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cité, puisque d’après les analyses officielles faites par M. Buisson, de
toutes celles qui ont servi à la fabrication des conserves de l’armée, la
Calédonie s’est classée avant le Charolais, le Limousin, le Garonnais
et Madagascar.
J'ajouterai enfin que si les vaches sont faibles laitières, il est néan-
moins possible, par une alimentation régulière, d'augmenter notable-
ment leur production et d'obtenir par une sélection raisonnée des
sujets donnant jusqu’à 8 et 10 litres par jour.
Les achats se font actuellement à raison de 1 fr. 10 à 1 fr. 20 le kilogramme.
C'est à la fin du mois de mars que les pâturages commencent à reverdir et c'est à cette date que se place l’époque favorable aux iransactions possibles, car la question de l'exportation présente toujours un intérêt économique de la plus haute importance. :
Etat sanitaire. — Le bétail calédonien jouit d’un état sanitaire particulièrement favorable, état qui, sans aucun doute, est dû aux mesures de rigueur dont il est l’objet au moment de son introduction. Depuis 1909, date à laquelle j'ai pris la direction du Service vétérinaire, je n’ai eu à signaler ni un cas de peste bovine, ni de péripneumonie, ni de fièvre ie ni de charbon symptomatique, ni de sang de rate.
Tuberculose. — Comme dans toutes les régions où l’élevage se fait à l'air libre, le pourcentage des animaux atteints de tuberculose se
maintient en Calédonie bien au-dessous de la moyenne observée dans
les pays où l’on est dans l’obligation de recourir à la stabulation. C'est ainsi que sur les 4.500 bœufs et vaches et les 1.500 porcs qui
sont sacrifiés, bon an mal an à l’abattoir municipal de Nouméa, le
aux a toujours oscillé à peu près uniformément entre 5 et 6 p. 1000.
Tous les sujets reconnus atteints sont, à de rares exceptions près,
bien portants en apparence et quelquefois même très gras.
Les lésions localisées à la région bucco-pharyngée et aux ganglions de l'entrée de la poitrine se sont toujours présentées en proportion plus forte que les généralisées. Ces dernières se sont fait observer, en grande majorité, sur des vaches castrées qui entraient, il y a fort peu de temps encore, pour un tiers environ dans les abatages.:
Mais s'il est possible de préciser le pourcentage observé au Chef- Heu qui se (trouve bien défendu par les règlements municipaux au point de vue contrôle sanitaire des viandes, il n'en est pas de même de l'intérieur de l’île où, par suite des énormes, étendues de terrains
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encore inoccupées, il est malériellement impossible de faire l’appli-
cation pratique des mesures sanilaires adoptées partout ailleurs.