‹ La nouvelle française au 15e siecleChapitre 27 sur 98 · Op. cit., t. IV, p · texte numérisé non relu

Op. cit., t. IV, p

8. M. Ncvc, Autoiiu- ./-• /,/ Salle, p. 87, n. (2), cite, par erreur typographique, Nouv. XXXVIII.

Les quinze joyes de mariage ^^

à-vis de leurs maris '. Cet endroit a été allégué comme preuve décisive que les Quinze joies sont beaucoup plus anciennes que l'opinion courante n'a voulu l'admettre ^ La mention des Cent Nouvelles nouvelles n'offre guère de point fixe pour la chronologie, puisque en tout cas Juvénal et Matheolus y sont nommés ensemble comme aussi « anciens » ; mais si le rapprochement des Çluin:^e joies avec les deux autres ouvrages n'est pas une plaisanterie — c'en serait une bien mauvaise — il n'est naturellement pas possible d'appeler « ancien » un livre composé quelques années auparavant — quoique, d'autre part, cette appellation ne convienne pas très bien, non plus, à un ouvrage qui n'aurait guère plus d'un demi-siècle d'âge.

La date d'environ 1450 — d'abord proposée, comme nous avons vu, par La Monnoye et non pas par Le Duchat — gagnait en vraisemblance quand Pottier, en 1830, crut découvrir dans les énigmatiques vers à la fin du manuscrit de Rouen le nom d'Antoine de La Sale. Cette hypothèse, acceptée par Jannet dans son édition de 1853, fut combattue dès 1859 par Lacroix et un anonyme, qui expliquaient l'énigme chacun à sa manière ', mais corroborée fortement par les publications de Stern en 1870- et de Gossart en 187 1 5. Après avoir régné tranquillement pendant une vingtaine d'années — sans souifrir des attaques que dès 1881 M. Nève avait dirigées contre elle ^ — l'hypothèse a été, pendant ces derniers temps, sérieusement ébranlée, malgré la défense vigoureuse qu'on lui a consacrée d'autre part. Je ne reprendrai pas ici la querelle, pas plus que je n'en citerai les actes, facilement accessibles >. Mais, tout

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