CHAPITRE IL
giê de tetfé arûM Noël è( une autre après au plaisir du seigneur.
» Item : Servir les maçons et les couvreurs et porter Tafiaiteure pour affaiterles maisons.
o Item : Nestoyer le hangart tout et charier et tasser les champarts.
» Item : Nestoyer le coUombier toutefois qu'il en sera mestier, et doibvent ayder une fois Tan h fouyr la mare pour assiquier (sécher) leurs terres.
» Item : Lesdits hommes doivent hommage et relief quand le cas eschiet.
D Item : Audit Qef sont deux francs tenans qui doibvent suyte de cour trois fois Tan es chefs-Plaids.
» /tem: Lesdits francs tenants doibvent mettre leurs corps pour leur seigneur en champ de bataille.
» Item : Ils le doivent convoyer es quatre portes de Normandie une fois en sa vie ou en la leur.
» Item: Le seigneur dudit fief a sa justice haute et ba^e sur les resséants de son fief, et doibt bdmmage et garde et suite de cour et est tout ledit fief franche garende. »
Voici enfin la liste des services dus au fief du Hommet relevant lui-même du fief haubert de Samarez:
«e Premier: Audit fief du Hommet appartient hommage et relief quand le cas eschiet.
h Item: La cour '.
t C*est-à-dire la suite de Cour. J'explique plas loin ce qu'il faut entendre par ces mots.
» Item: Si le seigneur demeuroit dedans ledit fief» les hommes le serviraient de foin, de vin et de bûche.
» Item : Le prestre doibt porter la dame h l'église sur un cheval blanc le jour qu'elle relève de gésyne tde couches).
» Et le prevost dudit fief doibt nu prevost du fief de Samarez six quartiers de froment et cinq cabots de rente censive et douze chapons et quatre guelines [gallina] et quatre poussins^ et cent quinze œufs et vingt sols de ferme. »
Telles furent, dès le dixième siècle, les servitudes imposées par les seigneurs à leurs vassaux. Ce fut, comme on voit, une sujétion continuelle et minutieuse des vaincus aux vainqueurs. Des siècles de domesticité furent la rançon de l asservissement d'un jour.
Ces chartes établissaient en faveur des seigneurs le droit de juridiction. Selon l'idée féodale, la force étant la source du droit, la justice sortit de la terre conquise. Chaque fief eut une cour où les vassaux du fief durent comparaître pour être jugés ; chaque fief eutson tribunal, son juge qui s'appela sénéchal, son exécuteur qui s'appela prévôt. Qu'importe que le fief changeât de maître? Il gardait sa juridiction. Le service suit la glèbe. Ce n'était pas le propriétaire qui était juge, c'était la propriété.
La féodalité sacrifia la famille à la seigneurie en déclarant que le fils aîné seul hériterait. De cette façon le fief fut indivisible, éternel. Qu'importe ce qu'allait devenir le cadet sans fortune, la fille sans dot? Il fallait avant tout que le fief restât un. D'ailleurs le cadet n'avait-