‹ La normalienne en philosophie et aux sources de la pédagogie [microforme]Chapitre 2 sur 91 · L'AUTEUR · texte numérisé non relu

L'AUTEUR

été te hdi hit et eitié

La Vormatienne

en ; Philosophie et aux Sources de la

j Pédagogie

Re:

D st Si

Notions Générales

No 1.—Le philosophe; N° 2.—L'esprit philosophique. Nos 3 et 4.—Les saines lumières, les causes vltimes. No 5.—Le flambeau de la philosophie.

No 6.—Tableau synoptique des études philosophiques.

1.—Le philosophe: A ceux qui l’interrogeaient sur le caractère de ra science, Pythagore répondait : “Je ne fais pas profession de savoir quelque science mais d'aimer les saines lumières sur toutes choses.” Ce mot du penseur légendaire a fait fortune : depuis, on nomma l’homme qui aime les saines clartér, le philosophe.

2.—L'esprit philosophique: La notion que nous donne l'appellation de philosophie, nous fait facilement apercevoir les éléments de la raison philosophique : C’est, dans la sincère recherche d:s saines lumières, un esprit de réflexion et d'a 1lyse, puis d'ordre et de synthèse, et, à cause de ces qualités, c'est un esprit apte à exceller dans tous les genres de connaissances, à exceller, disons-nous, puisqu'il va au fond des choses, avide d'en apercevoir la nature et les causes.

N. B. — Cet esprit doit avoir de la sincérité; aimant la vérité et non pas sa passion ou son préjugé, il est bien résolu de ne pas pécher contie la lumière. L'esprit qui n’est pas sincère, n’est plus philosophique mais sophistique.

3.—Les saines lumières de la philosophie: Tout savant cherche de saines clartés, le vrai: beaucoup toutefois ne sortent pas du domaine physique, nous voulons dire, du domaine accessible aux sens. Le philosophe se fait métaphysicien (‘‘méta: préposi:. sition grecque signifiant après, au-delà”) ; sans perdre pied sur les données des sens, il pousse plus outre son regard scrutateur. Aux limites des sens où s’arrétent les autres savants, les créateurs des sciences positives, lui, le philosophe, l’homme du savoir ruiétaphysique se demande l'essentiel comment et le pourquoi suprême des choses. Ainsi les saines lumières dont le philosophe est avide, ce sont, non pas les raisons prochaines et superficielles des phénomènes qui frappent les sens, mais les causes profondes et lointaines des choses; la science du fond des choses, c'est celle du philosophe.

4.—Ces causes, ou l’objet connaissable de la philosophie. L'objet est connaissable À raison de sa lumière d’évidence. Cette lumière qui le révèle, l'objet la possède dans la mesure de son existence. Donc, l'existence, l'essence, pour mieux parler, est la cause lointaine et profonde de tout ; et voilà ce que le philosophe va scruter. La philosophie, c'est la science de l'être. — Mais l'être peut se considérer dans sa conception transcendante, dans son absolue «a ‘traction: ce sera l'étude de l’ontologie : — mais l'être peut se considérer aussi dans ses suprémes concrets: le monde, ce sera l’étude de la cos-

mologie : — Dieu, ce sera l'étude de la théologie rationnelle : — L'âme, ce sera l'étude de la psychologie.

5.—N. B. Le flambeau de la philosophie. Ta philosophie, c'est, à la lumière de la raison seule, (sans les données de la foi), l'étude et la connaissance des choses divines, humaine ; et naturelles, considérées — dans leur nature intime : c’est leur comment, —

Page 1