‹ La nouvelle éducation françaiseChapitre 4 sur 77 · SOCIAL · texte numérisé non relu

SOCIAL

Pour justifier, sans aucun doute possible, la prééminence que nous accordons ici au point de vue sociologique, nous allons expliquer brièvement les liens qui unissent Téducation et le milieu social (1).

1* Uéducation — d^ns le sens le plus large : action

sur les jeunes des institutions de tout genre fait

la société de demain : c'est évident, presque par déûnition«

2*> Mais par contre elle résulte de la société d'hier •

(1) C'est le mérite de l'école de la Science sociale d'avoir montré l'importance du facteur sociologique en éducation. M. DuRKHSiM a pris à son compte des idées analogues dans Pédagogie et Sociologie c Revue de Métaphysique et de morale » janvier 1903). Peut-être Guyau est-il un précurseur dans Edw cation et hérédité.

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d'uae part^ les coatames se maintieimeiit dans le droit qui les exprime et la pierre qui les abrite; d'autre part, l'adulte, selon qu'il estime avoir réussi ou échoué dans la Tie, forme l'enfant comme il a été formé lui-même ou suivant un modèle presque opposé ; généralement il se continue, quelquefois il se contrarie^ mais toujours il agit^en {onction^ie son milieu primitif : On ne transmet que ce qu'on a reçu. Mille faits le prouvent : les peuples chassent so£t conduits à douner aux jeunes une éducation des sens et des muscles, nécessaire pour tuf>r leur gibier quotidien; les peuples pasteurs gardent dans une rigoureuse tutelle des enfants qui auront toujours à sabir la puissance de la communauté x- les agriculteurs insistent sur le labeur et Téconomie qui sont les conditions de leur métier. Ces exemples ne montrent pas cepen iant à quel point la correspondance est étroite : il faut, pour le voir, des monographies détaillées : voici le résumé de deux d^entre elles : elles étudiaieqt, peu avant la guerre, le parallélisme € société-école > dans deux pays fort opposés, la Russie et l'Angleterre (1).

(1) L'intérêt de ces études est qu'elles ont été faites suivant une même méthode. La première est due à M. P. DtscAMPS et, après avoir paru dans la < Science sociale j» sons le titre CEduca" lion dans les Ecoles anglaises, forme une partie de son livre : La Formation sodale de VAnglais moderne (Paris, Colin). L'autre est due à M. Wilbois, et, sons le titre VEcole des Fonctionnaires f fait partie d'une série qu'il a publiée dans la « Science sociale » : Essai sur les répercussions sociales de la révolution russe de 4905. Un troisième travail, sur Pécole aileman'te, forme une partie de la Formation sociale du Prussien moderne, de M. P. Drscamps (Paris, Colin) : malheureusement lonquéle a ét4 conduite en 1913, et. malgré Thahileté de 1 ob* servateur, le Pnisfden moderne se prêtait mal k une interview qui eût pënétrô au fond de sa pensée.

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