‹ La noblesse de France aux CroisadesChapitre 34 sur 244 · LETTRES DE GUI DE LA ROCHE, SIRE D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

LETTRES DE GUI DE LA ROCHE, SIRE D'ATHÈNES

Nos, Gui de La Roiche, sire d'Athines, façons à savoir à tos ces qui ces lettres verront que de totes dettes et de tos empruns ou noble duc Hugues, duc de Bourgogne, nos ai esté tenus ou à nostre co mande ment por nos jiisquesau jor que ces lettres furent faites, nos an avons reçeu paement en ter e in g et ciiquilons lui, et ses ploiges, et lors hoirs, por nos et por nos hoirs. Et se miles lelres faites dou temps cai en arriéra jusques au jor dui, de detes, que ledit duc nos deust, ou de ploiges qui en fussent tenu por lui venoient avant, nos volons qu'eles n'aussent valor ne fermeté. El en lé moi gnaigne nos en avons doué nos lelres saalées de notre sacl.

Ce fui fait en l'an de grâce {259, le macredi après l'uitaine de la Chandelouze.

ACTE PASSÉ A MESSINE ENTRE BERNARD DE DUR FORT, CHEVALIER LANGUEDOCIEN, ET DEUX MARCHANDS GÉNOIS.

A tous ceux qui les présentes lettres verront, Bernard de Durfort, chevalier, salut. Sachez que j'ai eu et reçu de Philippe Panzani et de Cosme Cigala, marchands de Gènes, cent onces d'or bonnes et légales, pour la garantie hypothécaire desquelles j'ai engagé entre les mains desdits marchands, à titre de nantissement, certains joyaux d'or, de pierres précieuses et d'argent, appartenant tant à moi qu'à Bertrand, mon frère, et à Guillaume, 'mon fils, et dont les espèces et les formes sont plus à plein déclarées en un inventaire dressé par lesdits marchands et à moi remis. De Jeur côté, lesdits marchands se sont engagés à restituer intégralement ces joyaux, soit à moi, soit à mesdits frère ou fils, soit à tout autre mon ayant-cause, aussitôt que le paiement de la somme susdite aura été fait et complété.

Passé à Messine, Pan du Seigneur 1190.

Page 1