleurs inaltérables pour la teinture.

René Savary, duc de Rovigo, ministre de la police, né en 1774, à Marc en Champagne, mort en 1833, a laissé des mémoires.

Le comte Joseph de Laborde, né à Paris en 1774, mort en 1841, a laissé un Itinéraire descriptif de l'Espagne.

LordKing, paird'Angleterre, né en 1775, mort en 1833, est auteur dune Vie du célèbre Locke, dont il était le neveu.

Lucien Bonaparte, prince de Canino, frère puîné de l'empereur Napoléon, né à Ajaccio, vers 1775, mort à Londres en 1840, a laissé, entre autres, un poème épique sur Charlemagne.

Le comte Giraud, d'origine française, né à Rome en 1776, mort en 1834, est auteur d'un Théâtre domestique, en italien.

Le baron de Morogues, économiste français, né à Orléans en 1776, mort en 1840, est auteur d'un ouvrage sur la misère des ouvriers.

Le comte de Marcellus, né en 1776 à Marcellus dans la Guienne, mort en 1841, s est fait un nom comme homme politique et littérateur.

Le baron d'Odeleben, ingénieur saxon, hé à Riésa en 1777, mort en 1833, a laissé une Histoire de la campagne de 1813.

Le baron Dupuy tren, l'un des plus grands chirurgiens de notre siècle, naquit en 1777 à Pierre-Buffière, dans la Haute-Vienne et mourut à Paris en 1835. On doit à quelques-uns de ses élèves la publication de ses leçons de clinique chirurgicale à l'Hôtel- Dieu ; son Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre, parut de la même manière.

Don Pablo Morillo, comte de Carthagène, né en 1777 à Fuentes de Malsa, mort

en 1837, a laissé des mémoires sur les campagnes d'Amérique.

Le baron Van Ertborn , né à Anvers en 1778, mort en 1823, est auteur de Recherches sur les peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, que l'Académie d'Anvers a produits.

Le baron Fain, né à Paris en 1778, mort en 1837, a publié, comme ancien archiviste du cabinet, des manuscrits historiques sur le règne de Napoléon.

Le baron de Sonnenberg, poète allemand de l'école de Klopstock, né en 1779 h Munster en Westphalie, mort en 1805 en se précipitant par lafenêtre à Jena, a laissé, comme œuvre princicale, Donatoa, poème.

Le comte Jules Perticari, littérateur italien, né à Savignano en 1779, mort à Rome en 1822, a peu publié, mais a laissé des manuscrits entre les mains de sa veuve.

Le baron de Roujoux, traducteur de

l'histoire d'Angleterre de Lingard, né à Landernauen 1779, mort en 1836, a laissé une histoire des révolutions arrivées dans les sciences et les arts.

Le marquis Gaëtan-Frédéric de la Rochefoucauld-Liancourt , député du Cher pendant 23 ans , est auteur de nombreux ouvrages sur la littérature, la morale, Téconomie politique et d'œuvres poétiques, poèmes, tragédies, satires et poésies diverses. On le cite aussi comme le fondateur d'un grand nombre d'institutions importantes. Malgré une vie entièrement consacrée au travail , il atteignit l'âge de 84 ans, le 14 avril 1863, époque de sa mort arrivée à Paris.

La comtesse Claire-Élisabeth-Jeanne de Rémusat, dame du palais de l'impératrice Joséphine, est auteur d'un Essai sur l'éducation des femmes.

Le baron Goswin - Joseph - Augustin de Stassart, administrateur et littérateur

belge, naquit à Malines en 1780, et mourut à Bruxelles en 1854. Ses œuvres comprennent un Recueil de fables , qui a obtenu un succès réel.

Le chevalier Joseph-Ferdinand-François Marchai , issu d une famille noble de Lorraine, naquit à Bruxelles le 9 décembre 1780. Conservateur delà bibliothèque des manuscrits dite de Bourgogne, depuis 1832, il fit l'inventaire puis le catalogue méthodique de cette belle collection. Ce travail laborieux est le fruit de dix années de patience et de recherches. Outre cette œuvre très-estimée , nous avons de lui un grand nômbre de notices sur l'histoire et la diplomatique et aussi une Histoire du règne de Charles V , en 2 volumes, qui fut publiée avec la collaboration d'un de ses fils : Edmond Marchai. Il mourut en 1858.

Marie-Louise-Joséphine , reine d'Étrurie et fille de Charles IV, roi d'Espagne, née en 1782, morte en 1824, a laissé des mémoires.

La duchesse d'Abrantès, née à Montpellier en 1784, morte en 1838, est célèbre par les mémoires qu'elle a publiés sur l'Empire , la Restauration et les Cent- Jours.

Lady Caroline Lamb, de la famille Ponsonby,néeen 1785, morte en 1828, a laissé des poésies.

Lord Byron , le premier des poètes anglais, né à Douvres en 1788, mourut à Missolonghi en 1824. Dans son pèlerinage de Child-Harold , la principale de ses œuvres, il décrit, sous un nom emprunté, ses propres aventures et ses impressions de voyage en Orient.

Le prince de San Giorgio Spinelli, surintendant général du Museo Borbonico et des fouilles de Pompéi , s est fait de la réputation par ses collections de médailles et d'ambre et par ses mémoires et dissertations sur l'archéologie. Président de l'Académie Ercolanese et associé correspondant de la

Société des antiquaires de France, il trépassa à Naples, en avril 1863, dans sa 75* année.

Le baron Frédéric-Auguste-Ferdinand- Thomas de Reiffenberg, néà Mons en 1795, mort dans un faubourg de Bruxelles en 1850, est un des polygraphes dont la Belgique s'honore le plus. Son principal ouvrage a pour titre : Fastes lelgiques, ou Galerie lithographiée des principaux actes d'héroïsme civil et militaire et des faits mémorables, qui appartiennent à la nation belge, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours.

Le comte Auguste de Platen-Hallermûnde, poète lyrique et dramatique allemand, naquit en 1796 à Ansbach en Bavière, et mourut en 1835 à Syracuse en Sicile. Comme prosateur, il a laissé une histoire du royaume de Naples de 1414 h 1443. On a aussi sa correspondance avec Minckwitz.

Michel-Charles Pagani , professeur à l'Université de Louvain, appartenait à une famille nohle du Piémont, où il naquit en 1796. Livré aux sciences exactes, il publia, en 1824 et années subséquentes, beaucoup d'écrits sur les mathématiques supérieures et sur des problèmes de mécanique. Pagani est mort le 10 mai 1855, époux de demoiselle Colette - Françoise- Xavière de Waepenaert, fille du chevalier de ce nom.

G. Agar Ellis, baron Dover, littérateur anglais, né en 1797, mort en 1832, est auteur d'une histoire de l'homme au masque de fer, et d'une Vie de Frédéric II , roi de Prusse.

Le comte J. Leopardi, né en 1798 à Recanati dans les Etats de 1 Eglise, mort en 1837, a laissé des poésies et des ouvrages de philologie.

Le baron Napoléon Gobert, filleul de l'empereur Napoléon I er , né en 1807, mort

en Égypte en 1833, fonda, à l'Institut de France, les deux prix d'histoire qui portent son nom.

Dimitri III, prince de Galitzin, ambassadeur de Russie en France, mort à Brunswick en 1803, publia plusieurs ouvrages d'histoire naturelle, entre autres une description physique de la Tauride.

Butret , gentilhomme français , mort en 1805, a écrit sur la taille des arbres fruitiers.

Jean -Frédéric- Hugues Dalberg, chanoine de Worms, mort en 1812, cultivait avec succès la littérature et la musique.

On a de lui une Histoire d une famille druse. Il était frère des barons Dalberg.

J. Galeani, comte de Napione, et son frère C.-Ant. Galeani, né à Turin et mort en 1815 à Rio-Janeiro, se sont distingués, le premier comme littérateur dramatique, le second comme minéralogiste.

Le comte Jean Potocki, savant polonais,

mort en Ukraine en 1815, au retour d'un voyage en Chine, a laissé, entre autres écrits , une Histoire primitive des peuples de la Russie.

C.-J.-E. d'Aguila, mort à Paris en 1815, a laissé une Histoire du règne de Gustave III et d'autres écrits sur l'astronomie.

Le comte de Grimoard, général français, mort également en 1815, a donné les Conquêtes de Gustave-Adolphe en Allemagne.

Le comte Joseph de Saint-Genois , natif du Hainaut , s'est fait un nom illustre comme archiviste et antiquaire. On lui doit une œuvre capitale intitulée : Monuments anciens essentiellement utiles à la France; puis un Dictionnaire onomastique des chartes du Hainaut; un Essai sur les droits primitifs des anciennes terres et seigneuries du Hainaut; un Essai de diplomatie; un Inventaire des archives de

Vienne et d'autres écrits moins importants.

Le comte de Saint-Genois avait été chambellan de l'empereur d'Autriche et avait accepté les fonctions de roi d'armes du nouveau royaume des Pays-Bas lorsque la mort le surprit en 1815.

De Launay, secrétaire de S. M. I. et E.

au conseil royal du gouvernement des Pays-Bas, est auteur de beaucoup de mémoires académiques sur la minéralogie et les sciences naturelles qu'il publia à partir de 1778. Nous lui devons en outre une œuvre sur les défrichements, qui fut éditée en 1774. De Launay mourut à Vienne (Autriche), après 1817.

Le comte C.-H. de Posse, seigneur de Folgevik en Suède, mort en 1823, s'est fait connaître comme jurisconsulte et économiste.

Le baron Jean de Turckheim , né à Strasbourg, d'une ancienne famille alsacienne, mort en 1824 à sa terre d'Altorf

dans le grand^duché de Bade, s'est fait un nom comme publiciste.

M me Mallès, née de Beaulieu, morte en 1825 à Nontron dans le département de la Dordogne , a publié le Robinson de douze •ans et d autres ouvrages destinés à l'instruction de la jeunesse.

L'abbé G.-J. Bévy, historiographe de France, florissait en 1785 et mourut le 28 juin 1830. Il a composé une dissertation sur les voies romaines des Gaules.

Le prince Charles-Alexandre-François- Rase de Gavre prononça, en séance académique du 6 octobre 1827, l'éloge du vicomte de Nieuport, qui fut imprimé dans le Bulletin de l'Académie de Bruxelles.

Cet homme distingué était grand maréchal de la cour des Pays-Bas, président de l'Académie, etc., et mourut à La Haye en 1832, dernier de son nom.

Le baron Richerand, célèbre chirurgien français, né à Belley dans le Bugey, mort

à Paris en 1840, a publié de nouveaux éléments de physiologie, son principal ouvrage.

Le colonel Carrion de Nisas est auteur d'un Essai sur l'histoire générale de la guerre, publié en 1824, ouvrage pour lequel il a mis à profit les manuscrits laissés par son aïeul le lieutenant général marquis de Nisas, mort en 1754 , âgé de 94 ans.

Antoine Simoês de Cabedo, l'un des secrétaires du roi de Portugal, fut un poète estimé, enlevé à la littérature en janvier 1863, à peine âgé de 39 ans.

J.-J. de Andrade, ancien directeur des banques de Lisbonne et de Portugal, sino- • logue et géographe distingué, a composé plusieurs œuvres spéciales sur les Indes. Il est mort à Lisbonne en janvier 1863, âgé de 82 ans.

Charles-Marie-Philippe de Kerhallet, capitaine de vaisseau, commandeur de la

Légion d'honneur, a produit plusieurs ouvrages nautiques très-estimés. Il trépassa à Paris en février 1863, à l'âge de 53 ans.

Le chevalier Charles du Vivier de Streel, natif de Liège, fut curé de Saint-Jean en cette ville, et membre de plusieurs académies. Il est auteur d'une foule de chansons wallonnes qui lui méritèrent le surnom de Béranger liégeois. Il est mort à Liège en février 1863.

Dominique duc de Serradifalco, prince de San Piétro, docteur de l'Université d'Oxford , correspondant de l'Institut de France (Académie des beaux-arts), commandeur de la Légion d'honneur, a publié ses œuvres archéologiques , parmi lesquelles on signale : Antichita di Sicilia, sulle chiese Normanne, sul duomo di Morreale. Ses écrits eurent sur la renaissance des études artistiques une influence considérable , non-seulement en Italie f mais encore en France et en Angleterre.

Ses tendances libérales l'avaient fait exiler par le roi Ferdinand II et lui firent diriger, en 1848, le mouvement insurrectionnel de Païenne, de concert avec Ruggiero Settimo. Le duc de Serradifalco est mort à Florence en février 1863, à l'âge de 82 ans, laissant une fille unique, héritière d une grande fortune et mariée au marquis de Torrearsa, aujourd'hui sénateur du royaume d'Italie et ancien ministre.

Le marquis Alexandre Sarrazin de Montferrier est auteur de plusieurs œuvres de sciences exactes, entre autres : du Dictionnaire de mathématiques, de l'Encyclopédie des sciences mathématiques, du Dictionnaire de marine, et d'une Table de logarithmes très-appréciée. On connaît de lui l'invention d'une machine à vapeur rotative et de divers procédés de filature du lin. Il est mort subitement en France le 13 mars 1863.

Charles-François-Antoine Morren , né à

Gand en 1807, est connu .comme un de nos savants botanistes. Il a beaucoup écrit sur les sciences naturelles qu'il affectionnait et mourut en 1858 professeur ordinaire à l'université de Liège. Sa femme, fille du comte romain Verrassel, a publié en 1840 un petit Manuel du blason qui n'est pas sans mérite. M. Morren a laissé un fils qui marche dignement sur les traces de son père dans la voie de la science.

Antoine - Guillaume - Bernard Schayes est né à Louvain en 1808 de Lambert Schayes, géomètre et de dame Jeanne- Thérèse-Gabrielle de Bareige, issue de la famille des comtes de Béarn. C'est un des meilleurs historiens belges, enlevé à la science le 1 er janvier 1859. Archéologue distingué , il publia une Histoire estimée de X architecture en Belgique. Historien érudit, il mit la dernière main, peu de temps avant son trépas, à son Histoire des Pays-Bas avant et sous la domination ro-

inaine. Ses écrits sont nombreux et trèsrecommandables.

Le vicomte de Massareene, député lieutenant du comté d'Antrim (Irlande), membre de la chambre des Lords, etc., est auteur d'un volume de poésies anglaises. Il est décédé à Antrim-Castle en mai 1863, âgé seulement de 51 ans.

M me la baronne de Carlowitz a rendu de grands services à notre éducation littéraire. Sès traductions de Klopstock, de Schiller, de Goethe, de Herder et de Jean- Paul sont universellement estimées et accusent un sentiment approfondi et très-fin du génie de ces grands maîtres. Les travaux de cette dame furent trois fois couronnés par l'Académie française. L'empereur d'Autriche et le roi de Saxe lui décernèrent de riches médailles. Elle est décédée le 30 avril 1863 à Galtardon où elle vivait retirée.

Le prince Alphonse de Polignac, officier

d'artillerie, mathématicien consommé et homme de lettres, est auteur de mémoires dont l'Académie des sciences de France a souvent entendu la lecture avec intérêt.

Il a traduit en vers élégants le Faust de Goethe. Cet homme distingué est mort le 30 juin 1863, à Paris, dans sa 37 e année.

Les discours de S. A. E. le prince Albert de Saxe-Cobourg et Gotha, décédé au mois de décembre 1861 , viennent d'être réunis en volume et publiés par les soins de son auguste veuve, S. M. la reine d'Angleterre, sous le titre de : The principal speeches and addresses of H. R. H. the princeconsort.

Arrivé au terme de la tâche que nous nous sommes imposée dans un but d'avancement social et de civilisation progressive, nous n'avons certes pas la prétention d'avoir produit une œuvre qui ne laisse rien à désirer sous aucun rapport. Cela n'était

Digitiz

guère possible dans un essai comme celuici, où abondent les doutes et les incertitudes sur les qualités nobiliaires et sur l'authenticité de la noblesse des personnages à inscrire. Pénétré de cette conviction, nous faisons un appel aux artistes, de même qu'aux littérateurs et aux savants, pour qu'ils veuillent bien nous aider à perfectionner notre travail et à le compléter autant que possible. Leurs renseignements et observations seront reçus avec gratitude, pour servir à une édition ultérieure.

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