AsSIfeTAlSCE HOSPITALIÈRE
19. — U entretien des malades dans les hôpitaux, doit-il être mis à la charge de leur commune respective?
En principe, chaque commune doit pourvoir à l'entretien de ses malades, mais il y a des communes hors d'état de supporter entièrement cette charge; celles-là, le département les aiderait. Comment et dans quelle mesure? C'est ce qu'il convient de laisser à l'appréciation de l'administration départementale; il y aurait à craindre, sans cela, de voir beaucoup de communes s'ingénier à établir l'insuffisance de leurs moyens. L'article 4 de la loi du 7 août 1851, contient une disposition sage qu'il y aurait lieu d'appliquer ici.
20. — Les malades indigents doivent-ils être admis et entretenus dansVhôpital de leur circonscription, toutes les fois que leur translation est déclarée nécessaire par le médecin qui les assiste?
-1 . — Par qui doivent être supportés les frais d'entretien des malades dans les hôpitaux?
A la question n" 20, réponse affirmative ; mais il seml)le qu'il serait bon d'ajouter à l'opinion du médecin du malade, celle d'un médecin désigné par l'autorité supérieure, ou par le bureau de bienfaisance de la commune, sur la nécessité et la possibilité de la translation, et de s'assurer, préalablement au transport, qu'il y a place dans l'hôpital; peu de ces établissements étant en état de recevoir constamment, tout ce que leur circonscription pourrait fournir de malades.
22. — Quelles mesureft convient-il de prendre pour V assistance des vieillards et des infirmes ?
Les dispositions sagement conçues de la loi du 7 août et non du 25 mars 1851, paraissent suffisantes pour ce qui concerne les vieillards et les infirmes.
Y. — Enfants orphelins ou abandonnés.
24. — Quel est l'état actuel du service des enfants assistés ?
L'état du service des enfants assistés paraît satisfaisant dans le Calvados. Il s'y est produit, depuis une dizaine d'années, une amélioration qui résulte principalement de la stricte exécution donnée à un règlement du 17 juin 1871 don*, le but était de substituer, en réalité, le système de secours aux filles-mères, à la trop facile admission des enfants dans les hospices, qui s'était pratiqué jusque-là.
En 1861, le chiffre des enfants assistés, dans le Calvados, s'élevait à 1709; successivement abaissé, il n'était plus que
de 1117 en 1871, et la mortalité des enfants secourus temporairement , dans la même période , est descendue de 14 60/100 pour 100 à 6/41 pour 100. Elle n'était que de 4/55 pour 100 en 1870; la différence qui se rencontre entre ces deux années, peut s'expliquer par l'épidémie variolique qui a cruellement sévi dans le Calvados en 1871. — La proportion des infanticides, des expositions sur la voie publique, des avortcments et des homicides par imprudence, a aussi sensiblement diminué, de même que les récidives chez les filles-mères, et l'on a eu à constater des mariages avec légitimation, par suite des soins donnés par les fillesmères à leurs enfants.