L'élément dramatique: L'action et l'intrigue
L'action. ]);ins le poème dramatique, on ne doit rencontrer qu'une seule action, et cette action est une crise d'âme dont le principe est un péril de vie, ou un conflit de devoirs et de passions. C'est ici Je mérite le plus essentiel de la poésie dramatique. Pour exemples, il suffit de donner le thème et le plan des grandes tragédies de Corneille et de Racine.
223. — L'intrigue. L'intrigue, c'est une combinaison de circon,s(auces et d'incidents, d'intérêts et de passions d'où résulte, dans l'attente du dénouement, une curiosité, une incertitude, une impatience passionnantes poiu- les spectateurs. Comme la crise d'âme doit être prolongée à travers un long drame, il fallait donc créer des péripéties. Ces péripéties dont rrnsemAAe constitue l'intrigue sont des changements de fortune, pi'opices ou contraires au lK>ros, naissant de coups de théâtres, ou des tergiveisations de la volonté du héros. Les coups de théâtres sont des événements inopinés et extérieurs au drame, mais qui ont un efficace retentissement dans l'action dramatique : — Sources des péripéties. FJle est i)sychologique ou romanesque. Elle est psychologique, quand c'est la volonté changée de l'un des personnages qui amène le changement de fortune dans le poème; — Elle est romanesque, (luand c'est l'incident venu du dehors et inopiné qui amène le changenuMit des volontés chez les personnages. Il va sans dire que plus la source de la péripétie est psychologique, plus puissant apparaît le
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génie du drnyndturffc. fit's classijjiifs et les romantiques ont fait usage des coups de théâtres: P^xeniples : Jj'Arrivée des Maures dans le Cid; l'arrivée de Thésée dans Phèdre. Mais les romantiques, médiocrement psycholof(ues ont singulièrement abusé de cette ressource pour faire évoluer leurs drames, lietenons bien que la création psychologique est, chez les classiques, manifestement plus grande que chez les romantiques.