Cf. Freytag : Technik, p
d'âme pittoresque, « mélodieux » disait Jean-Paul. Ori lui faut, dans la Nouvelle, tout transformer en action. Il doit se borner, se restreindre, au lieu de se laisser aller au courant de l'infini. (1) Il Lui faut comme surmonter une antipathie que nous constatons chez les plus grands nouvellistes. Gœthe n’écrivait-il pas à Kirms, le 27 juin 1810 : < Je préfère maintenant le roman à tous les autres genres littéraires, parce que dans le roman tout cela vous favorise, qui au théâtre vous est désavantage ». (2) Parmi tous les autres genres dont parle Gœthe, on peut sans témérité placer la Nouvelle, dont les exigences sont presque aussi impérieuses que celles du drame. Gœthe devait, dix-sept années plus tard, avec la Novelle, donner un exemple de ces nouvelles qui semblent d’autant plus belles, que le poète les à, par une lutte opiniâtre, comme arrachées de son cœur. Après avoir longtemps écrit des nouvelles « mélodieuses », « infinies >», Storm, en pleine, maturité, s’éleva à une conception plus juste du genre. Il vainquit les habitudes de son admirable talent lyrique, impressionniste, pour écrire des nouvelles profondément tragiques.
Pour bien des nouvellistes allemands, les paroles d’O. Ludwig pourraient servir de devise, résumer l'expérience par où ils passèrent : « Le vague de la musique ne me suffit plus, c’est des figures plastiques (Gestalten) qu’il me faut. » Plus d’un écrivain échoua dans la Nouvelle, ne
put former plastiquement, parce qu'il était lui-même « im