CAEN. — EGLISES
édifices relifieux.
L'église Bsint-Étienne ou de Vab^ye aux Hommes {mon. hist.), commencée en 1066, par Guillaume le Conquérant, qui la destinait à recevoir sa dépouille mortelle, achevée en 1077, offre dans son ensemble trois styles différents. Le portail a un aspect sévère , mais les tours (vers 1200) sont très-remarquables.
Une grosse tour décapitée qui avait jadis i'iA met. de hauteur s'élève entre la nef et les transsepts. L'église, qui a la forme d'une croix latine, est longue de 115 met. et large de 27 met. — Le choeur date de la fm du xni's.
ou du commencement du xiv*.
Seize chapelles rayonnent autour.
Les restes de Guillaume le Conquérant, plusieurs fois profanés, reposent au milieu du sanctuaire, sous une dalle de marbre noir couverte d'une inscription (1087).
La sacristie, fort belle, contient un portrait très-ancien de Guillaume le Conquérant. — Les orgues, très-belles et très-puissantes, ont été récemment restaurées. — La chaire est belle et ancienne.
LéipUse de la Trinité ou l'a^baye aux Dames (mon. hist.), fondée en 1066, par la reine Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, a été depuis plusieurs années presque complètement restaurée. Trois tours carrées la surmontent; les balustrades qui en forment le
couronnement actuel datent du xvni» s. Le sanctuaire, élevé sur plusieurs rangs de degrés, offre un péristyle surmonté d'une coupole peinte à fresque. Sous le chœur est une belle crypte soutenue par 56 colonnes. La tombe de la reine Mathilde a été restaurée en 1819 et placée au milieu du chœur.
L'église Beint-Pierre (mon.
hist.), située au centre de la ville, date de plusieurs époques.
La tour, haute de 70 met., est de 1508. Le grand portail est du xiv s. Le portail latéral a été restauré en 1600. La façade 0. est en partie de la fin du xiv* s. — Le chœur, en partie du XIII* s., et la nef du xiv s., ont été complètement retouchés aux XV* et XVI' s. Les voûtes du chœur et de la nef (1521) sont le chef-d'œuvre d'Hector Sohier, architecte deCaen.
L'éf lise Saint - Jean ( mon.
hist), est du style ogival de la dernière époque. La nef est en partie du xiv' s. Des travaux de consolidation (1842) ont altéré le portail. A. l'intérieur on remarque : des fragments de vitraux anciens; les vitraux du chœur et de quelques chapelles (1854) ; le pavage du chreur (1852) et les sculptures curieuses de l'ancienne chapelle de la confrérie des boulangers.
L'église Saint - Sauveur se compose de deux églises voûtées en bois, réunies par une vaste arcade très- curieuse. La tour parait être du xiv* s. L'abside Saint-Eustache n'est pas anté-
rieureàl520; l'aulre abside ne peut remonter au delà de la seconde moitié du xv s. La porte en bois du grand portail est intéressante. Les fenêtres de l'abside conservent quelques restes des anciens vitraux. On a découvert dans une des chapelles à g. de la nef une fresque curieuse (xvi" s. ?).
L'éfflise de Vauoelles possède un chœur et des chapelles du XV" s., une tour latérale du xi« ou xii" s., une nef et des collatéraux du XVI" s., une fayade et une tour en coupole de 1780 (au N. jolie porte du xvi« s.).
La première pierre de l'éslise de la Oloriette ou des Jésuites fut posée par le poète Segiais (bel autel provenant de l'abbaye aux Dames).
Signalons encore : — Véglise Saint-Nicolas (mon. hist. de 1083, excepté la tour), occupée par l'administration militaire; — l'église Saint-Ouen, en partie du XV" s.; — le Vieux-St'Êtienne (xv" s.); — Véglise Saint-Sattve'ir (piliers du xii* s.), qui sert de halle ; — Saint-Julien (portail du XV" s. ; — Véglise des Bénédictines, en grande partie de la lin du XVI" s. ; — Véglise collégiale du Sépulcre (magasin), en grande partie moderne ; — des débris de Véglise Sainie-Paix.
Édifices olvilt.
Le ohAteau fut construit au XI* s. par Guillaume le Conquérant. Les fortifications en furent continuées par Henri 1" d'Angleterre, reb&ties par Loui& XU
DE PARIS A CAEN. [rOUTE 50]
et François 1". La Convention
fit abattre le donjon, bâti par Henri I"' et qui était un second château dans le château même.
Il ne reste plus de trace du magnifique palais des ducs de Normandie, où logèrent plusieurs rois de France, mais on voit encore dans l'enceinte du château la i)etite église de Saint-Georges^ reconstruite à la fin du xv" s., et en face un autre édifice du XI* s., où se tenait une cour de justice (aujourd'hui magasin pour l'artillerie). La partie la plus intéressante des murs d'enceinte actuels est la porte de Secours.
VhàtBl de vlUe, établi dans l'ancien séminaire des Eudistes (place Royale) , renferme le musée de peinture et la bibliothèque publique. La cour d'honneur contient des groupes en bronze et en terre, par Auguste Lechesne, sculpteur caennais.
La salle du conseil municipa^l est décorée de peintures intéressantes. — Le palais de Justice (1784-1787) est situé sur la place Fontetle. — L'hôtel de la préfecture est entouré de beaux jardins. — La salle de spectacle (1838) peut contenir 1,200 spectateurs. — La gendarmerie moderne a coûté plus d'un million pour 25 gendarmes.
Musée. — Bibliothèque.
Le musée de peinture, ouvert en 1809, compte prés de 400 Ubleaux dont plusieurs de premier ordre.
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