ROUEN
Renseignements généraux.
Omnibus. — De la gare aux hô* tels, 30 Ci le jour et 40 c. la nuit. Des omnibus (les Rouennaises) correspondent à l'arri-
vée et au dépaH de tous les trains.,
Outre les omnibus spéciaux des chemins de fer, des services réguliers sont établis pour l'intérieur et l'extérieurde la ville.
Ces voitures desservent 4 lignes et partent des places Cauchoise^ Notre-Dame-Saint'Bilaire , des ^rts, de la station de SaintSever, du Jardin des Plantes, de Damétaly etc. Le prix des places sur les lignes A et G est de 50 et 20 c, et de 40 et 30 c sur la ligne B. On trouve au bureau central de la Compagnie, place des Arts, des omnibus à volonté pour promenades et excursions (prix modérés).
Voitures de place. — De 6 h.
du matin à minuit : 1 course sans bagages, 1 fr. 25 c; avec bagages, 1 îr. 75 c; l'heure sans bagages, 1 fr. 50 c, et avec bagages, !2 A*..De minuit à 6 h. du matin : 1 course sans bagages,
1 fr. 75 c; avec bagages, 2 ft-.; l'heure sans bagages, 2 fr.; avec bagages, 2 fr. 50 c
HôTEiiS : W Angleterre, sur le cours Boîeldieu (bon, le prix des appartements, d'ailleurs assez élevé, est doublé quand on ne prend pas ses repas dans l'hôtel) : déjeuner à la carte, bon et recommandé, tenu par M"" Rocher; diner, 3 fr., vin
2 fr.; û^' Albion, quai de la Bourse, n' 16, bien situé, mêmes prix et mêmes conditions, auxquelles les voyageurs ne devraient pas se soumettre ; — de France, rue Grand -Pont; du Nord, rue de la Grosse-Horloge,
91 ; de Paris, quai Napoléon, 1 ;
— de Dieppe, près de la gare ï
— de Normandie (voyageurs de commerce), rue du Bec.
Restaurants. — Hugnot, successeur de Lepec, cours Boîeldieu, 1, et rue Grand-Pont, 2; —Moulin-David, successeur de Hiesse, cours Boïeldieu; -- Heurtevent, quai de la Bourse;
— Bouland, id.; — Halbout, restaurant à la carte, 20, rue Grand- Pont; — Leleux, rue aux Ours.
Cafés. Hugnot, place Boïeldieu, 1; — Houdard, quai Napoléon; — Delamotte , rue des Carmes, 75 et 77; — Thillard, rue des Charrettes, 10 ; — de la Comédie, rue des Charrettes, 8;
— Français, etc.
Bains. — Bains français, dans l'île Lacroix; — Thillard, rue de la Comédie, etc.; — École de natation, dans l'ile Lacroix.
Poste aox lettres. — Rue de l'Impératrice et rue de Saint- Sever.
Télégraphie électrique. — Quai de la Bourse.
Journaux. — Journal de Rouen, paraissant tous les jours ; — Le Nouvelliste de Rouen, moniteur de la Normandie, politique et quotidien; — la Chronique de Rouen, para|p^nt le dimanche et le jeudi. '
Bateaux a vapeur pour la Bouille, le Havre, Ronfleur, Rlbeuf(F. ci-dessous, p. 35).
Libraires. — A. le Brunient, successeur de Ed. Frère, rue de l'Impératrice; — Fleury, 23, place de l'Hôtel-de- Ville ; — Charles Haulardt rue Grand-
DE PARIS A ROUEN. [rOUTB l]
Pont, 27, 28, 29 ; — Herpin, rue de l'Hôtel-de-Yille ; — Lanctin, rue de la Grosse-Horloge, 33.
Situation. — Aspect ffénénd.
Eoaen, l'une des principales villes de France par son étendue, sa population, son industrie et son commerce, autrefois la capitale de la Normandie, aujourd'hui le chef-lieu du département de la Seine-Inférieure, est s tuée à 21 met.
d'altitude sur la rive dr. de la Seine, sur l'Aubette et la rivière de Robec, au pied de collines qui l'entourent de trois côtés. Sa population se monte à 100,671 h.
Repuis dix ans Rouen s'est complètement transformée.
Elle a jeté bas ses vieilles ruelles étroites, tortueuses, obscures te malsaines, qui lui donnaient un caractère tout particulier, pour percer de longues rues, larges, droites, aérées, bordées de maisons en pierre de taille, sans style particulier.
Au point de vue pittoresque, ces améliorations sont regrettables, car la ville a perdu son originalité jadis si curieuse et si prononcée. Mais il lui reste toujours son admirable position, ses édifices religieux ou civils qui la placent au premier rang parmi les principales villes de la France; sesbeaux musées et ses environs qui offrent de splendides points de vue.
Sur la rive g. de la Seine se trouve le faubourg Saint'Sever,
[route l]
que deux beaux ponts mettent en communication avec la rive dr. du fleuve. Les autres faubourgs de Rouen, beaucoup moins importants, sont : à l'E., dans les basses terres, Martainville ; à mi-côte, Saint-Hilaire ; au N., sur les hauteurs, Beau^ voisine, Bouvreuil; et à l'O., Cauchoise, qui, en y comprenant le nouveau quartier de la Madeleine, s'étend depuis la côte jusqu'à l'avenue du mont Riboudet.
Du terre-plein du pont de pierre, où s'élève la statue du grand Corneille, on découvre une vue admirable sur la ville et les environs. On a sous ses pieds cette Seine dans laquelle les Anglais ont jeté les cendres de Jeanne d'Arc. Deux fois par jour, le cours du fleuve est refoulé par le flot de la mer; l'impulsion de la barre se fait même sentir jusqu'à Pont-del'Arche, au temps des fortes marées équinoxiales.
Diveotlon.
Pour bien voir Rouen et ses environs, il faut lui consacrer plusieurs journées. — On ne peut, en effet, se dispenser de visiter la cathédrale, Saint- Ouen, Saint-Maclou, Saint-Patrice, Saint-Godard, le palais de justice, l'hôtel du Bourgtheroulde, les quais, les ponts (pour la vue), les musées de peinture et d'antiquités, et Bon-Secours ou Canteleu (pour la vue). Toutefois, s'ils emploient bien leur temps et s'ils
NORIMANDIE.