ÉPITRE DÉDICATOIRE
permets de vous offrir la dédicace de ces pages consacrées à l’histoire de la Nouvelle-France.
Après avoir écrit la vie de l’immortel Découvreur da Canada, j'ai cru que je devais à mes compatriotes de leur faire connaître les évènements qui suivirent la période de découvertes, et auxquels participèrent plusieurs rejetons de la famille des Cartier. C’est assez dire que, depuis la mort du grand navigateur malouin jusqu’à l’arrivée Ce Champlain, le fondateur de cette vieille ville qui nous est si chère, l'écho des forêts riveraines du grand fleuve retentit plus d’une fois des voix françaises. Les pêcheurs bretons et normands, les marchands de traite fréquentaient annüellement les plages de la Nouvelle-France, les uns pour y exercer leur industrie, les autres pour offrir aux aborigènes les bagatelles de l’Europe, en échange des riches fourrures des animaux des bois. Aussi, lorsque Champlain visita l’Acadie pour la première fois, il lia connaissance avec un marin de la Biscaye qui faisait la pêche sur les côtes orientales de la péninsule depuis plus de quarante ans.
. J'ai donc voulu, Monsieur le Ministre, nouer les deux anneaux de la chaîne qui semble interrompue depuis Cartier à Champlain. C’est une tâche ardue que je me suis imposée. Puissé-je l'avoir menée à bonne fin! En tous cas, j'ai la confiance que mes compatriotes me sauront gré de mes efforts, et que vous-même me gratifierez de l'unique récompense que j'ambitionne aujourd’hui, celle de vouloir bien accepter la dédicace de ce modeste ouvrage.
Agréez, Monsieur le Ministre, l'assurance des meilleurs sentiments de
Votre tout dévoué,