SA VIE
De l'administration nous avons décrit les principaux éléments, en distinguant avec soin Faction isolée de l'artisan ou de l'artiste, et l'action que le chef exerce sur un groupe (1).
A présent il faut r6t)rèndre cette anàlyâe, à M fois
(1) Voir plas haut, p. 74.
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avéC pins de détails et en disant comment ces détails doivent être traités si Ton veut faire Une besogne adaptée à notre époqne. Comme nous n'abordons pas ce domaine pour la première fois (1), nous nous contenterons ici de deux tableaux assez brefs que le lecteur enrichira de son expérience personnelle (2).
Le premier (p. 224) décrit l'action concrète et complexe de tout le monde*
Le second (p. 226-227) décrit la même action chez le chef. Le chef doit prévoir, organiser et contrôler, àj^eu près de la même manière que l'exécutant ; son œuvre a cependant un prélude, la création du but qui précède la prévoyance^ et une conclusion/ la sanction qui suit le contrôle ; mais c'est surtout r « action > qui est ici différente : alors qu'elle était, chez les agents inférieurs, presque uiviqueitaâent technique, elle consiste, chez l'agent supérieur, en une direction des techniciens ; les premiers agissaient immédiatement sur la matière, le second la manie par l'intermédiaire d'hommes : action, pour lui, se divise donc^élection, en éducation, commandement et coordination.
(1) Voir Essai'sur la conduite des affaires et la direction des hommes^ p. S6 et suiv. et les Cours d'Administration générale et d'Efficience personneUe professés en 1920-1921 à l'École d'Administration et d'Affaires.
(2) Si nous semblooa, dans les pages qui vont suivre» adopter presque exclusivement le langage de M. Fayol, ce n'est pas que nous placions ses méthodes au-dessus de celles de Taylbr. On aura beaucoup plus souvent à tayloriser qu'à fayoliser dans l'industrie de demain. Mais la méUiode de Taylor est avant tout celle de Ift science, et l'esprit taylorien s'acquerra par le seul fait d'une éducation vraiment scientifique, que nous décrirons longuement dans les paragraphes consacrés à la culture intellectueUe.
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C'est vers ces deux tableaux que doivent être orientés tous les exercices des enfants, ou, plus exactement, vers le premier pour les jeunes, vers le second pour Télite de ceux qui ont franchi la puberté et que nous avons désignés comme pouvant être les conducteurs des autres-.
I. L'administration de sa vie chez la masse des enfants. — Elle serait sans fruit si Ton se contentait des exercices scolaires, surtout de ceux d'aujourd'hui. La prévoyance y est faite par le maître qui vous donne, heure par heure, des tranches de travail. D'organisation, bien peu, car, même après beaucoup de perfectionnement, il sera difficile d'apprendre aux petits les méthodes modernes de travail. Décision, exécution, persévérance, sont presque incompatibles avec une analyse grammaticale où la perfection est le contraire de l'originalité, avec une narration qui, fignolée ou bàclée,'est toujours présentable, avec une leçon qu'on s'empresse d'interrompre dès qu'il semble/ que l'attention se fatigue.)Le contrôle est tout aussi impossible : aucun de ces exercices irréels ne porte en soi sa preuve, et il faut, pour savoir si on a réussi, que le maître vous dise que votre résultat est conforme à la règle du livre ou à son opinion à lui.
Les classes doivent donc laisser entre elles une longue durée pour ces travaux pratiques ^ un peu pénibles, mais si denses d'actes, comme certaines besognes de jardinage ou de culture, l'élevage de poules ou de lapins, la menuiserie, la serrurerie, la photographie. Us valent parce qu'ils mettent en lumière les quatre éléments de toute action et avec l'efficience que nous préconisons.
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