Cité par Græf, I, 2, p
436 CHAPITRE Xi
Strome des Gestaltetwerdens ». (1) Si la Nouvelle allemande a ses Kohlhaas, elle présente cependant plus de Brunhildes que de Siegfrieds. (2) Les poètes donnèrent à leurs héroïnes la qualité que peut-être ils regrettaient le plus de ne pas avoir, la décision rapide à l’action, (3)
l'instinct qui se croit sûr de soi, la volonté unilatérale.
L’étendue d’un ouvrage jamais n’a décidé de sa valeur ; le poète sera grand, qui, avec les moyens les plus restreints, produira un effet profond. La Nouvelle classique dont nous avons étudié quelques-uns des plus beaux spécimens a pour beauté durable de réaliser aussi parfaitement que possible la volonté créatrice du poète. Elle donne la sensation, qu’au moins en ce genre littéraire, le vieil antagonisme du vouloir et du pouvoir peut être concilié. Dans le petit genre épique du x1x°” siècle, comme on a appelé la Nouvelle, le sujet subjectif, ethnique, et la forme objective, plastique, contrastent et se combinent. Comme des héros des œuvres elles-mêmes, la forme de la Nouvelle exige du poète une forte individualité, le sens de
la vie et une soumission aux lois que sa conception lui