CHAPITRE VII
l'arrière-ban était appelé, les vassaux du roi convoquaient h leur tour leurs vassaux, qui presque tous étaient roturiers, et alors Finfanterie marchait. L'île entière, depuis ceux de dix-neuf ans jusqu'à ceux de soixante-cinq ans, était debout. Par le même principe que le roi était chargé de l'équipement des seigneurs relevant de lui , ces mêmes seigneurs étaient à leur tour chargés de l'équipement de leurs vassaux. C'était même en grande partie pour pourvoir h ces frais que les redevances féodales avaient été instituées. Ainsi, originairement, c'était le roi qui à Jersey équipait la cavalerie, et les tenanciers du roi qui équipaient l'infanterie. La réunion du ban et de Tarrière-ban, de la cavalerie et de l'infanterie, voilà l'origine de la milice jersiaise. Le contingent fourni par les gentilshommes de l'ile forma deux compagnies de /ione^uards; le contingent fourni par les bas vassaux, c'est-à-dire par les paroisses, fit douze compagnies d'infanterie dont les gentilshommes étaient officiers par droit de naissance. Plus tard, on y adjoignit une compagnie d* artillerie, et sous Henri VIII, en 1585, les douze paroisses achetèrent chacune deux pièces de canon qui furent d'abord gardées dans les temples. Les communes, après avoir fait de l'église leur hôtel de ville, en firent leur arsenal.
On ne sait pas au juste quel était l'effectif de la milice jersiaise à l'époque de sa formation. La première revue dont on ait conservé le souvenir précis eut lieu en 1617 sous lés ordres des commissaires anglais Bird et Gonway
Voici dans quel ordre et sous quel commandement
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étaient alors placées les compagnies des douze paroisses :