‹ La normalienne en belles-lettresChapitre 45 sur 56 · C) Les gestes des bras et des mains. A'. B · texte numérisé non relu

C) Les gestes des bras et des mains. A'. B

Pour les réussir, il faut voir ce que Von dit: puis veiller à trois choses : à P Articuler le geste. — 2" Soutenir le geste. — 3° Faire parler le geste.

P — Bien articuler le geste. Articuler le geste, c'est le faire partir du cœur. Donc, avant de lancer le geste, il faut, en dessinant une légère courbe, élever la main vers le cœur. Donc, le geste évolue (le dedans en dehors. Et pour articuler un geste à deux mains, quand une main est déjà lancée, on ramène vers le cœur la main déjà lancée, pendant .que l'autre se lève vers le cœur, puis de là les deux mains dessinent le geste à faire.

2° — Soutenir le geste. Autant que possible, on ne laisse pas tomber le bras avant la fin de la phrase. Il faut donc soutenir dans leur mouvement expressif tout le long de la phrase, le bras et la main sans les laisser retomber.

30 — Faire parler le geste. Le geste est un moyen d'expression. Il faut supprimer tout geste qui ne

Hif,aiifie rien. Quand vous levez le bras, il faut justifier ce mouvement par un besoin d'expression. Un geatc qui ne parlent pas est une laideur. Le geste se dessine avant les mots ou pendant l'énoncé des mots qu'il interprête jamais après ce mot.

Les gestes qui parlent sont: (a) Le geste indicatif. — (b) Le geste imitatif. — (c) Le geste pathétique.

(a) — Le geste indicatif. La main partant du cœur, la paume en haut, se porte vers l'objet. Il se fait à deux mains quand il y a immensité, plénitude, "tout", dans l'objet à indiquer.

(b) — Le geste imitatif. Le geste est imitatif quand par le mouvement des bras et des mains, on représente le mouvement, ou la forme des choses dont on parle. Voyez ce que vous peignez et le geste se fera bien. Il faut voir.

(c) — Le geste pathétique. Celui qui interprête les sentiments et les passions. Notons quelques gestes de cette catégorie :

1° — Pour exprimer négation, mépris et antipathie : la main levée, la paume tournée contre l'objet et la tête se détournant de l'objet.

2" — Pour exprimer affirmation, sympathie : la main levée, paume en haut et la tête penchée vers l'objet. Pour l'affirmation forte et pour le commandement avec empire : la main tendue en avant, la paume renversée, l'index détaché et la tête droite et ferme.

3° — Pour exprimer l'admiration: tout le corps, la tête, le bras et la main semblent s'élever vers l'objet; les regards se fixent vaguement vers l'objet, la main s'élève avec un certain excès, la paume tournée vers l'objet.

4o i:>our exprimer horreur, épouvante: tout le corps recule, s'appuyant sur le pied en amere; f. tète se détourne comme pour ne point voir 1 objet , kmain se tend vers l'objet, la paume contre 1 obiet et les doigts faisant patte d oie.

5«-Les bras croisés ont un sens fort divers mais ce qu'ils signifient plus généralement, o est confiance, assurance dans ce que 1 on dit.

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