RARE RENE
ysàl’ennemi. Berçant encor leur cœur toujours francais, i rerra délivrer Les veux tournés du côté de la France, !
vieux soldat Diront souvent: « Reviendront-ils jamais ? » | ! L'illusion consolera leur vie. pi
, roi, lui prérappellera Île
Ka
Moi, sans espoir, quand mes jours vont finir, Et sans entendre une parole amie, Pour mon drapeau je viens ici mourir !
is XV. Perdu peut l’approlles du palais ré, il reprend il veut revoir ement devant
« Cet étendard qu'aux grands jours de batailles, Noble Montcalm, tu plaças dans ma main!
Cet étendard, qu'aux portes de Versailles, Naguère, hélas ! je déployais en vain!
Je le remets aux champs où de ta gloire Revivra l’immortel souvenir !
Et dans la tombe emportant ta mémoire,
Pour mon drapeau je viens ici mourir!
h blanc,
« Qu'ils sont heureux ceux qui, dans la mélée, Pi Près de Lévis moururent en soldats ! ji En expirant, leur âme consolée
Voyait la gloire adoucir leur trépas!
Vous qui dormez dans votre froide bière, Vous que j'implore à mon dernier soupir, Réveillez-vous; en portant ma bannière, Sur vos tombeaux, je veux ici mourir ! »
blant tère
A quelques jours de là, passant sur la colline, A l'heure où le soleil à l'horizon s'incline, Des paysans trouvaient un cadavre glacé Couvert d'un drapeau blanc. Dans sa dernière étreinte, Il pressait sur son cœur cette relique sainte
Qui nous redit encore la gloire du passé.
orée.
L'émule de Crémazie, le poète dont les œuvres ont été couronnées par l’Académie française, l’auteur de la Légende d’un peuple, Louis Fréchette, est plus connu en France où son livre a été lu par tous ceux que passionnent encore les beaux vers et les nobles idées. Nous en reproduisons un extrait, mais tout serait à citer, car c’est l’histoire même de la Nouvelle-France qui se développe, merveilleuse, dans ce poème.