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ROUEN. •— DIRECTION

se fatiguent beaucoup, les voyageurs Ivresses pourront, à la rigueur, en suivant l'itinéraire indiqué ci-dessous, à pied ou en voiture, se faire une idée générale des merveilles architecturales, des principales qpuvres d'art et des autres curiosités que Rouen offre à ses admirateurs (F. le plan).

Descendre de la station de la riye dr. par la rue de l'Impératrice ; — jeter en passant un coup d'œil sur la tour de Jeanne d'Arc (p. 28) et le square Solferino (p. 34) ; — visiter le palais de justice (p. 26} ; — aller par la rue de la Grosse-Horloge (p. S7j à l'hôtel du Bourgtheroulde (p. 32); — jeter en passant un coup d'œil sur la statue de Jeanne d'Arc (p. 53) ; — descendre sur le quai, le remonter jusqu'au pont de pierre (p. 33) ; — contempler la belle vue dont on jouit à la base de la statue de Corneille (p. 55); — revenir par le pont Saint-Sever (p. 35) et monter la rue Grand-Pont jusqu'à la cathédrale (p. 17); — visiterla cathé-> drale en détail et ne pas manquer d'entrer dans la chapelle de la Vierg« pourenadroirerlestombeaux(p. 19); — contourner l'archevêché afin de gagner Saint-Maclou (p. 25); — monter par la rue Impériale à Saint-»

Ouen (p. 20) ; — visiter à l'hôtel dd ville le musée de tableaux (p. 29) ; ~ gagner ensuite, par la rue Impé-> riale, le musée d'antiquités (p. 51), et se rendre à la gare par Saint-Go-> dard (p. 23) et Saint-Patrice fp. 25).

N. fi. Une excursion à Canteleu ou à Bon<^ecours, très-recommandée, prendrait au moins trois heures.

Édlfloes relif ieoxi

La cathédrale (Notre-Damd) fut commencée sous le règne

is

DE PARIS A

de Jean sans Terre, à Texception de la tour Saint-Romain dont la base appartient à l'église primitive, brûlée en 1200.

Cette tour ne fut terminée qu'en 1477. Bien que la façade de la •cathédrale soit composée de parties disparates et à moitié détruite par les hommes et par le temps , l'ensemble en est saisissant et grandiose.

La façade proprement dite, comprise entre les deux tours latérales, commencée en 1509 par le cardinal d'Amboise, terminée en 1530, est ornée d'un nombre pMdîgieux de sculptures et de statues d'une exécution très-remarquable. Les bas-reliefs qui décoraient les trois portes d'entrée ont été mutilés en 1562 par les calvinistes, t- La tour Saint-Romain (côté g.) renferme le mécanisme de l'horloge et le beffroi composé de 4 cloches, dont la plus grosse pèse 7,500 kilog. On découvre de la plate-forme une vue magnifique. — La tour de Beurre (côté dr.), ainsi nommée parce qu'elle fut construite au moyen d'aumônes of^rtes par les fidèles qui obtinrent en récompense la permission de faire usage du beurre pendant le carême, a 77 met. d'élévation. Elle fut commencée en 1485 et terminée 22 ans après ; C'est un des plus gracieux monuments de l'architecture du XV* s. La cloche donnée par le cardinal d'Amboise, une des plus grosses cloches connues, y était placée. Elle se fêla lors

ROUEM. [route 1]

de l'entrée de Louis XVI à Bouen, en 1786. En 1793, elle fut fondue à Romilly, et servit à faire des canons.

Le Portail des Libraires, situé à l'extrémité N. du transsept, et ainsi nommé à cause des libraires qui occupaient des boutiques de chaque côté de la cour, vient d'être dégagé et restauré ; il est orné d'un grand nombre de bas-reliefs. — A dr.

de la tour de Beurre, dans une petite cour où l'on pénètre par la porte d'une maison (n* 16) de la rue du Change, s'ouvre un portail latéral dont le tympan est très -ancien.

Le Portail de la Galende date à peu près de la même époque que celui des Libraires. Audessus de la porte est un grand bas-relief sculpté avec autant de finesse que de naïveté.

Sur la Toar de pierre qui s'élève au milieu de la croisée, se dressait autrefois une pyramide en charpente, haute de 132 met., détruite par la foudre enl822. Ou refit alors une portion de la toiture des grands combles et les voûtes de la ■nef. La restauration et l'exhaussement de la lanterne furent terminés en 1829. — Sur cette plate-forme s'élève la nouvelle pyramide en fonte qui devait avoir 148 met. 52 cent, d'élévation ; la construction n'en a pas été terminée, parce que l'on a craint à tort (ce fait est prouvé maintenant) qu'un poids si considérable ne fit écrouler la tour.

[route i] ROUEN. — LA

L'intérieur de la cathédrale frappe par sa grandeur, sa majesté et la parfaite harmonie dans toutes ses proportions.

Sa longueur totale, du grand portail à l'extrémité de la chapelle de la Vierge, est de 130 met.; cette chapelle en a 25; le chœur 53 ; la nef 70. — L'intérieur est éclairé par 130 fenêtres garnies pour la plupart de vitraux précieux et de trois grandes rosaces. — Les vitraux des collatéraux (xiii* s.), les plus remarquables, se distinguent par l'éclat et l'harmonie de leurs couleurs. Les vitres de la Renaissance les plus estimées sont celles qui représentent la Vie de saint Romain (chapelle de ce nom) et celles de la chapelle Saint-Etienne (la 1" à dr.). — Le chœur est précédé d'un jubé, vulgaire et lourd, datant de 17*77 : [Christ en plomb doré, sculpté par Clodion ; sur les deux autels en marbre, statue en marbre blanc de la Vierge (à dr.), sculptée par Le Comte, et statue de sainte Cécile (à g.),par Clodion].

Le ohœur, entouré de 14 colonnes, est éclairé par 15 grandes croisées du xv* s. On y remarque : de curieuses stalles en bois ; l'inscription tumulaire de Richard Cœur de Lion; à dr., de l'autre côté, celle d'Henri II, mort en 1185, et, derrière l'autel, celle du duc de Bedford, mort en 1455. Le sanctuaire renfermait autrefois les sépultures de ces trois grands personnages^ ainsique plusieurs autres, mais

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