‹ La Nouvelle Individualiste En AllemagneChapitre 5 sur 110 · Jules Lemaître. Contemporains, t. V, p · texte numérisé non relu

Jules Lemaître. Contemporains, t. V, p

quentes (1). Mais, en vérité, la Nouvelle française affirme même sans théorie sa vitalité, et La Princesse de Clèves, et les Nouvelles de Balzac, de Vigny, de Mérimée, de Flaubert, Daudet, Maupassant, de MM. Bourget et Lemaitre peuvent dédaigner le dédain de l'auteur des Bettræge.

Les observations de Spielhagen présentent cependant, en dépit de leur ton tranchant, un intérêt général. Romancier de valeur, et fêté comme tel, il voudrait qu’on s’inclinât devant la supériorité de la Nouvelle allemande, où il s’essaya lui-même honorablement. Onlitentre les lignes que Spielhagen souscrirait sans trop de peine au jugement porté par un historien compétent sur le roman allemand: « Si l’on fait abstraction des œuvres de Gœæthe, il reste bien peu de romans de valeur durable dans la littérature allemande (2). » Faire bon marché du Roman pour exalter la Nouvelle, la critique allemande adopte assez volontiers ce point de vue.

Jusque dans l’usage de la langue. et dans Les habitudes de

librairie, on retrouve cette sorte de dilection pour la Nou-

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