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DE CAEN

foudre qui découroima encore le clocher en 1808. Le magnifique portail a trois grandes entrées en ogive. La grande arcade du milieu^ de la façade offre six statues d'un bon travail représentant la Transfiguration.

Celle de Saint-Jean tourne le dos au spectateur ; suivant une vieille tradition, cette statue s'est ainsi retournée tout . à coup lors du pillage de l'église par les protestants, en 1562, au moment où ils portaient sur elle une main sacrilège.

Le chaur et la lourde tour qui le surmonte sont modernes. 7- La nef a 51 met. de longueur sur 9 de largeur et 19 de hauteur.

Les belles fenêtre^ du style ogival flamboyant ont conservé de riches vit^'aux du xvi* s. — Signalons encore un joli buffet d'orgues; un bel autel à la romaine; une très-belle chaire datée de 1556 et sculptée, diton, par un condamné à mort, à qui elle valut sa grâce.

L'église Saint-Léonard, commencée en 1489 et inaugurée en 1505, renferme un bel autel en chêne sculpté et un beau vitrail moderne. — L'église de Montsort a été récemment reconstruite dans le style pseudogrec. — La chapelle des Uraulinés est élégamment bâtie.

L'H6tel de viUe actuel fut construit en 1785, sur l'emplacement de l'ancien château (mon. hist.) dont il ne subsiste plus qne deux tours crénelées servant de prison et adossées à une autre tour. La plus consi-

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dérable de ces tours, nommée leur couronnée^ est une magnifia que construction du xiv s. (SO met. de hauteur jusqu'à la galerie crénelée). On remarque aussi un grand pavillon dont la porte est flanquée de deux to^rs également couronnées de cjéneaux (xv* s,). La Briante alimente les fossés profonds de cette porte.

Le muaée, installé dans les bâtiments de l'hôtel de ville, date de 1857. Il est ouvert gratuitement au public les dimanches et jours fériés, de 11 h. à i h. du soir, en été, et en hiver de midi à 5 h. U est ouvei*ttous les autres jours de la semaine, pour l'étude, aux personnes munies d'une carte délivrée par le conservateur du musée.

Nous mentionnerons dans la galerie de peinture :

i.Jean Jouvenet. Le mariage de la Vierge. Ce tableau, le plus beau du musée, formait autrefois le contre-retable de l'église des Jésuites d'Alençon, à laquelle il avait été donné par le P. De la Rue. — 2. Philippe de Champaigne. Assomption de la Vierge (trop jaune). — 5. Ribeira {José, dit YEspagnolel).

Mort de Saint-Paul, ermite ^détérioré). — 7. Largillière. Portrait du régent (Philippe d'Orléans). — 9. Restom. Saint Bernard et le duc d'Aquitaine (un des meilleurs du musée). — 12.

LeDominiquin. Lothet sesAilles.

—'ii. Inconnu. La présentation au temple (d'après Simon Vouet).

— 52. Siella. Sacrince d'Abra-

[route 7.9] ALBNÇON.

ham.— 36. Mlle de Longchamps.

Fleurs et fruits. — 37. Oudinot (né à Alençon, le H octobre 1815). L'Automne dans la forêt de Sénart, effet du soir. — - 39. Éoucher (?). Léda. — 40.

PaU'Saint-Martin. Paysage (trèspetit, mais joli). — 48. Mignon.

Vases et fruits (très-beau). — 50. GéricauU. Étude de naufragé (étude vigoureuse).— 69. Scheffer (Ary). Portrait du comte Ch.

de Lasteyrie. — 70. Decamps.

Paysage. — 72. Inconnu. Les quatre saisons (original). —74.

Legros. La vocation de saint François.

La galerie consacrée aux peintures renferme aussi un Portement de croix et deux Vierges anciennes provenant du musée Campana.

Dans la galerie de dessins, pastels, gouaches et aquarelles, on remarque :

1. Inconnu. Combat de David et de Goliath (miniature sur vélin). — 2. Inconnu. Portrait d'Angélique ArAault (d'après Philippe de Champaigne). — 10.

h'Albane. Deux tètes de femmes.

—- 11. Boucher. Un amour couché, frappant un tambour de basque. — 25. Gérard. Portrait en pied de Napoléon !•'. — 29.

Marilhat. Vue du château et de la ville d'Eu, et de la rade du Tréport. — 27. Boucher (Jean).

Satyre redemandant à une bac<^ chante la flûte de Pan. — 41.

Watteau. Jeux d'enfants dans un paysage. — 43. Lebrun. Entrée de la reine dans Paris, en 1660. — 45. Jouvenet. Portrait

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