CABINET DU SECRÉTAIRE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC
Québec, 10 Décembre 1890.
Dr N. E. Dionwe, Homme de lettres, Québec.
Mon cher Docteur,
Les occupations professionnelles, et encore bien plus celles que m’impose la politique, ne me laissent guère le loisir, — même en supposant que j'eusse les aptitudes voulues, —de me livrer aux lettres ou aux études historiques. Mais
je n’en apprécie pas moins le mérite de ceux quis’adonnent à ces nobles travaux, et je me fais un devoir de les encourager dans toute la mesure de mes forces. Je m’estime donc heureux d'accepter la dédicace que vous avez l’amabilité de m'offrir : cela me procure l’occasion de vous donner une preuve de l’estime que j'ai conservée pour vous, et du vif intérêt que je porte à ceux qui cultivent les lettres et l'étude de l’histoire, Ils accomplissent une digne et noble mission, à laquelle je déirerais participer d’une manière active; malheureusement, les circonstances ont voulu qu'il en fût autrement, et je me vois obligé de dire avec le poète latin : Meliora video, deteriora sequor.
J'ai l'honneur d’être, avec considération, Votre humble serviteur, HS. LANGELIER, Secrétaire de la Province.