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être heureux, parce que l'on vous connaît”. Et l'on arrive à cette connaissance, dit saint Augustin, en priant plutôt qu’en étudiant, en écoutant plutôt qu'en discutant; notons bien cette direction.
96.—Etat psychologique de l’homme vis-à-vis de Dieu à connaître et à aimer.
(a) Quant à la raison. (un péril et un essor) : Voici le péril: comme la raison ne peut s'élever à la connaissance de l’intelligible et, notamment, du suprême intelligible, qui est Dieu, que par la connaissance des êtres matériels d’où l'imagination tire ses images, la raison est dans l’occasion de s’arrêter court dans l'étude de ces concrets sensibles et de se confiner, par conséquent, à une science expérimentale; succombant dans le péril de cette occasion, la raison méconnaîtra Dieu. L'esprit humain ainsi égaré demeure ‘‘bête éblouie’’, en face du reflet divin sur l’éphémère substance, non aperçu.
Mais voici l'essor : à cause du sentiment de la causalité, je veux dire, de cette persuasion qu'il y a entre les faits un rapport de dépendance, un lien sausal, la raison est amenée à remonter, de causes causées en causes causantes jusqu’à la cause première. — Ainsi, l'esprit humain montant l'échelle des causes secondes atteint la cause première ; Dieu.
“Dès que l’homme lève la tête.
(O Dieu, écrit Musset)
Il croit t’entrevoir dans les cieux :
création, sa conquête,
N'est qu’un vaste temple à ses yeux.
(&) Quant au cœur. (un péril et un essor) : Voict le péril: À cause des jouissances que le cœur humain trouve dans la nature, le cœur est intéressé à ne point voir, et même à nier l'existence de Dieu qui réprouve l’infamie deg concupiscences et menace
de les punir. Et voici l'essor: À cause de l'insatis-
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