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Seine qui en baigne presque les murs. On s'y rend par un chemin qui longe la rive g. du fleuve, ou par la route de Pontr de-r Arche à Elbeuf. A dr. de la route se détache, au delà du cimetière de Pont-dcr-l' Arche, une avenue aboutissant aux an* ciens bâtiments conventuels, aujourd'hui convertis enj^erme.
Cette abbaye fut fondée en 1190 par Richard !•', roi d'Anr gleterre et duc de Normandie^ Il ne reste rien aujoujcd'hui de la magnlAque église abbatiale, qui renfermait autrefois un mobilier somptueux et d'illustres sépultures. Quelques débris de colonnes qui en proviennent semblent appartenir au xni* s.
Le réfectoire f bien conservé (transformé en grange), date probablement de la même époque; à l'extérieur il a Vapparence d'une église. U existe encore à l'intérieur un escalier, placé dans le mur, par lequel on montait à la chaire. La porte de ce réfectoire est surmontée d'une jolie fenêtre. Au-dessous est l'ancienne cuisine de l'abbaye, dans laquelle se voient un puits profond et une énorme cheminée ronde où l'on prétend que les moines faisaient cuire un bœuf tout entier. On remarque encore dans les bâtiments claustraux : deux écussons grattés, au bas de l'escalier ; deux arcades aveugles du xni* s., et l'emplacement de la bibliothèque, qui a conservé ses boiseries en chêne sculpté. Les murs d'enceinte conservent les
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tourelles qui existaient en 17C.
On passe du département ds l'Eure dans celui de la Seine- Inférieure, un peu en deçà de Sottemlle-tma-le-Val. La Seine décrit à g. une longue courbe, pour aller baigner Elbeuf, et rgoint le chemin de fer prés 4'Oissel; de là jusqu'à Rouen, le fleuve et la voie ferrée siiivent une ligne parallèle. Un tunnel long de 400 met. précède 1« station de Tourville actuellement desservie par la ligne de Serquigny à Rouen (R. 59).
124 kil. Tourville (mi h.), sur la rive dr. de la Seine. Le percement du tunnel du chemin de fer y fit découvrir, en 1848, des vases et des sépultures antiques. M. l'abbé Cochet a constaté l'existence sur ce point d'un cimetière romain des iv* et v* s.
On laisse à g. la lignedeRouen à Serquigny (R. 59), avant de traverser la Seine.
126 kil. Otosel, Y. de4»181 h.
sur la rive g. delà Seine; ce petit port où s'arrêtent les bateaux faisant le service de Rouen à Elbeuf, possède des usines et une vaste filature de lin, établie en 1865.— On y a découvert des tombeaux contenant des ossements de cadavres gigantesques paraissant remonter au ix s*.
Oissel est la tète de ligne de l'embranchement qui relie les lignes de Paris à Rouen et de Paris à Cherbourg.
On laisse à g. la forêt de houvray (3,359 hect.) qui s'étend d'un côté jusqu'à Rouen, et de l'autre va rejoindre celle de la
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Lon4e (V. R. £19). — Â dr. coule la Seine, au pied de coteaux crayeux; sur sa rive d^i^., on aperçoit Belbeuf (715 h.) dont le château offre une vue étendue. — On découvre l'église^de Bon-Secours qui domine Rouen au S., au sommet de la montagne de BlossevUle. — A g.
s'étend Sotteville - les - Rouen (8,990 h.), au delà duquel un petit embranchement aboutit à la gare du faubourg Sain/- Sever, sur la rive g. du fleuve, à l'extrémité du cours de la Reine. Le débarcadère le pluç fréquenté de Rouen est situé dans la rue Verte. Pour s'y rendre, la voie ferrée franchit la Seine et l'île Brouilly, sur un pont (belle vue) élevé de 14 met. au-dessus de l'étiage et composé de 8 arches de 4Û met. d'ouverture chacune. Après avoir traversé la montagne Sainte-Catherine dans un tunnel de 1,040 met., et passé au-dessus du chemin de fer d'Amiens, on franchit la vallée de Saint-Hi*^ laire sur un viaduc haut de 19 met. et long de 600 met. , puis on passe dans un tunnel de 1,460 met. sous les boulevards Saint- Hilaire et Beauvoisine.
140 kil. Rooen (rue Verte).
Buffet à la gare (recommandé).