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p LES Q.UINZE JOYES DE MARIAGE
1420 '. « Le surcot et la cotardie, ajustés sur le buste et flottants au-dessous des hanches », dit Quicherat en parlant du règne de Charles VI, « ne diffèrent de ceux des règnes précédents que par leurs manches, qui sont démesurément ouvertes à partir du coude ^ ».
Quant au chaperon, il ne prit une forme fixe qu'après la fin du xiv* siècle, c'est-à-dire qu'on ne pouvait plus dès lors le disposer à sa guise, mais qu'il se composait d'un bourrelet uni sans plis, d'une crête et d'une longue queue K Cependant, il paraît que ce chaperon fut encore porté par la noblesse et la bourgeoisie vers le milieu du xv« siècle, mais il ne ressemble à celui des Quinze Joies que par la « longue queue ■♦ » . Que veut dire « à grant cruche ? » Sans doute « à grande crête, à grands plissés, en forme de coquille ». Ce sont probablement ces coiffures que blâment tant les auteurs de l'époque et qui passèrent des femmes nobles aux bourgeoises vers 1420 5. En général, vers la fin du xiv siècle (et naturellement aussi aux époques suivantes) le luxe des vêtements était énorme, et les riches bourgeoises s'efforçaient de suivre la cour ^. Viollet le Duc, dont l'attention s'est portée sur l'endroit des Quinze joies qui nous occupe, arrive à considérer cet ouvrage comme écrit « plutôt au commencement du xV siècle' ». Cette conclusion, tout en étant un peu vague, ne saurait cependant être négligée.
Dans la 37*= des Cent Nouvelles nouvelles ^ notre ouvrage est mentionné parmi « les histoires anciennes » qui « font mencion de diverses tromperies, cauteles, abusions et déceptions » que les femmes emploient vis