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CATHEDRALE

saccages

ces tombeaux furent en 1562 par les calvinistes. En 1858, on retrouva la statue de Richard Cœur de Lion et la boite qui contenait son cœur ; cette statue, qui a 2 met. 17 cent, de longueur, a été déposée dans la chapelle du Crucifix. — Vescalier gothique placé dans l'encoignure du transsept N. a été construit dans la seconde moitié du XV' s. pour monter à la bibliothèque de la cathédrale, fondée en 1424.

25 chapelles s'ouvrent dans le pourtour de l'édifice. Dans le collatéral de dr., on remarque, en entrant, à dr., celle de St- Etienne et celle du petit Saint- Romain, à l'extrémité du même collatéral, qui renferme le tombeau de Rollon; en face de cette chapelle, du côté opposé, se trouve celle de Sainte-Anne, où l'on voit le tombeau de Guillaume Longue épée, fils de Rollon, assassiné en 944.

La chapelle de la Vierge renferme de magnifiques œuvres d'art (s'adresser au suisse) :

Le tombeau élevé à Louis de Brésé (à g.), par Diane de Poitiers, est un chef-d'œuvre de la Renaissance. Quatre colonnes de marbre noir, dont les chapiteaux et les bases sont en albâtre, supportent le mausolée ; la statue en marbre blanc de Louis de Brézé est étendue sur un cercueil ; du côté de la tête est la statue en albâtre de Diane de Poitiers agenouillée; du côté opposé est la Vierge tenant l'Enfant Jésus. De chaque côté de la

statue, des cariatides représentent, à dr., la Prudence et la Gloire f à g., la Victoire et la Foi.

La niche du couronnement contient une statue allégorique en albâtre. Cet admirable monument est attribué à Jean Goujon et à Jean Cousin.

A côté de ce tombeau est celui de Pierre de Brézé, tué à la bataille de Montlbéry, en 1465. Ce monument est un spécimen de la transition du style gothique à celui de la Renaissance; sa hauteur totale est de 6 met. 60.

Les statues de Pierre de Brézé et de sa femme ont été enlevées à une époque ignorée.

Le côté droit de la chapelle de la Vierge contient le tombeau des cardinaux d'Amboise.

Cet ad mirable monument, œuvre de Rouland Leroux, maître maçon de la cathédrale, a 6 met.

de longueur sur 8 de hauteur.

La partie supérieure est en marbre, le reste en albâtre. Les niches de la partie inférieure renferment S petites statues de marbre blancs la Foi, la Charité, la Prudence, la Force, la Justice, la Tempérance. Le cercueil de marbre noir est surmonté des statues des cardinaux d'Amboise, oncle et neveu. Le basrelief placé au fond du monument représente saint Georges terrassant un dragon. Une voussure sculptée soutient un attique où l'on voit les douze apôtres.

Au pied de ce tombeau, une simple dalle recouvre les restes du cardinal Cambacérés, mort à Rouen en 1818. En face s'élève

DE PABtS A ROUEN. [rOUTB l]

le monument érigé, en 18&7, au

cardinal, prince de Croy, archevêque de Rouen, mort en 1844; le mausolée supporte la statue du défunt. -- Sur l'autel de la chapelle de la Vierge est un très-beau tableau de Philippe de Champaigne (VAdoration des bergers). — A l'entrée de cette même chapelle se voit, à dr., une statue que Ton croit être celle d'un évêquedeRouen(1235).

Nous devons encore signaler dans la cathédrale plusieurs tableaux : une Annonciation de Letellier, neveu du Poussin; une Samaritaine,de Ch. Tardieu, et une Mise au tombeau, de Poisson ; de magnifiques orgues inaugurées en 1860 ; la clôture en maçonnerie et la porte en fer de la sacristie, ouvrages du xv* s.; les vitraux des chapelles Saint-Eustache, Saint-Romain, du Saint- Esprit et de la Vierge.

L'éfllse Saint-Ouen occupe le terrain où furent bâties successivement 4 églises (depuis S58) détruites par les Normands et par des incendies. La première pierre de l'église actuelle fut posée, en 1318, par l'abbé Jean Roussel, Marc d'Argent ; elle ne fut achevée qu'en 1614 ; c'était l'église de la célèbre abbaye de Saint-Ouen, fondée par Clotaire !•' (vi« s.).

Le portail principal (0.), reconstruit de 1846 à 1852, s'ouvre entre deux tours hautes de 76 met. 50 cent. La façade, qui a 38 met. 17 cent, de largeur, se distingue par la richesse de son .ornementation.

[route 1]

ROUEN. — SAINT-OOEN.

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