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XXX VII

La division, si profonde qu'elle soit, entre les végétaux et les animaux, comme, d'autre part, le rapprochement entre les animaux et l'homme, sous l'aspect des fonctions représentatives que la monadologie envisage dans tout organisme, distribuées dans ses parties, n'empêchent point, là, l'existence de ce qu'on appelle une continuité observable entre les productions du règne végétal et celles du règne animal, ici, la reconnaissance des caractères spécifiques séparant riiomme des animaux supérieurs, à tant d'autres égards ses semblables. L'histoire naturelle en son œuvre de description et de classification, dont la matière est un ensemble immense d'organes modifiés et associés de tant de manières, et avec tant de degrés de perfection des formes et des fonctions, n'a pu manquer d'établir cette sorte de continuité, qui n'est, à vrai dire, que la classification elle-même, plus ou moins réussie, quand on a rangé toutes les parties du sujet dans une pro-

gression offrant presque partout de faibles différences d'un terme à l'autre, et le moins qu'on y peut laisser d'hiatus. 11 faut se garder de la confondre avec la fiction du continu mathématique, transporté inconsciemment de l'abstrait au concret, et servant à la suppression de l'idée de l'espèce par son assimilation à une somme de variétés séparément nulles (art. xxxiv).

Les transitions insensibles, entendons par là difficiles à définir pour l'observateur, mais réelles, sont des différences finies^ comme le mathématicien les nomme. C'est dire que leur sommation, après qu'un certain nombre ont été comptées, forme une transition sensible, et que les caractères s'accusent et se tranchent. Le premier grand exemple de cette loi est donné par la commune dichotomie des êtres vivants; car les fonctions dominantes du second des deux règnes qui possèdent en commun l'organisation ne pourraient se déduire ou se prévoir de la connaissance des fonctions du premier, et cependant la formule presque toujours employée pour définir ce qui les sépare ne laisse pas d'être fausse pour l'observation scientifique, autant qu'elle est inadmissible pour la monadologie. C'est celle qui appelle animés les êtres sensibles et mobiles^ et refuse la sensibilité et la motilité aux plantes (38).

Il faut se placer, des deux côtés, à distance des espèces situées vers la limite, pour distinguer la difierence qui doit, de part et d'autre, se prendre sur les ensembles. On reconnaît alors à la fois que le principe de vie est commun, comme l'est celui de l'organisation, mais que le genre et l'étendue des applications de ce principe sont telles qu'on ne peut les regarder comme les eflets d'un développement graduel qui serait inexplicable, tirant le plus du moins continuellement. 11 faut que les degrés de perfection que nous voyons distribués entre les espèces se rattachent à leurs origines, et soient descendus avec elles et avec leurs monades dirigeantes dans le monde présent.

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Le sens ordinaire des termes et le sens que la psychologie doit leur donner pour aller au fond des choses suffisent, étant comparés, pour faire ressortir la ressemblance et la différence de la vie psychique entre le végétal, ou plutôt ses organes, et l'animal. Car, si Ton dit que ces organes, — et ceux de l'animal, séparés de l'individu, — imaginent et se souviennent, on peut passer pour un rci^eiir. Mais si l'on remarque que le fait élémentaire de la mémoire est la synthèse de deux états immédiatement successifs en un état de conscience actuel^ et que le fait élémentaire de l'imagination est la présence d'une image représentée intérieuj^ement comme extcrieure^ on est forcé de conclure que les plantes, ou leurs organes, et ceux des animaux, possèdent les éléments de V imagination et de la mémoire^ puisqu'ils sont des composés de monades, et que la perception et l'appétition supposent ces qualités psychiques chez la monade (art. viii et suivants). La représentation du mouvement accompagne l'imagination.

Le propre de l'animal, dès qu'on peut le considérer comme un individu déterminé, qui a des sensations nettes, c'est la portée de l'imagination étendue jusqu'à des localisations complexes et lointaines des objets qui l'intéressent, dans l'espace; et c'est l'extension de la mémoire à des impressions passées, quelquefois reculées, avec la prévision d'états futurs, d'états possibles, caractérisés par ces mêmes impressions. A ces pouvoirs psychiques, qui déjà dénotent l'individualité et l'action d'une monade centrale, s'ajoutent, d'une manière cette fois extérieurement perceptible à l'observateur, le plaisir et la douleur, l'aversion et le désir, chez l'animal. D'un autre côté, l'étendue et la puissance de la faculté locomotive n'apparaissent pas seulement développées

parallèlement aux pouvoirs psychiques correspondants d'imagination et de mémoire, mais encore atteignent chez certaines espèces des proportions auxquelles l'homme est loin de s'élever. L'organisation de l'individu humain est, tantôt sous un rapport, tantôt sous un autre, inférieure à celle d'animaux de telles ou telles espèces, quand ce sont ses fonctions et relations animales que l'on considère. Sa supériorité organique réside en grande partie dans l'organe cérébral, qui paraît plus spécialement adapté à l'action mentale, à la pensée, à la direction de la pensée. Encore même ne peut-on dire qu'elle s'y montre en des traits extraordinairement accusés, et il est remarquable que la fonction du cerveau sur laquelle on possède des vues tant soit peu éclaircies est celle qui se rapporte à la mémoire et à l'association des idées (art. xl et lv), c'est-à-dire à une partie de l'intelligence qui est commune, en principe, à l'homme et aux animaux supérieurs. On ne sait pas à quels caractères organiques est liée cette autre partie spécialement humaine qui concerne la possession libre et le commandement des idées, l'empire sur certaines affections. On ne sait pas même s'il existe de tels caractères, qui seraient indistincts pour nos observations.

La supériorité ou l'infériorité attribuées à des espèces animales, comparées entre elles, ne peuvent se juger d'après aucun critère fixe. Les rapports nous échappent entre la supériorité de l'organisation et le genre ou le degré des facultés mentales. De nombreuses familles d'articulés se distinguent par des instincts touchant la reproduction et les mœurs sociales, qui sont sans commune mesure avec l'intelligence et les dons de sociabilité des vertébrés. Entre les oiseaux et les mammifères, les propriétés intellectuelles, ainsi que les fonctions animales, sont distribuées de manière que les seconds soient très loin d'avoir toujours l'avantage. On ne voit pas comment les caractères généraux de l'organisation sont en rapport avec l'élévation mentale, dans une

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classe ou dans iinn autre, dans un ordre ou dans un autre de cette ciasse. Mais surtout la psychologie passionnelle, on pourrait presque dire nnorale, des espèces nous montre une répartition de qualités indépendante de la constitution physiologique de ranimai.

S'il y a une ligne de démarcation, encore que confuse, à tirer entre les animaux tenus pour supérieurs et les autres^ il faut la prendre dans les caractères mentais, quelle que soit leur classe; elle se dessine pour en séparer quelques-uns, que distingue un développement très particulier de mœurs sociales dont le mobile semble surtout instinctif, ou, ce qui est presque le contraire, pour mettre hors de rang ceux chez lesquels l'association des idées, fondement de Tintelligence, admet le plus de variété. Un autre genre de supériorité est dénoté par les qualités de dévouement ou de sympathie quand elles se montrent clairement. Après tout, le rang le plus élevé appartient aux animaux dont l'activité a pour caractère un déterminisme relativement étendu et varié d'impressions et de mouvements, au lieu de l'espèce d'esclavage que constituent pour d'autres, et cela souvent dans une même classe, des fonctions invariables dans un cercle très fermé de relations. Chez les mammifères, le contraste de la lenteur et de la stupidité de quelques-uns avec la mobilité et avec la passion imitative des plus intelligents fait singulièrement ressortir leur différence commune à l'égard du caractère humain, en ce qu'on voit la qualité portée à ce haut degré chez les derniers devenir un défaut capital là où manque la réflexion pour en régler les manifestations.

La passion dans la poursuite de la proie et l'ardeur sexuelle n'excluent pas les sentiments affectueux, même chez l'animal soumis aux conditions d'existence les plus dures, autant que le font paraître ses déterminations impulsives et l'absence de tout déguisement. Ces sentiments se montrent non seulement dans la tendresse pour la progéniture, mais encore dans l'amitié, avec

ses préférences et ses jalousies, dans les jeux, chez les jeunes, ignorants des passions de la lutte. La spontanéité des idées c'est-à-dire un courant d'imagination et de mémoire indépendant des sensations actuelles, est dénotée chez plusieurs par le réve. Les qualités exceptionnelles ou d'intelligence ou de sentiment que nous observons et cultivons chez nos animaux domestiques ne peuvent être en somme que la réalisation de puissances qui étaient en eux, et de plus, on leur découvre par une observation attentive des traits de caractère individuel que ne démentent pas ces traits frappants de ressemblance spécifique dans laquelle un grand métaphysicien a cru voir le signe de l'unité absolue de l'espèce.

On commet une grande méprise, dans la comparaison de l'homme et de l'animal, quand on parle de l'instinct comme s'il les séparait ])eaucoup, tandis qu'il leur est comnum, et fondamental pour tous deux; et on ne remarque pas, en traitant de l'association des idées, qu'elle constitue essentiellement déjà l'entendement animal, de même qu'elle continue à pourvoir l'entendement humain de la masse des relations empiriques dont est formé le cours de la pensée et de la conversation des hommes.

L'instinct, dans ses applications les plus étrangères à l'intelligence, se rencontre chez des espèces qu'on ne tient point pour supérieures, encore bien que certaines montrent des aptitudes singulièrement intéressantes. De là vient qu'on fait moins attention à la place qu'il conserve partout, ou de lui-même, fondamentalement, ou par l'entremise de rhal)itude, qui en est un générateur. Des animaux à métamorphoses, des insectes, d'autres à facultés constructives remarquables, comme

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les oiseaux; d'autres encore, dans les dispositions- ([u'ils prennent pour atteindre la proie, doivent eire regardés comme informer par de certaines images représentatives de quelque chose à faire en vue d'une fin, sous Finlluence d'une {)assion à la fois vive en ellemême et obscure dans ses moyens. Dans les cas où Ton a les signes les plus clairs de Fimpuissance oîi est l'animal de modifier, au delà d'un certain point, son action ou son procédé, pour les adapter aux circonstances quand elles viennent à varier, on est autorisé à penser qu'il ne possède pas le genre d'imagination et de raisonnement qui dirige en leurs actes d'autres espèces; mais la monadologie ne saurait expliquer autrement que par cette sorte de rêve ou de vision (39) le mobile mental des opérations matérielles dont les adaptations sont inconscientes.

La méthode de l'instinct, si l'on peut ainsi la nommer, impénétrable pour nous dans la conscience de l'animal, est celle qu'il nous est permis d'observer dans nos propres actions, quand nous les poursuivons après leur avoir donné le branle, et grâce à une habitude prise antérieurement, sans avoir autre chose de présent à l'esprit que l'image de ce que nos organes, de moment en moment, vont exécuter à moins d'inhibition expresse de notre part. JNIais rinhil)ition est ce dont l'animal, en ses instincts, à moins d'un incident produit au dehors, ne paraît pas avoir la conscience, même sourde. C'est en vertu d'une telle loi que nous marchons, après avoir, non sans beaucoup de peine, appris à marcher, et tous nos arts offrent des exemples de ces opérations devenues en grande partie étrangères à l'intelligence, à la volonté, et d'autant plus sûres qu'elles vont sans tâtonnements (art. Lxxxviii-xc).

Le sentiment de l'inhibition possible, que Thomme conserve à moins de tomber dans une sorte de somnambulisme, si nous en faisons abstraction maintenant, nous prendrons une juste idée du caractère de ceux de

nos actes qui n'ont pas leur origine en des habitudes contractées par une éducation spéciale, mais qui ont leur siège et leur explication dans les fonctions de nos organes. Les uns sont de nature à être provoqués quand nous le voulons, pour des fins qui nous sont familières et nécessaires, mais dont la plupart des hommes ignorent les moyens organiques, et dont nul ne sait quelque chose de plus que ces moyens : tels sont la plupart des mouvements par lesquels nous pourvoyons sciemment à nos besoins. Les autres qu'on rapporte exclusivement à la « vie organique » sont non seulement accomplis sans notre participation et sans notre connaissance, mais n'intéressent pas même notre sensibilité, à moins de circonstances anormales. Ce qu'ils supposent de conscience a pour siège nos organes, ou leurs monades directrices, et ne nous est ordinairement communiqué en aucune manière.

La loi de l'instinct n'est pas discernable de la loi de l'habitude, quand on laisse de côté une question où la psychologie n'a pas le moyen de pénétrer : celle de la nature première. La nature n'a pu être que continuée ou modifiée par les actes des individus après la constitution des caractères des espèces. On comprend donc sans peine que l'habitude, qui est cette continuation ou cette modification, sous le nom d'instincts, quand elle est invétérée, soit la forme commune de l'activité déterminée, chez l'homme comme chez l'animal, et dont l'empire s'établit plus ou moins profondément dans les organes.

On étend la qualification d'instinctifs à des appétits ou à des répulsions, et même, chez l'homme, à certains jugements. 11 s'agit ordinairement, dans ce dernier cas, d'habitudes de sentir ou de penser qui, sans avoir des racines très profondes, se sont introduites dans les races ou dans les sociétés et s'y conservent par l'hérédité ou par l'éducation.

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Chez les animaux supérieurs et chez Thomme, à un très bas degré seulement dans les espèces inférieures, l'instinct est accompagné et plus ou moins modifié ou combattu, selon les progrès de la connaissance empirique, par l'association des idées qui se lient au cours de l'expérience. L'association des idées est, comme l'instinct, réductible à la loi de Fhabitude, mais avec cette différence qu'il ne s'y agit plus que de ces rapports entre des phénomènes dont l'observation est du ressort de l'individu, et se consolide, pour ainsi dire, dans sa représentation à mesure qu'ils se produisent plus fréquemment et dans un même ordre déterminé. La question de l'innéité, ou nécessité de certains jugements par lesquels l'homme pose ou généralise de tels rapports, n'a nullement à intervenir ici. Il n'y a que deux points à considérer : un phénomène externe qui en a accompagné un autre, ou lui a succédé; et un fait mental : quand le premier phénamène reparaîtra, on pensera au second comme devant l'accompagner ou lui succéder. C'est une habitude à l'état rudimentaire ; elle se fortifiera et donnera lieu à une ferme attente quand les liaisons se seront reproduites fréquemment, encore bien qu'il n'y ait pour Fobservateur aucune autre raison que celle-là qui motive sa croyance en F événement attendu.

Quand cette loi trouve son application chez le simple svijet mental d'un cours d'idées, tantôt rêve, ou rêverie, ou imagination flottante, qui laisse tout aller aux accidents des impressions reçues et de la mémoire, on a l'association des idées en cet état mobile et dispersé où c'est une idée qui en suggère une autre par le seul motif qu'elle lui a été liée précédemment dans Fexpérience sous un rapport quelconque. C'est donc alors

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riiabitude seule qui est la racine du phénomène de Fassociation (40).

L'habitude, en tant que productive d'associations, est l'organisatrice pour ainsi dire cellulaire des impressions et des idées, en l'état [hahitns) de simple juxtaposition, et séparables comme par segmentation, tant que des modes de rapprochement moins simples ne viennent pas, avec la logique, apporter à leur liaison des formes psychiques d'ordre supérieur.

Un tel cours spontané d'impressions et d'idées, entretenu par des projections de l'imagination et de la mémoire, modifié par les accidents qui surviennent du dehors, par des sensations, constitue certainement la vie mentale de l'animal, quelle que soit la matière de ses images. La joie et la douleur, l'espérance et la crainte, les autres passions liées à celles-là s'expliquent sans difficulté chez lui par l'association des idées, dans les cas continuels oii les objets capables de les causer ne sont pas présents, mais où le sont seulement les signes de ces objets. Les signes motivent l'attente et ne sont jamais autre chose que des sensations actuelles que l'animal se représente, d'après l'expérience, comme accompagnées ou suivies de telles autres pour lesquelles il éprouve de l'attrait ou de la répulsion. Au reste, les choses se passent de même pour l'homme dans la multitude des cas simples de la vie commune, et partout où le jugement n'appelle pas l'emploi d'une idée générale, d'un concept, et ne réclame aucun examen.

Ce n'est pas seulement l'attente, le jugement sur le futur, c'est le raisonnement et c'est l'acte, conclusion spontanée du raisonnement, qui, dans ces sortes de cas, chez l'homme, et toujours chez l'animal, ont leur principe dans l'association. L'animal est, à tous les moments, suspendu soit à une impression actuelle, soit au souvenir où à l'imagination d'une impression passée, et à des idées de plaisir ou de douleur qui y sont inhé-

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rentes; et Taclion suit toujours la passion ainsi liée à la représentation, quand la représentation n'est pas combattue par une autre qui survient. L'homme agit de même, le désir ou la simple pensée suffisent pour mettre enjeu ses organes du mouvement, s'il n'y met empêchement en suscitant une représentation opposante.

Quand la représentation d'un phénomène désiré, non réalisé encore, est une image dans laquelle ce phénomène est vu en rapport avec un autre qui paraît tel, ou immédiatement, ou dans un vif souvenir, que, si cet autre était obtenu, le premier l'accompagnerait ou le suivrait aussitôt, le passage de l'imagination à Facte n'est pas moins aisé pour réaliser la condition de Fobjet du désir que pour la concevoir. Il faut seulement que l'acte soit organiquement possible; il se produit alors spontanément. L'animal tire donc par imagination et association d'idées une conclusion de prémisses données^ et cette conclusion peut se nommer un raisonnement^ en un sens très général du mot, quoique n'ayant rien de commun avec l'acte mental d'une subsomption d'idées dans un concept (41).

L'association des idées est donc l'organisation mentale commune de l'animalité supérieure. Elle suffît pour rendre compte de la partie intellectuelle, mais exclusivement empirique, de la vie de relation. Le caractère mental spécifique de l'homme, duquel sa souveraineté procède, est le don des concepts, uni au pouvoir de modifier lui-même la matière de ses représentations et d'en diriger le cours. Ces deux propriétés de la monade humaine constituent Vesprit.

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