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CAEN

Renseifnements généraux.

Omnibds. — De la gare aux hôtels, 50 c. le jour et 70 c. la nuit.

VoiTCRKs DE PLACE. — Tarifs en deçà des bureaux de l'octroi : i fr. la course; 2 fr. Th., de 7 h. du mat. à 10 h. du s. ; 1 fr. 75 c. la course ; 2 fr. 50 c.

l'h., de 10 h. du s. à 7 h. du mat.

Au delà de l'octroi, dans un rayon de 6 kil., on paye 25 c. par kil., en sus du prix de la course, et 1 fr. pour le renvoi de la voiture. Bagages, 20 c. par colis.

Hôtels. — D'Angleterre, rue Saint-Jean, 79 et 81 (le meilleur de la ville) ; — d'Espagne, même rue, 75; —de la Place-Royale, place de ce nom, 1 ; — Sainte- Barbe, rue Écuyère, 13; — St- Pierre, rue St-Pierre.

Bains. — Baimt russes, rue des Petits-Murs, 18; — Catitlon, rue du Musée, 5; — Bains des lavoirs publics.

Poste aux lettres. — Les bureaux de l'hôtel des postes, qui occupe une partie de l'aile de l'hôtel de ville, rue de la Mission, sont ouverts de 7 h. du

mat. à 7 h. du s., en été, et de 8 h. du mat. à 7 h. du s., en hiver.

'Ielégrapiiie électrique. — Bureaux rue Singer, 16.

Journaux. — Le Moniteur du Calvados (officiel, paraissant tous les jours, excepté le dimanche); — l'Ordre et la Liberté (semi-quotidien).

Libraires. — Le Blanc-ffardel, successeur de M. Hardel, rue Froide, 2, éditeur du Bulle in, monumental, publié par M. de Gaumont ; — Le Gost-Clérisse, rue Écuyère; — Massif, rue Notre-Dame, 111; — Alliot, rue Saint-Jean, 26; — Domin, rue Noire-Dame, 70; — M— Capitaine, passage Bellivet, 16 et iS ( eul dépôt de cartes de la marine impériale) ; — Chénel, rue Saint-Jean, 16.

Direction.

On peut, à la rigueur, visiter Caen en une seule journée. A la sortie de la gare, la rue des Abattoirs conduit sur le quai; en tournant à g. on arrive, en quelques pas, sur la place Dauphine, au milieu de laquelle s'ouvre la rue Saint-Jean, la principale artère de la ville.

Dans cette rue se trouve, àdr., l'église Saint-Jean ( K. p. 165) et l'église Saint-Pierre ( F. p. 165), à g., l'hôtel de la Bourse (V.

p. 170). En face du portail de l'église Saint-Pierre s'élève le Château (V. p. 166), où conduit la rue du Marché-au-Bois. De la rue du Marché-au-Uois on peut aller en quelques minutes, —

DE PARIS A GAEN.

par la rue du Moutoir et la rue des Chanoines, — à l'église de la Trinité ou abbaye aux Dames (F. p 165.). Après être revenu, par le même chemin ou par le quai, à l'église Saint-Pierre, on gagne, — par les rues Saint- Pierre et Notre-Dame (à g., église Saint-Sauveur, V. p. 165), la rue Saint-Étienne, la rue Écuyèreet la rue Guillaume-le-Conquérant,— l'église Saint-Étienne ou abbaye aux Hommes et le Lycée (V. p 165), puis, — par le boulevard de la Préfecture, la place de ce nom et la rue du Musée, — la place Royale, sur laquelle se trouve l'hôtel de ville qui contient le musée et la bibliothèque ( V. p. 165). En sortant du musée on se rend, en passant devant le théâtre et la gendarmerie, au petit et au grand Cours, d'où l'on revient à la gare par le quai. On peut du reste consulter pour l'explora- * tion de la ville le plan ci-joint.

Sitoation et aspect général.

Gaen, V. de 43,740 h., ch.-l.

du départ, du Calvados, siège d'une cour impériale et d'une académie universitaire, est située à 12 kil. de la mer, au confluent de l'Orne et de l'Odon, qui y arrosent de magnifiques prairies.

Les points d'où l'on jouit le mieux du beau panorama de la ville sont le pied du Calvaire, élevé sur la route de la Délivrande, et le sommet du coteau qui domine la prairie, à l'extréiiiilo de la rue Branville.

[route 50]

Depuis l'ouverture du chemin de fer de Paris à Cherbourg et du canal de Caen à la mer, Caen a fait de grands efforts pour s'embellir. Des quartiers nou- j veaux y ont été élevés ; les quartiers anciens y ont été assainis ; mais ces changements lui ont fait perdre une partie de son aspect pittoresque.

Caen n'était au commencement du xr s. qu'un bourg de péage. Dans la seconde moitié de ce siècle, Guillaume le Conquérant y fit construire le château et entoura la ville de remparts. Les Anglais s'en emparèrent plusieurs fois et Charles VII la reprit définitivement, en 1450. La révocation de l'édit de Nantes (1685) eut pour cette ville les conséquences les plus désastreuses; son commerce fut ruiné.

C'est à Gaen même que Charlotte Gorday, de la famille de Corneille, vit les Girondins et conçut le projet d'affranchir la France du r-êgne de la Terreur en immolant Marat.

Parmi les hommes remarquables que Caen a vus naitre, nous signalerons : François Malherbe; J. Renaud de Segrais; J. L.

Maltllâtre ; l'abbé de Boisrobert, tavori du cardinal de Richelieu ; les savants Samuel Bochart, Tannegui-Lefévre, Pierre-Daniel Huet, évêque d'Avranches ; les historiens de Bras, sieur de Bourgueville, et l'abbé De La Rue ; Bailly, le fabuliste ; le lieutenant général De Caen, et les compositeurs Choron et Auber.

[route 80]

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