Hakluyt, III, p
8 Ibidem.
4 Ibidem.
était le poisson le plus recherché de tous les Européens. mais les Basques poursuivaient surtout les baleines.
Les Malouins avaient toujours la supériorité aux terres neuves, quoiqu’en dise Hakluyt. De temps à autre leur apparition était retardée, par suite de prescriptions spéciales, auxquelles il leur fallait se soumettre bon gré mal gré. Nous avons vu l’interdiction qui vint arrêter leur départ en 1568 jusqu’à l’année suivante. Il existe encore un exemple d’un arrêt analogue. En 1580, au moment où les navires allaient quitter la rade de Saint- Malo pour cingler vers l'Amérique, de Caunelaye, capitaine général des ports de l’Evêché de cette ville, fit publier, à son de trompe, par les carrefours et les cantons, des missives du roi défendant à tous les maîtres de la Bretagne de mettre à la voile pour Terreneuve, à moins d’un avis spécial 1!
Ce fut le seul arrêt de cette nature pendant les guerres de la Ligue (1576 à 1598). La pêche ne subit aucune interruption, depuis 1581 jusqu’en 1588 2,
En 1581, Etienne Darmond et Richard Voilabauche se rendirent aux terres neuves, mais ils n’y firent aucune habitation 5.
En 1583, Etienne Bellenger, de Rouen, ami de Hakluyt, et engagé au service du cardinal de Bourbon #,
1 Greffe d'office de S. Malo, 1577-81, sous le 12 avril 1580. 2 Délibérations, 1581-88 ; 12 avril 1582, etc.—Ofice, 5 août 1596. 3 Michelant et Ramé, p. 60.
4 Hakluyt, Discourse of Western Planting, p. 26 ; et Cabo de Boass, p. 6 ; aussi une note de G. Gravier dans Magazine of American History, 1X, p. 214, sur le cardinal de Bourbon.
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visita le Cap Breton et les côtes orientales de l'Amérique, en se dirigeant vers le sud. Le même marchand avait, l’année précédente, pourvu en société avec Louis de la Chandre, gendre de Raulin Secalart, à l'armement de l’escadre que la reine-mère dirigea, en 1582, vers les Açores, sous le commandement de Philippe Strozzi.
Parmi les navigateurs les plus assidus à la conduite des pêcheurs au grand banc, les greffes de tabellionnage de Honfleur ont conservé les noms de Jehan du Londel, Edmond de Sahures, Jehan Faroult dit Placidas, Richard Baril, Jehan Geffroy, Guillaume Roques, Guillaume Duglas, Nicolas Morin, Jehan Poesson, Jehan Auber et xuillaume Champagne. De 1574 à 1596, leur nom apparaît comme capitaine ou maître des vaisseaux en partance. Chaque année, il en était enregistré dans le port de Honfleur seul, de quinze à vingt navires. Des documents notariés en font foi ! Le même mouvement se faisait aussi à Saint-Malo, et dans tous les petits ports bretons. La Rochelle et le pays basque fournissaient également un nombre considérable. De sorte que l’on peut affirmer que les Français fréquentèrent, pendant tout le seizième siècle, les parages des terres neuves, pour y faire la pêche des baleines et des morues.
1 Voir Note 10,
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