‹ La Nouvelle Calédonie: Son Climat - Sa Faune - Sa Flore; Ses Ressources Naturelles et Ses Possibilités AgricolesChapitre 30 sur 47 · IS E · texte numérisé non relu

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de la taille en le croisant avec un cheval alliant la force à la vitesse, de produire, en un mot, un bon cheval de service.

L’éleveur et le colon se rendirent rapidement compte que les races

- mixtes ou de trait léger sont les seules capables de payer, selon l'expression consacrée.

Malheureusement, le Pays était encore trop jeune pour voler de ses propres ailes, trop peu peuplé pour laisser cette branche de production locale à la seule initiative privée dont le bon vouloir est souvent trop limité par les ressources, et c'est pourquoi l'Administration et diverses assemblées (Conseil Général et Chambre d'Agriculture) ont résolu très heureusement de grouper les efforts afin d'implanter dans* la colonie, grâce à l'application d’un système raisonné et méthodique, . une race de chevaux riches de formes et de membres, ayant entre eux une complète analogie.

Améliorations et encouragements. — En 1913, le Conseil Général, manifestant nettement l'intérêt qu'il portait à l’industrie agricole en général et à l'élevage en particulier, mettait à la disposition de la Chambre d'Agriculture une somme de En mille francs destinée à l'achat d'étalons.

Quatre reproducteurs de pur sang ayant de la taille et out de gros furent introduits d'Australie dès le début de 1914 et \répartis dans 4 brigades de gendarmerie. |

Les gendarmes à qui avaient été confiés ces étalons qui, en dehors

de la saison des saillies, leur servaient de monture, étaient chargés de faire servir les juments reconnues exemptes de tares et bien constituées. Ils étaient, en outre, tenus d’avoir un registre où le nom, le signalement, l'âge de la jument avec la date de la dernière monte, le nom de l'étalon, la date de la naissance et le signalement du produit devaient ètre consignés.

Une carte de saillie, enfin, était délivrée à tout propriétaire de jument servie par un étalon officiel et, pour engager les colons à s'adresser de préférence à ces reproducteurs, le prix de la saillie avait été réduit au minimum à 35 francs. On devait, pour parfaire cette ‘ organisation, accorder dès la troisième année, des primes aux meilleures poulinières et aux plus beaux produits, rendre obligatoire la castration des mauvais étalons, trop nombreux chez, les Arabes surtout, et imposer lourdement ceux des propriétaires qui n’accepteraient pas de laisser opérer les reproducteurs reconnus impropres.

Ce plan de campagne qui était entré en pleine phase d'exécution

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(plus de 500 saillies ayant été délivrées de 1914 à 1918) a dû être interrompu par suite, d’ abord de la situation financière de la Colonie qui n’a pas permis d'opérer le remplacement des étalons morts el ensuite de la suppression régulière de la Gendarmerie qui a été remplacée par des agents de police nullement qualifiés pour continuer l'œuvre commencée. Il serait profondément regrettable que les améliorations entreprises ne soient pas reprises, car le cheval calédonien pourrait et devrait devenir le point de départ d'échanges commerciaux avec nos autres Colonies et surtout avec l’Indo-Chine qui va chercher à tort, soit en France, soit en Australie, l’infusion de sang nouveau qui lui est indispensable pour relever la taille de son excellent petit cheval.

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