‹ La Normandie inconnueChapitre 11 sur 111 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

tiqof» dfi pîerra «aoQtoot étemellemeDt wer^ )«s çîpux. SII9 wn^tr^iftit d'^t)prd, dans le style raro^n, de» moi^QH^nto tais qpe laibaj^e d^ Jumiég^^, ïoMfan^ de$ Eomnm à Gii§At l'^gii^ (it^ Sa^nt-Geor^ei (f(3 Bochemlle M|Li$ bientôt wtte piété s'e^ialt^nt chercha daus une fqrffie incoonue jusqu'alors Védifice idéal. EU« renonça, dans ses constructions, au cintre roman dont roriginelui semblait trop païenne, et demanda à l'ogive le secret d'une architecture nouvelle.

Alors la Normandie se couvrit de che&-d'œqvre. Jersey, toute misérable encore, ne voulut pas rester en arrière et bâtit successivement douze églisea en deux cents ans, du douzième au quatrième siècle. Le livre noir de Tévéché de Goutances dont ces églises relevaient a conservé les dates de leur construction. Lei^ voici :

Saint-Brelade \ . . 1111

Saint-Martin 1116

Samtdément 1117

Saint-Ouen 1130

Saint-Sauveur 1154

La Trinité 1163

Saint-Pierre 1197

Saint-Laurent. 1199

Saint-Jean 1204

SainterMarie . . '. 1320

Saint-Martin (de Grou ville). ... 1322 Saint-Hélier 1341

Les noms de ces douze églises nous donnent en même temps les noms des douze paroisses' qui aujoui^ d'hui encore divisent Tile de Jersey. Ainsi de ces douze paroisses, huit se sont formées au douzième siècle; une s'est formée au treizième; trois, parmi lesquelles Saint-Hélier, la plus considérable de toutes, sont l'œuvre du quatorzième.

Pour subvenir à l'entretien de ces églises et de leurs desservants, les habitants de toutes ces paroisses furent obligés à une contribution qui originairement fut payée en nature et qui s'appela la Mme. Le pêcheur dut apporter le dixième de sa pèche, le fermier dut fournir sur chaque portée un agneau, un cochon de lait, un veau, up poulain, sur chaque couvée, un poulet et un caneton; le laboureur dut abandonner le dixième de ses grains, quelle que fâl la recolle. Cetle dlme exigée à Jersey était Timpôt que TÉglise levait sur toute la chrétienté. Le clergé, abusant de l'ignorance des temps, ^n faisait remonter l'usage au Vieux Testament, mais la vérité était que le. premier établissement des dîmes datait des conciles d'Arles, de Ghàlons et de Reims, tenus sous Charlemagne qui en fit l'objet d'un de ses Capitulaires.» Les dîmes imposées à chaque paroisse de Jersey furent inscrites sur le livre noir de Coutances. De puissants seigneurs ecclésiastiques qui résidaient dans les^riches abbayes de Normandie, s'attribuèrent, sous prétexte de patronage, la plus grande partie de ces dîmes et abandonnèrent le reste aux curés désser-

Page 1