Conclusion
Le temps et l'espace sont deux entités essentiellement relatives. Le temps est fonction de la vitesse, en sorte que la vitesse devient une notion primitive et le temps une notion dérivée (") .
Tout corps ou système de référence possède son temps particidier et une indication temporelle n'a de sens que si l'on indique le système référentiel auquel elle se rapporte. La simultanéité devient, elle aussi, essentiellement relative. Si la lumière n'a qu'une vitesse finie, deux événements qui se passent en deux lieux différents peuvent être simultanés pour tel système de référence et ne pas l'être pour tel autre. Par exemple, deux phénomènes simultanés pour un observateur habitcint notre terre, ne le sont pas nécessairement pour un observateur situé sur une pleuiète en mouvement relatif par rapport à notre globe.
De même, l'espace, la forme, les dimensions des corps dépendent de leur état de mouvement relatif ou du système de référence dont ils font partie (') .
(1) NORDMANN. Einstein et l'univers, pp. 192 et 193. Lib. Hachette, 1921.
(2) E. Guillaume. La théorie de la relativité. (Revue de Métaphysique et de Morale, octobre-décembre, 1920, p. 439).
(3) La contraction apparente (de Lorentz) dit M. Nordmann, n'est nullement due au mouvement des objets par rapport à l'éther ; elle est essentiellement l'effet des mouvements des objets et des observateurs les uns par rapport aux autres, des mouvements relatifs, au sens de la vieille mécanique. Ch. Nordmann. Einsfein et l'univers. Lib. Hachette, 1922.
Comme le dit encore H. Poincaré, « tout se passe comme si le temps était une quatrième dimension de l'espace... Dans la nouvelle conception, le temps et l'espace ne sont plus deux entités entièrement distinctes et que l'on puisse envisager séparément, mais deux parties d'un même tout et deux parties qui soient comme étroitement enlacées de façon qu'on ne puisse plus les séparer facilement (^) . »