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LA MONNAIE DE CARTE

tournois, et celles du Canada dites aussi monnaies du pays. Ainsi en 1665 un S'" Bouchard, chirurgien de Villemarie, engageait pour l’année un homme à son serviceaux gages «de deux cent quatre-vingts livres du pays et une paire de souliers. » (Greffe de Montréal, 5 août 4665.)

Un autre au contraire promet pour un engagement analogue « soixante livres tournois » par année.

Lorsque dans les marchés on ne faisait aucune distinction d'argent de France ou du pays, on evait censé prendre alors le numéraire au taux qu'il avait au Canada. (Faïillon.)

Le nombre des troupes envoyées de France et dont il fallait payer la solde vint encore accroître les difficultés résultant de la pénurie d'argentmonnavé. « Pour obvier au plus pressé, M. de Champigny s'avisa de donner cours à quelques billets qui tenaient lieu d'argent; on dressa un procès-verbal de cette fabrique et en vertu d'une ordonnance du gouverneur et de l'intendant, on mit sur chaque pièce de cette monnaie, qui était de carte, sa valeur, la signature du trésorier, une empreinte des armes de France, et en cire d'Espagne celle du gouverneur et de l'intendant. — L'intendant signait celles qui étaient de quatre livres et au-dessus, il se contentait de parapher les autres. Dans les derniers temps le gouverneur signait aussi celles qui élaient de six livres et au-dessus. Au commencement de l'automne, toutes ces cartes se rapportaient au trésorier qui donnait pour leur valeur des lettres de change sur le trésorier général de la marine, ou sur son commis à Rochefort, à compte des frais de l’année suivante. Celles qui étaient gätées ne se remettaient plus dans le commerce, et on Les brûlait après en avoir dressé un procès-verbal.

« Tant que les lettres de change ont été fidèlement payées, on préférail ces cartes aux espèces sonnantes ; dès qu'elles ont cessé de l'être, on a discontinué de rapporter les cartes au trésorier, en sorte qu'en 1702

M. de Champigny se donna inutilement bien des soins pour retirer toutes celles qu'il avait faites. Ses successeurs furent obligés d’en faire tous les ans de nouvelles pour payer les charges, ce qui les multiplia tellement qu'elles tombèrent enfin en non valeur, etque personne n'en voulut plus recevoir. Le commerce en fut entièrement dérangé el le désordre alla si loin qu'en 1713 les habitants proposèrent d'y perdre la moitié, à condilion que le roi les reprit et payät l'autre moitié. Cette proposition fut agréée l’année suivamte, mais les ordres donnés en conséquence n'eurent leur enticre exécution qu’en 1717. Il fut alors rendu une declaration qui abolissait le monnaie de carte, et l’on recommença à payer en argent les charges de la colonie, L'augmentation du quart en sus fut abrogée en même temps.» (Charlevoix.

les soins SUCCCSovuvelles ellement \ursonne onlicreen 1713 , à conmoitié, mais les enticre declara-

recomnmcolonie, n mème

Procès-verbal de la prise de possession des pays d'en haut.

«Simon François Daumont, escuyer, sieur de Saint- Lusson, commissaire subdélégué de Mgr l’intendant de la Nouvelle-France,

« Sur les ordres que nous avons reçus, le troisième septembre dernier, de nous transporter incessamment au pays des sauvages Outaouais, Nez-perçez, Illinois et autres nations découvertes et à découvrir en l’Amérique septentrionale, du costé du lac Supérieur ou mer Douce, pour y faire la recherche et descouverte des mines de toutes façons, surtout de celle de cuivre ; nous ordonnant au surplus de prendre possession au nom du Roy de tout le pays habité et non habité où nous passerions, plantant à la première bourgade la croix, pour y produire les fruits du Christianisme, et l'Escu de France, pour y asseurer l'autorité de Sa Majesté et la domination françoise,

« Nous, en vertu de notre commission, ayant fait notre premier débarquement au village ou bourgade de Sainte-Marie du Sault, lieu où Les Révérends Pères Jésuites font leurs missions, et Les nations des sauvages nommés Achipoès, Malamechs, Noquets et autres font leurs actuelles résidences, nous avons fait assembler le plus des autres nations voisines qu'il nous a esté possible, lesquelles s’y sont trouvées au nombre de 14 nations, à scavoir : les Achipoès, les Malamechs et les Noquets, habitant Le dit lieu de Sainte-Marie du Saulk.

et les Banabeouiks et Makomiteks, les Poutéouatamis, Oumaloumines, Sassasouacoltons, habitans dans la baye nommée des Puans et lesquels se sont chargez de le faire scavoir à leurs voisins qui sont les Hlinois, Mascouitins, Outtagamis et autres nations; les Christinos, Assinipoals, Aumoussonnites, Outaouais, Bouscouttons, Niscaks, Masquikoukiæ@ks, tous habitans des terres du nord et proches voisins de la mer, lesquels se sont chargés de le dire et faire scavoir à leurs voisins, que l’on tient estre en très grand nombre, habitans sur les bords de la mer mesme, auxquels, en présence de Révérends Péres de la Compagnie de Jésus et de tous les Francois cv-après nommez, nous avons fait faire lecture de nostre dite comimission et ycelle interprêter en leur langue par le sieur Nicolas Perrot, interprette pour Sa Majesté en cette partie, affin qu'ils n’en puissent ignorer, fesant ensuite dresser une croix pour y produire les fruits du Christianisme, et, proche d’ycelle, un bois de cèdre auquel nous avons arboré les armes de France, en disant par trois fois et à haute voix et cri publieq, qu'au nom de très haut, très puissant ettrès redoutté monarque Louis XIV® du nom, très-chrestien, roy de France et de Navarre, nous prenons possession du dit Heu Sainte-Marie-du- Sault, comme aussy des lacs Huron et Supérieur, isle de Caientoton et de tous les autres pays, fleuves, lacs et rivières contigües et adjacentes, iceux tant descouverts qu'à descouvrir, qui se bornent d’un costé aux mers du Nord et de l'Ouest et de l’autre costé à la mer du Sud, comme de toute leur longitude ou profondeur, levant à chacune desdites trois fois un gazon de terre en criant Vive le Roy, et le faisant crier à toutte l'assemblée tant Francoise que Sauvage, déclarant aux dites nations ev-dessus que dorénavant, comme dès à présent, ils estoient relevants de Sa Majesté, sujets à subir ses lois et suivre ses coustumes, leur promettant toute protection et secours de sa part contre l’incurse ou invasion de leurs ennemis, décla-

iatamis, dans la chargez {llinois, es Chrisss, Bousitans des lesquels er à leurs nombre, quels, en agnie de A64, NOUS ission et r Nicolas e partie, Le dresser tianisme, quel nous par trois m de très ouis XIV° Navarre, larie-duieur, isle ves, lacs t descoucosté aux à la mer ofondeur, wazon de ‘7 à toutte déclarant L, comme Majesté, mes, lcur » sa part us, décla-

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