‹ La nouvelle législation de l'indexChapitre 59 sur 133 · FA OST UT MOUTURE TT · texte numérisé non relu

FA OST UT MOUTURE TT

figure alors la clause : € absque ulla Brevis expeditione ». Pour la divulgation de ces indulgences, l’Ordinaire se borne à vérifier la conformité du texte qu'on lui présente avec le texte ou le dispositif du document original. Quant aux livres de piété et de dévotion qui renferment des indications de prières ou œuvres indulgenciées, on se contentera de vérifier” l'exactitude des renseignements en recourant aux ouvrages généraux dûment-approuvés.

De pieuses personnes s’avisent parfois de grouper des prières indulgenciées et d’en faire des chapelets, des neuvaines, etc., comptant par milliers les jours d’indulgence ainsi gagnés, pensent-elles, en quelques minutes. Gette manière de faire est prohibée; l'évêque ne peut'approuver ces sortes de sommaires, véritables dévotions nouvelles ; il faudrait recourir à la S. C. des Indulgences, et l’on"a pu vorr, par l'exemple cité plus haut du «€ lotto spirituale », que les Congrégations romaines s'empresseront de refuser l’autorisation demandée. |

Mais si la permission de l’autorité ecclésiastique est requise pour € tous livres, sommaires, feuilles volantes, contenant des concessions d’indulgences », il ne s’en suit pas que les publications dépourvues de cette permission soient aussitôt prohibées. Tout au plus devra-t-on les tenir pour suspectes. Car si les livrets contenant des indulgences apocryphes ne sont pas directement prohibés pour les fidèles, ainsi que nous l’avons vu plus haut, parce qu'il leur est trop difficile d’en juger, à plus forte raison en sera-t-il de même des recueils d'indulgences authentiques. Quoique dépourvus. d'imprimalur, ces livres et feuilles non approuvés peuvent être exacts; en tout cas le défaut d'approbation ne saurait nuire à l’acquisition des indulgences, si d’ailleurs on satisfait aux conditions exigées. Nous avons donc là un nouvel exemple d’une loi qui atteint l’auteur du recueil et l'éditeur, mais non directement les lecteurs (1).

On pourra donc continuer, suivant la juste remarque du

(1) Seul, HoLzLwEck, 0p. cil., p. 36, n. 3, tient pour directement prohibées ces publications.

Page 1