Choix des fables. Ta normalienne n'ouvrira
pas au hasard le livre du grand fabuliste; elle ne
LE lira pas avec les enfants la fable qui se présente
d'aventure : tout n’est pas bienfaisant dans Lafon-
taine, ni pour l’art ni pour la leçon. — La norma-
lienne prendra garde de choisir: — celles des fables
qui aggèrent des réflexions morales très conveni-
bles aux élèves chrétiens; — celles des fables qui
donnent aux enfants d’essentiels conseils au moment
° qu'ils pénètrent dans ce monde plein de pièges; —
| celles des fables qui éveillent, animent, affinent les
facultés esthétiques du bien penser, du bien voir, et du bien rendre.
158.—Les questions essentielles à poser aux nfants dans cet entretien.
LITIN (a).—Sur le but du fabuliste. Quelle idée a-ti b en tète? quelle morale peut être tirée de la fable” HUE Le — Et cette idée que le fabuliste veut mettre en #7 lumière, est-ce un pécepte de morale? — Est-ce un simple conseil ? — Est-ce un état de mœurs «ont # il veut informer son jeune lecteur ?
But (b).—Sur le moyen que le fabuliste a pris pour 5 nous faire comprendre son idée. Quel conte à-t imaginé ? quels acteurs a-t-il choisis ? dans quel drame les a-t-il engagés? quelles sont les parties du
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conte” quelles sont les scènes du drame? Cette ‘nalyse äe ton si vivant amène l'élève à distinguer IS morceaux dont l'ensemble constiue la fable.
159.—(c) Sur l’enseignement moral à tirer de l1 fable. Quelle est la valeur de la morale coutenue ans le petit poème? — quelles applications pratiques l’élève en peut-il faire à sa propre vie à l’école ?
.. au foyer?.... dans la rue”, etc. — La normalienne baptisera la fable par la question suivante : Quelle parole ou quel fait de la Sainte Ecriture appuie la morale de la fabie ou la corrige ?
160.—(d). Sur la langue. Questions qui amènent l'élève, à des observations — ou bien en vue d'ennchir son vocabulaire par l'explication de mots et de locutions ; — ou bien en vue de préciser chez l'élève des notions de grammaire et d'ortrographe, et cela, par des questions appropriées aux connaissunces grammaticales de l'élève ; — ou bien en vue soit d’initier l'élève aux factures littéraires de la phrase périodique ou analytique, aux figures qui constituent ces constructions phraséologiques : soit d'exercer l'imagination de l'enfant par l’annotation des beaux vers pittoresques ou psychologiques, ete., etc.
161.—Pour assurer à l'enfant le bénéfice -ertier de la fable lue.
N. B.— Il n’est pas nécessaire d’épuiser la causerie dans une seule leçon. La normalienne y teViendra une deuxième fois et facilement, obtiend'1 encore l'attention de l'élève.
\. B. — Il est bien utile de nénager, relativemvnt à la fable étudiée, des exercices d’élocution, de diction, de récitation et de rédaction.