ALENÇON
une forteresse. L'histoire d'Alençon, gouvernée par des ducs que leurs cruautés ou leurs débauches ont rendus célèbres, n'offre qu'un intérêt local assez médiocre jusqu'en 1415, année où la victoire d'Azincourt fit tomber toute la Normandie aux mains des Anglais, — En 4476, Louis XI vint à Alençon, qui lui donna des fêtes brillantes. Plus tard, le duc Charles IV ayant épousé Marguerite d'Angoulême, sœur du roi Charles VIII, cette princesse tint à Alençon une cour beaucoup plus brillante, dit-on, que celle de son frère. — Les calvinistes commirent dans cette ville de nombreuses cruautés, et les catholiques en eussent tiré une vengeance terrible lors de la Saint-Barthélemi, sans l'énergie de Jacques de Matignon, lieutenant du roi, qui parvint à empêcher de verser une seule goutte de sang. — La révocation de redit de Nantes détruisit la prospérité commerciale d'Alençon, mais l'industrie des dentelles la releva quelques années après.
Alençon a vu naitre : le girondin Dufriche-Valazé, le médecin des Genettes, l'historien Odolant-Desnos, le pamphlétaire Hébert, rédacteur du Père Duchesne, legraveurGodard, etc.
L'église Motre-Dame (mon.
hist.) appartient au style ogival tertiaire et parait remonter au XV" s., à l'exception du chœur et du clocher rebâtis en 1744, après un incendie causé par la