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console en marbfe. — Dans les environs d'Almenéches, beau tumulus.
[Excursion, par (1 kil.) Medavy (304 h.; vieux c&steV; herfoa»^ ges renommés), à (6 kil.) Morftrée, ch.-l. de c. de 1,416 h., au N. et en deçà duquel se voit le magnifique chUeaa d'O.
Ce château appartient à plusieurs époques. L'aile du N. date de la première moitié du XVI* s.; celle du S., excepté une tour crénelée, est bien postérieure (beaux médaillons de la Renaissance). La façade principale est de 1770.
Le château de Clerai (3 kil. au S. E. de Hortrée) est une jV lie construction de la fin du xvi* s. ou du commencement du xviî« s. — L'église de Clerai date de la première moitié du xvit's.
A 10 kil. au S. d'Almenéches se trouve le magnifique oh&tean de 8aoy, fondé aux premiers âges de la conquête normande.
L'Orne ft-anchit la voie ferrée laisse à dr. le clocher de Medavy, pul^ à g. le château d^Almenèches, v. de 306 hab. (restes d'un château construit vers 911 ; moite d'une ancienne forteresse).
89 kil. Séea (omnibus, 50 c.
le jour et 40 c. la nuit; hôt. dti Cheval-Blanc), Y. de 5,045 h., située à g. du chemin de fer, à 6 kil. de la source de l'Orne, dans une vaste plaine, offre un aspect pittoresque, mais manque d'industrie et de commerce.
La belle Mthédrale gothique, qui a remplacé trois églises fondées en 440, 996 et 1055, date en grande partie du xiii* et du iiv* s. La façade offre des portes du xm* s. remarquables mais très -mutilées. Les énormes contre-forts qui la défigurent ne sont pas antérieurs au XVI* s. La porte latérale g.
peut être du xv* s.; la nef est du xiir, ainsi qu'une partie du chœur, dont les parties supérieures sont d.es xiv* et xv* s.
Le fronton du portail principal s'élève entre deux flèches hautes de 70 met. et restaurées plusieurs fois depuis 1819. Le petit portail de g. est une reconstruction du XV* s. De la galerie qui régne autour du toit on découvre une belle vue. — On remarque dans le chœur quatre bas-reliefs, chefs-d'œuvre de délicatesse et de grâce. L'un des contre-tables de l'autel est orné d'un admirable bas-relief (belles verrières).
Le cloître des chanoines conserve des murs en arête de poisson. — Véglise Notre-Dame de la Place renferme des petits bas- reliefs en bois très-remarquables. — Véglise Saint-Pierre est moderne. — ht palais épiscopal (1778) possède une galerie de portraits des évèques de Sées, et une très-jolie chapelle.
— Le grand séminaire est dans les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Martin. —Un hôtel de ville monumental a été construit, il y a quelques années, sur la place de la cathé-
DE CAEN AU MANS. « [rOUTE 79]
drale. En face s'élève la statue de Conté.
A 6 kil. à l'E., entre Aunousur-Ome et Saint^Cenery se trouve la source de FOme.
[Voit, de corresp. pour : — (44 kil.) Laigle (R. 93): — (52 kil.) Mortagne (R. 101); — (27 kil.) Sainte-Gauburge (R. 93).]
A côté de l'église Saint-Pierre s'élève un tertre factice dans lequel on a trouvé des objets romains.
De Sées à Mortagne, R. 101.
On aperçoit à dr., au delà d'un beau château, les coteaux couverts par la forêt d'Écouves; l'un d'eux atteint 417 mèt.d'alt.
99 kil. Vingthanaps, v. de 484 hab., presque au point de jonction des forêts d'Écouves et de Perseigne (vaste panorama).
V église contient un baptistère, en granit taillé, portant une inscription peut-être de 1487.
On aperçoit à g., près de la station, le château des Noyers, puis on laisse à dr. Forges (289 hab. ; jolichâteau) et (1,500 met.) le château ^Avoise. On descend la rive dr. du Londeau.
110 kil. Alençon (omnibus, 40 c. le jour et 60 c. la nuit; — hôt.: du (7fan(/-Cer/'( bon); de la Gare, vis-à-vis de la gare; de la Poste; beaux et nombreux cafés; libraires : Bodé, Desveaux), ch.-l. du départ, de l'Orne, V. de 16,110 h , située, à 136 met d'alt., sur l'extrême limite du départ, de l'Orne, dans une plaine vaste, fertile
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entourée de forêts, au confluent de la Sarthe et de la Briante. C'est une ville propre et bien bâtie, mais triste et ina^ nimée.
On entre dans Alençon par le faubourg de Saint-Biaise et la rue de ce nom où se trouvent, au delà de la préfecture, les hôtels et les cafés.
La rue Saint- Biaise finit au carrefour où commencent, à g., la rue de Casault, à dr. la rue du Cours, quiconduit à lahalle aux toiles. Au point d'intersection de ces rues, où s'élevait jadis la porte de Sées, s'ouvre la Grande-Rue, la rue marchande, l'artère principale de la ville moderne. La rue du Jeudi, à dr., conduit à la place du Palais. Dans la rue du Bercail se trouve l'église Notre-Dame. En suivant la Grande-Rue, on trouve à dr. la rue aux deux, qui conduite la halle aux blés, et, par la rue des Filles-Notre-Dame, on peut gagner la Place d'Armes, où se trouvent le vieux château, l'hôtel de ville et le palais de justice. Derrière l'hôtel de ville, une rue qui traverse la Briante mène à une vaste promenade publique. — Dans la rue Saint- Léonard, qui fait suite à la Grande-Rue, s'élève l'église de ce nom.
La ville d'Alençon ne parait pas avoir existé à l'époque celtique ou gallo-romaine. En 747 elle n'était qu'une centenie du pays d'Exmes. Elle acquit de l'importance quand Yves de Bellême y eut fait construire